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Gilles Cloutier, spécialiste en développement illégal pour Roche Conseil
et maintenant impliqué dans une affaire d'agression sexuelle

Initié à la politique sous l’Union nationale et ensuite proche du Parti Libéral du Québec ( 01 ), Gilles Cloutier raconte à la Commission comment il a organisé une soixantaine d’élections clés en main dans des banlieues de Montréal, entre 1995 et 2005, alors qu’il travaillait chez Roche. Sa firme bénéficiait en retour de contrats municipaux. M. Cloutier agissait avec l’aval de son supérieur, l’ex-ministre libéral Marc-Yvan Côté
( 02 ). Les deux hommes cherchaient à tirer profit d’un vaste réseau de contacts, comprenant notamment des politiciens municipaux et provinciaux, qu’ils entretenaient soigneusement. Cette approche s’inscrivait dans une stratégie de développement des affaires de la firme d'ingénierie Roche ( 03 ). De plus en 2014, il a des ennuis avec la justice. Il a été arrêté par le service de police de Mirabel le 12 mars dernier et accusé relativement à des crimes de nature sexuelle.

Version intégrale du texte

Version courte du texte, sans références et sans photoreportage

Gens d'affaires

 

 
 
 
 

Parcours professionnel

 
 

Il a témoigné devant la Commission Charbonneau du 30 avril - 6 mai 2013.

Gilles Cloutier a commencé à faire de l'organisation politique sous Maurice Duplessis ( 04 ), dans les années 1950. Lorsque l'Union nationale reprend le pouvoir en 1966, il travaille au ministère de la Voirie, aujourd'hui on dit Transport, mais poursuit son travail d'organisateur politique sur la Couronne Nord de Montréal.

M. Cloutier  oeuvre par la suite pour le Parti Libéral du Québec. Il travaille notamment pour le congrès de Robert Bourassa ( 05 ) en 1983, aux frais de son employeur de l'époque, TQM (Gazoduc Trans Québec/Gaz Metro) , à la demande de Marc-Yvan Côté qu'il retrouvera chez Roche en 1995.

En 1986, il est chez Samson Bélair pour qui il décroche des mandats grâce à ses contacts politiques. Il passe ensuite à la CIQ comme vice-président de la direction du service à la clientèle pour l'ouest du Québec, ce qui lui permet d'élargir encore son réseau de contacts.

Il est ensuite vice-président au développement des affaires de la firme de génie-conseil Roche de 1995 à 2005, puis occupe un poste similaire chez Dessau ( 06 ) de 2006 à 2009.

M. Cloutier avait été reconnu coupable par le Bureau de la concurrence du Canada,  pour avoir participé à un cartel dans le déneigement en 2001.

 
 

Impliqué dans une affaire d'agression sexuelle

 
 

Radio-Canada a appris que Gilles Cloutier a des ennuis avec la justice actuellement. Il a été arrêté par le service de police de Mirabel le 12 mars 2014 et accusé relativement à des crimes de nature sexuelle.

De 1967 à 1973, Gilles Cloutier aurait abusé d'une fillette. Des accusations d'attentat à la pudeur, de grossière indécence et de voies de fait ont été déposées contre lui.

Gilles Cloutier a comparu à la Cour du Québec et reviendra pour la suite des procédures le 2 avril 2014

 
 

Des déclarations colorées!

 
 

L’ex-organisateur politique, spécialiste des élections clés en main, n’a pas la langue dans sa poche et certaines déclarations qui n’ont pas fait les manchettes permettront de mieux comprendre l’homme derrière le témoin.

«En public, bien, on se parlait. On faisait la collusion
– Gilles Cloutier qui explique la normalité de la collusion

«J’étais reconnu comme un organisateur dépenseux. Mais, pas dépenseux dans le budget officiel […] J’avais le compte de dépenses le plus gros chez Roche.»
– Gilles Cloutier qui ne lésinait pas sur les cadeaux pour gagner des contrats pour Roche

«Il y a un chef indien, puis il n’y en a pas d’autres. C’était moi.»
– Gilles Cloutier qui raconte son rôle lors d’une élection clés en main

«Ma valeur à moi? Si je pouvais me permettre, dans une élection comme Sainte-Julienne, ça vaut entre vingt et vingt-cinq milles (20 000 – 25 000 $).»
– Gilles Cloutier qui estime la valeur des honoraires d’un organisateur professionnel

«[Michel Déziel] comme avocat blanchir 30 000 $, ca passait mal pour son code d’éthique
– Gilles Cloutier qui accuse de fraude M. Déziel, maintenant juge à la Cour supérieure

«[La collusion et la corruption], c’était mon pain et mon beurre, mais jamais personne ne m’a dit d’arrêter.»
– Gilles Cloutier qui, sans le soutient de Roche, n’aurait pu «magouiller»

- Vous tirez sur tout ce qui bouge? – l’avocat de Roche, Michel Massicotte
- Je n’ai pas encore tiré sur vous! – Gilles Cloutier
- Va falloir vous lever de bonne heure.
- Vous allez voir que j’ai les bonnes réponses!

