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Gilbert Leizerovici au centre d'une histoire de collusion, corruption et fraude.
Revenu Québec enquête sur Gilbert Leizerovici
Collusion entre cadre et ex-cadres de l'Hôpital général juif de Montréal
Kotiel Berdugo, Philippe Castiel, Jeffrey Fiels, Gilbert Leizerovici, André Ibghy, Dany Journo, Yanai Elbaz auraient contribué à détrousser l'Hôpital général juif de Montréal.
UPAC enquête et un juge a autorisé de faire des perquisitions
 

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La direction de l'Hôpital général Juif de Montréal nie le tout!
Gilbert Leizerovici au centre d'une histoire de corruption
UPAC et Ministère du Revenus sont de la partie

L’enquête de l’UPAC concernant l’Hôpital général juif a permis de lever le voile sur un véritable système de fausse facturation, de comités de sélection fictifs et de travaux réalisés à la résidence personnelle de plusieurs cadres aux frais de l’hôpital. Un entrepreneur au cœur de l’enquête menait un train de vie princier. Il est aujourd’hui dans la mire de l’Agence de revenu du Québec.

Gilbert Leizerovici a acquis cette résidence secondaire à Saint-Adolphe-d’Howard, dans les Laurentides, en 2010 pour 360 000$ sans hypothèque. Il a effectué d’importants travaux, dont un montant de 280 000$ qu’il réclame aux anciens propriétaires pour vices cachés. L'histoire ne dit pas si les palmiers sont vrais ou faux!

Gens d'affaires

Gilbert Leizerovici au centre d'une histoire de collusion, corruption et fraude.
Revenu Québec enquête sur Gilbert Leizerovici
Collusion entre cadre et ex-cadres de l'Hôpital général juif de Montréal
Kotiel Berdugo, Philippe Castiel, Jeffrey Fiels, Gilbert Leizerovici, André Ibghy, Dany Journo, Yanai Elbaz auraient contribué à détrousser l'Hôpital général juif de Montréal.
UPAC enquête et un juge a autorisé de faire des perquisitions
 

 

 
 

Liste de gens qui semblent s'empiffrer avec l'argent qui provient de nos impôts

 
 

Gilbert Leizerovici, entrepreneur en construction et promoteur immobilier

9221-7868 Québec inc.: propriété de Kotiel Berdugo et Gilbert Leizerovici; ( 01 )

ColorPlan: Entreprise de services relatifs à la construction ( 02 )
 
Kotiel Berdugo: ex-directeur de l’Hôpital général juif de Montréal. Démission forcée;


Philippe Castiel: ex-directeur de la planification et du développement immobilier. Avait une compagnie avec Gilbert Leizerovici. Démission forcée. En 2004 il était propriétaire d'Inspection plus MP

Jeffrey Field: qui était sous la supervision de Kotiel Berdugo, a quant à lui été congédié en janvier 2014.

André Ibghy: l’ex-directeur de l’Hôpital juif de réadaptation

Dany Journo: ex-dirigeant de l'hôpital, a quitté ses fonctions discrètement

Ilan Reich: vice-président et actionnaire d’Axxys Construction. Il est également à la tête de la filiale Amiante National Asbestos

R.A. Renov-Action Inc.: le propriétaire est Gilbert Leizerovici, il gère aussi Solutions Éco Service ( 03 )

Conseil d'administration de l'Hôpital qui n'a rien vu et qui dit maintenant que l'Unité anticorruption de l'UPAC a erré.

 
 

Des affaires publiques et privées

 
 

Le 10 novembre 2014 - État du dossier. Gilbert Leizerovici l'entrepreneur au cœur de l’enquête de fausse facturation dirigée par l’UPAC à l’Hôpital général juif menait un train de vie princier. Il est aujourd’hui dans la mire de l’Agence de revenu du Québec.

Au cours des dernières années, ce dernier a fait l’acquisition de trois condos dans le projet Luxor à Côte-Saint-Luc, d’une résidence secondaire à Saint-Adolphe-d’Howard et d’un immeuble à logements face à l’Hôpital général juif. Il a aussi roulé au volant d’un Hummer H2 et d’une Audi S5.

