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Antonio "Tony" Magi, entrepreneur en construction et collusion

Un entrepreneur en construction controversé dont le nom a été mentionné souvent dans les médias durant les audiences de la Commission Charbonneau. En 2008 Antonio Magi dit Tony a été criblé de balles alors qu’il attendait à une lumière rouge, à bord de son Range Rover, à l’angle de l’avenue Monkland et du boulevard Cavendish, dans le secteur Notre-Dame-de-Grâce à Montréal. C’est un véritable miracle qu’il s’en soit sorti vivant. La somme de ses projets et gestes le place dans le giron de la mafia montréalaise.

 
 

Portrait de Antonio "Tony" Magi

 
 

Tony Magi a entretenu des liens étroits avec plusieurs membres de la mafia et des gangs de rue. Des documents le lient notamment à Nicolo Rizzuto Jr et au caïd Ducarme Joseph. ( 06 )

Au début de 2010, la police a interrogé Magi lorsque le fils de Vito Rizzuto, parrain déchu de la mafia à Montréal, a été assassiné, selon un rapport de police. Le meurtre de Nicolo a été commis près des anciens locaux de l'entreprise de Magi, au 5730, rue Upper Lachine, à Notre-Dame-de-Grâce.

Deux semaines avant l'assassinat, survenu en décembre 2009, Magi avait dit au quotidien The Gazette qu'il était l'associé de Nick Rizzuto. «Nous avons acheté un terrain ensemble et nous y construisons», avait-il dit.

Tony Magi entretient également des liens avec Ducarme Joseph. En juillet 2009, il a même retenu ses services «pour collecter les clients qui lui doivent de l'argent», selon le témoignage d'un enquêteur produit en Cour.

Les policiers décrivent Joseph comme l'un des hommes les plus dangereux à Montréal. En mars 2010, ce chef de gang a échappé de justesse à un attentat dans le Vieux-Montréal. Selon ce même témoignage, un homme d'affaires a été violemment battu en avril 2009 par deux hommes à la demande de Magi. Cet homme avait une dette présumée de 1,5 million envers lui.

Un mystérieux kidnapping

Antonio Magi est un autre important promoteur. En 2002, avec son partenaire David Owen, il achetait 14 duplex à la Société immobilière du Canada, le bras immobilier du gouvernement fédéral, dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce. En avril 2005, il se fait enlever par deux inconnus rue Saint-Jacques, à LaSalle, relate le document de la GRC.

Amené en voiture à Laval, M. Magi réussit à s'enfuir, mais il ne porte pas plainte à la police. Il téléphone plutôt à Nicolo Rizzuto, le fils du parrain Vito Rizzuto. Il va ensuite le voir au Bar Laennec, à Laval, où se trouvent aussi deux membres influents de la mafia.

Francesco Arcadi

Cet enlèvement intrigue les membres du clan Rizzuto. Ils en reparlent le lendemain, cherchant à savoir qui a fait le coup.

Francesco Arcadi, un des leaders du clan Rizzuto, laisse tomber: «Tony Magi, ils l'ont kidnappé. Ce ne sont pas nos jeunes (qui l'ont enlevé). D'autres gens.»

Joint par La Presse, M. Magi a dit qu'il s'était bel et bien rendu au Bar Laennec, mais il a dit qu'il n'avait eu aucun contact avec les hommes du clan Rizzuto. Cet été, l'homme d'affaires a été victime d'une tentative de meurtre en pleine rue, dans le quartier de Notre-Dame-de-Grâce, mais on en ignore le mobile.

(Reconstitution de l'histoire à partir d'écoute électronique dans le cadre de l'opération Colisée menée par la Gendarmerie Royale du Canada GRC)

 
 

Tour de Magi

 
 

La tour du 1000 rue de la Commune à Montréal, l'ancien entrepôt frigorifique du port de Montréal, fait tourner bien des têtes depuis sa transformation. C'est un proche de la mafia, Tony Magi, qui avait ses entrées à la Ville de Montréal qui l'a aménagée en tour de condominiums.