«Je suis arrivé dans le bureau du b[directeur général du Parti libéral du Québec], puis là, j’ai commencé à traiter [Marc-Yvan Côté qui vérifiait la validité de mes cartes de membre] de fonctionnaire de permanence puis… un coup de poing sur la table puis… puis je lui ai dit que mes cartes sont correctes puis si vous voulez toutes les rayer, rayez-les toutes, on va démissionner, on ne se présentera pas.»
-Gilles Cloutier qui explique comment il a gagné le respect de M. Côté

«La plupart des gens, c’est des nouvelles personnes en politique puis ils ne savent pas comment faire du porte-à-porte. Je les fais pratiquer. On fait de la simulation. Les élus ne savent rien… Ça fait que j’allais leur montrer comment on cogne, puis qu’est-ce qu’on fait, puis tout ça. Ça fait qu’un soir, à Sainte-Julienne, je me souviens, j’en ai fait jusqu’à une heure du matin (1 h).»
– Gilles Cloutier qui racontait l’importance de former les candidats lors des élections clés en main

«On est en train de faire une petite crossette, là, hein?» – à Sonia LeBel qui interrogeait M. Cloutier

 
 

Élections clefs en main

 
 

Gilles Cloutier a organisé une soixantaine d’élections clés en main dans les municipalités, au bénéfice du groupe Roche, de 1995 à 2005. Il a opéré sous les ordres de l’ancien ministre libéral, Marc-Yvan Côté. De 2006 à 2009, il a poursuivi sa carrière chez Dessau, à la demande de Rosaire Sauriol, un ardent promoteur des élections clés en main.

Roche acceptait régulièrement de « dégager » Gilles Cloutier de ses fonctions pour organiser des élections clés en main ( 07 ). La firme s’assurait au préalable que le candidat qu’elle appuyait lui accorderait des contrats en cas de victoire. « S’il n’y avait pas de contrats, je n’y allais pas », a-t-il résumé. Le nerf de la guerre pour ces élections était le financement électoral illégal, que fournissait Roche ou d’autres firmes de génie complices.

L’argent permettait de payer certaines dépenses en catimini : services de firmes de communication, rémunération de « faux bénévoles », loyer du local électoral, etc. Ces dépenses illégales pouvaient s’effectuer grâce à l’argent comptant, provenant des firmes de génie, ou par l’entremise de compagnies mises sur pied par Gilles Cloutier.

Des fournisseurs pouvaient par exemple présenter de fausses factures à ces compagnies, pour des services qui auraient dû être comptabilisés dans les dépenses électorales. Gilles Cloutier se faisait rembourser par Roche.

L’ex-vice-président au développement des affaires de Roche explique qu’il tenait une double comptabilité: le budget 1, qui devait être entériné par l’agent officiel du parti, comptabilisait les dépenses électorales déclarées; le budget 2 comprenait les dépenses électorales illégales.

M. Cloutier assure que les agents officiels et les candidats étaient généralement tenus dans l’ignorance.

L’aspirant maire avait cependant nécessairement consenti à accorder des contrats à Roche dès le départ, au mépris des règles de libre concurrence.

 Gilles Cloutier devant la Commission Charbonneau

Gilles Cloutier révèle par ailleurs que Roche déployait beaucoup d’efforts pour organiser une grande rencontre annuelle de réseautage ( 08 ) lors des matchs d’ouverture des Expos de Montréal.

Il s’organisait pour que des maires courtisés par sa firme puissent rencontrer des ministres susceptibles de leur accorder des subventions pour différents projets dans lesquels Roche était impliquée, plus particulièrement ceux des Affaires municipales, de l’Environnement et des Transports. « Il n’y a pas de contrats s’il n’y a pas de subventions », explique-t-il.

Porte fermée à Laval et ouverte à Montréal

Les firmes de génie pouvaient dépenser environ 25 000 $ sur une élection municipale. Elles s’attendaient à obtenir des contrats dans les municipalités où leurs « poulains » réussissaient à remporter les élections. « Pour une firme de génie, un gars qui est fort en organisation, en élections clés en main, ça rapportait beaucoup », a dit M. Cloutier.

L’organisateur a rencontré des résistances à l’occasion, notamment à Laval. Roche « n’avait rien à Laval. C’était tout contrôlé par M. Vaillancourt », a-t-il dit. Il a rencontré M. Vaillancourt pour lui demander
« un petit bout de la tarte », mais le maire lui a dit qu’il ne pouvait rien faire pour l’aider.

