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Magdi Kamel fraude l'hôpital de St. Mary et celui-ci le protège

Magdi Kamel a démissionné en février 2016 de son poste de directeur des ressources matérielles.   Il a maquillé ses comptes de dépenses pendant au moins six ans, d’après les allégations d’une poursuite du centre hospitalier montréalais.  L'ex-cadre de l’hôpital de St. Mary se serait graissé la patte aux frais des contribuables en se faisant rembourser frauduleusement plus de 410 000 $, entre autres pour acheter des appareils électroniques et des certificats-cadeaux dans des magasins et des restaurants.  Maintenant le Centre hospitalier fait tout pour cacher l'événement et règle hors cour.  Que cachent ces gestes ?   Le dossier est entre les mains de l'UPAC et de la Cour suprême pour avoir accès aux documents.

Fonctionnaires en conflits d'intérêts

 
 
 

Magdi Kamel, bio-judiciaire au fil du temps

2020

Pourquoi régler hors cour ?

« Régler hors cour et se faire rembourser, ce n’est pas la meilleure pratique en éthique et en prévention de la fraude, mais c’est l’approche ayant le rapport coût/bénéfice le plus raisonnable, en termes comptables. »

Messaoud Abda,
spécialiste en conformité financière

 

« C’est assez répandu dans les organisations. En général, comme employeur, si je dépose une plainte criminelle, le temps que la poursuite se fasse, je ne récupérerai pas mon argent. Ça peut être une décision d’affaires. »

Marie-Soleil Tremblay,
professeure à l’École nationale d’administration publique.

Le conseil d'administration de l'hôpital a peut-être peur d'être blâmé pour ne pas avoir mieux supervisé le travail de son directeur.

Il est assez étonnant que ce soit une agence de presse qui exige la transparence d'un hôpital qui appartient à la population du Québec et qui fonctionne grâce à notre contribution fiscale. Où est le ministère de la santé dans ce dossier ?

JosPublic

 
 

9 janvier 2020
En cour Suprême pour obliger un hôpital à être transparent

 

L'agence de presse QMI/Québecor s'en va en Cour suprême pour savoir pourquoi l'hôpital St. Mary à Montréal cache les gestes d'un voleur.

Le verdict est tombé le 9 janvier 2020. Le plus haut tribunal du pays accepte d’entendre l’appel de QMI dans le dossier des fonds publics qui auraient été dilapidés à l’hôpital St. Mary, à Montréal.

Je vous rappelle brièvement l’affaire. En 2016, l’hôpital a allégué que son ex-directeur des ressources matérielles, Magdi Kamel, s’était fait rembourser illégalement des dépenses personnelles de plus de 400 000 $ à même les fonds publics.  Il aurait acheté des appareils électroniques et des chèques-cadeaux, entre autres.

L’établissement hospitalier s’est même adressé à la cour pour récupérer un total de 510 000 $. 

Victoire partielle

En 2017, le journaliste Éric Yvan Lemay a voulu mettre la main sur un rapport juricomptable déposé en cour par l’hôpital, qui aurait montré comment les fonds publics ont pu être détournés.

Drôle de hasard : à quelques jours d’une audience pour faire entendre nos arguments, l’hôpital a choisi de se désister de sa poursuite contre Kamel, ce qui nous empêchait d’accéder au fameux rapport juricomptable.

La Cour supérieure a refusé l’accès. Nous avons poursuivi le combat en Cour d’appel, et à la suite du refus de celle-ci, nous avons demandé à la Cour suprême de se pencher sur la question.

La partie n’est pas encore gagnée. Mais le simple fait d’être entendu à Ottawa au cours des prochains mois constitue une victoire pour le droit du public à l’information. Il faut savoir que la Cour suprême, bon an mal an, n’accepte d’entendre qu’une demande sur dix environ. Les causes qu’elle retient concernent des questions de droit importantes pour les Canadiens. Bref, elle n’intervient pas pour des chicanes de clôture.

Source: Journal de Montréal de QMI/Québecor Médias de Québecor Inc.
pour
Pierre Karl Péladeau

2017

22 juillet 2017
L'ex-cadre aurait détourné
plus de 410 000$

 

L'ex-cadre de l’hôpital de St. Mary se serait graissé la patte aux frais des contribuables en se faisant rembourser frauduleusement plus de 410 000$, entre autres pour acheter des appareils électroniques et des certificats-cadeaux dans des magasins et des restaurants.

Magdi Kamel, qui a démissionné en février 2016 de son poste de directeur des ressources matérielles, a maquillé ses comptes de dépenses pendant au moins six ans, d’après les allégations d’une poursuite du centre hospitalier montréalais.

