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Louise Léger Villandré ex-DG de la ville de Hudson aurait fraudé pendant 17 ans
Plus d'un million en fraude par Louise Léger Villandré
Louise Léger Villandré fraudeuse accusée par l'UPAC, Ville de Hudson, Montérégie, Québec. Directrice générale de la ville de Hudson accusée de collusion

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L'ex-directrice générale, trésorière et greffière a fraudé la ville de Hudson pendant 17 ans
30 mois de prison pour Louise Léger-Villandré

L'ex-directrice générale, trésorière et greffière de la Ville de Hudson a été condamnée à 30 mois d'emprisonnement le 22 février 2016 pour avoir fraudé sa municipalité de plus d'un million de dollars entre 1996 et 2013.   Louise Villandré, 65 ans, avait plaidé coupable à une série de chefs d'accusations liées à la fraude et l'abus de confiance en décembre 2015.   Les 30 mois d'emprisonnement étaient une suggestion commune de la poursuite et de la défense.  «Elle voulait en finir au plus vite», a résumé son avocat, Me Robert La Haye.  

Elle opérait une petite compagnie d'excavation et de déneigement qui n'a jamais déclaré de profits. Revenu Québec et Revenu Canada l'ont obligée à vendre ses propriétés pour rembourser les revenus non déclarés et les pénalités qui s'ensuivent.   La dame, qui a déclaré faillite, n'est pas en mesure de rembourser les sommes détournées même après la vente aux enchères de ses propriétés.  

Elle a pris le chemin du pénitencier avec sa valise dès la fin de l'audience au palais de justice de Valleyfield.   La résidente de la petite localité de Hudson, à l'ouest de Montréal, fut arrêtée par l'UPAC le 9 octobre 2014.   Selon l'enquête policière, elle a encaissé dans son compte personnel pour 1,1 million$ de chèques municipaux qui ne lui étaient pas destinés.  Voilà une leçon pour les élus.es qui laissent des employés.es de la haute direction cumuler trop de responsabilités.  L'opacité s'installe et le risque de fraude augmente d'autant.

Fonctionnaires en conflits d'intérêts

Louise Léger Villandré ex-DG de la ville de Hudson aurait fraudé pendant 17 ans
Plus d'un million en fraude par Louise Léger Villandré
Louise Léger Villandré fraudeuse accusée par l'UPAC, Ville de Hudson, Montérégie, Québec. Directrice générale de la ville de Hudson accusée de collusion
 

Les dirigeants de la ville de Hudson
et l'ex-directrice générale Louise Léger-Villandré
Au fil du temps

2016

 
 
 
 

21 février 2016
Louise Léger-Villandré recevra le 22 février sa sentence pour avoir volé la municipalité pendant des années

Comment une secrétaire a pris le contrôle de la Ville de Hudson: à 18 ans, Louise Léger-Villandré était embauchée comme simple secrétaire de la Ville de Hudson. Pendant les 40 ans qui ont suivi, elle a pris le contrôle de sa municipalité. Cette femme aux allures de religieuse en a profité pour voler 1,1 M$ à la Ville, où tout le monde lui faisait aveuglément confiance.

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22 février 2016
La sentence tombe pour Louise Léger-Villandré

Photo d'archive date inconnue

La sentence est tombée pour Louise Léger Villandré, ex-directrice générale de Hudson, près de 17 mois après son arrestation.   Parée de sa large valise dans la salle d’audience, elle était préparée à cette ultime comparution

La femme de 66 ans a été condamnée à 30 mois de prison, à la recommandation conjointe du procureur et de l’avocat de la défense.

Plusieurs critères ont été considérés pour établir à 2 ans et demi la période d’incarcération. « Ce qui a été pris en considération, ce sont plusieurs facteurs : l’âge et l’état de santé de la dame, le montant de la fraude, l’absence d’antécédents judiciaires et la situation financière actuelle.  Tout cela a été observé, et la sentence réponds aux critères de la jurisprudence », a laissé savoir le procureur Me Mathieu Longpré

L'avocat de l'accusée s’est dit satisfait de la sentence. « La sentence est satisfaisante à mon point de vue. La fraude mérite de l’emprisonnement; voilà pourquoi je ne me suis pas battu pour une assignation à domicile. Mais à 66 ans, elle a exprimé des regrets et son agent de probation a conclu à un faible risque de récidive », a-t-il dit.

