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Dave Boulay, un ingénieur chargé de la collusion

 

L'ingénieur était responsable de la collusion pour la firme d'ingénierie conseil Dessau dans les dossiers de la ville de Gatineau, région de l'Outaouais.

Pendant quelques temps on le retrouvait sur LinkedIN: Formation: Université de Sherbrooke, Présentement à la recherche de nouveaux défis (sic).  En 2016, il semble en avoir trouvé un Chez Groupe ABS en devenant en charge de la surveillance et du contrôle où on retrouve aussi Denis Guindon un ex-de Dessau et collecteur de fonds pour le Parti Québécois au début des années 2000. ( 05 )

Dessau: l’entreprise a fêté ses 50 ans de réussite commerciale en 2007 en présence de Jean Charest. Quelques semaines plus tôt, le rapport d’enquête sur l’effondrement du viaduc de la Concorde était déposé sans blâme pour les concepteurs de l’époque, Desjardins-Sauriol, soit l’ancêtre de Dessau.

L’entreprise est dirigée par Jean-Pierre Sauriol, qui avait embauché l’ex-président du comité exécutif de Montréal Frank Zampino (accusé de fraude dans le dossier Contrecoeur).   Son frère Rosaire est particulièrement actif dans le démarchage.   Il a notamment séjourné sur le désormais célèbre bateau de Tony Accurso, le Touch.

La filière politique est importante dans le développement des affaires de l’entreprise. On y retrouve Benoît Savard ( 04 ), qui a été organisateur en chef du PLQ jusqu’en 2007, et Denis Guindon ( 05 ).   Ce dernier est un péquiste de longue date.   Il a présidé la campagne de financement de Bernard Landry lors de la course au leadership de 2001.

 

Marc-André Gélinas ( 01 ) directeur général de la firme de génie-conseil AECOM a commencé son témoignage devant la Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction (CEIC) en confirmant l'existence d'un système de collusion mis sur pied en réaction à la loi 106, adoptée en 2002, qui permet d'évaluer les propositions des soumissionnaires sur la base du prix en plus de la qualité du dossier.

Les contrats de génie civil entre 25 000$ et 500 000 $ étaient visés. Les quatre principales firmes de Gatineau étaient impliquées et avaient droit à un pourcentage prédéterminé des mandats : CIMA + (40 %), Genivar (27 %), Tecsult devenue AECOM (22 %) et Dessau (11 %).

Ce pourcentage a été imposé à M. Gélinas par Roger Desbois ( 02 ), directeur de Tecsult à Laval et percepteur de ristournes pour le parti PRO des Lavallois, qui a déjà témoigné devant la Commission.   En moyenne, 2,4 millions $ étaient ainsi partagés chaque année sur le territoire de Gatineau, selon les calculs du dg local.

Celui-ci a rapidement nommé les responsables de la collusion pour chaque firme : André Mathieu chez CIMA +, François Paulhus, puis Claude Marquis pour Genivar, Michel Famery et Dave Boulay pour Dessau. Et bien sûr Marc-André Gélinas lui-même.

Toujours selon M. Gélinas, les réunions entre les ingénieurs cités ont d'abord eu lieu dans des lieux publics, sous prétexte de traiter de sujets relatifs à l'Association des ingénieurs-conseils du Québec (AICQ), puis dans leurs bureaux respectifs tôt le matin ou le soir pour ne pas éveiller les soupçons.   Un code téléphonique a ensuite été mis en place pour régler les détails sans se déplacer.   Il référait à des réunions fictives de l'AICQ. 

9 juin 2014 - Infractions reprochées par l'Ordre des ingénieurs du Québec:
Date de l'audience: 1er octobre 2014
Décision le 29 octobre 2014
Dossier 22-14-0465

 
Chef 1 :

Dérogation à l’article 3.02.08 du Code de déontologie des ingénieurs et à l’article 59.2 du Code des professions

Chef 2 :

Dérogation à l’article 3.05.03 du Code de déontologie des ingénieurs

Chef 3 :

Dérogation à l’article 3.02.01 du Code de déontologie des ingénieurs

Le Conseil de discipline de l'Ordre des ingénieurs du Québec déclare l'intimé coupable à l'égard de l'infraction fondée sur l'article 3.02.08 du Code de déontologie des ingénieurs du chef no 1 de la plainte.

Déclare que l'intimé a commis l'infraction qui lui est reprochée en regard de l'article 559.2 du Code des professions du chef no 1 de la plainte, mais vu la règle prohibant les condamnations multiples, ORDONNE une suspension conditionnelle des procédures en regard de cet article.

Déclare l'intimé coupable à l'égard de l'infraction fondée sur l'article 3.05.03 du Code de déontologie des ingénieurs du chef no 2 de la plainte.

Déclare l'intimé coupable à l'égard de l'infraction fondée sur l'article 3.02.01 du Code de déontologie des ingénieurs du chef no 3 de la plainte.

IMPOSE à l'intimé, sur le chef no 1, une amende de mille dollars (1 000$).

IMPOSE à l'intimé, sur le chef no 2, une amende de mille dollars (1 000$).

CONDAMNE l'intimé au paiement de l'ensemble des déboursés conformément à l'article 151 du Code des professions c'est-à-dire payer l'ensemble des déboursés relatifs à l'instruction des plaintes.
                                                                      - Signé Me Jean-Guy Légaré, président

Source: Journal Le Soleil/Gesca pour Power corporation du Canada. L'Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ)

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 3 septembre 2013
mise à jour le 16 juin 2016

 

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

À propos de Marc-André Gélinas - Sur MétéoPolitique

 

 

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02

 

Roger Desbois, directeur de Tecsult à Laval

 
 

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03

 

Les responsables de la collusion pour chaque firme : André Mathieu chez CIMA +, Maxime Asselin; François Paulhus, puis Claude Marquis pour Genivar, Michel Famery et Dave Boulay pour Dessau. - Sur MétéoPolitique

 

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04

 

Départ à la tête du Parti Libéral du Québec - Sur Radio-Canada, le 21 juin 2007

 
 

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05

 
 

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