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Asphalte Desjardins accusé de collusion décroche un contrat de près d'un million
Claude, Danièle et Jacques Desjardins: une certaine vision de l'éthique des affaires 

 Claude est coadministrateur de l’entreprise Asphalte Desjardins. ( 01 ) L'homme d'affaires a été mis en état d'arrestation par l'Unité permanente anticorruption du Québec (UPAC) le 8 mai 2013.  Il fait face à des accusations de complot et corruption dans les affaires municipales, abus de confiance et fraude envers le gouvernement.  L’UPAC a débarqué dans les locaux de cette entreprise située à Terrebonne, en octobre 2012, afin d’y mener une perquisition.  Celle-ci était en lien avec plusieurs perquisitions effectuées sur la Rive-Nord de Montréal, dont une dans une résidence de l’ex-maire de Laval, Gilles Vaillancourt. ( 02 )

Lino Zambito ( 03 )

À la Commission Charbonneau, Asphalte Desjardins a été dépeint par l’entrepreneur Lino Zambito comme l’un des principaux joueurs du système de collusion permettant à quelques entreprises d’obtenir la plupart des contrats accordés par le ministère des Transports du Québec dans la région de Montréal.

Impliqué de près ou de loin, en octobre 2012, le procureur en chef de la commission Charbonneau, Sylvain Lussier, a délaissé ses fonctions en réaction aux allégations de conflits d’intérêts qui lui étaient adressées.

En pratique privée, Me Lussier a déjà représenté l’entreprise Asphalte Desjardins et fait la promotion du Plan Nord du chef du Parti Libéral du Québec.

Me Sylvain Lussier ( 04 )

L’entreprise a aussi été nommée par l’organisateur politique Gilles Cloutier
( 05 ) qui a dit avoir déjà organisé un cocktail de financement où des entrepreneurs pouvaient payer 1 000 $ afin d’avoir droit à une rencontre de cinq minutes avec le ministre péquiste Guy Chevrette ( 06 ), en 2001. Asphalte Desjardins faisait partie des entreprises présentes, s’est rappelé M. Cloutier.

Voilà des administrateurs et propriétaires d'une entreprise qui n'hésitent pas à frauder pour s'enrichir, nous explique l'UPAC qui a arrêté son principal dirigeant. JosPublic ajoute... et qui sont prêts à se rendre jusqu'en Cour Suprême pour contester la Loi du salaire minimum qui prévoit que les travailleurs et travailleuses ont des droits même lorsqu'ils démissionnent de leur emploi.  Bizarre de constater qu'on n’a pas entendu un mot des chambres de commerce sur la probité de leurs membres!  Qui sont les propriétaires et administrateurs de Asphalte Desjardins...cliquez ici

 

Début procès de
Claude Desjardins

Plaidoyer

Décision du tribunal

Sentence

Au terme de l’enquête préliminaire, au palais de justice de Laval le 4 septembre 2015, la juge a rendu sa décision : la preuve s’avère suffisante pour citer à procès l'accusé. Procès remis à moult reprises entre 2013 et 2017.

Le procès est programmé pour le 8 octobre 2017

Aucune requête spéciale de déposée

 

Il a plaidé coupable le 11 juillet 2017 il a plaidé coupables à des accusations de complot, de fraude dépassant 5 000 $ et de corruption dans les affaires municipales. 

 

Il y aura représentation sur sentence en août 2017 et sentence en septembre 2017

 

Claude, Danièle et Jacques Desjardins au fil du temps

2015

19 mars 2015
Les revenants
obtiennent des contrats à Laval

C’est la firme de génie-conseil WSP, anciennement Génivar ( 07 ), qui a préparé les plans et devis en vue de l’appel d’offres qu’a remporté Asphalte Desjardins. Coaccusé avec Gilles Vaillancourt et 34 autres présumés complices, François Perreault ( 08 ) était un haut dirigeant de Génivar jusqu'à ce qu'il démissionne de la vice-présidence de l'entreprise en 2013.