Pourtant, ses déclarations d’impôts de 2007 à 2009 font état de revenus variant entre 99 842 $ et 145 992$. Revenu Québec a d’ailleurs estimé qu’il n’avait pas déclaré 180 000 $ de revenus pour ces trois années seulement. L’entrepreneur conteste toutefois ces réclamations devant la Cour.

Travaux chez des cadres

L’entreprise de Gilbert Leizerovici, R.A. Rénov-Action, est aussi au cœur de l’enquête de l’UPAC et de Revenu Québec. Lors de la perquisition effectuée le 16 octobre 2014 à l’Hôpital général juif, ils ont saisi toutes les factures et les bons de commande liés à son entreprise.

Une autre des sociétés qu’il contrôlait, Solutions Éco Service, est aussi ciblée. Un ouvrier dit avoir facturé cette entreprise pour les travaux qu’il a faits chez l’ancien directeur général de l’Hôpital général juif, Henri Elbaz.

Il aurait facturé un mois de travail à la maison d’Elbaz avec la mention: «Hôpital, entretien général, peinture», selon l’affidavit qui a mené aux perquisitions de l’UPAC dans huit résidences le 21 octobre 2014.

Toujours selon l’enquête de l’UPAC, des travaux ont aussi été faits par des fournisseurs de l’hôpital chez les cadres Philippe Castiel et Kotiel Berdugo.

Ce dernier et un de ses adjoints, Jeffrey Fields, approuvaient la facturation des entreprises de Leizerovici toutes les deux semaines.

Il vend ses biens

Notre Bureau d’enquête avait d’ailleurs été le premier à établir les liens étroits entre Leizerovici et des cadres de l’hôpital. L’entrepreneur et Kotiel Berdugo ont notamment acheté un édifice à logements pour 790 000 $ en 2010, qu’ils ont revendu 1,5 million $ en 2012.

Depuis les révélations, Gilbert Leizerovici a vendu un de ses condos à sa sœur en plus de revendre l’autre en mai 2015. Selon l’UPAC, il aurait aussi mis son chalet en vente sur internet et changé sa Audi S5 pour un Ford Escape.

Le propriétaire de R.A. Rénov-Action se défend d’avoir mal agi. «On n’est pas des voleurs. Je n’ai rien fait de mal», soutient-il en disant ne pas avoir reçu de contrats de gré à gré de la part de M. Berdugo. L’homme dit connaître Kotiel Berdugo comme un ami d’enfance, alors que ce dernier dit l’avoir connu dans le cadre de son travail à l’hôpital.

Gilbert Leizerovici a également créé une compagnie avec un autre cadre de l’hôpital, Philippe Castiel, au milieu des années 2000. L’entreprise, qui devait se spécialiser dans l’enlèvement de l’amiante dans les écoles, s’appelait Domaines d’intervention en désamiantage. Elle a cessé ses activités en 2009 sans jamais être vraiment active. C’est également Leizerovici qui a fait les travaux de rénovation à la résidence de son ami d’enfance Philippe Castiel. Il lui a fait parvenir deux factures de 12 000 $ en mars et avril pour ces travaux.

 
 

Dénoncé par les médias

 
 

Le 3 avril 2014, l'émission Enquête d'ICI Radio-Canada diffuse que l'Unité permanente anticorruption (UPAC) enquête à l'Hôpital général juif. Une affaire qui a mené récemment à la démission de deux cadres de la haute direction.

Les seuls qui ont accepté de dénoncer publiquement ce dont ils ont été témoins à l'Hôpital général juif sont des ouvriers. Ils travaillaient pour une entreprise qui avait un contrat d'entretien avec l'hôpital - R.A. Rénov-Action - et d'autres compagnies qui gravitaient autour.

Roberto Astorga

Alors qu'il oeuvrait à l'hôpital, Roberto Astorga s'est rendu travailler chez certains cadres de la haute direction, dont Kotiel Berdugo.