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2015

10 décembre 2015
Louise Léger-Villandré plaide coupable

L’accusée était présente au Palais de justice de Valleyfield.  Elle s’est avancée devant le juge et a plaidé coupable à six des dix-neuf chefs d’accusations auxquels elle faisait face, dont fraude, abus de confiance et emploi de documents contrefaits.  Elle plaide notamment coupable aux infractions les plus importantes, telle que fraude de 1,1 M$ entre 1996 et 2013, où Louise Léger-Villandré a quitté ses fonctions de directrice générale.  « Pour tous les autres chefs d’accusations, nous avons un arrêt de procédure », a indiqué le procureur de la Couronne, Me Mathieu Longpré.

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2 avril 2015
Saisie de biens de Louise Léger-Villandré

Revenu Québec a saisi tous les biens et meubles de l'ex-directrice générale de la Ville de Hudson.

La femme est accusée au criminel sous 19 chefs d'accusations, notamment de fraude. Elle aurait détourné 1,1 million de dollars des coffres de la ville au fil de ses années à la tête de la petite municipalité de l'ouest de Montréal.

Selon la requête présentée hier après-midi en Cour supérieure, Mme Villandré a une dette fiscale de plus de 307 000$, « et compte tenu des informations retrouvées sur internet concernant la vente aux enchères de ses biens», Revenu Québec a fait valoir «considérer qu'il existait des motifs sérieux de croire que le recouvrement des créances était compromis.»  Des vérifications fiscales menées pour les années 2008 à 2012 ont démontré que Mme Villandré ne déclarait que des pertes pour son entreprise d'excavation et de déneigement. Plusieurs avis de cotisation ont ensuite été émis.

Source - La Presse

 
 

25 mars 2015
Jacques Lemieux, déjà ex-directeur général

À peine nommé une semaine plus tôt, le directeur général par intérim, Jacques Lemieux, remet sa démission au maire de Hudson. Le haut fonctionnaire retraité de Valleyfield était venu en renfort en portant aussi le chapeau de trésorier afin de permettre de payer les fournisseurs. Il n'a pas expliqué publiquement les motifs de sa démission. Le maire Ed Prévost a affirmé que c'est en raison de son embauche jugée illégale qu'il a quitté l'hôtel de ville.

Le même jour, le commis principal de la ville Vincent Maranda a informé le conseil de ville qu'il s'absentait pour raison de surmenage et stress durant le prochain mois. Ce qui prive la ville de ses trois principaux administrateurs.

Source - La Presse et The Montreal Gazette

 
 

26 février 2015
Maintien de la suspension
de Catherine Haulard

En assemblée extraordinaire, les membres du conseil municipal de Hudson ont voté à quatre contre deux le maintien de la suspension sans solde de la Directrice générale de la Ville.

Suspendue sans solde par le maire Ed Prévost, la directrice générale Catherine Haulard avait plusieurs différends avec des membres du conseil, leur relation s’étant détériorée au point où il semblait impossible pour le Conseil et la DG de travailler ensemble.

Cependant, ce qui semble avoir causé sa suspension serait son refus de travailler avec Judy Sheehan, consultante en gestion et ressources humaines engagée par la Ville pour convenir d’une entente pour la convention collective des employés. D’abord parce que selon la DG, la Ville n’est pas allée en appel d’offre pour l’octroi d’un contrat de plus de 10 000 $ à Judy Sheehan, mais également parce que Catherine Haulard aurait refusé de travailler avec la consultante qui recommandait l'abolition de son poste.

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23 février 2015
Suspension de la directrice générale

Le maire Ed Prévost suspend sans solde sa directrice générale, Catherine Haulard, pour un différend au sujet de la légalité d'un contrat d'embauche d'une consultante externe en ressources humaines.

Mme Haulard poursuit aujourd'hui la municipalité pour congédiement déguisé et harcèlement, entre autres. Sa cause doit être entendue devant la Commission des relations de travail, cet été, et le Commissaire aux plaintes du ministère des Affaires municipales poursuit ses vérifications.

