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Un exemple de déficit d'éthique et de moralité
George Gantcheff, sangsue de la Société immobilière du Québec

Homme d'affaires dans le domaine immobilier, celui-ci aurait bénéficié des largesses des collecteurs de fonds du Parti Libéral du Québec (PLQ) et du conseil des ministres du gouvernement du Québec.  L'homme d'affaires n'a toujours pas été accusé par l'Unité permanente anticorruption du Québec (UPAC) et les procureurs du ministère de la Justice n'ont pas encore porté d'accusations.  Selon les faits allégués, il aurait profité de la situation et payé illégalement des entremetteurs via des comptes en paradis fiscaux pour acquérir des édifices appartenant à tous les Québécois et Québécoises. 

Gens d'affaires

 

George Gantcheff, bio-politico au fil du temps

2016

30 novembre 2016
Perte de 104 000 $ en loyer

Des sources à la Société québécoise des infrastructures ont confirmé les informations publiées par Radio-Canada voulant que les fonds publics aient eu à verser 104 000 $, de 2008 à 2014, pour une partie du loyer du bureau d'Heenan Blaikie à Place Québec, bien que l'édifice ait été acheté par le Fonds de solidarité de la FTQ. (FSFTQ)

Avec la vente de l'immeuble de Place Québec en 2008, normalement, le vendeur, la SIQ, aurait dû être libéré de tous les baux de l'édifice.  Dans le cas de Place Québec, un «avenant» totalement inusité, signé par le président de la SIQ à l'époque, Pierre Fournier, l'acheteur et Marcel Aubut, au nom d'Heenan Blaikie, prévoyait que certaines des conditions au bail du bureau d'avocats n'étaient plus garanties par l'acheteur, mais incombaient dorénavant au vendeur, la SIQ.

Source - Journal de Montréal/Québec

 
 

23 novembre 2016
SIQ: des contrats au «grand argentier» libéral Marc Bibeau

La SIQ a octroyé des contrats sans appels d'offres totalisant plus de 1,7 million$ à l'entreprise Les centres d'achats Beauward, présidée «par le plus important collecteur de fonds du Parti libéral», Marc-A. Bibeau.

Ces contrats ont été accordés pour des réaménagements de locaux dans lesquels des organismes gouvernementaux sont locataires. L'entreprise Les centres d'achats Beauward possède de nombreux édifices commerciaux.   En 2011, par exemple, un contrat d'une valeur de 570 000 $ lui a été accordé pour une «relocalisation» de bureaux du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale par la Société immobilière du Québec - direction de l'Estrie et de la Montérégie. Le plus récent contrat du genre s'élève à 40 000$. Il date du printemps 2016.  Il a été octroyé par la Société québécoise des infrastructures, qui a succédé à la SIQ.

Le chef caquiste, François Legault, n'a pas manqué de souligner que certains de ces contrats octroyés sans appel d'offres ont été «donnés» en 2015 et 2016, non pas sous Jean Charest, donc, mais sous l'actuel gouvernement libéral dirigé par Philippe Couillard«Il n'y a pas seulement les collecteurs de fonds libéraux Franco Fava et Charles Rondeau qui ont fait de l'argent avec les transactions de la SIQ, qui est devenue la SQI, a fait valoir M. Legault. Dans le cas de Marc Bibeau, il ne s'agit pas de vieilles histoires : en ce moment même, des fonds publics sont versés aux entreprises de ce grand argentier libéral.»

Il estime que le ministre des Finances et président du Conseil du trésor, Carlos Leitão, doit ordonner la vérification de tous les contrats accordés par la Société immobilière du Québec et par la Société québécoise des infrastructures aux entreprises de Marc Bibeau - l'homme «qui a reçu une visite de l'UPAC dans ses bureaux de Schokbeton», a aussi tenu à rappeler le chef de la CAQ.

Source - Le journal Le Soleil

 
 

18 novembre 2016
SIQ: le propriétaire d'un immeuble rompt le silence et collabore

Le 550 René-Lévesque Montréal

M. Gantchef promet à la Vérificatrice générale « son entière collaboration pour apporter les précisions et les éclairages concernant ces transactions », indique-t-il dans un communiqué rendu public quelques minutes avant que l'opposition puisse questionner le gouvernement à l'Assemblée nationale.

