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Guy Hébert un Directeur général dans la gadoue de l'éthique
18 mars 2013: Congédié pour avoir menti au maire et à la population

Après avoir tenté de congédier le chef de police de Montréal, il est lui-même congédié. Le dilemme à Montréal c'est que tous ceux qui sont à la haute direction de la Ville ont fait partie de la magouille depuis des années. La prochaine personne élue à la mairie devra faire un grand ménage. Il y encore trop d'élus.es et de fonctionnaire qui ont tenu le sac des voleurs ou qui ont participé à des manoeuvres pour cacher la corruption, la collusion ou le financement illégal de leur parti politique. En plus, avec Hébert à la barre de la direction générale de la Ville de Montréal, celle-ci était revenue à la case départ. Il avait stoppé le ménage entrepris par deux directeurs généraux, Rachel Laperrière et Louis Roquet, qui l'ont précédé de 2009 à 2012. Voilà un directeur qui privilégie la délégation à l'entreprise privée et qui croit en son âme et conscience qu'une ville doit être dirigée comme une compagnie privée. Tout le contraire des témoignages que l'on entend présentement à la commission Charbonneau. La vision de Gérald Tremblay

 
 

Recul de la lutte contre la corruption à Montréal

 
 

À partir de 2009, à la suite des scandales du Faubourg Contrecoeur et des compteurs d'eau ( 01 ), la Ville de Montréal a adopté plusieurs mesures pour lutter contre la collusion et la corruption. Aujourd'hui, plusieurs d'entre elles ont été démantelées ou mises sur une voie de garage. Et les fonctionnaires responsables ont été «tablettés».

La Ville est revenue à la case départ et a stoppé le ménage entrepris par deux directeurs généraux, Rachel Laperrière et Louis Roquet ( 02 ), qui ont précédé Guy Hébert de 2009 à 2012, affirment plusieurs sources.

Rachel Laperrière

Louis Roquet

Michael Applebaum

En janvier 2012, M. Roquet est parti après un sérieux désaccord avec le président du comité exécutif, Michael Applebaum ( 03 ), nommé maire par le conseil de ville, en novembre 2011.

Rachel Laperrière, quant à elle, a quitté la Ville à l'été 2012 après avoir été rétrogradée aux affaires institutionnelles.

«On est en train de mettre la table pour que ça revienne comme avant», nous a confié une source.

Guy Hébert, nommé directeur général de la Ville en janvier 2012, est responsable de ce changement de cap. Il pousse sur la machine pour qu'elle distribue les contrats le plus rapidement possible. M. Hébert est l'homme de confiance du maire Applebaum, qui approuve cette nouvelle «philosophie de management».

«J'ai mon style, a expliqué Guy Hébert lors d'une entrevue en compagnie du maire Applebaum. Je veux moins de structures. Je suis plus hands on sur les opérations.»

L'inquiétude est grande chez plusieurs cadres. Le discours politique ne parle que de lutte contre la corruption, mais les actions, elles, vont dans le sens contraire, nous ont raconté de nombreuses sources.

«Rachel Laperrière a refait tout le cadre de gouvernance, puis elle a été tassée par Guy Hébert», a précisé un haut fonctionnaire de la Ville.

Des exemples?

En juillet 2011, Rachel Laperrière et Louis Roquet ont édicté des règles serrées pour encadrer l'attribution des contrats. Moins d'un an plus tard, ces règles ont été remplacées par d'autres, moins contraignantes. Les extras sont désormais calculés en «fonction de l'historique des projets similaires». Or, depuis la commission Charbonneau et une étude commandée en 2004, dévoilée en novembre 2012, on sait que les prix étaient gonflés de 30%. L'historique des projets similaires n'est donc pas fiable.

Autre changement: le contrat ne passe plus qu'une fois, et non deux, devant les élus du comité exécutif; l'estimation du prix du contrat n'est plus déposée au greffier sous pli confidentiel; et le chantier d'optimisation du coût des contrats, qui passait au crible tous les documents pour détecter des irrégularités, a cessé ses travaux (voir encadré). Guy Hébert et Michael Applebaum ne nient pas. Ils sont allergiques aux structures lourdes et aux comités qui, selon eux, ralentissent la machine.

«Mettre 10 experts de la même affaire autour d'une table, puis leur demander de s'entendre, ce n'est pas une sinécure, a expliqué Guy Hébert.

Chacun a sa théorie et ça s'obstine longtemps [...]. En 2011, seulement 38% du programme triennal d'immobilisations [la liste des travaux à faire] ont été réalisés. Ça n'a aucun sens! Cette année, on va dépasser 70%. Notre objectif pour 2013 est de 80%.