Roberto Astorga : « Il [Kotiel Berdugo] a tellement aimé mon travail qu'il m'a recommandé pour aller peinturer chez ses parents. On avait peinturé l'appartement au complet. »

Roberto Astorga

Question : « Et ça, c'était pendant votre temps de travail à l'hôpital? »

Roberto Astorga : « Ben, on devait remplir le rapport comme si on était à l'hôpital. »

M. Berdugo dit que ce n'est pas l'hôpital qui a payé ces travaux, une information impossible à vérifier puisque ceux-ci ont été réglés sans factures, en argent comptant. Une enquête interne a été déclenchée à la suite de cette histoire.

Dany Journo

Dany Journo est un ex-haut dirigeant de l’Hôpital général juif qui a quitté ses fonctions dans des circonstances nébuleuses après avoir fait faire les plans et une partie des travaux de rénovation de sa luxueuse résidence par deux fournisseurs de l’établissement avec qui il entretenait des liens particulièrement étroits.

André Ibghy

Un ex-directeur de l’Hôpital juif de réadaptation qui a fait nommer au conseil d’administration de l’établissement Yanai Elbaz ( 04 ).

Son cabinet d’architecte avait alors des contrats avec le CUSM et a fait les plans des maisons de Dany Journo et Yanai Elbaz

 
 

Une transaction payante

 
 

Kotiel Berdugo, l'ex-directeur des services techniques  de l’Hôpital général juif de Montréal s’est associé avec un fournisseur de l’hôpital, Gilbert Leizerovici pour acheter un immeuble à logements. En deux ans, la valeur de l’immeuble situé en face de l’hôpital leur a rapporté 695 000$ (plus ou moins dépendant de l'hypothèque). Ils l'ont acquis pour 790 000 $ et l'ont revendu 1.5 M$.  Ils n’ont pourtant mis qu’environ 15 000 $ en rénovations.

C'est en 2010, que les deux associés ont créé la compagnie 9221-7868 Québec inc..

Or, durant toute cette période, les deux hommes ont continué à collaborer au sein de l’hôpital sans que les autres responsables de l’établissement soient au courant de leurs liens d’affaires. 

Kotiel Berdugo reconnaît qu’il a octroyé des contrats de gré à gré à R.A. Rénov-Action propriété de Gilbert Leizerovici, même quand il faisait des affaires sur le plan personnel.

 
 

Kotiel Berdugo
Directeur de l'Hôpital Juif de Montréal

 
 

« Une erreur »

Interrogé par l'agence de presse QMI, le directeur a reconnu qu’il avait fait une erreur.

«J’ai su qu’il y avait un immeuble à vendre. Je me suis dit qu’on pourrait s’associer. J’ai mal évalué la situation.»

– Pourquoi dites-vous que vous avez mal évalué la situation?

– C’est quelque chose que je n’aurais pas dû faire.

– Parce que c’est un fournisseur avec qui vous faites affaire à l’hôpital?

– Oui, c’est ça.

– Si je comprends bien, vous considérez que ç’a été une erreur?

– « Oui. On n’est pas des voleurs »

Il assure ne pas avoir favorisé indûment l’entreprise de son partenaire d’affaires pour l’octroi de contrats de gré à gré. Il a toutefois voulu mettre fin à cette association en vendant la bâtisse. L’entreprise qui lie les deux hommes existe toujours, mais elle est inactive.

Selon l'Agence de presse QMI, l'UPAC s'intéresse aussi à la construction de la nouvelle salle d'urgence, logée dans le pavillon K, où d'autres irrégularités ont été découvertes.

Plusieurs des compagnies qui ont participé à la construction du pavillon K se plaignent d'avoir perdu de l'argent sur le chantier.

Mais une seule aurait été dédommagée à l'époque. Et c'est grâce à de fausses factures: 50 000 $ pour une chambre de patients et une autre facture pour une salle de procédure qui n'ont jamais existé.

