Retour à : Plan du site -  MétéoPolitique - Finance - Fiche: Corruption & éthique - Gens d'affaires

Antonino Catania, président de Catcan, mis sous arrêt par l'UPAC
(fils de Paolo Catania de Catcan Inc et cousin de Paolo Catania de Groupe Catania Inc.)

28 juin 2017 - Antonino Catania est retrouvé mort dans la rivière derrière chez lui - 6 juin 2017 - Antonino Catania et l'entreprise Catcan ont plaidé coupables à des accusations de fraude, fraude envers le gouvernement et abus de confiance. L’accusé et l’entreprise fautive connaîtront leurs sentences le 9 juin 2017

              

 
 
 

Antonino Catania est retrouvé mort chez lui
Le fondateur de Catcan purgeait à résidence une peine pour fraude
ainsi que pour abus de confiance

28 juin 2017

 
 

Un ex-entrepreneur condamné début juin 2017 pour fraude contre la Ville de Montréal a été retrouvé mort, le 28 juin 2017, dans la rivière L’Assomption à Le Gardeur, derrière sa résidence.

Antonino Catania, 72 ans, est le fondateur de l’entreprise de construction Catcan et père de l’entrepreneur Paolo Catania (à ne pas confondre avec l’autre Paolo Catania, son cousin, du Groupe Catania).  Depuis le 9 juin 2017, il purgeait une peine de neuf mois dans la communauté, pour fraude et abus de confiance dans le cadre d’un contrat avec la métropole.

Disparition signalée

Sa famille a signalé sa disparition dès le 26 juin 2017 en soirée.

«Des traces dans la cour arrière nous ont laissés croire qu’il était dans la rivière», dit Guy Bélair, directeur adjoint de la police de Repentigny.   Les autorités ont donc demandé l’intervention des plongeurs.

«Le 28 juin 2017, vers 12 h 30, le corps a été retrouvé à 20 pieds de la berge, ajoute Guy Bélair.  Est-ce que c’est un suicide, un accident, un acte criminel?  Rien n’est écarté.»

La police a envoyé le corps au coroner, rue Parthenais, à Montréal.   Antonino Catania était très malade du cancer, selon nos informations.

Fraude contre la Ville

Début juin 2017, l’homme d’affaires a plaidé coupable de fraude envers le gouvernement.  Il avait été arrêté lors de frappes de l’Unité permanente anticorruption en mars 2013 pour avoir participé à un système de corruption visant la Ville de Montréal, entre 2006 et 2008.

Un surveillant de chantier de la métropole, François Thériault, avait alors bénéficié d’un rabais de 30 000 $ sur la construction de sa maison et divers travaux. Il a ensuite autorisé l’épandage d’abats de poussière sur un chantier de la Ville, mais la marchandise n’a jamais été livrée.

Catcan avait quant à elle écopé d’une amende de 100 000 $. Dans cette affaire, Thériault avait pour sa part écopé d’une année de prison, en plus d’avoir dû indemniser la Ville. Il avait également perdu des bénéfices de son fonds de pension, auquel il avait cotisé pendant 22 ans.

En mai 2017, Catcan a aussi échappé à des accusations du Bureau de la concurrence. La compagnie était soupçonnée d’avoir participé à un cartel des travaux publics avec 17 autres compagnies.

L’organisme fédéral tentait de prouver que ces entreprises s’étaient partagé, pendant quinze ans, les contrats d’aqueduc et d’égout, d’asphaltage, de trottoirs et d’aménagement de parcs pour la Ville de Montréal.

Aucune accusation n’a cependant été portée contre ces entreprises, révélait notre Bureau d’enquête. Des perquisitions bâclées ont mené à l’abandon des procédures.

Le roi de Verdun

Selon un rapport du Vérificateur général de la Ville de Montréal, Catcan a remporté tous les contrats de 2006 à 2009 dans l’arrondissement de Verdun.

Le fils d’Antonino, Paolo Catania, fait partie d’un groupe d’entrepreneurs en construction que la Gendarmerie royale du Canada a filmés au repaire de la mafia montréalaise en 2004 et 2005.

Comme le clan des Rizzuto, qui a longtemps dirigé la mafia montréalaise, la famille Catania est originaire de Cattolica Eraclea, un petit village de Sicile, en Italie.

 

La défense propose neuf mois de prison en sursis pour Antonino Catania
7 juin 2017 sur La Presse

 
 

Antonino Catania et l'entreprise Catcan ont plaidé coupable, le 6 juin 2017, à des accusations de fraudes à l'égard de la Ville de Montréal et du gouvernement. M. Catania s'est aussi avoué coupable d'abus de confiance.  Les faits reprochés se sont produits entre le 18 août 2006 et le 12 novembre 2008.

