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Martin Prud'homme en déficit d'éthique

Visé par des allégations de nature criminelle, le patron de la Sûreté du Québec, Martin Prud'homme, est relevé de ses fonctions, a annoncé la ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault.

 

 

Martin Prud'homme, bio-judiciaire au fil du temps

2019

9 juillet 2019
Un style de gestion qui vaut à la SQ et à Martin Prud'homme une poursuite de plus de 1.6 millions$

Un policier retraité poursuit pour 1 675 000 $ la Sûreté du Québec et son ancien directeur général Martin Prud’homme, pour des allégations de corruption non fondées et n’ayant jamais abouti à ce jour, selon la requête.

La plupart des 18 hauts gradés de la Sûreté du Québec qui se seraient fait gâter en cadeaux, en sorties et en alcool par un cadre de Bell Canada, entre 2004 et 2015, sont à l’abri de toute sanction. Quinze d’entre eux sont déjà à la retraite et ne risquent aucune mesure disciplinaire, même s’ils ont pu enfreindre leur code de déontologie en acceptant ces dons.  Les trois autres sont suspendus, mais seul l’inspecteur-chef Jean Cowan a été relevé de ses fonctions relativement à cette enquête de l’UPAC. 

Jean Cowan

L’officier Jean Cowan, ancien commandant du district de la Capitale-Nationale comptant 38 ans de service, accuse la Sûreté du Québec de « congédiement déguisé » après qu'il eut été suspendu de ses fonctions, en 2016, à la suite d'allégations criminelles signalées par l'UPAC.

Or, selon la poursuite déposée au palais de justice de Montréal le 5 juillet 2019 l'ex-membre de l'état-major dit avoir été informé de l'enquête le visant lors d'une rencontre dans un restaurant de Mont-Saint-Hilaire avec Sylvain Caron le directeur adjoint de Martin Prud’homme.  Il a appris que 16 allégations criminelles étaient recensées à son endroit.  Elles étaient toutes en lien avec son ami Louis Martel.  Or, depuis que ces allégations sont portées contre M. Cowan, l’Unité permanente anticorruption ( UPAC) n’a jamais rencontré M. Martel, ce que dénonce l’ancien haut gradé.

« Cowan était abasourdi, dans un état d'incompréhension totale, étourdi par la situation », indique la poursuite. On lui reproche d'avoir reçu 20 000$ en cadeaux de la part de l’ex-directeur des services gouvernementaux de Bell Canada, Louis Martel, entre 2004 et 2015.

La Sûreté du Québec (SQ) a été «limpide comme de l’eau de roche». «On le maintient [Jean Cowan] dans l’ignorance, afin qu’il quitte ses fonctions, qu’il démissionne ou qu’il prenne tout simplement sa retraite», peut-on lire.

«L’enquête de l’UPAC a été faite hors-norme usuelle, sans rigueur, n’ayant aucunement vérifié leurs allégations auprès du principal intéressé Martel», est-il écrit dans la poursuite.

D’après la requête, M. Cowan a perdu plusieurs opportunités d’emploi, a vécu de la colère, il souffre d'insomnie, d'anxiété et surtout d'angoisse lorsqu'il doit rencontrer des gens qu'il connaît, en plus d'éprouver « un sentiment de trahison incommensurable » de la part de l'état-major. Il a été forcé de quitter la SQ après deux ans et demi en arrêt de travail.

La SQ n’aurait rien fait «pour éviter un tapage médiatique sans précédent pour une histoire sans fondement», décrit-on dans le document.

Source: Fiducie de soutien à La Presse et
QMI pour Québecor
Inc. et Pierre Karl Péladeau

 
 

6 mars 2019
Prud'homme suspendu de ses fonctions

Geneviève Guilbault, Vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique du Québec

Le directeur général de la Sûreté du Québec, Martin Prud'homme, est suspendu de ses fonctions en raison d'une allégation d'infractions criminelles.

Il a été rencontré le 6 mars 2019 au matin et on lui a fait part de la décision du gouvernement, prise par le Conseil exécutif. Il a été relevé provisoirement de ses fonctions. Le gouvernement affirme avoir été mis au courant des faits le 5 mars 2019. 

On ne connaît pas la nature des possibles infractions criminelles que M. Prud'homme aurait commises. Il demeurera suspendu le temps que le Bureau des enquêtes indépendantes fasse la lumière sur ces allégations.

Mario Bouchard, directeur adjoint à la SQ, assurera son intérim à compter d'aujourd'hui.