Une partie du problème venait des contrôles inutiles. Les contrôles, c'est comme l'assurance-vie. Si vous prenez une assurance qui coûte plus cher que votre salaire...»

«Pour moi, la Ville, c'est une business, c'est opérationnel, a ajouté Michael Applebaum. M. Hébert a déjà montré qu'il est capable de gérer les services, faire des économies et régler les problèmes.»

Michael Applebaum a déjà déclaré qu'il était lui-même opérationnel ( 04 ) et qu'il veut créer un comité de sages, formé de gens de l'extérieur, pour examiner le problème de la collusion et de la corruption et faire des recommandations.

Rappelons que le 3 octobre 2012, Gérald Tremblay a suspendu les contrats non urgents ( 05 ) jusqu'à ce que Québec adopte le projet de loi 1, ce qui à été fait en début de 2013.

Louis Roquet, ne pense pas que les mécanismes qu'il a créés avec Rachel Laperrière «paralysent» la Ville. Au contraire. «La transparence impose toujours une certaine lourdeur, a-t-il expliqué. Si vous voulez aller vite, vite, vite, vous pouvez décider tout seul dans votre bureau, la porte fermée. On a fait le pari qu'on pouvait imposer une certaine lourdeur au processus de décision tout en respectant un rythme qui nous permettait de donner les services aux citoyens.»

Louis Roquet ex-directeur général de la ville de Montréal et nouveau directeur général chez Cevital

«C'est vrai qu'au début, ça alourdit la machine, mais après un certain temps, vous trouvez votre rythme et les projets commencent à sortir comme des saucisses. Le parcours est plus long, mais ça ne paralyse pas la machine, ce n'est pas vrai! C'est un prix à payer pour être dans le secteur public.»

En date du 5 décembre 2012 voici les mesures abolies ou suspendues
par le Directeur Général Guy Hébert

1 - Un chantier de travail examinait les cahiers de plans et devis pour les appels d'offres. Le but: moderniser les documents et fermer la porte à la collusion et à la corruption. Guy Hébert a demandé au responsable du chantier, Serge Lamontagne, de réorienter ses travaux et de se concentrer sur les contrats à donner. «Le chantier n'a pas été suspendu, mais modifié parce que ça n'avançait pas assez vite», a expliqué Guy Hébert.

2 - Le chantier d'optimisation du coût des travaux passait au crible tous les sommaires décisionnels (qui expliquent les grandes lignes d'un contrat) avant son adoption par les élus pour détecter des irrégularités. Le chantier a cessé ses travaux quelques mois après l'arrivée de Guy Hébert. Rachel Laperrière supervisait le chantier. Elle était épaulée par Danielle Rondeau, mutée aux commémorations, et Danièle Lanoux, envoyée aux services électriques.

3 - L'estimation du coût d'un projet, réalisée par les fonctionnaires de la Ville, était déposée au greffier dans une enveloppe scellée avant le lancement d'un appel d'offres. Les entrepreneurs et les fonctionnaires ne pouvaient donc pas changer les chiffres en cours de route. Cette étape n'existe plus.

4 - Les arrondissements n'étaient pas assujettis à plusieurs de ces mesures. Depuis le mois de janvier, Guy Hébert a envoyé des millions de dollars de contrats dans les arrondissements, 90 millions en 2012 et 75 millions en 2013.

5 - Un dossier devait passer deux fois devant le comité exécutif avant d'être approuvé. Une première fois pour vérifier que les travaux étaient nécessaires. Un document était alors déposé. Cette étape existait depuis des années, même si la loi ne l'exige pas. Les élus pouvaient demander des précisions ou annuler les travaux. Si le dossier recevait le feu vert, l'appel d'offres était lancé. Actuellement, le comité exécutif ne voit le dossier qu'une fois. «Les élus sont placés devant le fait accompli», a expliqué une source. Il est plus difficile pour eux d'exiger des modifications, car le contrat est quasiment attribué à un entrepreneur. Il ne manque que l'approbation des élus. «On ne fait pas autoriser les contrats au préalable, mais on avertit le comité exécutif, a tenu à préciser Guy Hébert. On dépose des listes d'items qui vont en appel d'offres. On sauve de trois à quatre semaines.»

 
 

Faubourg Contrecoeur:

 Hébert a fait des pressions pour accélérer les paiements à Catania

 
 

Avant d'être nommé directeur général de la Ville, Guy Hébert a été impliqué dans un rude conflit avec plusieurs cadres municipaux, sur qui il exerçait d'énormes pressions afin qu'ils paient les travaux réalisés par Construction Frank Catania ( 06 ) au Faubourg Contrecoeur malgré de nombreuses irrégularités. Aujourd'hui, ceux qui s'étaient opposés à lui ont été mutés.