Pour le 500 René-Lévesque Ouest, la Société immobilière du Québec a vendu 125 millions$ en 2008 un édifice qu'elle avait payé 58 millions$ huit ans plus tôt.  Gantcheff soutient y avoir mis 19 millions de travaux dont 3,2 millions$ ont été payés par la SIQ, essentiellement pour des aménagements destinés à la Commission Charbonneau.  L'immeuble vaut actuellement 165 millions$ sur le marché, selon une évaluation indépendante, affirme toujours M. Gantcheff.

Contrairement à ce qu'a soutenu le chef de la CAQ à l'Assemblée nationale François Legault, M. Gantcheff maintient les chiffres divulgués par le gouvernement. La Commission Charbonneau a payé 33 $.  Aussi, l'immeuble est classé A.

Source - Journal La Presse

 
 
 
 
 
 

29 novembre 2016
Le conseil exécutif du gouvernement Charest impliqué dans le scandale de la SIQ

Le gouvernement Charest est intervenu pour empêcher la Société immobilière du Québec (SIQ) de reprendre les immeubles qu'elle venait de vendre à George Gantcheff en 2008 alors que ce dernier était en défaut de paiement.  L'État s'est privé de gains potentiels de plusieurs dizaines de millions de dollars selon eux.  C'est la vente de ces immeubles qui aurait par la suite permis à d'ex-collecteurs de fonds du Parti libéral d'encaisser des commissions de deux millions de dollars.  Ces commissions seraient liées à la prolongation de baux par le gouvernement.  Un rapport de la firme Accuracy démontre qu'il y aurait eu rencontre au début de 2009 entre M. Gantcheff, la ministre responsable de l'époque, Monique Jérôme-Forget, des représentants du Conseil exécutif - le ministère du premier ministre, Jean Charest à l'époque - pour discuter des actions à prendre.  Or le rapport précise que cette rencontre est prévue mais il ne confirme pas qu'elle a bel et bien eu lieu. Et la ministre responsable au début de 2009, qui n'est pas identifiée dans le rapport, serait plutôt Dominique Vien (Services gouvernementaux).

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8 novembre 2016
La Caisse de dépôt et placement du Québec ne prêtera plus à Gantcheff

L’institution financière a accordé pour près de 370 M$ en prêts à George Gantcheff et à sa société Cromwell (aujourd'hui Indigo), pour financer ses immeubles depuis 2012.

L’émission Enquête de Radio-Canada révélait début novembre 2016 que cet homme d’affaires aurait obtenu des avantages indus de dizaines de millions de dollars lors de l’achat de deux immeubles de la Société immobilière du Québec (SIQ) et le prolongement de plusieurs baux avec l’organisme, devenu la Société québécoise des infrastructures (SQI).

Il aurait aussi remis des commissions (pots-de-vin) à des militants du Parti Libéral du Québec.

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3 novembre 2016
Pillage de la Société Immobilière du Québec par des militants du Parti Libéral du Québec

Franco Fava

Radio-Canada a appris que Marc-André Fortier, pdg de la Société immobilière du Québec (SIQ) de 2003 à 2008, et les collecteurs de fonds libéraux William Bartlett, Franco Fava et Charles Rondeau se seraient partagé près de 2 millions de dollars dans le cadre de prolongation de baux.

En 2004, après certaines transactions le gestionnaire de l’immeuble aurait donné l’ordre de virer 1,25 million de dollars d’une banque du Liechtenstein à un compte en Suisse. La majorité de cette somme aurait ensuite pris le chemin de quatre comptes aux Bahamas. 

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16 novembre 2016
Le «jackpot» pour Gantcheff, dit Legault

François Legault
Député provincial de la circonscription de l'Assomption et chef de la Coalition avenir Québec

«Le gouvernement libéral vend des immeubles au rabais à George Gantcheff. Deux, George Gantcheff signe des loyers avec le gouvernement au-dessus du prix du marché. Troisièmement, il fait faire de l'entretien sur ses bâtisses payées par nous autres. C'est la trifecta, c'est le jackpot», a lancé le chef caquiste lors de la période de questions du 15 novembre 2016.

Or, une clause lui permettait à Gantcheff de faire rénover les immeubles au frais du gouvernement. La CAQ soutient que ce sont des entreprises de l’homme d’affaires qui ont obtenu sans appel d’offre les contrats d’entretien de ces bâtiments. La CAQ ajoute que le gouvernement du Québec détient 21 baux de locations pour des immeubles appartenant à George Gantcheff.  Pour ces locations, l’État paie 26 millions de dollars annuellement.  La CAQ a analysé un de ces contrats.  Selon l’analyse, «le ministère des Transports débourse 12 % de plus que le prix moyen du marché», soit un cadeau de 500 000 $ par année.  «Ça veut dire, donc, qu'au total, juste pour les baux avec M. Gantcheff, il y a sûrement des millions que les Québécois paient de trop», conclut dit M. Legault.