La firme a donc décidé de déménager son siège social de Laval à Montréal, et ce fut le début d’une prolifique relation avec l’administration du maire Pierre Bourque. « J’avais la porte ouverte dans le bureau du maire », se targue M. Cloutier.

 
 

Michel Cloutier dénonce Michel Déziel, un avocat devenu juge,
qui a déjà blanchi de l'argent ?

 
 

Résumé du témoignage de Gilles Cloutier et Transcription de la Commission Charbonneau

Me Michel Déziel

Le 2 mai 2013, Gilles Cloutier explique devant la commission Charbonneau qu'il connaissait Me Déziel car ils avaient participé à l'organisation de campagnes fédérales ensemble.

M. Cloutier a reçu «une enveloppe blanche et c'était tous des billets de 100 $», s'est rappelé le témoin. Il a déclaré sous serment que l'avocat Michel Déziel lui a demandé, en 1997, de blanchir 30 000 dollars par le biais de prête-noms....Pour la suite cliquez ici

 
 

Pot-de-vin et corruption

 
 

Le témoin Cloutier raconte comment Roche a obtenu des contrats pour une usine de filtration à Saint-Stanislas-de-Kostka ( 09 ) grâce à des soirées de maillage entre élus locaux, les dirigeants de Roche et les ministres provinciaux qui jouaient le jeux du lobbying inversé.

Voici ce qu'en disait le maire de Salaberry-de-Valleyfield:

Denis Lapointe, maire de Salaberry-de-Valleyfield

Le projet de Saint-Stanislas-de-Kostka dont M. Cloutier fait mention dans son témoignage concerne une usine de traitement des eaux et non une usine de filtration.

Le projet était d’ailleurs estimé à 12,7 millions$ (et non 20 millions$) et il dessert quelque 650 bâtiments et résidences de la municipalité.

Le maire de Salaberry-de-Valleyfield se souvient également d’avoir pris part à la «soirée Roche» au Stade olympique mais ne se rappelle pas y avoir aperçu le maire Vaudrin. Il était plutôt en compagnie de la députée-maire de Bruxelles.

Jean-Marc Fournier, ministre des Affaires municipales de l'époque a assisté au cocktail de Roche en 2004.

M. Cloutier finançait les partis provinciaux pour « avoir les contacts nécessaires » à Québec afin d’accélérer le traitement des demandes de subventions de ses clients du monde municipal.

Une subvention attendue depuis un an par la municipalité de Saint-Stanislas-de-Kostka, pour la construction d’une usine de traitement des eaux, est venue quatre ou cinq mois après que M. Cloutier a rencontré le ministre en lui disant : « Jean-Marc, fais ton possible. »

Jean-Marc Fournier


Note de
JosPublic

Attention ici! Le témoignage est ambigu, les lieux, les gens peuvent différer de l'affirmation principale. Il appuie fortement sur ses dires dans son témoignage et ce autant en contre-interrogatoire, mais les gens à l'extérieur de la Commission s'objectent à certaines de ses affirmations.

Tel est le cas de l'usine mentionnée ci-haut. Bien sûr le commun des mortels ne connaît pas la différence entre une usine de filtration, de production d'eau potable ou d'assainissement des eaux et le témoin n'est pas un spécialiste de la chose.

Il arrive que plusieurs fonctionnaires municipaux qui ne sont pas liés directement au dossier se méprennent eux-mêmes sur le bon qualificatif à employer. Donc, ceci ne discrédite en rien son témoignage sur le fond. Mais il faut comprendre la nervosité des gens qui sont nommés lors des auditions publiques.

Malgré le fait que l'homme ait fait carrière dans l'arnaque et le mensonge, on ne peut pas dire qu'il n'est absolument pas crédible comme l'affirme Guy Chevrette qui lui a passé sa carrière dans les demi vérités de la langue de bois et dans le criage de nom à ses opposants. On le reconnaît bien dans son récent délire médiatique ( 10 ).

D'ailleurs M. Chevrette s'est montré évasif sur son intention de collaborer ou non avec les enquêteurs de la Commission. Selon les informations publiées par le journal Le Devoir, une première rencontre entre les enquêteurs et lui se serait très mal déroulée. Les avocats de M. Chevrette lui ont déconseillé de s'expliquer sur de nombreux sujets.

La Commission affirme que les gros éléments d'un témoignage sont normalement vérifiés avant les audiences. Il y aura probablement des compléments d'enquêtes sur les affirmations du témoin, qui sont contredites par d'autres acteurs.