Ce contrat de pavage de 930 000 $ a été octroyé à l’unanimité des voix au conseil municipal, le 10 mars 2015. Une adjudication qui survient à moins d’un mois de l’ouverture de l’enquête préliminaire de Gilles Vaillancourt et ses 36 coaccusés et qui n’est pas sans raviver un passé peu glorieux.

Parmi les présumés complices de l’ex-maire accusé de gangstérisme, on retrouve l’actuel secrétaire et actionnaire d’Asphalte Desjardins, Claude Desjardins, et les ex-hauts dirigeants de Génivar, Yanick Bouchard et François Perreault.

Tous ont été arrêtés par l’Unité permanente anticorruption (UPAC) en 2013, puis accusés, entre autres, de fraude envers le gouvernement, de complot, d'abus de confiance et de corruption dans les affaires municipales

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11 mars 2015
Une entreprise accusée de collusion décroche un contrat de près d'un million

Asphalte Desjardins, dont l'un des actionnaires et administrateurs subira, le mois prochain, son enquête préliminaire dans la foulée du scandale de la corruption et de la collusion qui a éclaboussé la Ville de Laval, en 2013, vient de décrocher un contrat de 931 965,67 $ auprès de la municipalité.

Au conseil municipal du 10 mars 2015, l'adjudication est passée comme une lettre à la poste, entérinée à l'unanimité des élus

Toujours en poste, selon le Registre des entreprises, le secrétaire de la société Asphalte Desjardins, Claude Desjardins, était au nombre des 36 présumés complices de Gilles Vaillancourt à tomber dans les filets de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) lors de la célèbre rafle du 9 mai 2013.

Il fait face à des accusations de complot, corruption dans les affaires municipales, abus de confiance et fraude envers le gouvernement.

Sur la foi du témoignage de Roger Desbois ( 09 ), alors affecté par le parti de Gilles Vaillancourt à la collecte d'une ristourne de 2 % auprès des collusionnaires, Asphalte Desjardins était membre d'un cartel d'entreprises de la construction, qui sévissait à Laval. Avec la complicité de hauts fonctionnaires de la Ville et de l'ex-maire, ces sociétés truquaient les appels d'offres pour se partager plus de 80 % des contrats publics, apprenait-on.

Cela dit, vérification faite, Asphalte Desjardins ne figure pas au Registre des entreprises non admissibles aux contrats publics (RENA).

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2014

9 mai 2014
Témoignage de Guy Chevrette:
"Roulés dans la farine"

En témoignage devant la Commission Charbonneau, Guy Chevrette démontre qu'il est un spécialiste de la langue de bois. Par exemple, lorsqu’il parle de Jacques Desjardins (patron d’Asphalte Desjardins et ami de Guy Chevrette), il évoque qu’il était son ami de longue date et il épilogue sur un accident d’hélicoptère que celui-ci aurait eu et bla-bla-bla… il noie —encore une fois— le poisson, esquive la question et roule tout le monde dans la farine en demandant une « pause-santé » (ce qui est correct, mais le « timing » était nickel). Après la pause, il n’y a aucun retour sur la question. Sérieusement, Guy Chevrette sait comment se sortir de situations serrées.

C’est du grand art! Guy Chevrette est un magicien du sauf-conduit oratoire.

Il n’ira jamais avouer que le fait d’avoir été à des matches de de hockey du Canadien avec Claude et Jacques Desjardins aurait pu avoir un quelconque lien avec la pression qu’il aurait pu exercer sur l’organisateur politique Gilles Cloutier (qui faisait aussi du développement des affaires chez Roche) qui avait apparemment obéi à ses ordres d’accorder un lucratif contrat de pavage à JL Campeau, une filiale d’Asphalte Desjardins, pour une route reliant St-Donat avec les développements à Tremblant. Un homme ayant autant d’expérience sait fort bien à quel point l’image est importante et combien il faut éviter de la ternir… alors il noie son poisson!

