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Yvan Delorme et ses conflits d'intérêts
Chef de police démissionnaire de la ville de Montréal en poste du 4 avril 2005 à septembre 2010

Un autre dossier qui sent le conflit d'intérêts à plein nez. Que font les enquêteurs de l'UPAC? Où en sont-ils dans toute cette histoire qui impliquerait même la Gendarmerie Royale du Canada? Tout ce que nous entendons provenant du service de police de l'Agglomération de Montréal, que ce soit des policiers délateurs, vendeurs d'information à la pègre, suicide inexpliqué, tous ces événements ont pris forme pendant le règne d'Yvan Delorme. Voilà que quatre ans après son départ à une retraite hâtive et inexplicable, Montréal doit dédommager une entreprise pour une décision qu'il a prise sans le consentement de la Ville. Pour lire l'histoire: Favoritisme envers E-For Technologies Inc
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JosPublic le 14 avril 2014

 
 
 

La gestion du sous-traitant BCIA Sécurité

 
 

Le vérificateur général de la ville de Montréal a dénoncé le fait que dans le domaine de la surveillance d’édifices, des dépenses importantes avaient été engagées sans appel d’offres et sans qu’une entente écrite avec l’agence BCIA précise les modalités d’exécution des travaux et les conditions de paiement.

Un premier contrat octroyé à l’agence Unique avait été transféré à BCIA et approuvé par le comité exécutif en 2007.

Yvan Delorme

Le contrat a ensuite été prolongé pour l’année 2009. Il s'agit donc d'un contrat de 4 ans sans l'approbation des élus.es. Mais «le seul écrit» au dossier était la recommandation du directeur du service de police, note le vérificateur général. La procédure administrative n’a donc pas été respectée. BCIA n'a donc pas eu à affronter la concurrence du marché de la sécurité.

Yvan Delorme a admis qu’il n’y avait pas de contrat écrit entre BCIA et son service, alors que l’agence a assuré la protection d’immeubles du service de police de 2006 jusqu’à la résiliation de cette entente en 2010.

Cette entente, que M. Delorme a qualifiée de « très complexe » (complexe en quoi au juste puisqu’il n’en existe pas de version écrite) a été convenue à l’époque où Frank Zampino ( 01 ) était président du comité exécutif de la Ville.

 C’est aussi ce dernier qui a piloté le fameux contrat des compteurs d’eau (maintenant annulé) et qui a téléguidé la fusion de la Société d’habitation de Montréal et de la Société de développement immobilier et la privatisation (annulée depuis) de la société née de cette fusion.

On sait aussi que M. Delorme avait eu des contacts étroits (au moins deux repas pris au restaurant) avec Luigi Coretti, principal actionnaire de BCIA, avant qu’il ne soit nommé directeur du service de police de Montréal en 2005

Le maire de l'arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Réal Ménard, juge par ailleurs préoccupant le chapitre du rapport du vérificateur général sur la firme BCIA.

On sait que l'entreprise de Luigi Coretti avait notamment le mandat d'assurer des services de sécurité pour le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ( 02 )

Les personnages connues liés à ce dossier sont:

Luigi Coretti
Propriétaire de (BCIA) Bureau canadien d'investigations et d'ajustements agence de sécurité et filiales.

Jacques-P. Dupuis
ex-ministre de la Justice du Parti Libéral du Québec, étant intervenu dans la demande de port d'arme de Luigi Coretti

Pietro Perrino
Organisateur du Parti Libéral en charge d'un programme de financement (Fier) dont il a bénéficié personnellement pour investir dans BCIA

Toni Tomassi
Ex-ministre de la Famille pour le Parti Libéral du Québec ayant bénéficié d'une carte de crédit fournie par BCIA

Claude Trudel
Conseiller municipal en charge du comité de sécurité ayant autorisé BCIA

Frank Zampino
ex-président du comité exécutif de la ville de Montréal qui a bénéficié d'un service de sécurité gratuit de BCIA à sa résidence personnelle

Or, on apprend dans le rapport que jamais aucun membre de BCIA n'a fait l'objet de vérifications de sécurité, contrairement à ce qu'a déjà indiqué l'ex-chef du SPVM Yvan Delorme, devant une commission du conseil municipal.

« Comment un chef de police, qui gère un service de 600 millions de dollars, de près de 5000 employés, peut-il se présenter devant des élus et dire qu'il y a eu un contrat et un processus d'habilitation de sécurité », a demandé M. Ménard, qui estime que « M. Delorme devra s'expliquer»! Les explications furent pitoyables et l'administrateur des activités de polices a du admettre qu'il n'avait pas suivit les règles d'une saine administration.