La police soupçonne l'entourage de Vito Rizzuto d'avoir investi dans le projet. Suivent un enlèvement, une tentative d'assassinat. Puis, Nick Rizzuto jr est assassiné.

Le 1000 rue de la Commune, la Tour de Magi, serait-elle la clé pour comprendre les circonstances ayant entouré le meurtre du fils du parrain de Montréal, Nick Rizzuto jr?

Tour de Magi une enquête d'Alain Gravel pour Ici Radio-Canada
 

Les frères Magi ont particulièrement fait parler d'eux à partir de 1999, avec leur projet de transformation de l'entrepôt frigorifique du Vieux-Port de Montréal en immeuble d'appartements de luxe.

Le projet a connu plusieurs difficultés, à tel point que l'entreprise des Magi, Harbourteam, a eu recours à la loi pour se protéger de la faillite.

Le projet a finalement été achevé grâce à l'injection de fonds de l'entrepreneur Terry Pomerantz ( 07 ), en 2003. Les appartements ont tous trouvé preneur, mais certains résidants ont un passé chargé. Parmi eux, on trouve plusieurs membres de gang, comme Ducarme Joseph, Vick Sévère Paul, Lamartine Sévère Paul et Steve Lauzier.

Deux des actionnaires du Bois des Caryers ont également fait des transactions sur les appartements du Vieux-Port, soit Patricia Navarro et Allan Schachter.

 
 

Projet Bois des Caryers

 
 

Les frères Magi sont impliqués de façon importante dans le projet Bois des Caryers, à LaSalle, où 600 unités d'habitation sont en chantier.

Le vaste projet est situé en bordure du parc Angrignon. Les appartements et les maisons sont construits sur le terrain de l'ancienne entreprise Arshinoff, au coin des rues Pigeon et Chouinard, à LaSalle. Le terrain fait 875 000 pi2, l'équivalent de 15 terrains de football.

Tony Magi a été arrêté au siège social de l'entreprise Bois des Caryers, à Westmount, révèle une décision récente de la Régie des alcools, des courses et des jeux. Il a été accusé de port d'arme à feu dans un dessein dangereux.

Ses gardes du corps et ses deux frères, Ricardo et Alberino, ont aussi été arrêtés alors qu'ils venaient de quitter les bureaux de l'entreprise, boulevard De Maisonneuve Ouest. Ses frères n'ont pas été accusés.

Au moment des arrestations, Tony Magi, 51 ans, avait un bureau et un poste téléphonique dans les locaux, selon la décision de la Régie. Ses frères et lui s'y présentaient alors tous les jours.

Les policiers ont fouillé les lieux à la recherche d'armes à feu. Ils en ont plutôt trouvé à la résidence de Tony Magi, à Notre-Dame-de-Grâce, où sa femme a déjà été la cible d'un tireur.

Ricardo Magi, âgé de 49 ans, est officiellement à l'origine du projet. C'est lui qui, en décembre 2009, a apposé sa signature sur l'acte d'achat des terrains du bois des Caryers à titre de coactionnaire de l'entreprise.

Magi et Rizzuto

La Ville de Montréal a donné son aval au projet Bois des Caryers en mai 2010, après que le terrain eut été décontaminé.

Le projet exige la reconstruction du réseau d'eau de la rue Pigeon et l'ajout de quatre rues, aux frais du promoteur.

Les unités se vendent de 144 000$ à 480 000$, pour un investissement global d'environ 200 millions $.

Le propriétaire des terrains est la société 9181-5712 Québec. Cette entreprise a été fondée en 2007 par Patricia Navarro et Ricardo Magi. Patricia Navarro est celle qui détient les licences de la Régie du bâtiment au nom de l'entreprise.