Pour plus de détails - Sur MétéoPolitique

 
 
 
 
 
 

21 Avril 2017
Désistement de l'Hôpital

L’hôpital s’est désisté de sa poursuite, car il a conclu une entente hors cour avec Kamel, dont les détails sont gardés confidentiels.   L’avocate de Magdi Kamel demande de retirer le dossier du greffe de la cour. Québecor Média s’y oppose. Une décision sera rendue dans les prochaines semaines.

Source - Sur Journal de Québec et Montréal

2016

 
 
 
 

7 octobre 2016
Autre saisie

Le CIUSSS de l’Ouest-de-l’île-de-Montréal, qui chapeaute l’Hôpital St. Mary’s obtient la saisie avant jugement de la maison d’un ancien cadre. Elle demande aussi la mise sous scellé du dossier de la cour.

Source -
Sur Journal de Québec et Montréal

 
 

Février 2016
Kamel démissionne

Magdi Kamel démissionne de son poste de directeur des ressources matérielles. Il a maquillé ses comptes de dépenses pendant au moins six ans, d’après les allégations d’une poursuite du centre hospitalier montréalais.

 Source -
Sur Journal de Québec et Montréal

 

12 novembre 2016
L’hôpital saisit sa table de ping-pong

L'hôpital de St. Mary a obtenu une saisie avant jugement sur la moitié d'un bungalow de la rue Meloche, à Pierrefonds, acheté par Magdi Kamel et son épouse. 

L’Hôpital St. Mary’s tente de saisir tout ce qu’il peut.  En plus de ses deux maisons, un huissier a saisi une table de ping-pong, un chandail du hockeyeur Claude Giroux et même un radioréveil, etc.

 Source -
Sur Journal de Québec et Montréal

 
 

 

Déroulement des événements

 
 

Ces révélations sont contenues dans une requête présentée par l’hôpital en Cour supérieure, en 2016, pour obtenir toutes les informations sur les comptes bancaires de Kamel.  Sa luxueuse résidence située à Kirkland avait également été saisie.

Le CIUSSS de l’Ouest-de-l’île-de-Montréal, qui chapeaute l'hôpital de St. Mary, estimait ne pas avoir le choix d’agir ainsi compte tenu du peu de collaboration de son ex-employé.   « Peu après que Kamel ait été avisé de sa suspension pour fins d’enquête, il a choisi de démissionner, et ensuite, via ses procureurs, refusé de collaborer à l’enquête ou de rencontrer PwC », alléguait en effet l’institution.

Transféré à l’UPAC

La requête est rendue publique à la suite d’une décision du juge Pierre-C. Gagnon, après des démarches judiciaires de longue haleine menées par le bureau d'enquête de l'Agence de presse QMI.  Via ses avocats, Kamel voulait que les allégations à son endroit restent secrètes.

Entre-temps, en avril 2017, l’hôpital s’est désisté de sa poursuite, car il a conclu une entente hors cour avec Kamel, dont les détails sont gardés confidentiels.

Le dossier a toutefois été transféré à l’Unité permanente anticorruption (UPAC), qui pourrait ouvrir une enquête criminelle si elle le juge opportun.

À titre de directeur des ressources matérielles de St. Mary, Magdi Kamel était responsable de plusieurs contrats de rénovation et d’achat d’équipements.  Il siégeait également au comité de vérification des finances de l’hôpital et approuvait les rapports financiers.

 
 

Accusations

 
 

Un des derniers appels d’offres qu’il a lancés avant de partir a été annulé.  Le contrat visait l’aménagement d’un local de radiologie pour un montant dépassant 300 000 $.

Le plus bas soumissionnaire n’a appris qu’en juin 2017 que le contrat était annulé, sans précisions.

Magdi Kamel siégeait aussi au comité de vérification des finances de l’hôpital.

À ce titre, il approuvait les rapports financiers annuels et faisait le suivi des projets de construction.

« Kamel, de par la position qu’il occupait et la confiance qui lui était portée, s’est frauduleusement fait rembourser des dépenses personnelles non liées aux activités du centre hospitalier, détournant ainsi des sommes totalisant 410 266 $. »

« Les demandes de remboursement sans justificatifs sont toutes pour des montants ronds et sous la barre des 2 000 $ » [évitant ainsi la nécessité d’une signature “manuelle” par les signataires autorisés, une procédure avec un contrôle plus serré].

En tout, « 97 % des chèques associés à ces dépenses ont été signés électroniquement, donc sans opportunité concrète pour les signataires autorisés de noter l’absence de justificatifs », note le centre hospitalier.  « Ces demandes sans justificatifs étaient présentées de façon récurrente et régulière, toutes les semaines ou deux semaines », ajoute l’hôpital.