Les faits n'ont pas été abordés lors de l'audience qui s'est déroulée devant le juge Pierre Labelle.   Il a toutefois été question de fausses factures pour du sol contaminé, de réduction de prix de vente pour un terrain et le paiement de travaux à la résidence du fonctionnaire François Thériault.  

Ce dernier, un surveillant de chantiers pour la Ville de Montréal, avait été accusé dans le cadre de cette affaire.  Il avait reconnu avoir favorisé trois entreprises, Catcan, Mivela Construction et Bentech, en 2006 et 2007, et avait plaidé coupable à des accusations de parjure (à la Commission Charbonneau), fraude et complot de fraude. Il avait écopé un an de prison et une amende de 30 000 $ en mars 2015.

En ce qui concerne M. Catania, son avocat suggère une peine de 9 mois de prison à purger dans la collectivité, vu l'état de santé de l'homme de 72 ans.   Ce dernier est atteint d'un lymphome de stade avancé, son corps ne répond plus aux traitements, et sa situation a dégénéré énormément, a fait valoir Me Mark Paci.   «Le pronostic n'est pas positif. Entre le 12 et le 25 mai, il a été admis quatre fois à l'hôpital. Sa vie consiste à aller à l'hôpital. Pour des raisons humanitaires, on vous demande trois mois à la maison, et six mois de couvre-feu.»

La peine, qui inclut aussi une amende de 100 000 $ pour l'entreprise Catcan, est une suggestion commune des parties.   La procureure de la Couronne Fannie Turcot, estime toutefois que la peine de neuf mois pourrait être divisée en deux: quatre mois et demi à la maison, et quatre mois et demi avec couvre-feu.

Le juge Pierre Labelle rendra sa décision le 9 juin 2017.

En août 2006, Antonino et son fils Paolo Catania aurait offert à l'ex-surveillant de chantier de la ville de Montréal François Thériault  ( 01 ) une réduction du prix de vente d'un terrain de 30 000 dollars et le paiement de divers travaux à sa résidence de Laval.  Ceci en échange de faux extras sur un contrat d'égouts obtenu par la firme CATCAN ( 02 ) sur le chemin Queen-Mary, à Montréal, et surveillé par le même François Thériault.  Ce dernier aurait produit des bordereaux falsifiés de livraisons fictives de matériaux.

Antonino Catania et son fils ont finalement été inculpés selon les cas de «complot, fraude, fraudes envers le gouvernement, abus de confiance par un fonctionnaire public, utilisation d'un document contrefait et commissions secrètes», a précisé l'UPAC.

 

François Thériault ( 02 ) et Paolo Catania de Catcan

Paolo Catania est le cousin de l'autre Paolo Catania, qui a comparu en Cour supérieure relativement au scandale du Faubourg Contrecoeur.  Quant à François Thériault, il a été arrêté en décembre 2012 pour s'être parjuré lors de son témoignage devant la commission Charbonneau en novembre de la même année.  Il avait été suspendu par la Ville de Montréal en octobre 2012 avant d'être congédié le 8 février 2013 en même temps que l'ingénieur Yves Themens.

 

L'entrepreneur Antonino Catania se rend à la police
le 21 mars 2013

 
 

Le père de Paolo Catania et président de CATCAN, Antonino Catania, qui était recherché depuis le 20 mars 2013 en vertu d'un mandat d'arrêt de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), s'est rendu aux policiers le 21 mars 2013.

L' UPAC irme que le Service des enquêtes sur la corruption (SEC) de la Sûreté du Québec a procédé à l'arrestation de l'entrepreneur.  Ce dernier fait face à des chefs d'accusation de complot, fraude, fraudes envers le gouvernement, abus de confiance par un fonctionnaire public, utilisation d'un document contrefait et commissions secrètes.

Les trois accusés comparaîtront le 1er mai 2013. 

 

18 entreprises et 3 individus échappent à la Justice
10 mai 2017

 
 

Une vingtaine d’entrepreneurs soupçonnés d’avoir formé un cartel des travaux publics à Montréal, dont certains allaient livrer de l’argent comptant à la mafia, ne seront finalement pas accusés par le Bureau de la concurrence.

Après des années d’enquête, l’organisme fédéral abandonne l’«opération Rubicon» qui visait les hommes d’affaires et les entreprises soupçonnés d’avoir participé pendant 15 ans à un système de collusion dans les contrats d’aqueduc et d’égout, d’asphaltage, de trottoirs et d’aménagement de parcs.

Parmi les entrepreneurs blanchis figurent plusieurs hommes d’affaires que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a filmés dans l’ancien repaire de la mafia, le café Consenza, en 2004 et 2005.