Patricia Navarro est très proche de Tony Magi. Elle a été contrôleuse des entreprises de Magi, selon des documents en Cour. La femme d'affaires aurait aussi servi de prête-nom à Magi dans une transaction avec le mafieux Tony Volpato, selon le témoignage d'un ex-partenaire de Magi produit en Cour. Tony Magi lui faisait confiance, car «il avait une relation très spéciale avec elle», selon ce témoignage.

Toujours selon cette déposition, M. Magi ne voulait pas que son propre nom figure sur la transaction en raison de ses problèmes avec certains créanciers.

Patricia Navarro n'est pas la seule à avoir joué un rôle semblable. Ricardo et Alberino Magi ont aussi servi les intérêts de leur frère. Selon une autre poursuite, Tony Magi a cédé l'essentiel de ses actifs à Ricardo sans lui demander un sou, entre 2001 et 2004. Ricardo a d'ailleurs reconnu n'avoir rien payé dans un interrogatoire produit en Cour.

Selon la requête, l'opération avait pour but de permettre à Tony Magi de soustraire ses actifs aux réclamations d'un créancier.

Les difficultés de Tony Magi l'ont d'ailleurs acculé à la faillite, en 2005.

Quant à Alberino Magi, âgé de 43 ans, il aurait aussi servi de prête-nom à Tony Magi dans l'entreprise Gescor, selon un témoignage en Cour.

Rappelons que, en 2007, Alberino Magi, dit Rino, a été accusé par les autorités américaines d'avoir participé à une fraude de télémarketing. L'affaire est toujours devant les tribunaux.

Alberino Magi

Les financiers du Bois des Caryers, interrogés par La Presse, se sont dits étonnés d'apprendre que Tony Magi puisse être lié au projet.

Le Bois des Caryers est principalement financé par Centria, entreprise détenue par Jean Monty et Jean-Guy Desjardins. Jean Monty est l'ex-président de Bell Canada, tandis que Jean-Guy Desjardins est le patron de Fiera Sceptre, qui gère 30,8 milliards de dollars de fonds.

La société du Bois des Caryers est dirigée par un investisseur bien connu dans le milieu immobilier, soit Allan Schachter.

«Celui-ci nous assure que Tony Magi n'a rien à voir dans le dossier», a dit à La Presse le premier vice-président, financement, de Centria, Richard Cousineau.

Centria est spécialisée dans le financement de grands projets résidentiels. En décembre 2009, l'entreprise a accordé à l'organisation proche de Tony Magi le prêt hypothécaire qui a servi à l'achat du terrain du Bois des Caryers. Le prêt est signé par Ricardo Magi, le frère de Tony.

Le terrain est situé à un jet de pierre du parc Angrignon. Il a été acheté en décembre 2009 par la société 9181-5712 Québec, alors propriété d'Allan Schachter et de Ricardo Magi. Le prix payé est de 15,8 millions et l'hypothèque de Centria s'élève à 14,5 millions.

Une bonne partie de ce prêt aurait été remboursée, mais Centria a fait d'autres prêts pour la construction des unités. Au total, Centria aurait donc une quinzaine de millions de dollars en jeu, selon nos sources.

Nous avons exposé à M. Cousineau les liens étroits entre la société 9181-5712 Québec et Tony Magi, mais il n'en savait rien. «Vous nous apprenez des choses. On va les considérer et on fera ce qui est nécessaire s'il y a lieu», a-t-il dit.

Jean Monty a quitté Bell en 2002, laissant la direction de l'entreprise à Michael Sabia. Jean-Guy Desjardins est moins connu du grand public, mais il est l'un des financiers québécois les plus respectés. Il avait été pressenti pour présider la Caisse de dépôt en remplacement d'Henri-Paul Rousseau, en 2008.

Au cours de la dernière année, Centria a financé des projets qui ont mené à la construction de 1500 logements. Selon Richard Cousineau, Centria fait affaire avec Allan Schachter pour le Bois des Caryers. Pour des raisons de confidentialité, il dit ne pouvoir nous donner de détails sur l'expérience immobilière de M. Schachter.