Source - Sur le Courrier de Laval - Sur MétéoPolitique

 

 

Danièle Desjardins copropriétaire
de Asphalte Desjardins

 

2013

 
 
 
 

1er août 2013
«Les grandes firmes ont gagné le jackpot»

Normand Legault

Les grandes firmes, citées à la Commission Charbonneau, ont fait de bonnes affaires à Saint-Donat. C’est le point de vue du conseiller Normand Legault qui a fait le relevé des contrats octroyés, par la municipalité de Saint-Donat, depuis 2005. Il en a fait rapport publiquement à l’assemblée du 8 juillet 2013.

Parmi les grandes firmes, dont le nom revient souvent, on retrouve Dessau, Cima+, Dunton Rainville et Asphalte Desjardins qui ont tous été mentionnés à la Commission Charbonneau, selon lui. «Les grandes firmes ont gagné le jackpot à Saint-Donat», a déclaré le conseiller.

Le maire Richard Bénard (le maire a été défait aux élections de novembre 2013) lui a rappelé que ces firmes travaillaient déjà pour la municipalité de Saint-Donat avant 2005, année où il est devenu maire de Saint-Donat. Pas dans ces proportions là, selon le conseiller qui cite en exemple les 9 M$ de contrats octroyés à Asphalte Desjardins. Vingt-quatre contrats au total, dont 16 de gré à gré.

Le maire Bénard réplique que, pour les 46 km de pavage octroyés, il y a eu appel d’offres public pour la plupart. Beaucoup de petites commandes d’asphalte (réparations mineures), pour des montants de 3 000$ à 6 000$, ont été données à Asphalte Desjardins parce que son usine de Sainte-Lucie est la plus proche, donc la plus indiquée en pareil cas.

Insatisfait des réponses du maire, le conseiller Legault se demande s’il n’y a pas lieu de faire enquête sur les montants payés en trop à cause du stratagème de collusion (extras) mis au jour par la Commission Charbonneau. Le conseiller avance même le chiffre de 3 M$ que la municipalité pourrait tenter de récupérer, selon lui

Source: information du Nord - Sainte-Agathe

 
 

 
 
 

5 septembre 2013
La haine des syndiqués.es les pousse jusqu'en Cour Suprême

La Cour Suprême du Canada a accueilli la requête pour autorisation d'appel interjetée par la Commission des normes du travail contre la décision rendue en mars 2013 par la Cour d'appel du Québec dans le cas de la Commission des normes du travail c. Asphalte Desjardins Inc.

Dans la présente décision, la Cour d'appel a confirmé le droit de l'employeur de renoncer à l'avis de démission donné par son employé. Selon la cour, l'effet de la décision de l'employeur de renoncer à la convocation est la résiliation immédiate de la relation de travail sans aucune obligation de verser à l'employé démissionnaire, un avis de cessation d'emploi ou le salaire auquel il aurait eu droit pendant le reste de la période de préavis. Le plus haut tribunal du Canada se prononcera sur une question de relation de travail intéressante... pour les avocats et les antisociaux, d'ajouter JosPublic. La décision risque de faire perdre des droits aux travailleurs et travailleuses. Il est vrai que certains patrons les considèrent comme des esclaves attitrés à l'enrichissement de l'entrepreneur de grand talent qu'ils sont tous et sans exception, bien sûr.

 
 

Mai 2013
De la magouille avec Guy Chevrette et Claude Desjardins

En mai 2013, Gilles Cloutier a accusé Guy Chevrette d'avoir fait de la « magouille » dans le dossier du chemin du Nordet. Il avait notamment soutenu que Guy Chevrette lui avait dit qu'il « aimerait ça » que le contrat de construction pour ce projet soit accordé à Asphalte Desjardins, où travaillait un de ses amis.