Il est question notamment de «M. Trottoir», Nicolo Milioto, qui jouait le rôle d’intermédiaire entre le crime organisé et le cartel, selon les témoignages entendus à la commission Charbonneau.

Témoin vedette

Témoin vedette de la commission Charbonneau, l’entrepreneur déchu Lino Zambito est aussi passé par le repaire.   Contacté par Le Journal, il explique que le Bureau de la concurrence lui avait proposé de collaborer à l’enquête.

«Mais c’est trop compliqué, dit-il. Ils n’offraient pas l’immunité complète.»

En 2015, Le Devoir écrivait d’ailleurs que le Bureau «peinait à recruter des témoins» pour son opération contre les cartels de travaux publics à Montréal.

Zambito croit aussi qu’Ottawa «n’a pas d’enquêteur chevronné là-dessus».

«Ils se sont fiés à ce qu’ils ont entendu à la commission Charbonneau», dit-il.

«L’enquête du Bureau de la concurrence à propos d’activités anticoncurrentielles alléguées à Montréal (...) a été discontinuée», écrit l’organisme fédéral dans un courriel, sans autre explication.

L’organisme réfère cependant à des documents qui montrent que la Sûreté du Québec, qui accompagnait le Bureau lors de ses perquisitions, pourrait avoir recueilli du matériel qui n’était pas visé par les mandats. L’organisme fédéral a même dû réaliser une enquête interne à ce sujet.

Caviardé

Les documents sont cependant lourdement caviardés et ne révèlent pas si ces anomalies ont eu des répercussions sur l’issue de l’opération Rubicon.

C’est la deuxième fois en quatre mois que le Bureau de la concurrence abandonne une enquête au sujet d’un présumé cartel dans le secteur de la construction.   En janvier 2017, l'Agence de presse QMI révélait que huit individus et entreprises de la région de Saint-Jean-sur-Richelieu avaient vu les accusations contre eux être retirées. 

18 entreprises et 3 individus échappent à la Justice 

Au total, le Bureau de la concurrence soupçonnait 18 entreprises et trois individus d’avoir conclu des accords de partage de contrats de travaux civils et déposé des soumissions après s’être entendus.

Les entrepreneurs ont réalisé les travaux en question pour la Ville de Montréal et l’ancien Hôpital fédéral pour anciens combattants de Saint-Anne-de-Bellevue, de 1997 à 2009.

Dans le cadre de son enquête sur ces infractions alléguées aux lois fédérales sur la concurrence, le Bureau a mené des perquisitions dans les locaux de 18 entreprises de travaux publics agissant à Montréal.

Charbonneau

Les dénonciations qu’a déposées le Bureau de la concurrence pour obtenir les mandats reposent toutefois largement sur les révélations de la commission Charbonneau, qui ne peuvent servir de preuve en cour.

L’organisme fédéral ne déposera donc aucune accusation contre les entreprises et individus nommés ci-dessous:

 

BP

 

Canbec

Catcan - Paolo Catania (cousin d'un autre Paolo Catania inculpé dans le scandale de Faubourg Contrecoeur à Montréal)

Garnier et son président Joe Giuseppe Borsellino

Mivela et son président Nicolo Milioto

 

Super et son président Francesco Cappello

TGA - Joseph Piazza

ATG - Accursio-Alex SCIASCIA

Mirabeau - Dominico Arcuri

Pavages C.S.F. - Domenico Camalerri

 

Conex - Tony Conte

Terramex - Michel Leclerc

Bentech

DJL - Marcel Roireau

Groupe Dubé

LA Hébert

Doncar - Joseph Giguère

Soter - Marc Lussier

Sources: Commission Charbonneau Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction

Agence de presse: QMI pour Québecor inc.: La Presse Canadienne/Canadian Press Enterprises propriété de CTVglobemedia, Torstar et Power Corporation of Canada
Internet:
Radio-Canada pour la Société CBC/Radio-Canada
Radio: 98,5 Fm Montréal pour Henri Audet et Rogers Communication

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 29 juin 2017

 

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

  Des gens d'affaires
mêlés à des histoires douteuses sur le plan de l'éthique

  Politiciens et politiciennes
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

Employés.es de l'État
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

  Vers la Fiche:
Corruption et Éthique

Notes & Références encyclopédiques:

01
 

À propos de la fraude de François Thériault - Sur les News et À propos de François Thériault - Sur MétéoPolitique

 

Retour au texte

02

Les propriétaires et administrateurs de CATCAN - Sur MétéoPolitique

Retour au texte

Retour à : Plan du site -  MétéoPolitique - Finance - Corruption - Gens d'affaires - Haut de page