Guy Chevrette, ex-directeur du Conseil des industries forestières du Québec et député provincial de plusieurs circonscriptions de la Région Lanaudière

Gilles Cloutier accuse en outre Guy Chevrette d’avoir trempé dans une « magouille » dans le projet du prolongement de la route 125 entre Saint-Donat et Lac-Supérieur.

«Il a fait de la magouille, le ministre (Guy Chevrette)», a affirmé Gilles Cloutier qui a tenu à tirer ça au clair avant de quitter la barre de la commission Charbonneau. «J'ai fait de la collusion et de la corruption. Je me suis servi du ministre», a-t-il laissé tomber en faisant référence au projet de construction d'une route de 31 km entre Saint-Donat et Lac-Supérieur. ( 18 )

C'est dans ce cadre qu'un grand ami du ministre aurait servi d'intermédiaire dans l'affaire qui date de 2001.

En échange d'un voyage?

Cet ami, Gilles Beaulieu, aurait réclamé par moins de 100 000$ à Roche afin d'ouvrir toutes grandes les portes du bureau de M. Chevrette, alors ministre des Transports, toujours selon les dires du témoin.

La somme devait servir à payer un voyage de cinq semaines à M. Beaulieu, M. Chevrette et leurs épouses, a cru comprendre le témoin à l'époque.

M. Cloutier affirme avoir remis 25 000$ lui-même à M. Beaulieu.

 La route 125 entre Saint-Donat et Lac-Supérieur

Il n'a toutefois jamais eu la confirmation que l'ami de M. Chevrette avait mis la main sur le reste du montant. Le témoin avoue du même souffle n'avoir jamais discuté argent avec M. Chevrette.

Défaire les «magouilles» des autres

Dans ce dossier, M. Cloutier a troqué une magouille contre une autre. Avant même d'imaginer une combine pour mettre la main sur le fameux contrat, M. Cloutier s'est vu contraint de se débarrasser de ses compétiteurs. L'ex-vice-président de Roche avait fait savoir au ministre Chevrette qu'avant même que l'appel d'offres ne soit lancé, des entrepreneurs de la région avaient été vus célébrant leur victoire dans un restaurant, en compagnie du député péquiste Claude Cousineau de la circonscription de Bertrand dans les Laurentides.

Pour arriver à ses fins, M. Cloutier s'est d'abord plaint des magouilles de ses adversaires auprès de M. Beaulieu. Ce dernier en aurait informé M. Chevrette. Le ministre aurait alors voulu remédier à la situation, d'après le témoin. C'est alors que M. Cloutier dit avoir suggéré à M. Chevrette de modifier le processus de sélection de la firme gagnante.

  • Le maire Yves Paquin de Saint-Donat, qui était contre Roche, selon Cloutier;

  • Le maire Daniel Brazeau de Chertsey;

  • Le maire Réjean Neveu de Rawdon, alors préfet de la MRC;

  • Le directeur de la MRC de la Matawinie, Yves Gaillardetz;

  • Le directeur du Ministère Transport Québec, le MTQ pour la région, Mario Turcotte.

Guy Chevrette, dit-il, a trouvé « l'idée très bonne ». Un peu plus tard, ce comité de sélection proposé a bel et bien été constitué. Gilles Cloutier affirme que Daniel Brazeau l'a appelé dès qu'il a su qu'il y serait, et lui a confirmé les autres membres du comité. « C'était mon homme dans le comité des cinq », a-t-il dit à son sujet.

Or Gilles Cloutier avait développé des liens avec quatre des cinq membres du comité. Il avait organisé des élections pour les maires Brazeau et Neveu, avait déjà offert des billets de football à Mario Turcotte, et était un « bon ami » de M. Gaillardetz.  « Je menais le score de ce comité-là 4 à 1 », a commenté le témoin.

Ce faisant, le ministre retirait la décision des mains d'un maire qui n'était pas favorable à Roche pour la mettre entre celles de plusieurs élus de la région.

Résidence de Charlevoix

De nombreux élus et leurs invités ont aussi séjourné dans la résidence de Pointe-au-Pic, près de Baie-St-Paul, aux frais de la firme de génie-conseil Roche, soutient-il.

L'ex-ministre Guy Chevrette y a ainsi été vers 2003-2004 avec des gens, selon M. Cloutier, soit peu après qu'il ait quitté la vie politique.

Le maire Jetté de Sainte-Julienne dans la maison de Charlevoix

Le maire Marcel Jetté de Sainte-Julienne et son épouse Nicole Léger, qui était l'agente officielle de son parti lors des élections clés en main organisées par M. Cloutier, ont aussi profité de cette résidence à plus d'une reprise.