M. Turcotte l'ex-directeur du ministère des Transports pour la région Laurentides-Lanaudière a confirmé que Claude et surtout Jacques Desjardins étaient des proches de M. Chevrette. Selon Gilles Cloutier, Roche a effectivement manœuvré de manière à ce qu'une filiale d'Asphalte Desjardins, JL Campeau, obtienne le contrat.

M. Turcotte a précisé qu'il croyait qu'à cette époque, les contrats tarifés pour les secteurs de Mont-Laurier et de Lac-Supérieur étaient destinés à des usines appartenant à Asphalte Desjardins.

Il appert cependant que certains contrats tarifés étaient également donnés en début d'année. Le témoin a ainsi raconté qu'en avril 2002, le conseiller du sous-ministre des Transports, André Picard, lui avait demandé d'accorder deux contrats tarifés valant chacun 500 000 $ à l'usine d'asphalte Bourget, propriété de Pierre De Langis.

M. Turcotte a peiné à expliquer cette situation. « J'imagine qu'ils ont regardé pour cette usine-là, et je n'avais pas de projet. Pis ils m'ont demandé : "est-ce que tu pourrais nous envoyer des projets pour qu'on puisse..." Ça, c'est l'interprétation que j'en fais. »

M. Turcotte dit avoir conséquemment attribué deux projets à Bourget, en précisant qu'il s'agissait là, comme dans le cas précédent, de travaux considérés nécessaires par la direction territoriale. Il a noté que Bourget obtenait généralement moins de contrats tarifés que d'autres de la région, son « rayon d'action » étant plus petit.

« On décide de ne pas aller en appel d'offres pour donner le contrat à De Langis, c'est ça qui se passe ici? Oui. » — Échange entre Renaud Lachance et Mario Turcotte.

M. Turcotte a reconnu être allé au hockey, le 13 mars 2001, avec Guy Chevrette et Jacques Desjardins d'Asphalte Desjardins dans une loge. Le tout avait été payé par Jacques Desjardins, qui a invité M. Turcotte au nom de son ami Guy Chevrette.

2012

 
 
 
 

11 août 2012
Des extras dans l'asphalte

Asphalte Desjardins fait partie des 25 firmes de construction qui ont affiché les plus importants dépassements de coûts dans les contrats gouvernementaux de 2005 à 2011. Cette liste a été déposée par Jacques Duchesneau lors de son témoignage devant la commission Charbonneau en juin. Dans un rapport subséquent qu'il dit avoir fait bénévolement, M. Duchesneau a soutenu que 70 % des contributions aux partis politiques provenaient de «l'argent sale».

Équipe Plan Nord

Me Sylvain Lussier

En plus des liens avec Asphalte Desjardins, un texte paru dans le journal La Presse révélait que Me Lussier fait partie de l'«équipe Plan Nord» pour le bureau d'avocats où il travaille, Osler, Hoskin & Harcourt. On pouvait lire sur le site de la firme, jusqu'à ce que la mention en soit retirée mercredi, que cette «équipe» aiderait ses clients à «rester à l'avant-plan du développement du Plan Nord» et à décrocher «les contrats d'ingénierie, d'approvisionnement et de construction».

Rappelons que la CAQ avait eu de sérieux accrochages avec Me Lussier. Après que M. Duchesneau eut déclaré aux médias qu'il avait des noms à livrer lors de son passage devant la commission Charbonneau, en juin, mais que les divers avocats qui l'ont interrogé ne lui ont pas posé les bonnes questions, Me Lussier avait alors répliqué (très) publiquement que M. Duchesneau, au contraire, pouvait dire tout ce qu'il avait à dire, ce qui a été interprété par la Coalition comme une ingérence dans la campagne.

MM. Legault et Duchesneau étaient allés jusqu'à demander publiquement si Me Lussier ne cherchait pas ainsi à protéger le gouvernement en place.