Les factures ont été fabriquées à la demande du directeur du développement immobilier Philippe Castiel.

Les deux cadres ont démissionné dans la controverse. Leurs révélations ainsi que celles obtenues au cours de l'enquête interne pourraient éclabousser d'autres joueurs. Le ministère de la Santé et des Services sociaux suit l'affaire de près.

• Le directeur des communications de l’hôpital a soutenu que «Nos directeurs ne devraient pas avoir de liens personnels d’affaires avec nos fournisseurs», a écrit Glen J. Nashen dans un courriel. Il indique aussi que des règles d’éthique encadrent ce genre de relations.

Hôpital Juif de Montréal

 
 

Philippe Castiel

 
 

Philippe Castiel était directeur de la planification et du développement immobilier à l’Hôpital général Juif, à Montréal. À ce titre, il chapeautait le colossal chantier de 400 M $ du pavillon K.

Mais il a quitté son poste précipitamment, tout comme un autre haut dirigeant de l’hôpital, Kotiel Berdugo. Les deux hommes étaient visés par une enquête interne.

L’hôpital refuse de révéler si les deux dirigeants ont quitté leurs postes volontairement ou s’ils y ont été poussés, ni pour quelles raisons, prétextant la confidentialité des dossiers des employés.

Cette fois, l'Agence de presse QMI a découvert que Philippe Castiel avait retenu les services de R.A. Rénov-Action propriété de Gilbert Leizerovici pour réaliser des travaux de peinture, de démolition, de céramique et de briquetage à sa maison de la rue Small à Ville St-Laurent, fin 2012.

Une maison de près d’un million $

M. Castiel avait acheté la résidence avec sa conjointe, quelques mois plus tôt, pour une somme de 950 000 $. Les travaux visaient notamment l’ajout d’une verrière derrière la maison.

«J’ai engagé des gens que je connaissais», avait-il répondu lors d’un entretien téléphonique avec QMI, avant de quitter son poste. «Je suis une personne honnête et intègre», affirmait-il. La firme R.A. Rénov-Action a décroché plusieurs contrats à l’Hôpital général juif dans les dernières années.

Firme écartée

Quelques semaines après certaines révélations de l'Agence de presse QMI concernant R.A. Rénov-Action, cette dernière a été écartée par l’Hôpital juif pour un contrat de peinture et travaux de plâtre d’un demi-million de dollars, même si elle était le plus bas soumissionnaire.

Résidence de Philippe Castiel

Quant aux travaux à la résidence de Philippe Castiel, Gilbert Leizerovici a dit avoir été payé avec deux chèques postdatés, de 12 000 $ chacun, encaissés en mars et avril 2013 soit plusieurs semaines après la fin du chantier . Il a soutenu que c’était une faveur qu’il lui a faite et qu’ils étaient des bons amis avant de faire ces travaux.

Des directeurs en affaires avec des fournisseurs

Philippe Castiel, cadre à l’Hôpital général juif, a créé une compagnie avec Gilbert Leizerovici, propriétaire de R.A. Rénov-Action, en 2004. La compagnie Domaines d’intervention en désamiantage (D.I.D. ) a été dissoute en 2009.

Philippe Castiel a aussi créé en 2004 un bureau de consultants en ingénierie, Inspection plus MP. Il était associé avec Michael Abhikzer jusqu’en janvier 2013. Ce dernier œuvre depuis plusieurs années pour la firme groupe conseil G.I.E. qui a eu des mandats de l’Hôpital général juif, notamment de recevoir les appels d’offres pour la réfection de toiture des pavillons A et F.

 
 

Vaste stratagème de corruption sous enquête à l’Hôpital général juif

 
 

Au 9 novembre 2014, l'état de l'enquête de l’UPAC concernant l’Hôpital général juif a permis de lever le voile sur un véritable système de fausse facturation, de comités de sélection fictifs et de travaux réalisés à la résidence personnelle de plusieurs cadres aux frais de l’hôpital.