On parle vraiment d'une allégation et non pas d'une accusation, c'est important de faire la distinction.  À la question "a-t-il été arrêté?", la réponse est non, il a été seulement rencontré et relevé temporairement de ses fonctions et cela durera le temps de l'enquête sur les faits allégués, d'expliquer Geneviève Guilbault, Vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique du Québec. 

Martin Prud'homme avait été nommé patron de la SQ à l’automne 2014. En décembre 2017, il avait été envoyé au SPVM pendant un an pour faire le ménage au sein du corps de police.

Conformément à la Loi sur la police et à la suite du mandat qui lui a été confié par la ministre de la Sécurité publique, le Bureau des enquêtes indépendantes confirme la prise en charge d’une enquête de nature criminelle à la suite d’une allégation d’infraction criminelle concernant Martin Prud’homme.  Le BEI ne divulguera aucune information sur les faits ou sur l’enquête.

Source -  Fiducie de soutien à La Presse

 
 
 
 
 

7 mars 2019
Deux autres policiers de la SQ affectés à des tâches administratives

André Boulanger et Caroline Grenier-Lafontaine

Outre le directeur de la Sûreté du Québec relevé de ses fonctions par le gouvernement le 6 mars 2019, deux autres policiers de la SQ ont été ou seront affectés à des tâches administratives.

Ces deux policiers sont l'inspecteur André Boulanger et la lieutenant Caroline Grenier-Lafontaine.

M. Boulanger a été prêté à l'UPAC où il est devenu le chef aux opérations. C'est lui qui a été responsable de l'enquête baptisée Projet A sur les fuites des documents de l'enquête Mâchurer dans les médias, et au cours de laquelle Guy Ouellette, un policier de la SQ affecté à l'UPAC, Stéphane Bonhomme, et un retraité de la SQ, Richard Despatie, ont été arrêtés, mais jamais accusés. Une équipe spéciale composée d'enquêteurs de l'UPAC et d'autres organisations policières avait été créée pour cette enquête sur les fuites.

M. Boulanger est retourné à la Sûreté du Québec en avril 2018 et est actuellement en congé de maladie. Il y a quelques semaines, il a été avisé qu'à son retour, il sera affecté à des tâches administratives, le temps que durera l'enquête du BEI sur l'investigation Projet A de l'UPAC.

L'autre policière, la lieutenant Caroline Grenier-Lafontaine, faisait partie de l'équipe spéciale mise sur pied pour l'enquête Projet A.

C'est elle qui, notamment, a utilisé le téléphone de Richard Despatie, en se faisant passer pour ce dernier, et a longuement échangé des messages avec Guy Ouellette, alors en commission parlementaire, jusqu'à ce que le député soit arrêté quelques heures plus tard.

Selon nos informations, Mme Grenier-Lafontaine a été assignée à des tâches administratives il y a quelques semaines, le temps que se fasse l'enquête du BEI sur le Projet A.

Soulignons toutefois que ce sont des procédures habituelles que des policiers soient affectés à d'autres tâches lorsqu'ils font l'objet d'une enquête. Ces deux policiers ne font l'objet d’aucune allégation criminelle et ne sont accusés de rien.

Des informations relativement à une entrave à la justice circulent mais rien n'a été confirmé par Québec.

Source -  Fiducie de soutien à La Presse

 
 

6 mars 2019
Il s'agit d'allégations criminelles en lien avec l'Unité permanente anti-corruption anciennement dirigée par son beau-père.

Selon Félix Séguin, journaliste chez Québecor inc. les allégations ayant mené à la suspension de Martin Prud’homme seraient liées à l’enquête du Bureau des enquêtes indépendantes ( BEI ) sur les fuites à l’Unité permanente anticorruption du Québec ( UPAC ) et à l’enquête de celle-ci sur Guy Ouellette.

L’enquête sera menée par le Bureau des enquêtes indépendantes.  «Notre gouvernement a agi rapidement dans cette situation afin de rassurer la population, de protéger l'institution qu'est la Sûreté du Québec, de préserver la confiance du public en nos institutions et surtout de ne pas nuire à l'enquête qui est en cours», a affirmé aujourd'hui la ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault, lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale.   