 

15 octobre 2012
Contrats du MTQ à Montréal : Zambito énumère des firmes qui faisaient de la collusion

 

Neuf entrepreneurs en construction se partageaient une bonne partie des contrats accordés par le ministère des Transports du Québec (MTQ) dans la région de Montréal, a révélé lundi l'ex-propriétaire d'Infrabec, Lino Zambito, lors de son témoignage devant la commission Charbonneau.

Les firmes Construction Louisbourg, Simard-Beaudry, Sintra, Asphalte Desjardins, les Entreprises Claude Chagnon, le groupe GTS, Constructions DJL, EBC Inc. et Demix étaient les principaux joueurs de ce système de collusion.

Selon M. Zambito, la collusion n'était qu'un des stratagèmes utilisés par des firmes pour obtenir des contrats au MTQ. Dans d'autres cas, a-t-il dit, ce sont plutôt des firmes de génie privées qui fournissaient des informations privilégiées à des entrepreneurs pour s'assurer que ces derniers raflent les contrats.

Cette façon de faire, a dit le témoin-vedette de la commission, permettait aux bureaux d'ingénieurs de répondre à des « commandes politiques », c'est-à-dire de verser les sommes que leur réclamaient les différents partis politiques.

Lire la suite - Sur Huffington Post Québec

 
 

2004

26 août 2004
« Boss, ça fait sept ans qu'on attend... »

Exaspérés par le mépris exprimé par leur employeur depuis plus de sept ans et sa lenteur à régler promptement la nouvelle convention collective, les 28 travailleurs de Asphalte Desjardins et Bétonnières modernes de Sainte-Thérèse-de-Blainville ont déclenché la grève générale illimitée le 24 août 2004.

Autrefois représentés par le Syndicat (Local 484) des opérateurs et ingénieurs, les chauffeurs, mécaniciens et doseurs de cette importante entreprise familiale des Basses-Laurentides ont joint les rangs de la CSN, en mars 2004, pour négocier de meilleures conditions de travail.

Lire la suite - Sur MétéoPolitique

 

1999

 

De 1999 à 2008
Contribution aux partis politiques

 

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, a reçu des contributions financières totalisant 73 950 $ des membres de la famille propriétaire de la société Asphalte Desjardins pendant qu'il représentait le Parti québécois à l'Assemblée nationale de 1999 à 2008.

Les dirigeants de la firme ont également versé 3 300 $ à la mise en marche du nouveau parti de M. Legault, soit 1 500 $ à son organisme sans but lucratif avant le lancement de la CAQ, et 1 800 $ depuis l'enregistrement de la Coalition auprès du Directeur général des élections.

C'est ce qu'ont révélé au Soleil des sources au sein du Parti libéral, en réaction aux critiques de la CAQ à l'endroit de la commission Charbonneau et aux reproches à l'endroit de son procureur-chef, Sylvain Lussier, d'avoir représenté Asphalte Desjardins devant la Cour supérieure en 2008.

Les contributions de la famille Desjardins ont respecté la Loi sur le financement des partis politiques, puisqu'elles ont été versées à titre individuel et non par la compagnie. Par ailleurs, Le Soleil a pu constater que la famille Desjardins a également compté parmi les donateurs réguliers du Parti libéral pendant la même période. Mais les libéraux font valoir que la CAQ serait malvenue de reprocher à Me Sylvain Lussier d'avoir représenté Asphalte Desjardins dans le passé quand son chef, François Legault, a profité de la générosité de ses dirigeants.

Source: Le journal Le Soleil

 

« Boss, ça fait sept ans qu'on attend... »
Asphalte Desjardins et Bétonnières modernes
26 août 2004

 
 

Exaspérés par le mépris exprimé par leur employeur depuis plus de sept ans et sa lenteur à régler promptement la nouvelle convention collective, les 28 travailleurs de Asphalte Desjardins et Bétonnières modernes de Sainte-Thérèse-de-Blainville ont déclenché la grève générale illimitée le 24 août.