Trous de mémoire

Selon nos recherches, Allan Schachter détient avec ses frères l'entreprise Cansew, rue Chabanel, spécialisée dans la fabrication de fils à coudre.

Joint au téléphone, Allan Schachter soutient que Ricardo Magi n'a jamais eu rien à voir dans le projet. Les deux hommes ont pourtant été coactionnaires de l'entreprise pendant un certain temps, selon des documents officiels signés par M. Schachter.

L'homme d'affaires ne se souvient pas qu'en 2008, son holding ait prêté 2,4 millions $ à Ricardo Magi, en lien avec le projet. Ce prêt a été consenti moyennant certaines garanties, dont la maison de campagne des beaux-parents de Tony Magi. Les documents ont été signés devant notaire par Ricardo Magi et Allan Schachter. Le nom de Tony Magi figure également sur une des hypothèques.

«Ma mémoire est terrible et je hais les papiers à remplir. Je me rappelle que j'ai prêté de l'argent pour le projet, mais les noms sur les documents... Le dossier a été réglé par mon comptable», a essentiellement expliqué M. Schachter.

Aujourd'hui, l'entreprise qui chapeaute le Bois des Caryers, soit 9181-5712 Québec, est détenue par Allan Schachter et Patricia Navarro. Cette dernière gère le projet au quotidien, dit M. Schachter, qui se contente d'un rôle passif. «À la base, je ne prétends pas avoir beaucoup d'expérience dans le domaine immobilier. Mon expérience est dans le secteur du textile», dit-il.

L'homme d'affaires dit ne pas être au courant des arrestations des frères Magi au siège social du Bois des Caryers, en septembre. «Je suis surpris. C'est une nouvelle vraiment affligeante», dit-il.

Nous avons tenté de joindre Patricia Navarro, mais sans succès. - Un reportage d'Alain Gravel pour Radio-Canada

 
 
 

Le différend Tony Magi et Lee Lalli

 
 

Par l'entremise de Michael Applebaum ex-maire par intérim de Montréal ( 01 ), des terrains de la ville de Montréal dans l'arrondissement Côte-des-Neiges/Notre-Dame-de-Grâce étaient offerts aux promoteurs à des prix plus que compétitifs, moyennant une contribution en argent sonnant aux élus.es et/ou fonctionnaires.

Lee Lalli ( 02 ) n'était pas le seul à vouloir mettre la main sur certains terrains. Tony Magi, un proche de la mafia, avait déjà fait une proposition pour les acquérir. Un conflit a éclaté entre les deux hommes. Au point où ils ont été convoqués au restaurant La Cantina par le parrain, Vito Rizzuto, jouant le rôle d'arbitre. Magi aurait voulu s'associer avec Lalli pour acheter un des terrains, mais Lalli refusait.

Selon Alain Gravel, journaliste à Radio-Canada, c
e qui est étonnant dans la conversation, c’est de constater que le parrain de la mafia ne voulait pas brusquer les choses de peur de nuire aux relations politiques de M. Lalli.

Alain Gravel ( 03 )

Voici l’extrait de la conversation d'Alain Gravel avec Lee Lalli au téléphone :

« Vito savait que j’appuyais le maire Gérald Tremblay, et j’ai dit : “Regarde, je suis un homme honnête.” J’ai dit que je ne voulais pas être associé à cet homme (Tony Magi). Il n’est pas honnête. Les mots exacts de Vito (à Toni Magi) : “Tony, je comprends Lee. Il a de bons contacts politiques. C’est un homme honnête. Il ne veut pas s’associer avec toi. Ça finit là!” »

Cet extrait prend davantage de sens quand on entend Lalli dire qu’il rendait parfois des services à Rizzuto. « À quelques reprises, Vito m’a demandé si je pouvais le rencontrer à la Cantina, parce que certaines personnes devaient de l’argent à d’autres personnes. Il me disait : “Tu connais cette personne, Lee. Va le rencontrer. Il a fourré quelqu’un pour tel montant d’argent. Regarde ça là!” »

Tout ça montre que le crime organisé, ça ne se passe plus seulement dans la rue. Ça se passe de plus en plus souvent dans nos belles tours à bureaux ou dans les restaurants les plus chics en ville grâce aux réseautages les plus élaborés.