Tous deux y sont par ailleurs retournés avec tous les autres membres du conseil municipal de Sainte-Julienne en 2002. La commission a montré plusieurs photos de cette rencontre sur lesquelles le maire Jetté, son épouse et plusieurs conseillers sont reconnaissables.

L'ex-maire de Boisbriand Robert Poirier, l'ex-maire de Chertsey et ex-préfet de la MRC de la Matawinie Daniel Brazeau, ainsi qu'un ex-maire de Châteauguay et son organisateur politique. C'est à cinq ou six reprises que l'ex-maire Brazeau a profité de cette maison centenaire, dotée de 11 chambres et offrant une vue superbe sur le fleuve Saint-Laurent. À la fin du texte vous pouvez voir cette maison qui est l'image d'arrière plan de ce texte.

«

On les entretenait très bien
                      — Gilles Cloutier

»
 

Un comité à sa main

«C'est logique que ce soit les maires qui longent la 125 qui décident, a plaidé M. Cloutier. En même temps, c'étaient les maires sur lesquels j'avais un contrôle. Ça travaillait pour moi.»

Ne reculant devant rien, M. Cloutier serait même allé jusqu'à expliquer à l'un des membres de ce comité comment remplir sa grille d'évaluation. En conséquence, la firme Roche a obtenu le contrat. M. Cloutier, lui, a eu droit à une belle augmentation de salaire.

«J'en ai défait une (magouille) et j'en ai remonté une autre», a résumé M. Cloutier.

Par la suite, M. Chevrette aurait demandé que Roche fasse appel aux services d'un entrepreneur «ami» pour l'exécution des travaux, toujours selon les dires du témoin sous serment.

«Si c'est possible, j'aimerais ça que ce soit lui qui ait le contrat de construction», aurait glissé le ministre.

 
 

Affaire Beaulieu & Chevrette

 
 

Le 15 mai 2013, Gilles Cloutier maintient qu'il a donné 25 000 $ à l'homme d'affaires Gilles Beaulieu, un ami de l'ex-ministre péquiste des Transports Guy Chevrette, dans le cadre de la construction d'une route entre Saint-Donat et Lac-Supérieur, malgré d'apparentes contradictions entre cette version et une autre qu'il a livrée un an plus tôt à la journaliste Marie-Maude Denis de l'émission Enquête. M. Chevrette ne sera cependant pas invité à donner sa version des faits à la commission avant plusieurs jours.

MM. Chevrette et Beaulieu

Lors d'un nouveau contre-interrogatoire musclé de l'avocate du Parti québécois, Estelle Tremblay, l'ex-vice-président au développement des affaires de Roche a soutenu que le paiement de 25 000 $ qui est évoqué lors de l'entrevue avec la journaliste de Radio-Canada portait sur une autre portion du dossier, soit celui de la réfection de la route 125 à Sainte-Julienne, au sud de St-Donat.

Après une intervention du commissaire Lachance, qui cherchait à mettre un terme à un échange très confus entre Me Tremblay et le témoin, Gilles Cloutier a affirmé que ce paiement de 25 000 $ pour Sainte-Julienne n'a jamais été fait.

« J'ai donné 25 000 $ seulement une fois, c'était pour la route de Saint-Donat à Gilles Beaulieu. » — Gilles Cloutier

Cette version ne cadre cependant pas avec ce qu'il avait dit à Marie-Maude Denis : Gilles Cloutier a plutôt déclaré à la journaliste que ce paiement pour Sainte-Julienne a bel et bien été fait.

Gilles Cloutier a soutenu devant la commission, il y a une semaine, que M. Chevrette avait fait de la « magouille » dans le dossier de la route entre Saint-Donat et Lac-Supérieur. Il soutient que Guy Chevrette lui a dit qu'il « aimerait » que Pavages Desjardins obtienne le contrat de construction, ce qui s'est bel et bien produit grâce à la complicité de Roche. L'ex-vice-président de Roche affirme qu'il a versé 25 000 $ à Gilles Beaulieu, un ami de Guy Chevrette, dans le cadre de ce projet.

Dans l'entrevue accordée l'an dernier à Marie-Maude Denis, que la journaliste a présentée pour la première fois lundi à l'émission 24 heures en 60 minutes, M. Cloutier évoque un stratagème en tout point similaire, mais au sujet d'un contrat obtenu par Roche pour la réfection de la 125 dans le village de Sainte-Julienne. « Donc ce n'était pas pour la route de St-Donat? », lui demande la journaliste. « La route de St-Donat, c'est un autre dossier », répond-il.

Gilles Cloutier soutient dans ces extraits que sa démarche visait à faciliter l'obtention par la municipalité d'une subvention de Québec pour ce projet à Sainte-Julienne de 3,5 millions de dollars et ajoute que lorsqu'elle a été accordée, le ministre Chevrette aurait appelé le maire Marcel Jetté, de Floride, pour dire: « ''oublie pas nos amis'', en voulant dire Roche ». Gilles Cloutier a incidemment fait des élections clés en main pour le maire Jetté.