Même l’ancien directeur général, Henri Elbaz, aurait bénéficié de certains avantages, selon les documents consultés par l'Agence de presse QMI.

Selon les informations fournies par des ouvriers qui ont travaillé à la résidence de l’ancien directeur, rue Queen Mary à Hampstead, les factures de temps ont notamment été envoyées à un fournisseur de l’hôpital, Éco Service. Même les outils et la peinture provenaient de l’hôpital.

Sur la facture, on y aurait inscrit : «Hôpital, entretien général, peinture». Ce sont donc les contribuables qui auraient fini par payer pour ces travaux personnels qui ont eu lieu avant son départ à la retraite, en 2008.

D’autres travaux réalisés dans des immeubles appartenant aux cadres Philippe Castiel, Kotiel Berdugo, ainsi que chez un fournisseur de l’hôpital, Gilbert Leizerovici, auraient aussi été facturés à l’hôpital.

Projet Mercato

Les enquêteurs de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) ont mené huit perquisitions dans des résidences en lien avec cette enquête baptisée «Projet Mercato.»

Ils ont notamment perquisitionné la maison de Philippe Castiel, qui était directeur de la planification et du développement immobilier à l’Hôpital juif.

L'agence de presse QMI avait d’ailleurs été la première à révéler qu’un fournisseur de l’hôpital, R.A. Rénov-Action, avait fait des travaux à sa résidence durant l’été 2012. C’est à la suite de ces révélations qu’une enquête interne a été menée.

Les services de la firme Navigant, spécialisée dans les enquêtes financières, ont aussi été retenus par l’hôpital.

En décembre 2014, l’UPAC a été contactée à son tour.

Comités fictifs

Depuis un an, les policiers ont notamment découvert que Philippe Castiel, responsable de la construction du pavillon K à l’hôpital juif, avait mis en place un système dit de fast track.

Ce dernier aurait ainsi favorisé une série d’entreprises dans l’octroi de contrats, en créant des comités de sélection qui n’avaient jamais lieu.

Il fournissait ensuite des notes de ce comité fictif à sa secrétaire pour qu’elle rédige les documents nécessaires au processus d’octroi. Elle faisait par la suite signer ces documents aux membres qui devaient assister aux comités.

Entreprises favorisées

Parmi les entreprises visées par ce volet de l’enquête, on retrouve GIE inc., une firme qui embauche un ancien partenaire d’affaires de Philippe Castiel.

Philippe Castiel et Kotiel Berdugo ont obtenu un départ volontaire après avoir été suspendus trois mois avec salaire le 24 septembre 2014.

Ces informations proviennent principalement des affidavits liés aux mandats de perquisition et n’ont pas été présentées en preuve devant la Cour.

Il n’y a pas d’accusations concernant les gens nommés plus haut.

 
 

Ilan Reich et les portes tournantes entre le privé et le public et le public et le privé

 
 

Ilan Reich à eu des contrats octroyé de gré à gré après avoir quitté son emploi à l’hôpital. Curieusement, après les questions de l'Agence QMI, les photos de travaux réalisés à l’hôpital ont été retirées des sites web de ces entreprises.

Peu de temps après avoir quitté, en 1999, l’emploi qu’il occupait depuis près de 10 ans aux services techniques de l’hôpital, Ilan Reich est devenu fournisseur privé de l’établissement.

Ilan Reich

M. Reich, qui était chef de projet à l’hôpital, est devenu vice-président et actionnaire d’Axxys Construction. Il est également à la tête de la filiale Amiante National Asbestos, spécialisée dans le désamiantage de bâtiments.

Son retour à l’hôpital comme fournisseur a déconcerté des employés à qui nous avons parlé, car il fait maintenant affaire avec plusieurs de ses anciens collègues.

Détails difficiles d’accès

Il a fallu plus d’un an à l’Hôpital général juif pour répondre aux demandes d’accès à l’information concernant les contrats accordés à Axxys Construction. QMI a dû faire de nombreux appels pour obtenir une réponse.