Source - Fil de nouvelles Viva

 
 
 
 
 

10 août 2015
Fraude à Hudson: Une prochaine audience pour Louise Léger-Villandré

Après plusieurs audiences où Louise Léger-Villandré était représentée par son avocat Me Robert La Haye sans toutefois être présente, celle qui fait présentement face à 19 chefs d’accusations, notamment pour fraude, abus de confiance et détournement de fonds municipaux pour plus de 1,1 M$, a finalement été tenue de se présenter en cour. Il s’agissait d’une procédure judiciaire puisque cette dernière a renoncé à son droit à une enquête préliminaire le 29 juillet dernier.

Lors de l’audience de ce lundi 10 août, Me Robert La Haye a obtenu une remise proforma afin de repousser le procès à une date ultérieure.  Une prochaine audience, à laquelle Louise Léger-Villandré n’est pas tenue d’être présente, se tiendra le jeudi 1er octobre 2015.

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3 avril 2015
Des micros cachés à l'Hôtel de ville

Les micros en question ont été découverts dans les bureaux des cadres du Service des parcs et loisirs, situés au centre communautaire, à un jet de pierre de l'hôtel de ville. Le service venait de faire appel à une firme informatique pour venir à bout d'un problème de connexion internet. Un balayage rudimentaire des techniciens de l'externe a permis de les découvrir. Les appareils de détection de la firme ont aussi démontré qu'il y aurait possiblement d'autres systèmes d'écoute, cette fois à l'intérieur des murs de l'édifice municipal.

Immédiatement, le directeur de la sécurité publique de Hudson, Philippe Baron, a été avisé par les employés visés par l'écoute. La Sûreté du Québec a été contactée, puis l'UPAC

Les micros, dont La Presse a obtenu des images, ne ressemblent en rien à ceux utilisés par des professionnels pour effectuer de l'écoute électronique. Ce sont des modèles qu'on peut se procurer facilement dans des magasins d'articles électroniques. Selon nos informations, les enquêteurs de l'UPAC ont assuré aux employés municipaux que le système électronique ne provient pas d'eux.

À l'hôtel de ville de la rue Main, personne ne semble au courant de la découverte, même si des sources assurent que tous les membres du conseil municipal ont été informés. M. Baron, directeur du Service de sécurité publique, n'a pas rappelé. Joint par La Presse la semaine dernière, puis de nouveau mercredi, le maire Ed Prévost a répété qu'il n'avait jamais entendu parler de micros cachés sous des bureaux.

« Je sais que nos immeubles sont munis de caméras de surveillance pour des raisons de sécurité, mais des micros, non, a-t-il affirmé. J'ai passé la main sous mon bureau et je n'ai rien découvert. Personne ne m'a parlé de micros, mais vous savez, les maires sont souvent les derniers informés. J'imagine que si des micros ont été découverts, c'est pour de l'écoute électronique. Il faudrait regarder du côté de l'UPAC. »

Un élu du conseil municipal a finalement confirmé l'information auprès de La Presse, mais en exigeant de conserver l'anonymat. Les motifs de l'écoute électronique demeurent obscurs.

Source - La Presse

 

Note de JosPublic:
Le procès de Mme Léger-Villandré a été remis à deux reprises jusqu'à maintenant. La prochaine date est fixée à la fin du mois de mai 2015.

 
 

13 mars 2015
Ramin Jawanda, trésorier, démissionne

Le trésorier Ramin Jawanda quitte l'hôtel de ville après avoir remis sa démission, deux semaines auparavant. Interrogé au sujet de sa décision par des médias locaux, il a expliqué que le climat de travail est malsain à Hudson. Il avait été embauché le 14 avril 2014. Dans la foulée, le maire décide de reporter la présentation d'un ambitieux projet de réaménagement près des berges de Hudson en raison de la résistance de membres de l'administration municipale.

Source - The Montreal Gazette

 
 

 

2014

 
 
 
 

8 octobre 2014
Arrestation de Louise Villandré

Louise Villandré, 64 ans, a été épinglée et libérée sous promesse de comparaître pour répondre à 19 chefs d'accusations de fraude, usage de faux et abus de confiance au détriment de la municipalité montérégienne de 5000 habitants, à l'ouest de Montréal.