Au terme de son contre-interrogatoire sur cette question mardi, lassé, M. Cloutier a finalement laissé tomber : « je pense que Mme St-Denis s'est trompée entre la route St-Donat et Ste-Julienne », avant d'ajouter « ou c'est moi qui s'est trompé ».

Estelle Tremblay, avocate défendant les intérêts du Parti Québécois à la Commission Charbonneau

« ''Moi je vous suggère, Monsieur, que cet argent-là vous l'avez mis dans vos poches, parce que vous vouliez extorquer Roche.'' '

'Ben voyons donc vous! Vous n'avez pas le droit de dire ça, c'est faux : Je n'ai jamais pris 25 000 $ !''
»

— Échange entre Me Tremblay et Gilles Cloutier

MM. Beaulieu et Chevrette ont nié ces deux versions des faits.

Une transaction lucrative avec « Pas fiable »

Me Estelle Tremblay a interrogé M. Cloutier sur la vente de sa résidence de Blainville, en 2000, au motard Denis « Pas fiable » Houle, proche de Maurice « Mom » Boucher.

M. Cloutier a confirmé cette information, publiée ce matin dans le Journal de Montréal. La transaction a en fait consisté dans un échange de maisons entre les conjointes des deux hommes devant notaire, M. Cloutier obtenant celle du Hells Angels contre sa propre résidence.

Gilles soutient qu'il ne connaissait pas l'homme au début de la transaction, lors de laquelle il a obtenu, en plus, une somme de 105 000 $ en argent comptant pour compenser la valeur moindre de la maison de « Pas fiable ».

Il soutient que c'est seulement quelques jours avant de conclure la transaction qu'il a compris, lors d'une visite au domaine de cette homme à Piémont, qu'il s'agissait d'un motard.

« Je rentre dans le domaine par les portes de garage, explique-t-il, et là, j'aperçois un paquet de bicycles de motards. [...] Je rentre dans la maison, et au-dessus du foyer il y a une photo, puis c'est ce gars qui est venu chez nous quelques jours auparavant, puis c'est marqué motard, en haut, et Nomad numéro 17 »

Il dit qu'après, il a eu peur et il ne voulait plus la vendre « pour ne pas avoir de problème ». Mais Denis Houle l'aurait menacé :

« Il a sorti un gun puis il a dit : ''si tu viens pas chez le notaire, tu vas avoir des problèmes avec nous autres''. J'ai été chez le notaire trois jours après. » — Gilles Cloutier

Denis Houle a été arrêté en 2001 lors de l'opération anti-motards Printemps 2001. Il est toujours emprisonné.

En Vrac....

L’ex-VP de Roche soutient également que Frank Zampino lui a demandé 100 000 $ dès le printemps 2001, pour la campagne d'Union Montréal en 2001, soit avant qu’Union Montréal soit élu et qu’il devienne lui-même président du comité exécutif de la Ville.

Frank Zampino (11 )

Gérald Tremblay ( 13 )

Michelle Courchesne

Le juge Michel Déziel ( 12 )

Il lui a même montré une feuille avec le nom de cinq firmes de génie-conseil prêtes à participer au financement occulte du parti en échange d’une mainmise sur les contrats (Dessau, SNC-Lavalin, BPR, CIMA + et Génivar). M. Cloutier a remis une tranche de 25 000 $ à un intermédiaire de M. Zampino, l’ex-conseiller de Saint-Léonard, Alex Pacetti.

Gérald Tremblay. L’ex-maire ne pouvait ignorer le rôle d’organisateur d’élections clés en main de Gilles Cloutier, un homme connu comme Barabbas dans la Passion.

Il lui a demandé « un coup de main » pour la campagne de 2001 en le mettant en contact avec Frank Zampino. Vers 2004, M. Cloutier a aussi averti le maire, « un gars honnête », qu’il ne devait pas faire confiance à Bernard Trépanier.

Gilles Cloutier affirme aussi que Michelle Courchesne est intervenue auprès de Dessau pour qu’il donne un coup de main à Guy Ouellette dans la circonscription de Chomedey, à Laval, en 2007.

Ce dernier l’a cependant remercié après quelques jours, après avoir appris que le Bureau de la concurrence enquêtait sur lui.

Le juge Michel Déziel de la Cour supérieure du Québec goûte aussi à la médecine de Gilles Cloutier.

Le témoin affirme qu’en 1997 M. Déziel, alors avocat, lui a demandé de trouver des prête-noms afin de blanchir 30 000 $ en argent comptant en chèques de 750 $ au bénéfice de Pierre Gingras, qui briguait la mairie de Blainville.

