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Les complices

Michel Bergevin:
Le juge sursoit au prononcé de la sentence et impose une probation de deux ans, des travaux communautaires (240 heures) ainsi que le versement de trois dons de 2 000 $ chacun à autant d'organismes de Châteauguay

René Lafrance:
sentence de 30 mois de prison ferme

Jacques Roy:

condamné à 14 mois d’emprisonnement à purger dans la collectivité en plus d’une période de probation de deux ans.

 

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Éric Lafrance de Construction Khéops et d'Armoires Option
arrêté pour tentative de corruption. Les charges contre lui sont abandonnées

Au moment de son arrestation en décembre 2013 Éric Lafrance était pompier. Il est copropriétaire de deux entreprises, soit le commerce Armoires Option, à Châteauguay, et Les constructions Khéops inc. Les policiers ont d’ailleurs perquisitionné dans le local d’Armoires Option.  «L'enquête a démontré que quatre suspects dont René Lafrance, le père d'Éric Lafrance, ont tenté de corrompre l'administration municipale et la mairesse par un système d'échange de bénéfices comme de l'argent. Les avantages désirés par les accusés étaient l'obtention d'emplois municipaux et le dézonage de terrains pour des projets immobiliers», a précisé le capitaine André Boulanger, responsable des enquêtes sur la corruption à la Sûreté du Québec.  En 2017, deux des complices sont en prison un troisième a reçu sa sentence le 12 mars 2018.  Éric Lafrance a vu les charges contre lui être abandonnées par la Directrice des poursuites criminelles et pénales du Québec.  Les raisons n'ont pas été dévoilées par les procureurs de la Couronne.

 

Éric Lafrance, 38 ans, Châteauguay : c’est le fils de René Lafrance.  Le groupe de complices voulait faire nommer l’agent immobilier René Lafrance directeur du développement économique à la Ville de Châteauguay.

Selon l’UPAC, les pots-de-vin offerts par le groupe à la mairesse étaient importants. D’ailleurs, 31 000 $ en argent comptant ont été saisis lors des perquisitions.  Une camionnette considérée comme un produit de la criminalité a aussi été saisie chez René Lafrance ( 03 ).

Principale témoin de la poursuite dans cette histoire de corruption, la mairesse Nathalie Simon n’a pas voulu commenter l’affaire.  Mais elle avoue y voir une tentative de certaines forces qui souhaitent revenir à une époque révolue.

« C’est la nature humaine, les gens qui avaient les mains dans le plat à bonbons souhaitent remettre les mains dans le plat à bonbons. Mais c’est à la société de leur indiquer qu’ils ne mangeront plus de bonbons », a-t-elle martelé.

Les autres complices

Jacques Roy, 71 ans, Longueuil : Militant libéral de longue date tant au fédéral qu’au provincial. Il a été directeur du développement économique de la ville de Châteauguay pendant 4 ans jusqu’en 2009, avant d’être remercié par la mairesse Simon.  Par la suite, il a occupé sensiblement les mêmes fonctions pour la ville de Saint-Constant, pendant deux ans.  Dans cette affaire il a écopé de 15 mois de prison. ( 01 )

René Lafrance, 61 ans, Châteauguay : Au moment de son arrestation René Lafrance était Agent immobilier affilié à Re/max, il a été conseiller municipal à Châteauguay de 1987 à 1991 et de 1995 à 2003.

Il s’était présenté deux fois comme candidat à la mairie, en 2003. Son domicile a été perquisitionné et il a été arrêté. C’est lui que le groupe voulait faire nommer directeur du développement économique.  Dans ce dossier il a écopé de 30 mois de prison ferme  ( 02 )  Il est décédé en 2016.

Michel Bergevin, 45 ans, Mercier : Dirigeant de l’entreprise Excavation Bergevin et Laberge.  Le 12 mars 2018, le juge sursoit au prononcé de la sentence et impose une probation de deux ans, des travaux communautaires (240 heures) ainsi que le versement de trois dons de 2 000 $ chacun à autant d'organismes de Châteauguay ( 03 )

Ils sont tous entrepreneurs ou courtiers immobiliers. Ils avaient été amenés au quartier général de la Sûreté du Québec, à Montréal, pour être interrogés.  Les 4 accusés faisaient face à 5 chefs d'accusation pour fraude envers le gouvernement, abus de confiance, acte de corruption dans les affaires municipales et complot.

Robert Lafrenière le commissaire de l'Unité permanente anti-corruption du Québec s'est dit étonné par ce dossier qui survient en pleine commission Charbonneau et alors que le gouvernement resserre ses lois pour prévenir la corruption.

«Ça démontre que la corruption existe toujours, et que la collaboration des élus est cruciale. Il y a des gens qui pensent que la culture n'a pas encore changé. C'est une culture bien incrustée dans beaucoup de milieux. Mais on observe des améliorations. Mais il reste des gens qui n'ont pas compris. La preuve, c'est que ce dossier ne portait pas sur des gestes commis en 2007 ou 2008, mais en 2013», a martelé M. Lafrenière.

"Quand on voit un dossier contemporain comme ça, qui date de trois mois, (…) ça nous dit qu'il faut garder la vigie et être alerte", a estimé le commissaire.

 

Sources : La Presse/Gesca pour Power Corporation of Canada, Le Journal de Montréal pour Québecor

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 30 mars 2018

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

Politiciens et politiciennes en conflits d'intérêts

  Gens d'affaires en conflits d'intérêts

  Coupables

  Éthique et corruption

 

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

À propos de Jacques Roy, 71 ans, Longueuil : Militant libéral de longue date tant au fédéral qu’au provincial. - Sur MétéoPolitique

 

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02

 

À propos de René Lafrance, ex-candidat à la mairie de Châteauguay, Région de la Montérégie - Sur MétéoPolitique

 

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03

 

À propos de Michel Bergevin, Dirigeant de l’entreprise Excavation Bergevin et Laberge

 

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