 

Opinion de l'administration municipale

 
 
 

Louis ROQUET ( 03 )

Roquet n'y voit rien de mal, ayant fait pire lui-même

Le directeur général de la Ville n’y a pas vu tant de mal. «C’est une erreur administrative. C’est le non-respect d’une pratique administrative. Ce n’est pas quelque chose qu’on doit encourager; c’est quelque chose qu’on corrige. Mais il n’y a pas de fraude, il n’y a pas de perversion, ce n’est pas un crime abominable. C’est une irrégularité qui doit être corrigée parce qu’on a des normes et on doit les respecter», a opiné M. Roquet.

Cette réponse du directeur démontre bien la vision élastique quant à l'éthique des personnes dont s'entoure le maire Tremblay. Ce directeur, maintenant congédié, est le même qui a transmis de façon non éthique un rapport confidentiel du vérificateur général au sous-traitant Télus.

Le vérificateur a également examiné les contrats de surveillance d'immeubles appartenant au Service de la police de la Ville de Montréal (SPVM). Jacques Bergeron a reproché à la Ville d'avoir prolongé le mandat de la firme BCIA sans qu'une entente écrite ait été conclue. Il a aussi constaté que des hausses de rémunération avaient été consenties aux agents sans justification «l’absence d’une entente écrite nous empêche de nous prononcer sur la pertinence» de cette augmentation et que le SPVM avait omis d'effectuer les enquêtes de sécurité annuelles requises pour les agents.

 

Analyses du comportement de l'ancien chef de police
L'énigmatique chef de police

 
 

La chroniqueuse du journal la Presse, Michèle Ouimet, s'est penchée sur la question à deux reprises

Jeu de cache-cache à l'Hôtel-de-ville de Montréal

Le "courage" d'Yvan Delorme

Un tout petit peu de vie privé pour mieux pour comprendre le personnage Yvan Delorme.

  Nathalie Normandeau, Vice-première ministre et ministre des Ressources naturelles du Québec, confirme sa relation avec Delorme

Yvan Delorme ex-chef de police du SPVM

Note de JosPublic: Il serait trop long ici d'entrer dans le détail du contexte, mais il faut quand même savoir que les activités de la police sont de plus en plus souvent privatisées à Montréal. Yvan Delorme était un supporteur de cette approche. Ce non-dit dans tout le dossier fait croire que les partis politiques montréalais ne veulent pas toucher au sujet publiquement. Déjà le service de police rapporte plusieurs millions de $ annuellement en faisant des activités privées. C'est ce qu'on nomme un détournement de mission. Un espoir cependant, le nouveau chef de police souhaite retirer ses troupes de ce genre d'activité

 

Biographie

 
 

M. Delorme était arrivé en poste le 4 avril 2005. À 43 ans, il était le plus jeune directeur à se retrouver à la tête du SPVM. Le chef du Service de police de la Ville de Montréal SPVM, a pris sa sa retraite en septembre 2010. À l'été 2009, l'administration Tremblay avait pourtant renouvelé son contrat de travail jusqu'en 2013, en lui octroyant 400 000 $ en prestations de retraite supplémentaires.

FORMATION ACADÉMIQUE

 

École nationale d'administration publique

2002

Maîtrise en administration publique

 

Université de Montréal

1984

Certificat en droit

 

Cégep Maisonneuve

 1982

Diplôme d'études collégiales en techniques policières

EXPÉRIENCE PROFESSIONNELLE

 

Service de police de la Ville de Montréal

4 avril 2005

Chef de police en poste du 4 avril 2005 à septembre 2010

2004 jusqu'au 3 avril 2005

Assistant-directeur au Service à la communauté - Région Nord

2004

Inspecteur-chef à la Direction des opérations

2003 - 2004

Inspecteur-chef à la Direction des enquêtes

2002 - 2003

Inspecteur-chef à la Division des services techniques

2002

Inspecteur au Bureau de la gestion opérationnelle de la Direction des enquêtes
 

 

Service de police de la Communauté urbaine de Montréal

2001 - 2002

Commandant au Bureau de la gestion opérationnelle de la Direction des enquêtes

1997 - 2001

Commandant à la Division des stupéfiants et des produits de la criminalité

1996 - 1997

Lieutenant-détective à la Division des stupéfiants

1995 - 1996

Chef d'équipe à la Division du crime organisé pour l'Unité Carcajou

1992 - 1995

Sergent-détective au district 13

1988 - 1992

Agent double, sergent puis superviseur

1983 - 1988

Factionnaire, patrouilleur puis conseiller à la Division des stupéfiants

Extrait du site du Premier ministre du Québec. Mise-en-ligne 23 mars 2005

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

Notes & Références encyclopédiques:

01

À propos de Frank Zampino et des faveurs obtenus par BCIA - Sur MétéoPolitique

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02
 

À propos de Luigi Coretti et du scandale financier de BCIA - résumé des événements - Sur MétéoPolitique

 

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03

À propos de Louis Roquet - Sur MétéoPolitique

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