Les enquêteurs de l'UPAC disent avoir découvert que pendant 17 ans, l'ex-directrice générale de Hudson aurait encaissé dans son compte personnel des chèques municipaux qui ne lui étaient pas destinés. Elle aurait ainsi détourné 1,1 million de dollars dans une municipalité dont le budget annuel tourne autour de 10 millions.

Mme Villandré avait pris sa retraite de la Ville en avril 2013, après y avoir occupé des postes stratégiques pendant 43 ans. Selon un portrait qu'avait fait d'elle le journal local Vaudreuil-Soulanges Gazette, elle avait été embauchée comme greffière à l'âge de 18 ans, puis avait été nommée trésorière un an plus tard. Elle avait conservé ces deux postes toute sa carrière et y avait ajouté le titre de directrice générale en 1997. 

«Elle contrôlait à peu près tout, et j'ose croire que les conseils municipaux antérieurs ne se doutaient pas de bien des choses», explique le maire Ed Provost.

Lire la suite - La Presse

 
 

1er avril 2014
Démission de Sylvain Bernard

Embauché en mai 2012, Sylvain Bernard fut le premier à rapporter que des fonds semblaient être administrés de façons inappropriée et que des déductions fiscales sur la paie des employés.es n'étaient pas faites. Le trésorier a travaillé en étroite collaboration avec l'UPAC tout au long de l'enquête.

Depuis il a trouvé un nouvel emploi en tant que trésorier de la ville de Côteau-du-Lac. Récemment plusieurs employés.es ont quitté la ville de Hudson. Parmi eux, le directeur des parcs et loisirs. L'ex-directeur des travaux publics a aussi quitté pour la ville de Côteau-du-Lac. Le maire argumente qu'il faut voir les cas un à un et ne pas conclure à un mouvement concerté. La directrice générale Mme Catherine Haulard déclare: «qu'elle préfère les voir partir et qu'ils soient heureux ailleurs que de rester ici et être misérables

  Lire la suite - The Gazette

 

10 décembre 2014
L'ex-directrice générale de Hudson plaide non coupable

Me Robert La Haye l'avocat de la défense

La date de l’enquête pro forma dans le dossier de l’ex-DG de la municipalité de Hudson, Louise Léger-Villandré, a été fixée au 21 janvier 2015 par les avocats en cause et la juge, l’honorable Marie-Chantale Doucet, au Palais de Justice de Valleyfield.

L’avocat de la défense, le criminaliste bien connu Me Robert La Haye, a rencontré le procureur de la Couronne, Me Mathieu Longpré, quelques minutes avant d’apparaître en cour. « Nous nous sommes entendus sur une date pour la divulgation de la preuve. Nous connaîtrons alors l’étendue du fardeau de la preuve qui sera déposée par la Couronne » 

Mme Léger Villandré avait mandaté son avocat, Me Robert La Haye, pour la représenter lors de sa comparution.

Ce dernier a indiqué que sa cliente était «inquiète» quant aux accusations qui pèsent contre elle mais il n'a pas pu s'avancer sur la suite des procédures, puisqu'il n'a pas encore eu accès à la preuve. Il a toutefois qualifié le dossier de «spécial».

Le directeur des poursuites criminelles et pénales, Me Mathieu Longpré, a déclaré que la Couronne devrait être en mesure de remettre une grande partie de la preuve à la défense, voir même la totalité, d'ici le 21 janvier 2015, date à laquelle les parties seront de retour devant la Cour.

Lire la suite - Fil de presse Viva
et  TVA Nouvelles

 
 

11 avril 2014
Embauche de Ramin Jawanda

La ville de Hudson a embauché un nouveau trésorier pour remplacer Sylvain Bernard, qui a démissionné le 1er avril 2014. Il s'agit de Ramin Jawanda un comptable provenant du secteur privé.

Lire la suite - Ville de Hudson

 
 
 

Les policiers de l'Unité permanente anticorruption font le ménage dans la documentation de l'ex-trésorière.