Le Conseil canadien de la magistrature s’est saisi de cette affaire.

Gilles Cloutier conviendra en fin de témoignage que tous les gens avec lesquels il frayait ne pouvaient ignorer qui il était, du moins à partir de 2001, année au cours de laquelle il a été reconnu coupable dans une affaire de cartel de déneigement.  Sa photo, dit-il, avait été étalée dans de nombreux médias. « Personne ne m’en parlait », a-t-il assuré à la commission.

 
 

Les motivations de Gilles Cloutier

 
 

Il est difficile de saisir les motivations de Gilles Cloutier. C’est un mélange de vengeance et de contrainte. Vengeance contre l’ex-vice-présidente de Roche, France Michaud ( 17 ), et d’autres associés avec lesquels il entretenait un conflit ouvert vers la fin de sa carrière. Contrainte de la Sûreté du Québec SQ, avec laquelle le témoin a collaboré.

Condamné à de lourdes amendes en 2001 pour avoir été le chef du cartel du déneigement à Montréal, M. Cloutier a fait l’objet d’une nouvelle enquête pour collusion, toujours dans le déneigement, il y a quelques années.

Le sujet a été effleuré à la commission Charbonneau, juste assez pour donner à penser qu’il était dans son meilleur intérêt de collaborer...

Gilles Cloutier a fait trembler l’Assemblée nationale, sauf Québec solidaire, toujours loin des réseaux occultes de financement. Au lendemain des allégations concernant Guy Chevrette, la première ministre Pauline Marois et le Vice-premier ministre François Gendron ont jugé que la Commission allait trop loin et qu’elle devait faire preuve de prudence.

L’indignation à géométrie variable du Parti québécois, trop content de voir le Parti Libéral du Québec traînés dans la boue à la commission, est symptomatique d’un problème de fond.

Ce n’est pas tant parce qu’il tire sur tout ce qui bouge, mais plutôt parce qu’il atteint la cible que Gilles Cloutier est un homme dangereux. Cet organisateur qui est au coeur de la machine infernale à fabriquer des maires, des députés, des élections et des référendums volés depuis l’ère de Duplessis expose une culture de proximité qui s’ignore entre la politique et le génie-conseil.

Sources: Commission Charbonneau: Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction, ICI Radio-Canada pour la Société CBC/Radio-Canada, Journal Le Devoir pour SPEQ Le Devoir Inc., Le Soleil/Gesca pour Power Corporation of Canada, Journal de Montréal, Journal de Québec, Hebdo Régionaux Montérégie et TVA Nouvelles pour Quebecor. Journal Métro pour Rémi Marcoux.

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour: 9 juin 2013

 

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

Notes & Références encyclopédiques:

01
 

Que sont les partis politiques nommés ci-dessous - Sur Wikipédia

Union Nationale

Parti Libéral du Québec

 

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02
 

À propos de l’ex-ministre libéral Marc-Yvan Côté - Sur Assemblée nationale du Québec

 

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03
 

 

À propos de la firme d'ingénierie Roche et de ses dirigeants impliqués dans la collusion/corruption tel que décrit devant la Commission Charbonneau.
France MICHAUD, vice-présidente de l’entreprise au moment des allégations. - Sur MétéoPolitique
Sergio Pavone
conseiller principal affaires autochtones Gaétan Morin ing, accusé 2 chefs de fraude et influence d’un fonctionnaire envers la ville de Boisbriand dans les Laurentides - Sur MétéoPolitique

 

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04
 

À propos de Maurice Duplessis, ex-premier ministre du Québec pour le Parti Union Nationale - Sur Wikipédia

 

 

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05
 

À propos de Robert Bourassa, ex-premier ministre du Québec pour le Parti Libéral du Québec

 

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06

À propos de la firme d'ingénierie Dessau

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07
 

Gilles Cloutier mandaté par Roche pour organiser des élections clés en main - Sur Ici Radio-Canada 2 mai 2013

 

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La Grande Séduction de la firme Roche qui déployait beaucoup d’efforts pour organiser une grande rencontre annuelle de réseautage

 

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À propos d'une usine de filtration à Saint-Stanislas-de-Kostka - Sur Ici Radio-Canada Nouvelles, le 1er mai 2013

 

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À propos de Frank Zampino (sur MétéoPolitique) qui aurait demandé un pot-de-vin de 100 000 $ (sur Ici Radio-Canada) à Gilles Cloutier l'ex-Vp de Roche

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À propos de Gérald Tremblay - Sur MétéoPolitique

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Éthique de France Michaud, ing pour Roche - Sur MétéoPolitique

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Charlevoix: maison louée par Gilles Cloutier, payée par Roche pour prêter à des élus.es municipaux en remerciement de faveurs obtenues

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Initié à la politique sous l’Union nationale, proche des libéraux, Gilles Cloutier raconte à la commission comment il a organisé une soixantaine d’élections clés en main dans des banlieues de Montréal, entre 1995 et 2005, alors qu’il travaillait chez Roche. Sa firme bénéficiait en retour de contrats municipaux.