Autrefois représentés par le Local 484 des opérateurs et ingénieurs, les chauffeurs, mécaniciens et doseurs de cette importante entreprise familiale des Basses-Laurentides ont joint les rangs de la CSN, en mars dernier, pour négocier de meilleures conditions de travail.

En 1998, ils s'étaient vu imposer par l'employeur et le local 484 un contrat de travail d'une durée de six ans sur lequel ils n'ont même pas pu se prononcer. L'entente employeur-syndicat imposait des reculs importants et une mise en veilleuse de la vie syndicale.

En 2004, les membres du Syndicat des travailleurs d'Asphalte Desjardins et Bétonnières modernes-CSN réclament un rattrapage salarial de 1,50 $ l'heure, le calcul journalier du temps supplémentaire, une période de dîner incluse dans la convention collective, un meilleur encadrement du comité de santé-sécurité ainsi que l'amélioration du régime d'assurance collective et de congés.

Dans le contexte des modifications apportées à l'article 45 du Code du travail par le gouvernement libéral, ils exigent en outre une meilleure protection de leurs emplois contre la sous-traitance.

Au cours des 40 dernières années, les travailleurs d'Asphalte Desjardins et Bétonnières modernes ont grandement contribué au développement et à la modernisation des infrastructures dans la région des Basses-Laurentides. Plusieurs d'entre eux comptent entre 20 et 30 années de services à l'emploi de la famille Desjardins.

Asphalte Desjardins et Bétonnières modernes est considérée, grâce au travail et à l'expertise de ses employés, comme un joueur majeur dans le domaine de la construction d'infrastructures dans les Basses-Laurentides.

Les membres du Syndicat des travailleurs d'Asphalte Desjardins et Bétonnières modernes-CSN s'excusent auprès de leurs fidèles clients des inconvénients que leur causera l'arrêt de travail. Ils espèrent que ceux-ci reviendront après le conflit de travail. Source : CSN - 26-08-2004

 

« Ils étaient quatre qui voulaient se battre... contre trois qui ne voulaient pas... »

Comme dans la comptine, les quatre grands patrons de Asphalte Desjardins et Bétonnières modernes jouaient les matamores, lorsqu'ils ont escorté une bétonnière à travers la ligne de piquetage dressée par les membres du syndicat. Guy Desjardins, Michel Bélair, Yves Gareau et Robert Saint-Vincent voulaient impressionner les grévistes.

Sources: Commission Charbonneau: Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction; Journal de Québec/Montréal pour Québecor Inc.;

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 25 mars 2015

 

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

  Des gens d'affaires
mêlés à des histoires douteuses sur le plan de l'éthique

  Politiciens et politiciennes
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

Employés.es de l'État
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

  Vers la Fiche:
Corruption et Éthique

 

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

Les propriétaires et administrateurs.trices de Asphalte Desjardins - Sur MétéoPolitique

 

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02

 

À propos de Gilles Vaillancourt - ex-maire de la ville de Laval

 
 

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03

 

À propos de Lino Zambito - collaborateur avec la Commission Charbonneau - Sur MétéoPolitique

 

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04

 

À propos de Maître Sylvain Lussier - l'avocat d'Asphalte Desjardins - Sur MétéoPolitique

 

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05

 

À propos de Gilles Cloutier - Homme d'affaires à la solde de la firme d'ingénierie Roche. - Sur MétéoPolitique

 

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06

 

À propos de Guy Chevrette - ex-ministre - Sur MétéoPolitique

 
 

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07

 

La firme de génie-conseil WSP, anciennement Génivar et son président Pierre Schoiry - Sur MétéoPolitique

 
 

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08

 

À propos de François Perreault - un ex-Vp de Genivar - Sur MétéoPolitique

 
 

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09

 

À propos de Roger Desbois et ses témoignages à la Commission Charbonneau - Sur MétéoPolitique

 
 

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