Il s’est également fait rembourser plus de 180 000 $ avec pièces justificatives, mais pour des achats qui n’étaient pas reliés à son travail.   « La nature des biens achetés ne présente aucun lien avec les activités du CHSM [on peut nommer à titre d’exemple plusieurs achats d’iPad, ordinateurs et autres appareils électroniques, des certificats-cadeaux de divers grands magasins ou restaurants, etc.]. »

Les vérificateurs de la firme PwC, mandatée par l’hôpital, ont trouvé particulièrement louches la
« récurrence anormale » de ces achats et le fait que ceux-ci étaient souvent effectués les soirs et la fin de semaine, dans des commerces situés aux environs de la résidence personnelle de Kamel.

Les actes reprochés à Magdi Kamel auraient été commis entre le 1er avril 2009 et le 31 mars 2015.

Saisie
 

Saisie

 
 

L’Hôpital St. Mary’s tente de saisir tout ce qu’il peut à Magdi Kamel visé par une enquête interne.  En plus de ses deux maisons, un huissier a saisi une table de ping-pong, un chandail du hockeyeur Claude Giroux et même un radioréveil.

Ainsi, en plus de sa luxueuse propriété de Kirkland, le CIUSSS  a obtenu que soient saisis des meubles, des équipements d’entraînement et des véhicules.

Magdi Kamel, qui se fait aussi appeler Mike, a refusé de parler aux journalistes.   «Je n’ai pas de commentaire», a-t-il dit avant de refermer la porte de son nouveau bungalow à Pierrefonds.

Ce dernier a aussi été en partie saisi le 22 novembre 2016.  Il l’avait acheté le 11 novembre 2016.

Il n’aura donc fallu qu’une dizaine de jours au CISSS de l’ouest de Montréal pour saisir la moitié indivise de cette propriété acquise avec sa femme au coût de 365 000 $ sans hypothèque.

Comptes bancaires gelés

À la fin octobre 2016, son ex-employeur avait obtenu la saisie de sa maison de Kirkland qui était alors en vente pour 879 000 $.   Cette propriété avait été acquise en 2011 pour 540 000 $ et avait subi d’importantes rénovations.   Elle a été vendue à un couple d’origine chinoise pour 865 000 $ la semaine dernière.

En plus des deux propriétés, le CISSS de l’ouest de Montréal a demandé à la Banque Royale du Canada de saisir les comptes en banque que détenait Kamel.

On apprend dans le rapport de l’huissier que Kamel disposait d’un Régime enregistré d’épargne-retraite (RÉER) d’une valeur de 55 951 $ et d’un CELI dont la valeur est de 4 668 $.

La banque, à titre de tiers saisi, a également gelé deux comptes contenant respectivement 190,80 $ et 511,69 $ en argent américain.

Voici une partie des biens saisis à Magdi « Mike » Kamel

  • Table de ping-pong pliante

  • Radio-réveil

  • Honda CRV 2006

  • Appareil de développé couché (bench press) avec ensemble de poids

  • Pavillon extérieur en métal

  • Spa de quatre places noir et blanc

  • Coffre à outils en métal

  • Grille-pain

  • Cafetière

  • Rideaux

  • Horloge grand-père

  • Table de chevet

  • Tapis

  • Divan et causeuse en cuirette bruns

  • Chandail Reebok avec le numéro 28 de Claude Giroux au match des étoiles 2011 (avec encadrement et photos)

  • Téléviseur LG de 47 po

 

Mutisme et Omerta du centre hospitalier

 
 

La direction de l’établissement, qui inclut l’Hôpital St. Mary’s, refuse de dire pourquoi elle tente d’obtenir le remboursement d’une créance de plus d’un demi-million de dollars.

Elle s’est enfermée dans le même mutisme qu’il y a un mois lorsque l'Agence de presse QMI avait rapporté une première saisie.   «Le processus judiciaire étant toujours en cours, vous comprendrez que nous ne pouvons pas commenter», a écrit son porte-parole Bruno Geoffroy par courriel.

Dossier scellé

Le désistement de l’hôpital est survenu moins d’une semaine avant que ne soit entendue une requête de  l'Agence de presse QMI pour faire desceller le dossier.

Deux jours après le désistement, l’avocate de Magdi Kamel a demandé que la poursuite de St-Mary’s soit retirée du dossier de la cour. QMI a toutefois maintenu sa demande de desceller les dossiers.

Entente hors cour

En avril 2017, «Une entente hors cour satisfaisante a été conclue» , a indiqué Sabrina Gariepy, la porte-parole du CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal, qui chapeaute St. Mary.

L’hôpital s’est donc désisté de son recours au civil, mais ne peut donner de détails en raison d’une clause de confidentialité liant les deux parties.

L’UPAC dans le dossier

On confirme toutefois que les autorités policières sont informées de la situation. «Nous sommes en contact avec l’UPAC dans le présent dossier», soutient Sabrina Gariepy, par courriel.

Sources: Requête présentée par le CIUSSS de l’Ouest-de-l’île-de-Montréal en Cour supérieure; Agence de presse QMI pour Québecor Inc.

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 1er février 2020

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