Source - Le journal de Montréal / Québec

2009

Début 2009
Rencontre de Gantcheff et
le gouvernement libéral de Jean Charest

 

Rencontre prévue entre M. Gantcheff, la ministre responsable de l'époque, Monique Jérôme-Forget, des représentants du Conseil exécutif - le ministère du premier ministre, Jean Charest à l'époque - pour discuter des actions à prendre.   Or le rapport précise que cette rencontre est prévue mais il ne confirme pas qu'elle a bel et bien eu lieu.  Et la ministre responsable au début de 2009, qui n'est pas identifiée dans le rapport, serait plutôt Dominique Vien (Services gouvernementaux).

Source - Le Parti Québécois et la Coalition Avenir Québec (CAQ)

 

2008

 

 

Durant l'année 2008
Un conseil d'administration bidon

 

La direction de la Société immobilière du Québec (SIQ) a ignoré une résolution de son conseil d’administration réclamant un recours judiciaire pour récupérer avec profit des immeubles dont les acheteurs étaient en difficulté financière, indique un rapport qui fait craindre une intervention politique à l’opposition.  Dans son rapport de vérification, présenté à la SIQ en octobre 2013, le cabinet Accuracy constate cependant que la direction de la société d’État a laissé à l’acheteur le temps de compléter son paiement en 2009, après plusieurs délais, malgré la décision contraire des administrateurs.

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Société Immobilière du Québec
Allégations de fraude impliquant des collecteurs de fonds du Parti Libéral du Québec

 
 

Selon les sources de Radio-Canada, ce serait la plus importante fraude dans une société d’État au Québec et peut-être même au pays.   Des collecteurs de fonds du Parti libéral, l’ex-pdg de la Société immobilière du Québec (SIQ) et George Gantcheff propriétaire immobilier se seraient partagé d’importantes sommes d’argent lors de transactions immobilières.

La SIQ est peu connue, mais elle brasse de grosses affaires.  Elle gère tous les bureaux du gouvernement du Québec à l’exception des réseaux de la santé et de l’éducation.

C’est-à-dire plus d’un million de mètres carrés d’espace… ou l’équivalent de 50 fois la superficie du Stade olympique.

Radio-Canada a appris que Marc-André Fortier, pdg de la SIQ de 2003 à 2008, et les collecteurs de fonds libéraux William Bartlett, Franco Fava et Charles Rondeau se seraient partagé près de 2 millions de dollars dans le cadre de la prolongation de baux.

Plusieurs documents obtenus lors de notre enquête démontrent que la SIQ opte la plupart du temps pour des baux de 10 ans et moins.

Pourtant, en 2004, la société d’État a signé un bail de 17 ans pour la location de presque tous les étages du plus important édifice de la place D’Youville, à Québec.

Deux mois plus tard, le gestionnaire de l’immeuble aurait donné l’ordre de virer 1,25 million de dollars d’une banque du Liechtenstein à un compte en Suisse.

La majorité de cette somme aurait ensuite pris le chemin de quatre comptes aux Bahamas.

Le manège se serait répété en 2006 lorsque la SIQ a signé des baux de 20 et 25 ans pour deux autres immeubles à Québec.

Cette fois, le gestionnaire aurait versé 2,1 millions de dollars à un consultant en immobilier.   L’argent aurait ensuite transité de Montréal vers une banque en Belgique et dans plusieurs autres comptes en Suisse.

Au bout de la chaîne, 902 000 $ auraient été déposés dans un compte de William Bartlett, qui en plus d’être un collecteur de fonds du PLQ est un ancien vice-président de la SIQ.

Il aurait transféré la moitié de cette somme dans une banque des Bahamas.  De là, trois traites bancaires auraient été émises aux noms de Marc-André Fortier (170 000 $), de Charles Rondeau (100 000 $) et de Franco Fava (100 000 $).

Les gestionnaires d’immeubles ont dit ne pas savoir qui a bénéficié ultimement des sommes d’argent

Rénovations aux frais du gouvernement

Et ce n’est pas tout. Lors de la vente de ces immeubles, la SIQ signe une clause qui prévoit que les travaux majeurs sont à la charge du locataire… pour la durée du bail de 20 ans.   Autrement dit, le gouvernement n’est plus propriétaire, mais assume quand même le coût des travaux.