Quel intérêt avait Rizzuto à entretenir de bonnes relations avec des gens comme Lalli? Pourquoi devait-il ménager ses bons contacts politiques?

Ce conflit aurait duré jusqu'en 2009. Six ans après la transaction sur les terrains de l'orphelinat, Lee Lalli a été victime d'une violente agression commise par des hommes de main de Tony Magi. Il n'a pas porté plainte à la police.

Aujourd'hui, Michael Applebaum se défend de connaître les liens entre Lalli, Magi et la mafia. Malgré ses dénégations, le maire est bel et bien visé par une enquête de l'Unité permanente anti-corruption (UPAC) concernant cette histoire de zonage, confirment les sources de Radio-Canada.

 
 
 

La SOLIM-FTQ et le dossier Carboneutre

 
 

Guy Thériault

Le 25 novembre 2013, la Commission Charbonneau s'est intéressée à l'investissement effectué en 2006 par la SOLIM à Ville Saint-Pierre. Guy Thériault, l'ex-directeur des investissements du bras immobilier du Fonds de solidarité de la FTQ, la SOLIM, a expliqué qu'il s'agissait là d'un prêt consenti à la compagnie FTM construction.

À première vue le représentant était Joe Bertolo, ami de Jocelyn Dupuis ( 04 ) et futur associé dans Carboneutre sauf que la compagnie appartenait en fait à Tony Magi.

Guy Thériault a été forcé de constater que la SOLIM a signé une autorisation d'investissement avec Joe Bertolo en 2006, mais que le prêt de 5 millions de dollars consenti dans ce dossier a finalement été versé à la compagnie à numéros 9170-4569 Québec Inc de Eugène Cirillo ( 05 ) et Ricardo Magi, frère de Tony Magi.

Cette compagnie était domiciliée au même endroit que FTM-Construction, mais il s'agissait pourtant d'une compagnie distincte, a noté le procureur Cainnech Lussià-Berdou. Le témoin n'a pu en dire plus à ce sujet, puisqu'il n'était pas présent lors de cette signature. Ces questions, a-t-il, dit, relèvent davantage des services juridiques.

Le procureur a également souligné que la SOLIM avait négocié avec Joe Bertolo dans ce dossier, même si Guy Thériault était parfaitement au courant que son frère, Giovanni Bertolo, avait été assassiné en août 2005.

Il a souligné qu'il avait déjà rencontré ce dernier pour un investissement dans un terrain situé près du magasin Ikea de Boucherville, projet qui n'a finalement pas abouti.

Le nom de Joe Bertolo avait longtemps été erronément identifié comme étant Joseph Berthelot dans les documents de la SOLIM.

 
 
 

Tony Magi accusé de possession d'arme

 
 

Le promoteur immobilier et entrepreneur en construction Antonio «Tony» Magi a été accusé de possession d’une arme semi-automatique, le 23 septembre 2010, au palais de justice de Montréal.

L’homme de 51 ans, qu’on décrit comme un proche du crime organisé italien de Montréal, a plaidé non coupable et a été libéré moyennant une caution de 25 000 $.

L’homme d’affaires devra également respecter certaines conditions, notamment de ne pas posséder d’arme, de remettre son passeport, de respecter un couvre-feu et de ne pas communiquer avec certains individus, dont ses deux présumés gardes du corps, Michael Armand Fanelli, 31 ans, et Luciano Canci, 63 ans.