Mme Guilbault n'a voulu préciser ni la nature des infractions criminelles présumées ni à quel moment elles auraient été commises.  On ne sait pas non plus si ces infractions ont été commises dans le cadre du travail de M. Prud’homme ou dans sa vie personnelle. La ministre a été informée mardi le 5 mars 2019 de l’allégation.  La secrétaire générale associée aux emplois supérieurs du ministère du Conseil exécutif a alors pris la décision, «par mesure administrative», de relever provisoirement de ses fonctions M. Prud’homme, le «temps nécessaire à la réalisation de l’enquête et à l’examen approfondi de la situation».     

M. Prud’homme n’a pas été arrêté et n’est accusé de rien pour l’instant, souligne la ministre Guilbault. «Il s’agit d’une mesure préventive pour permettre à l’enquête de se poursuivre. Nous allons attendre le résultat de l’enquête du BEI», a-t-elle indiqué.   M. Prud’homme est connu du public pour avoir été choisi par l’ancien gouvernement pour faire le ménage au Service de police de la Ville de Montréal.

Selon nos informations, Martin Prud'homme a confié à son entourage qu'il est «abasourdi» et «surpris» par la nouvelle, et qu'il ignore la nature exacte des allégations contre lui.

Source - Québecor Inc. de Pierre Karl Péladeau

 

2018



 


 
 

 

13 septembre 2018
Enquête sur les fuites à l'UPAC: une policière suspendue pour avoir prévenu un suspect

Une policière de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), affectée à l'enquête sur les fuites médiatiques qui a mené à l'arrestation de Guy Ouellette l'an dernier, a été suspendue durant l'été 2017.

Selon ce que l'on peut comprendre dans les documents rendus publics le 13 septembre 2018, la policière de l'UPAC a manifesté à la mi-juillet 2017 à ses patrons « son malaise d'enquêter sur un collègue » en raison des impacts négatifs que cela pourrait avoir sur sa carrière.  Ce collègue, c'est Stéphane Bonhomme, sergent à l'UPAC, arrêté en octobre 2017 dans l'enquête sur les fuites, mais toujours pas accusé.

Selon la théorie de la police, Stéphane Bonhomme aurait subtilisé des documents d'enquête et les aurait ensuite remis à un ancien collègue, Richard Despaties, retraité de la SQ et congédié de l'UPAC en 2016.  Ce dernier aurait ensuite transféré les documents à Guy Ouellette, toujours selon l'UPAC. Les trois ex-policiers ne sont toujours pas accusés dans cette affaire.

La policière qui aurait prévenu Stéphane Bonhomme a été affectée à d'autres tâches le 27 juillet 2017.

On apprend également dans l'affidavit que c'est vraisemblablement de cette façon que le directeur de la Sûreté du Québec, Martin Prud'homme -actuellement directeur par intérim du SPVM - a appris l'existence de l'enquête sur les fuites. La policière de l'UPAC a vraisemblablement été suspendue peu après. Puisqu'elle appartenait officiellement à la Sûreté du Québec (SQ), le bureau des normes professionnelles de celle-ci a été prévenu et la nouvelle serait ainsi parvenue jusqu'aux oreilles de Martin Prud'homme.

Rappelons que lorsque Guy Ouellette a appelé Martin Prud'homme à la même époque pour lui parler de certaines choses, le directeur de la SQ a avisé l'UPAC, car il ne savait pas comment réagir. L'UPAC a envoyé deux enquêteurs de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) le rencontrer, par souci de transparence et d'étanchéité.

Source -  Fiducie de soutien à La Presse

2017

Martin Prud’homme assure qu’il était assis exactement à cet endroit, dans son bureau, le soir de la tempête.

 

Mardi, 4 avril 2017
Le directeur général de la Sûreté du Québec se défend

 

Le haut gradé a été mis à mal dans un reportage de Radio-Canada sur l’A-13

Le directeur général de la Sûreté du Québec ( SQ) nie les allégations d’un reportage de la CBC/Radio-Canada selon lesquelles il serait parti en vacances au lendemain du cafouillage sur l’autoroute 13 et cumulé deux emplois alors qu’il était enquêteur.

Selon les informations présentées le 4 avril 2017 par Radio-Canada, Martin Prud’homme serait parti en vacances à la Barbade le 15 mars 2017 et serait rentré au pays le 22 mars 2017.

Il a aussi été rapporté que la SQ avait refusé jusqu’à présent de dire où se trouvait le directeur du corps de police le soir où 300 personnes sont restées prisonnières sur l’autoroute 13 alors que l’une des pires tempêtes de l’histoire du Québec s’abattait sur la province.

