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Accursio "Alex" Sciascia et ses liens d'affaires troubles
Président de la compagnie Pavages A.T.G. Inc.

Accursio « Alex » Sciascia est le président et un des propriétaires de la firme Pavages A.T.G.  À l'instar de Nicola Milioto ( 01 ), il est soupçonné par des experts de faire partie d'un présumé cartel du trottoir actif à Montréal.  La preuve déposée en cour dans l'opération Colisée avait montré M. Sciascia allant porter de l'argent à Nicolo Rizzuto père.

Le cartel des travaux publics échappe aux accusations fédérales. Le Bureau de la concurrence ne déposera pas d'accusations contre des entrepreneurs. Ceci ne touche pas aux autres allégations, arrestation avérée ou à venir - 10 mai 2017

 
 
 

Les trottoirs à Montréal: pas de place pour la concurrence

 
 

Quatre entreprises raflent presque tous les contrats de réfection de trottoirs et de bordures de la ville de Montréal.  Grâce à la loi d'accès à l'information, l'émission télévisée "JE", en avril 2011, a pu obtenir les résultats de 79 appels d'offres impliquant seulement la construction de trottoirs et de bordures, sans autre infrastructure, entre 2008 et 2010.

Les compagnies Pavages A.T.G, Pavages C.S.F. (Domenico Cammalleri ( 02 )), B.P. Asphalte ( 03 ), et Construction Mivela ( 01 ) ont remporté tous ces contrats, sauf un.  Dans bien des cas, ces entreprises étaient les quatre seules soumissionnaires.

Malgré cela, la Ville de Montréal maintient qu'il n'y a pas d'influence sur les prix soumis par les entrepreneurs.  «On a une entreprise privée qui vérifie chacun des contrats qu'on octroie, pour s'assurer de la validité des coûts» affirme Michel Thibault, ingénieur au service des infrastructures, transport et environnement.

Le dirigeant de Pavages A.T.G., Alex Sciascia, a déclaré à l'équipe de JE que les trottoirs ne coûtent pas plus cher à Montréal qu'ailleurs. Il a ajouté : «Le gaz, c'est qui qui le paie? (sic) La réparation des camions, c'est qui qui le paie? (sic) C'est tu le bon Dieu qui paie ça? (sic)»

De son côté, le propriétaire de Construction Mivela, Nicolo Milioto, a nié qu'il puisse y avoir collusion ou que les entreprises se séparent les secteurs.  «Moi, je soumissionne à Montréal, parce que je suis proche à Montréal. Les prix sont quand même assez serrés et on essaie de se concentrer où c'est moins loin pour travailler.»

Les dirigeants des deux autres entreprises, Domenico Cammalleri de Pavages C.S.F. et Giuseppe Joe Borsellino de B.P. Asphalte, n'ont pas retourné les appels de JE.

Questionné à savoir s'il trouve cette situation troublante, l'ingénieur de la Ville de Montréal Michel Thibault a d'abord dit qu'il ne pouvait répondre à cette question, avant d'affirmer : «On octroie toujours les contrats à l'entrepreneur qui est le plus bas soumissionnaire conforme.»

Le vérificateur général de la Ville de Montréal, Jacques Bergeron, a constaté dans son dernier rapport annuel une concentration suspecte des contrats de travaux publics accordés aux principaux entrepreneurs.  Il a écrit : «Bien que ces contrats aient été adjugés au plus bas soumissionnaire conforme, je demeure néanmoins perplexe en regard du fait que certains arrondissements octroient une forte proportion de leurs contrats aux mêmes entrepreneurs».

L'administration du maire Gérald Tremblay a demandé en 2010 à ce que de nouvelles clauses soient incluses dans les documents d'appels d'offres, pour empêcher la collusion et la fraude.  Le vérificateur général a fait savoir qu'il va de nouveau vérifier l'attribution des contrats cette année.

Dixième et onzième vidéos, filmées le 8 juillet 2005 par la GRC, dans le bureau du fond au Consenza.  On y voit M. Milioto déposer une liasse d'argent sur une table devant Nick Rizzuto Sr qui ne touche pas à l'argent. Rocco Sollecito récupère l'argent et le met dans le tiroir d'un bureau. Dix minutes plus tard, M. Sollecito revient, avec Paolo Renda, qui prend l'argent.