L’établissement n’a pu retrouver que cinq contrats, dont le plus important concerne la rénovation du huitième étage, réalisée de juin à décembre 2004 pour un montant de 920 711 $.

Selon les documents, c’est le seul contrat obtenu à la suite d’un appel d’offres. Les autres contrats ont été octroyés de gré à gré entre 2004 et 2009, pour des montants (non détaillés) variant entre 4635 $ et 29 866 $.

«Ce sont de petits projets et les détails ne sont pas facilement accessibles», a justifié la directrice des affaires juridiques, Beverly Kravitz, pour expliquer les longs délais.

Photos retirées

Même si Amiante national Asbestos indiquait jusqu’à tout récemment sur son site web avoir réalisé plusieurs projets à l’hôpital, aucune indication n’a été retrouvée dans les dossiers financiers de l’hôpital. Les photos de l’hôpital et des travaux qui y ont été faits ont été retirées sans explication au cours des dernières semaines après les questions posées par notre journaliste.

«Comme vous pouvez le constater sur leur site web, cette compagnie fait partie d’Axxys. Nous ne savons pas pourquoi le nom de l’hôpital apparaît sur leur site», a répondu Stéphanie Malley, gestionnaire en communication à l’Hôpital général juif.

 
 

Comportement loufoque de l'hôpital Juif de Montréal
Le conseil d'administration accuse l'UPAC d’avoir colporté des faussetés

 
 

Le 7 février 2015, la direction de l’Hôpital général juif de Montréal accuse l’Unité permanente anticorruption (UPAC) d’avoir colporté des faussetés dans des documents judiciaires utilisés pour justifier ses perquisitions récentes s’appuyant sur des soupçons de détournements de fonds à l’établissement de santé.

Cette charge en règle de l’établissement de santé survient alors que l’UPAC dit avoir été informée que des dirigeants de l’hôpital avaient tenté de tuer dans l’œuf une enquête qui allait plus tard mettre au jour un véritable nid de corruption.

Les prétentions de l’UPAC sont contenues dans de nouveaux documents judiciaires rendus publics dans la foulée des démarches en cour de plusieurs médias.

Un récit assermenté de 57 pages, rédigé par une enquêteuse fiscale rattachée à l’UPAC, raconte ainsi comment les autorités ont été alertées sur les problèmes au sein de l’hôpital. Le document visait à convaincre un juge d’autoriser une série de perquisitions en octobre 2014, mais la direction de l’hôpital affirme aujourd’hui que ce document est truffé de faussetés.

Ceux et celles qui n'ont pas fait leur travail de supervision, contrôle et gestion

Cadres supérieurs : Assis (de gauche à droite) : Valérie Vandal, Dr Hartley Stern, Dr Joseph Portnoy, Johanne Boileau. Debout (de gauche à droite) : Kotiel Berdugo, Philippe Castiel, Dr Lawrence Rosenberg, Laurent D. Ziri, Beverly Kravitz, Myer Bick, Glenn J. Nashen, Dr Stephen Rosenthal, Joanne Côté. N’apparaît pas sur la photo : Dr Roderick McInnes.

Basé sur le témoignage d'un cadre

L’enquêteur qui a rédigé le document affirme s’appuyer en grande partie sur les dénonciations d’Yves Lemay, coordinateur des relations de travail à l’hôpital. Après la parution d’un article dans le Journal de Montréal en septembre 2013, lequel évoquait des soupçons de conflits d’intérêts, M. Lemay avait été chargé de mener une enquête interne à l’hôpital avec l’assistance de la firme de juricomptables Navigant.

« L’enquête fut positive », aurait raconté M. Lemay à l’UPAC par la suite. Un problème de corruption aurait effectivement été décelé dès cette époque.

Toujours selon l’UPAC, Yves Lemay a raconté aux autorités qu’il a été forcé d’arrêter subitement son enquête interne à la demande de sa supérieure immédiate, le 28 novembre 2013. Les motifs invoqués étaient le coût trop élevé et l’absence d’éléments de preuve concluants, mais M. Lemay voyait là un prétexte, selon l’UPAC.