 «J’étais ici dans mon bureau. À la même place où je suis assis présentement, assure M. Prud’homme, en entrevue avec Québecor inc.. Et je n’ai jamais quitté pour aller en voyage, ni lendemain, ni le surlendemain. Je n’ai jamais été à la Barbade.»

Le directeur dit être parti du bureau à 21 h 30 ce soir-là et avoir eu de la difficulté à se rendre chez lui à cause la tempête.

Le lendemain matin, il était de retour au bureau très tôt dans la matinée pour rencontrer des directeurs de police.  «J’ai travaillé toute cette semaine-là et même le week-end, où j’ai relevé l’un de mes officiers de ses fonctions.»

La Société CBC/Radio-Canada avançait aussi que l’un des trois adjoints de M. Prud’homme, Sylvain Caron , était pour sa part au «beau milieu d’une fête» pour souligner le départ à la retraite d’un collègue.

«Il était avec moi dans la journée, il a quitté le bureau à 18 h 30. Il n’a jamais été dans aucun party ce jour-là. Il n’y avait même pas de fête», dit M. Prud’homme.

Concernant l’autre adjoint responsable des enquêtes, Yves Morency, le directeur général a confirmé que ce dernier était effectivement en vacances et était à l’aéroport le soir des évènements.

Le reportage de Radio-Canada mentionne finalement que Martin Prud’homme a exploité une entreprise de déneigement et de transport de marchandises entre 2004 et 2015.

On suppose qu’il a cumulé deux emplois alors qu’il était enquêteur, puis directeur général de la SQ, à compter d’octobre 2014.

«J’ai décidé d’ouvrir une compagnie pour que mon père puisse travailler pendant sa retraite. Il faisait du déneigement de ses voisins immédiats, raconte le DG. Il m’est arrivé de travailler avec lui par plaisir à l’occasion, mais ça n’a jamais interféré avec mon travail.»  Il soutient que l’entreprise a cessé ses activités en 2008 et que son employeur de l’époque était au courant.

Source: Québecor Inc. pour Pierre Karl Péladeau

2014

À partir de novembre 2014 jusqu'aujourd'hui
Les fuites de la police politique du Québec
La saga de l'Unité permanente anti-corruption du Québec UPAC

Pourquoi s'inquiéter des fuites
- Pour protéger la preuve dont les procureurs se servent lors d'un procès.
- Pour éviter qu'un jury soit contaminé par de l'information qui n'a pas sa place au procès. 
- Pour éviter d'accuser publiquement une personne innocente.

Dans le cas présent, il s'agit d'une chasse "aux sorcières" aussi vindicative qu'inutile. Car les fuiteurs ont raison de le faire puisque l'UPAC est une maison de fous avec plus d'intrigue, plus de gens sans éthique qu'une organisation policière devrait endurer.

Mais il faut se souvenir que Robert Lafrenière a été nommé par Jean Charest le collusionneur en chef. Le premier ministre a un attaché politique au service du Parti Libéral du Québec.

Dans le cas présenté ici, je vous invite à ne pas oublier que la guerre aux fuites occulte le définancement par le gouvernement de tout ce qui pourrait améliorer les résultats des enquêtes.  Même qu'il fait tout pour éviter d'avancer plus vite: lente nomination des juges (une responsabilité autant fédérale que provinciale), manque de budgets pour les salles, punition pour les procureurs.res qui oseraient parler publiquement de budgets déficients, du nombre de procureurs concernant l'augmentation des causes c'est déjà 50 de moins pour l'année 2017, modification des organigrammes pour faire fuir les meilleurs procureurs

  Pour accéder au dossier - Sur MétéoPolitique

 

 

 

QUI EST MARTIN PRUD'HOMME ?

- Policier âgé de 50 ans, qui a gravi un à un les échelons à la Sûreté du Québec (SQ)

- A été sous-ministre adjoint et sous-ministre à la Sécurité publique, de 2009 à 2014

- Est directeur général de la Sûreté du Québec (SQ) depuis 2014. Suspendu de ses fonctions le 6 mars 2019

- À la demande du gouvernement, il est allé remettre de l’ordre en 2017-2018 au Service de police de Montréal SPVM, alors miné par des guerres de clans et des lacunes de gestion

- Gendre de Robert Lafrenière, l’ex-commissaire de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) (Il a démissionné dans le silence sur ses motifs, le 1er octobre 2018)

 

Source: Fiducie de soutien à La Presse; Québecor Inc. pour Pierre Karl Péladeau;  La Société CBC/Radio-Canada pour le gouvernement du Canada

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour : 10 juillet 2019

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