 
 

Liens mafieux ?

 
 

Au moins six entrepreneurs en construction se sont présentés au Club social Consenza, le quartier général du clan Rizzuto à Montréal. Les informations proviennent de l'enquête qui a abouti à l'opération Colisée, a révélé Vinicio Sebastiano, un caporal de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) appelé à témoigner devant la commission Charbonneau.

Il a identifié ces entrepreneurs, qui figuraient sur une liste de personnes ayant fréquenté le Club social Consenza entre 2001 et 2006.  Cette liste a été déposée en preuve lors d'une enquête sur remise en liberté d'associés du clan Rizzuto en août 2007.

Il s'agit de:

Francesco Catania, de Construction Frank Catania (19 visites) ;

Domenico Arcuri, de Construction Mirabeau (45 visites) ;

Michel Argento, associé à Paramount Paving (5 visites) ;

Selon les conversations téléphoniques interceptées dans le cadre du projet Colisée, il est en relations avec Nicolas RIZZUTO Sr., Victor RIZZUTO, Nicolo Jr. RIZZUTO, Antonio MAGI, Terry POMERANTZ et Tony RENDA;

Actionnaire et vice-président de Les Pavages Paramount inc. jusqu’en 2006, le nom de la compagnie depuis 2007 est le Groupe Paramount inc.;

Actionnaire et président de compagnie 2425-1118 Québec inc. de 1998 jusqu’à présent;

Actionnaire, président, secrétaire et trésorier de la compagnie 2741-6312 Québec inc. de 2009 jusqu’à présent;

Associé dans la compagnie Consultation P.M. de 2008 jusqu’à présent;

Il a pris part à des investissements dans au moins 3 projets immobiliers : le projet Héritage du Vieux-Port (1000 de la Commune), le projet de condominiums Upper Lachine-Wilson et Le Roc Fleuri.

Tony Magi, associé au petit-fils Nicolo Rizzuto (1 visite) ;

Nicolo Milioto, de Construction Mivela (236 visites) ;
Accursio Sciascia, de Pavage ATG (37 visites).

Ces entrepreneurs ont été vus au Club social Consenza, mais ils n'ont pas été accusés dans le cadre de l'opération Colisée. 

On ne sait pas quel était l'objet exact de leur visite, a précisé le caporal Vinicio Sebastiano le 25 septembre 2012

Alex Sciascia est le président de Pavages A.T.G. situé au 9570, boul. Henri-Bourassa Est Montréal-Est (Québec), il est aussi un actionnaire mais non majoritaire de l'entreprise. On retrouve au conseil d'administration ses deux beaux-frères, Giuseppe et Tony Salvo.

Alex Sciascia est aussi vice-président de l'association personnifiée « Association Cattolica Eraclea Inc. ». Cattolica Eraclea en Sicile, Italie est le lieu de naissance de Nicolo Rizzuto.  En sont aussi membres Giuseppe Borsellino de Petra et les père de Nicolo Milioto et de de Lino Zambito un des principaux témoins de le Commission Charbonneau

 
 

18 entreprises et 3 individus échappent à la Justice
10 mai 2017

 
 

Une vingtaine d’entrepreneurs soupçonnés d’avoir formé un cartel des travaux publics à Montréal, dont certains allaient livrer de l’argent comptant à la mafia, ne seront finalement pas accusés par le Bureau de la concurrence.

Après des années d’enquête, l’organisme fédéral abandonne l’«opération Rubicon» qui visait les hommes d’affaires et les entreprises soupçonnés d’avoir participé pendant 15 ans à un système de collusion dans les contrats d’aqueduc et d’égout, d’asphaltage, de trottoirs et d’aménagement de parcs.

Parmi les entrepreneurs blanchis figurent plusieurs hommes d’affaires que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a filmés dans l’ancien repaire de la mafia, le café Consenza, en 2004 et 2005.

Il est question notamment de «M. Trottoir», Nicolo Milioto, qui jouait le rôle d’intermédiaire entre le crime organisé et le cartel, selon les témoignages entendus à la commission Charbonneau.