Les trois hommes, et quatre autres individus, ont été arrêtés mardi par les enquêteurs de la Division du crime organisé de la police de Montréal lors d’une demi-douzaine de perquisitions effectuées dans la métropole et à Grenville-sur-la-Rouge, dans les Laurentides, où Tony Magi possède une résidence secondaire.

Luciano Canci

Michael Armand Fanelli

Lors de l’opération, les policiers ont saisi 24 armes à feu, des munitions, des vestes pare-balles, quelques milliers de dollars en billets canadiens et américains et une certaine quantité de haschisch. Ils retiennent également pour expertise le véhicule personnel de Tony Magi, une camionnette blindée de type Yukon.

Les quatre individus appréhendés avec l’homme d’affaires et ses deux gardes du corps ont été libérés.

Armes

La poursuite reproche à Tony Magi d’avoir eu en sa possession, sans en avoir le permis, une arme à autorisation restreinte, soit un pistolet semi-automatique Smith and Wesson de calibre 45 que les policiers auraient trouvé dans sa résidence de l’Ouest de Montréal.

Ses deux présumés gardes du corps, Michael Fanelli et Luciano Canci, auraient été respectivement en possession d’un pistolet Glock modèle 20 et d’un pistolet Beretta. Canci a également été accusé de trafic de cocaïne. Les deux hommes demeurent détenus jusqu’à leur enquête pour remise en liberté, fixée à jeudi.

Michael Fanelli, qui est né aux États-Unis, n’aurait pas sa citoyenneté canadienne et son permis de séjour au Canada serait expiré. L’adresse qui apparaît sur sa dénonciation est la même que celle de Carmine Serino, l’un des deux gardes du corps d’un membre influent de la mafia italienne de Montréal, Tony Mucci, arrêté dans des circonstances similaires au volant de son véhicule blindé. Mucci et Serino, qui sont accusés de possession d’arme, sauront bientôt s’ils pourront obtenir leur liberté en attendant la suite des procédures.

Vêtu d’un jeans et d’une chemise à la mode bleue, Tony Magi a écouté avec attention les échanges entre son avocat, celui de la Couronne et la juge, fixant ses conditions de remise en liberté lors de sa comparution qui a duré quelques minutes.

Il a regardé à une seule reprise dans l’assistance avant de se lever et de quitter péniblement le box des accusés en effectuant de petits pas, vraisemblablement parce qu’il portait des entraves aux pieds.  Il faut dire également que l’homme boite depuis qu’il a été grièvement blessé dans une tentative de meurtre dont il a été victime en août 2008.

Son avocat, Me Franco Schiro, avait cependant indiqué plus tôt à la Cour que son client avait un problème de santé, sans préciser de quoi il s’agissait.

 

Sources: Commission Charbonneau: Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction, Rue Frontenac pour les syndiqués.es du journal de Montréal en lockout par Québecor, Radio-Canada pour la Société CBC/Radio-Canada, La Presse/Gesca pour Power Corporation of Canada,

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : Juin 2013

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Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

  Des gens d'affaires
mêlés à des histoires douteuses sur le plan de l'éthique

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  Vers la Fiche:
Corruption et Éthique

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Notes & Références encyclopédiques:

01

 

À propos de Michael Applebaum, ex-maire par intérim de Montréal arrêté par l'UPAC - Sur MétéoPolitique

 

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02

À propos de Lee Lalli, promoteur immobilier - Sur MétéoPolitique

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03

À propos d'Alain Gravel, journaliste à Radio-Canada - Sur Wikipédia

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04

 

À propos de Jocelyn Dupuis, ex-directeur de la FTQ-Construction et intervenant dans la compagnie Carboneutre - Sur MétéoPolitique

 

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05

 

Eugène Cirillo est propriétaire officiel de 9170-4569 Québec Inc. et de Maçonnerie U.S.C. Inc.

 

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06

À propos de Ducarme Joseph - Sur La Presse, 19 mars 2010

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07

 

Terry Pomerantz vend cinq condos aux Rizzuto - Sur Les Affaires, le 17 janvier 2009

 

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