« Selon les informations obtenues de monsieur Yves Lemay, l’enquête interne qu’il menait de concert avec la firme Navigant fut arrêtée pour ne pas qu’ils découvrent d’autres irrégularités », lit-on dans le document assermenté.

Un tissu de faussetés, rétorque la direction

« Une telle allégation est complètement fausse et sans fondement », a répliqué hier Glenn J. Nashen, directeur des affaires publiques de l’Hôpital général juif.

L’UPAC raconte aussi que M. Lemay a contacté la police pour tout dénoncer après l’arrêt de l’enquête interne.

De concert avec ses patrons, M. Lemay a aussi nié cette affirmation dans une lettre envoyée aux médias jeudi. « Je n’ai pas fait de dénonciation via la ligne de dénonciation de l’UPAC tel que rapporté dans le document auquel vous faites référence », assure-t-il.

Il nie avoir eu la directive de mettre un terme « subitement » à son enquête interne et nie aussi avoir suggéré à la police que celle-ci avait été stoppée pour éviter la découverte d’autres irrégularités.

Rappelons que l’enquête policière est toujours en cours et que personne n’a été accusé de quoi que ce soit pour le moment.

Travaux dans des résidences et un bar

Par ailleurs, l’UPAC a dit avoir fait beaucoup de chemin dans la foulée des dénonciations de M. Lemay. Les enquêteurs ont découvert que pendant les travaux de construction à l’hôpital en 2012, des entreprises embauchées par l’établissement ont exécuté des travaux à la résidence personnelle de deux cadres de l’établissement : Philippe Castiel et Kotiel Berdugo (tous deux ont quitté leur poste depuis).

Des rénovations ont aussi été faites chez des membres de la famille de Berdugo et chez une ancienne adjointe de l’un d’eux, ainsi que dans le bar d’un ami d’un autre cadre, Jeffrey Fields.

Les cadres impliqués le nient, mais des travailleurs ont confirmé à la police que ces travaux étaient facturés à l’hôpital.

Des travailleurs ont aussi déclaré qu’en échange d’un pot-de-vin de 50 $ par jour, Jeffrey Fields leur permettait de partir en vacances et de continuer d’être payés comme s’ils travaillaient sur le chantier de l’hôpital.

La principale entreprise de construction ciblée par l’enquête, R.A. Rénov-Action, aurait de son côté eu recours à des montagnes de fausses factures pour frauder le fisc, toujours selon l’UPAC.

Sources: Agence de presse QMI et Journal de Montréal pour Québecor Inc.; La Presse pour Power Corporation du Canada; Radio-Canada pour La Société CBC/Radio-Canada

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 19 mai 2015

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Employés.es de l'État
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

  Vers la Fiche:
Corruption et Éthique

 

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

9221-7868 Québec inc.: Une entreprise de Gestion immobilière. Le premier actionnaire n'est pas majoritaire. Gilbert Leizerovici (Président et trésorier) appartement 1104, 6803 Abraham de Sola Côte-Saint-Luc Qc. H3X 4B3. Le deuxième actionnaire est Kotiel Berdugo (Vice-président et secrétaire) du 621, avenue Berwick Mont-Royal Qc H3R2A1 Source: REQ 8 juillet 2014

 

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02

 

Color Plan ou 9289-5408 Québec Inc.: Entreprise de services relatifs à la construction. Andrei Iancu (Président) est le premier actionnaire et est majoritaire. 1587 avec Woodland Montréal Qc H4E2H9. Une administratrice Valeriea Iancu 1830, rue Cardinal Montréal Qc. H4E1N4 Source REQ 25 novembre 2014

 

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03

 

R.A. Renov-Action Inc.: Rénovation de bâtiments non résidentiels. Robert Leizerovici (Président)est  premier actionnaire et est majoritaire App. 1104-6803, rue Abraham-de-Sola Côte-Saint-Luc Qc. H3X4B3 Source REQ 26 mars 2014

 

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04

 
 
 
 

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