Témoin vedette

Témoin vedette de la commission Charbonneau, l’entrepreneur déchu Lino Zambito est aussi passé par le repaire.   Contacté par Le Journal, il explique que le Bureau de la concurrence lui avait proposé de collaborer à l’enquête.

«Mais c’est trop compliqué, dit-il. Ils n’offraient pas l’immunité complète.»

En 2015, Le Devoir écrivait d’ailleurs que le Bureau «peinait à recruter des témoins» pour son opération contre les cartels de travaux publics à Montréal.

Zambito croit aussi qu’Ottawa «n’a pas d’enquêteur chevronné là-dessus».

«Ils se sont fiés à ce qu’ils ont entendu à la commission Charbonneau», dit-il.

«L’enquête du Bureau de la concurrence à propos d’activités anticoncurrentielles alléguées à Montréal (...) a été discontinuée», écrit l’organisme fédéral dans un courriel, sans autre explication.

L’organisme réfère cependant à des documents qui montrent que la Sûreté du Québec, qui accompagnait le Bureau lors de ses perquisitions, pourrait avoir recueilli du matériel qui n’était pas visé par les mandats. L’organisme fédéral a même dû réaliser une enquête interne à ce sujet.

Caviardé

Les documents sont cependant lourdement caviardés et ne révèlent pas si ces anomalies ont eu des répercussions sur l’issue de l’opération Rubicon.

C’est la deuxième fois en quatre mois que le Bureau de la concurrence abandonne une enquête au sujet d’un présumé cartel dans le secteur de la construction.   En janvier 2017, l'Agence de presse QMI révélait que huit individus et entreprises de la région de Saint-Jean-sur-Richelieu avaient vu les accusations contre eux être retirées. 

18 entreprises et 3 individus échappent à la Justice 

Au total, le Bureau de la concurrence soupçonnait 18 entreprises et trois individus d’avoir conclu des accords de partage de contrats de travaux civils et déposé des soumissions après s’être entendus.

Les entrepreneurs ont réalisé les travaux en question pour la Ville de Montréal et l’ancien Hôpital fédéral pour anciens combattants de Saint-Anne-de-Bellevue, de 1997 à 2009.

Dans le cadre de son enquête sur ces infractions alléguées aux lois fédérales sur la concurrence, le Bureau a mené des perquisitions dans les locaux de 18 entreprises de travaux publics agissant à Montréal.

Charbonneau

Les dénonciations qu’a déposées le Bureau de la concurrence pour obtenir les mandats reposent toutefois largement sur les révélations de la commission Charbonneau, qui ne peuvent servir de preuve en cour.

L’organisme fédéral ne déposera donc aucune accusation contre les entreprises et individus nommés ci-dessous:

BP

Canbec

Catcan - Paolo Catania (cousin d'un autre Paolo Catania inculpé dans le scandale de Faubourg Contrecoeur à Montréal)

Garnier et son président Joe Giuseppe Borsellino

Mivela et son président Nicolo Milioto

Super et son président Francesco Cappello

TGA - Joseph Piazza

ATG - Accursio-Alex SCIASCIA

Mirabeau - Dominico Arcuri

Pavages C.S.F. - Domenico Camalerri

Conex - Tony Conte

Terramex - Michel Leclerc

 

Bentech

DJL - Marcel Roireau

Groupe Dubé

LA Hébert

Doncar - Joseph Giguère

Soter - Marc Lussier

 

Sources: TVA Nouvelles pour Québecor Inc.; Montreal Gazette pour PostMedia Network; Ici Radio-Canada pour la Société CBC/Radio-Canada; Journal de Montréal pour Quebecor Inc.

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références, titrage et traduction de l'anglais par : JosPublic
Mise à jour le 17 mai 2017

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Employés.es de l'État
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  Vers la Fiche:
Corruption et Éthique

 

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

À propos de Nicola Milioto "monsieur Trottoir" de Construction Mivela- Sur MétéoPolitique

 

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02

 

À propos de Domenico Cammalleri de Pavages C.S.F - Sur MétéoPolitique

 

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03

 

Fondée en 1985, B.P. Asphalte est actuellement dirigée par Antonio Borsellino, mais a longtemps appartenu à un dénommé Giuseppe Joe Borsellino.

 

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