M. Cloutier agissait avec l’aval de son supérieur, l’ex-ministre libéral Marc-Yvan Côté.

Les deux hommes cherchaient à tirer profit d’un vaste réseau de contacts, comprenant notamment des politiciens municipaux et provinciaux, qu’ils entretenaient soigneusement. Cette approche s’inscrivait dans une stratégie de développement des affaires de Roche.

Roche acceptait régulièrement de « dégager » Gilles Cloutier de ses fonctions pour organiser des élections clés en main. La firme s’assurait au préalable que le candidat qu’elle appuyait lui accorderait des contrats en cas de victoire. « S’il n’y avait pas de contrats, je n’y allais pas », a-t-il résumé. Le nerf de la guerre pour ces élections était le financement électoral illégal, que fournissait Roche ou d’autres firmes de génie complices.

L’argent permettait de payer certaines dépenses en catimini : services de firmes de communication, rémunération de « faux bénévoles », loyer du local électoral, etc. Ces dépenses illégales pouvaient s’effectuer grâce à l’argent comptant, provenant des firmes de génie, ou par l’entremise de compagnies mises sur pied par Gilles Cloutier. Des fournisseurs pouvaient par exemple présenter de fausses factures à ces compagnies, pour des services qui auraient dû être comptabilisés dans les dépenses électorales. Gilles Cloutier se faisait rembourser par Roche.

L’ex-vice-président au développement des affaires de Roche explique qu’il tenait une double comptabilité : le budget 1, qui devait être entériné par l’agent officiel du parti, comptabilisait les dépenses électorales déclarées; le budget 2 comprenait les dépenses électorales illégales. M. Cloutier assure que les agents officiels et les candidats étaient généralement tenus dans l’ignorance. L’aspirant maire avait cependant nécessairement consenti à accorder des contrats à Roche dès le départ, au mépris des règles de libre concurrence.

Gilles Cloutier révèle par ailleurs que Roche déployait beaucoup d’efforts pour organiser une grande rencontre annuelle de réseautage lors des matchs d’ouverture des Expos de Montréal. Il s’organisait pour que des maires courtisés par sa firme puissent rencontrer des ministres susceptibles de leur accorder des subventions pour différents projets dans lesquels Roche était impliquée, plus particulièrement ceux des Affaires municipales, de l’Environnement et des Transports. « Il n’y a pas de contrats s’il n’y a pas de subventions », explique-t-il.

Le témoin raconte d’ailleurs comment Roche a obtenu des contrats pour une usine de filtration à Saint-Stanislas-de-Kostka grâce à cette soirée.

Gilles Cloutier accuse en outre Guy Chevrette d’avoir trempé dans une « magouille » dans le projet du prolongement de la route 125 entre Saint-Donat et Lac-Supérieur.

L’ex-VP de Roche soutient également que Frank Zampino lui a demandé un pot-de-vin de 100 000 $ dès le printemps 2001, soit avant qu’Union Montréal soit élu et qu’il devienne lui-même président du comité exécutif de la Ville.

Gilles Cloutier affirme aussi que Michelle Courchesne est intervenue auprès de Dessau pour qu’il donne un coup de main à Guy Ouellette dans la circonscription de Chomedey, à Laval, en 2007. Ce dernier l’a cependant remercié après quelques jours, après avoir appris que le Bureau de la concurrence enquêtait sur lui.

Le juge Michel Déziel de la Cour supérieure du Québec goûte aussi à la médecine de Gilles Cloutier. Le témoin affirme qu’en 1997 M. Déziel, alors avocat, lui a demandé de trouver des prête-noms afin de blanchir 30 000 $ en argent comptant en chèques de 750 $ au bénéfice de Pierre Gingras, qui briguait la mairie de Blainville. Le Conseil canadien de la magistrature s’est saisi de cette affaire.

Gilles Cloutier conviendra en fin de témoignage que tous les gens avec lesquels il frayait ne pouvaient ignorer qui il était, du moins à partir de 2001, année au cours de laquelle il a été reconnu coupable dans une affaire de cartel de déneigement. Sa photo, dit-il, avait été étalée dans de nombreux médias. « Personne ne m’en parlait », a-t-il assuré à la commission.

Le premier procès pour le cas

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Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour : 9 juin 2013

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