 
 

Chefs d'accusations

 
 

Le 10 décembre 2015 Louise Léger-Villandré a plaidé coupable d’avoir commis les infractions visées par les articles 380 (01) a), 122, et avoir contrevenu à la loi à quatre reprises à l’article 368 (1) a) c).

Article 380 Fraude

(01) Quiconque, par supercherie, mensonge ou autre moyen dolosif, constituant ou non un faux semblant au sens de la présente loi, frustre le public ou toute personne, déterminée ou non, de quelque bien, service, argent ou valeur :

a) est coupable d’un acte criminel et passible d’un emprisonnement maximal de quatorze ans, si l’objet de l’infraction est un titre testamentaire ou si la valeur de l’objet de l’infraction dépasse cinq mille dollars.

Article 122 Abus de confiance par un fonctionnaire public

Est coupable d’un acte criminel et passible d’un emprisonnement maximal de cinq ans tout fonctionnaire qui, relativement aux fonctions de sa charge, commet une fraude ou un abus de confiance, que la fraude ou l’abus de confiance constitue ou non une infraction s’il est commis à l’égard d’un particulier.

Article 368 Emploi d’un document contrefait

(1) Quiconque, sachant qu’un document est contrefait, selon le cas :

a) s’en sert, le traite, ou agit à son égard;

c) soit d’un acte criminel et passible d’un emprisonnement maximal de dix ans.

 
 

Est-ce un réseau ou a-t-elle agi seule ?
Louise Léger Villandré écrouée par l'Unité permanente anti-corruption du Québec

 
 

Louise Léger Villandré fait face à 19 chefs d'accusations dont fraude, abus de confiance, fabrication et usage de faux au détriment de la petite municipalité montérégienne de 5 000 habitants. Il s'agit d'un montant de plus d'un million de dollars sans compter qu'elle a éludé des impôts pour plus de 300 000$ d'une entreprise de déneigement dont elle est la propriétaire.

L'enquête de l'UPAC démontrerait que la suspecte aurait répété son manège sur une période de 17 ans, encaissant un chèque municipal par-ci par-là dans son compte personnel.

Louise Léger Villandré

ex-maire Michael Elliott

« Les faits que l'on reproche à Louise Léger Villandré ne sont pas anodins : une importante somme d'argent a été détournée des fonds municipaux alors qu'elle occupait un poste influent dans l'administration municipale. En abusant de la confiance que lui octroyaient ses fonctions, ce sont tous les citoyens de Hudson qui sont lésés par ladite fraude", a déclaré le commissaire de l'UPAC, Robert Lafrenière, dans un communiqué.

«Elle n'était pas seulement la directrice, mais aussi la trésorière et la commis, alors elle possédait tous les pouvoirs sur l'administration de la ville.»

La directrice générale habite une maison cossue dans cette bourgade à majorité anglophone.

«Elle était une personne très travaillante, qui faisait beaucoup d'heures. Elle était appréciée et respectée dans la Ville», se souvient l'ex-maire Michael Elliott, qui a démissionné en 2013 pour des raisons de santé.

Les soupçons ont commencé à peser en 2012, et la ville a alors décidé d'embaucher un véritable trésorier pour faire le ménage. Avec le recul, c'était la bonne décision.

«Initialement, des erreurs avaient été faites (par Villandré) dans le calcul des impôts provinciaux et fédéraux des employés municipaux. Mais ensuite, le trésorier a découvert des irrégularités majeures», explique M. Elliott. La directrice générale a alors démissionné.

Selon nos sources, les enquêteurs croient que la dame aurait agi seule, sans l'aide d'un autre fonctionnaire ou d'un élu.

Pendant 43 ans. Selon un portrait qu'avait fait d'elle le journal local Vaudreuil-Soulanges Gazette, elle avait été embauchée comme greffière à l'âge de 18 ans, puis avait été nommée trésorière un an plus tard. Elle avait conservé ces deux postes toute sa carrière et y avait ajouté le titre de directrice générale en 1997. 

«Elle contrôlait à peu près tout, et j'ose croire que les conseils municipaux antérieurs ne se doutaient pas de bien des choses», explique le maire Ed Provost.