Aussitôt les immeubles vendus, on les rénove.   La Société québécoise des infrastructures (SQI) – nouveau nom de la SIQ depuis 2013 – nous a confirmé que l’entreprise du propriétaire George Gantcheff a réclamé 21 millions de dollars en travaux.

Le gouvernement a finalement accepté de payer un peu plus de 13 millions de dollars et le propriétaire a accepté de mettre fin à cette clause.

Des négociations sont toujours en cours avec les propriétaires actuels de Place Québec pour l’abandon de cette clause.

Des documents indiquent que William Bartlett a été embauché par les acheteurs des trois immeubles pour les aider dans la négociation.

M. Bartlett s’attendait à un paiement de 7 millions de dollars de la part de George Gantcheff et de l’un de ses associés, indiquent les courriels obtenus d’une source anonyme. 

 
 

La Caisse ne prêtera plus à Georges Gantcheff, l’acheteur des immeubles bradés

 
 

La Caisse de dépôt et placement du Québec ne prêtera plus au magnat de l’immobilier qui aurait été le principal bénéficiaire de la vaste fraude à la Société immobilière du Québec révélée par Radio-Canada.  

L’institution financière a accordé pour près de 370 M$ en prêts à George Gantcheff pour financer ses immeubles depuis 2012.  

Georges Gantcheff

L’émission Enquête de Radio-Canada révélait que cet homme d’affaires aurait obtenu des avantages indus de dizaines de millions de dollars lors de l’achat de deux immeubles de la Société immobilière du Québec (SIQ) et le prolongement de plusieurs baux avec l’organisme, devenu la Société québécoise des infrastructures (SQI).

Le magnat de l’immobilier George Gantcheff veut laver sa réputation et met François Legault en demeure.   «J'offre à la Vérificatrice générale mon entière collaboration pour apporter les précisions et les éclairages concernant ces transactions», a déclaré M. Gantcheff dans un communiqué de presse publié le 18 novembre 2016.

Alors que les parlementaires discutaient du scandale de la SIQ au Parlement, M. Gantcheff affirme que la vente de deux bâtiments à son entreprise, qui aurait permis à des collecteurs de fonds libéraux d’empocher des millions, a été surtout bénéfique pour les contribuables.

«L'analyse financière est éloquente: le rendement annuel pour le gouvernement s'élève à respectivement 34 % (500, Grande Allée) et à 14 % (500, René-Lévesque) compte tenu du prix payé et des investissements pour les travaux requis», peut-on lire dans la missive.

«Le fait que le gouvernement du Québec ait mandaté la Vérificatrice générale ainsi que la firme Raymond Chabot Grant Thornton pour se pencher sur tous les baux gouvernementaux me permettra de rectifier des éléments qui ont erronément circulé ou qui ont été fallacieusement rapportés, soit par les médias, soit par les parlementaires. Ceux-ci portent atteinte à la réputation de Cromwell, ses dirigeants et ses employés», ajoute-t-il.

Mise en demeure

TVA a révélé hier que Cromwell, la société de M. Gantcheff, a mis en demeure François Legault et la CAQ pour avoir affirmé que le prix du bail de la CEIC était gonflé et que c’était une magouille qui bénéficiait au Parti libéral.  «Par pur désir électoraliste, vous avez intentionnellement utilisé des mots et des tournures de phrase visant à associer nos clients à des activités ou gestes illégaux ou même criminels. Pour être clair, vous avez fait de la démagogie», peut-on lire dans la lettre envoyée à M. Legault.

L’entreprise soutient qu’il est faux d’affirmer qu’elle a facturé un loyer à la commission Charbonneau pour 40 $ le pied carré.   «Le montant est de 33 $ le pied carré, brut et incluant toutes dépenses et taxes foncières, ce qui demeure en dessous du marché correspondant pour ce type d’immeuble dans le centre-ville de Montréal», explique-t-on.

La CAQ a rétorqué que cette mise en demeure est une «tentative de bâillonnement» de M. Gantcheff alors que l’UPAC a examiné les liens entre l’homme d’affaires et des collecteurs de fonds du PLQ «dans une affaire que plusieurs analystes considèrent comme potentiellement la plus grande fraude immobilière de l’histoire du Canada».