Appels aux policiers

M. Provost a été élu en novembre 2013, peu après le départ de Mme Villandré. Il a découvert une ville saignée à blanc. Lui et un haut fonctionnaire récemment arrivé, Sylvain Bernard, ont appelé plusieurs fois la police. Ils avaient tant d'irrégularités à signaler que les enquêteurs ont été submergés de travail. 

D'abord, un groupe de plus de 300 résidants n'avaient pas payé de taxes municipales depuis un certain nombre d'années. L'un des plus mauvais payeurs était l'ex-maire Michael Elliott, qui devait 64 000$ à sa ville.

Ed Provost, maire de Hudson

Les créances cumulées de ces citoyens totalisaient 1,2 million. Le maire a ensuite constaté avec stupeur qu'une quarantaine d'employés municipaux avaient été payés pendant une dizaine d'années sans déductions fiscales à la source, ce qui représente d'importantes sommes dues au fisc. La Ville a fait une divulgation volontaire aux autorités à ce sujet, et la facture à venir promet d'être très lourde. Déjà, Revenu Québec a imposé une hypothèque légale de 290 000$ sur la maison de Louise Villandré.

L'équipe d'Ed Provost dit aussi avoir découvert que huit employés avaient eu accès à des cartes de crédit de la Ville dotées de limites de crédit de 50 000$, sur lesquelles ont été facturées des «dépenses présumées personnelles». De 30 000 à 40 000$ en repas remboursés de façon irrégulière aux employés ont été retrouvés par la Ville. Certains repas dépassaient 150$. D'autres réclamaient à la Ville jusqu'à 800$ par mois de frais d'interurbains. 

Dans les logiciels de la Ville, aucune donnée sur les heures travaillées, les vacances et les congés accordés n'était comptabilisée. Des chèques pour des bonis, des heures supplémentaires et des journées de maladie étaient faits à la main.

Ce qu’on reproche à Louise Léger Villandré

Elle aurait volé de l’argent public à au moins 4 reprises, pour un total de 1,1 M$

Elle aurait fabriqué deux faux chèques adressés au Receveur général du Canada, et deux faux chèques adressés au ministère des Finances du Québec

Elle aurait fabriqué trois faux chèques provenant d’un compte de la Banque Nationale vers un compte en fidéicommis

Elle aurait confectionné un faux procès-verbal pour une séance du conseil municipal

Vers des poursuites civiles

La Ville de Hudson n'exclut pas de poursuivre au civil son ancienne directrice générale pour récupérer les sommes qu'elle aurait dérobées.

Le maire Ed Prévost songe sérieusement à intenter des recours contre elle. La question mérite à tout le moins d'être examinée, a-t-il laissé entendre hier.

Il avait même fait savoir aux policiers récemment qu'il songeait à aller de l'avant avec des poursuites si les forces de l'ordre n'agissaient pas dans le dossier.

«Je devenais impatient. J'ai rencontré l'UPAC et j'ai menacé d'aller en Cour civile pour récupérer une partie de l'argent», a-t-il affirmé, avouant qu’il était «sceptique», comme plusieurs citoyens, que l'enquête policière ait de véritables conséquences.

Prime de départ

Tous les citoyens croisés par Le Journal à Hudson hier étaient d'avis que la Ville devrait intenter des recours légaux.

«On devrait tout faire pour récupérer l'argent, s'exclame Suzanne Donnelly. Je vis ici depuis 30 ans et les taxes montent, montent, montent. Ce n'est pas étonnant, quand on sait qu'on nous aurait volés!»

Mais voilà, la Ville aurait déjà une partie des sommes dans ses coffres. En effet, Mme Villandré avait droit à une «très généreuse indemnité de départ. Beaucoup plus que 200 000$», explique l'ex-maire de Hudson, Michael Elliott.

La somme n’a pas encore été payée, et pourrait donc être retenue.

 

Sources: La Presse/Gesca pour Power Corporation du Canada; Montreal Gazette pour Paul Victor Godfrey; Le journal de Québec/Montréal pour Québecor inc..

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 22 février 2016

Le célèbre traversier par barge du Lac des deux Montagnes à Hudson en face de Oka

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