Le parti de François Legault soutient que la superficie des locaux de la commission Charbonneau est d’environ 19 000 pieds carrés, beaucoup moins que les 22 000 pieds carrés avancés par le gouvernement. La CAQ se base aussi sur des reportages de TVA Nouvelles et Radio-Canada datant de 2012 et 2015 et qui affirment que la CEIC a payé un loyer se situant entre 766 800 $ et 855 000 $ par année durant ses travaux

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Le conseil exécutif du gouvernement Charest impliqué dans le scandale de la SIQ

 
 

Le gouvernement Charest est intervenu pour empêcher la Société immobilière du Québec (SIQ) de reprendre les immeubles qu'elle venait de vendre à George Gantcheff en 2008 alors que ce dernier était en défaut de paiement, accusent le Parti québécois et la Coalition avenir Québec.  L'État s'est privé de gains potentiels de plusieurs dizaines de millions de dollars selon eux.

C'est la vente de ces immeubles qui aurait par la suite permis à d'ex-collecteurs de fonds du Parti libéral d'encaisser des commissions de deux millions de dollars. Ces commissions seraient liées à la prolongation de baux par le gouvernement.

Mardi, les chefs péquiste Jean-François Lisée et caquiste François Legault ont tour à tour tenu un point de presse pour dévoiler le même rapport confidentiel de la firme Accuracy. Ce rapport demandé par la SIQ date du 1er octobre 2013 et est signé par Guylaine Leclerc, devenue depuis vérificatrice générale du Québec. Il traite des transactions immobilières survenues en 2008 concernant trois édifices de la SIQ au coeur d'une controverse depuis le début du mois : le 500 René Lévesque Ouest à Montréal, l'Édifice J-A Tardif et Place Québec dans la capitale.

Pour les deux premiers édifices, le prix de vente a été inférieur à la valeur marchande, confirme le rapport. L'acquéreur, George Gantcheff, n'arrivait toutefois pas à payer la totalité des 220 millions de dollars dans les délais prescrits, peut-on lire.

« Nous comprenons de l'opinion légale obtenue par la SIQ que cette dernière aurait pu reprendre les immeubles, car les acquéreurs étaient en défaut. D'un point de vue purement financier, récupérer ces immeubles aurait été une bonne décision », affirme le rapport. La SIQ aurait pu conserver les 53 millions déjà payés et revendre les immeubles au prix du marché, plus élevé que le prix de vente convenu. L'opération aurait rapporté un total de 100 millions, selon le PQ.

Or l'opposition accuse le gouvernement d'avoir fait fi de l'avis juridique en faveur de la reprise des immeubles. Selon le PQ et la CAQ, le rapport démontre qu'il y a eu rencontre au début de 2009 entre M. Gantcheff, la ministre responsable de l'époque, Monique Jérôme-Forget, des représentants du Conseil exécutif - le ministère du premier ministre, Jean Charest à l'époque - pour discuter des actions à prendre. Or le rapport précise que cette rencontre est prévue mais il ne confirme pas qu'elle a bel et bien eu lieu. Et la ministre responsable au début de 2009, qui n'est pas identifiée dans le rapport, serait plutôt Dominique Vien (Services gouvernementaux).  

Il n'en demeure pas moins qu'une reprise des immeubles est finalement écartée. Grâce à des délais supplémentaires, l'acquéreur parvient à trouver les millions nécessaires pour effacer l'ardoise progressivement, jusqu'en novembre 2009.

Pour Jean-François Lisée, le gouvernement de l'époque a voulu « couvrir » George Gantcheff et empêcher la reprise des immeubles. « L'annulation de cette transaction, qui a été possible à plusieurs moments, aurait conduit à l'absence d'une commission de sept millions à un solliciteur libéral (William Bartlett, conseiller de l'acquéreur). Y a-t-il lien de cause à effet entre les deux ? » a-t-il demandé.

Pour François Legault, si la SIQ n'a pas repris les immeubles, « c'est pour protéger le Parti libéral, protéger les collecteurs de fonds libéraux. C'est la seule raison. Parce qu'en affaires, il n'y avait aucune raison qu'on ne saisisse pas les immeubles puis le dépôt de 53 millions ».

Lors de la période des questions, le premier ministre Philippe Couillard a rappelé que l'UPAC et la vérificatrice générale font enquête sur les transactions immobilières à la SIQ. Ils donneront « une vision complète de cette affaire », a-t-il affirmé. Accusé par M. Legault d'avoir « caché » le rapport de la firme Accuracy, il a répliqué que le gouvernement a voulu respecter « l'intégrité des travaux policiers » et que ce document avait été déposé sous le gouvernement Marois.                                            Retour au texte

La Commission Charbonneau siégea dans un édifice propriété de George Gantcheff

Sources: Ici Radio-Canada pour la Société Radio-Canada:   Journal La Presse pour Power Corporation du Canada

Choix de photos, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 30 novembre 2016

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