«Tous ceux qui se sont opposés à Guy Hébert dans le Faubourg Contrecoeur ont perdu leur job», résume une source.

En 2008, La Presse a révélé comment la Société d'Habitation de Montréal SHDM avait vendu le terrain du Faubourg Contrecoeur pour une bouchée de pain à Catania, qui devait y bâtir un complexe d'habitation. La SHDM avait consenti une aide financière de 15,8 millions à Catania pour construire les infrastructures (égouts, rues, etc), sans en avoir le droit. Plusieurs personnes sont maintenant accusées au criminel dans cette affaire.

À la rescousse

Gérald Tremblay ( 07 ) a nommé Guy Hébert à la tête de la SHDM à la fin de 2008, dans la foulée du scandale. Hébert a réussi à relancer le projet.

Comme le prévoyait l'entente avec le promoteur, la SHDM avait avancé des millions à Catania pour bâtir les infrastructures et elle devait maintenant se faire rembourser par la Ville.  Mais plusieurs cadres étaient sur leurs gardes en raison du parfum de scandale qui entourait le projet.

Guy Hébert et Gérald Tremblay

 Rachel Laperrière, directrice générale de la Ville par intérim, Arnold Beaudin, directeur du service de développement et des opérations, ainsi que Johanne Falcon, directrice des travaux publics, ont résisté.

Falcon et Laperrière ont averti Guy Hébert: pas question de payer sans avoir vérifié que les travaux avaient été faits sans gonflement de coûts.

Hébert restait sourd à leurs arguments et poussait pour que la Ville rembourse vite la SHDM. Il exerçait une pression inouïe, ont confié plusieurs sources.

«Guy Hébert nous pressait, il disait que ça prenait trop de temps», raconte un informateur.

Liée par les ententes passées, la Ville a finalement dû payer la facture. Mais les fonctionnaires n'avaient pas dit leur dernier mot.

Malgré l'impatience d'Hébert, qui voulait que la SHDM soit remboursée tout de suite, La Presse a appris que Johanne Falcon a lancé ses ingénieurs dans la mêlée. Ils ont pris le temps de passer au peigne fin les factures présentées par Catania. Et ils ont découvert des irrégularités.

La Presse a obtenu certains rapports des ingénieurs municipaux. Ils sont lapidaires et font état de centaines de milliers de dollars facturés en trop. Seulement pour les égouts, ils ont recommandé un ajustement de 861 000$.

Temps difficiles

Ceux qui ont résisté à Guy Hébert ont été déplacés lorsqu'il a été nommé directeur général de la Ville.

Arnold Beaudin s'est retrouvé au Technoparc. Johanne Falcon aux immeubles. Rachel Laperrière, après une rétrogradation, est partie pour devenir sous-ministre de la Culture. Michèle Giroux, ex-cadre qui avait remis en question les façons de faire de la SHDM, est à la recherche d'un nouveau poste.

Certaines de ces personnes ont eu la vie très dure au cours des derniers mois, selon nos sources. Guy Hébert n'est pas d'accord. Selon lui, celles qui ont été déplacées ont d'intéressantes perspectives d'avenir.

Hébert ne regrette rien. «Les gens ont dit: "On bloque tout!" Comme gestionnaire de la SHDM, c'est sûr que j'ai tiré fort parce que je me dirigeais vers un déficit», dit-il.

A-t-il mis trop de pression?

«Beaucoup de pression... Après huit rencontres avec des gens qui sont supposés avoir des solutions d'une fois à l'autre, on devient impatient. Quand ils viennent en réunion et qu'ils sont 12, ça tombe sur le gros nerf» lance-t-il.

 
 

  Un contrat litigieux

 
 

Le 22 mai 2012, le comité exécutif de Montréal a «donné son aval» à l'attribution d'un contrat de 42,5 millions$ à la firme Cassidian Communications, dans le cadre de la mise en place d'un système destiné «à renforcer les communications opérationnelles en matière de sécurité publique partout sur le territoire de l'agglomération».

Deux soumissionnaires ont répondu à l'appel d'offres.

Le second était Motorola Solutions Canada (55 millions $) qui, dès le 5 juin 2012, a écrit une lettre au directeur général de la Ville, Guy Hébert, pour demander de «surseoir à l'adjudication du contrat».

Dans sa missive de plainte, Motorola indique que sa soumission comprend l'installation de 12 antennes sur le territoire, tel qu'il est «exigé» dans le cahier des charges, tandis que le système proposé par Cassidian n'en comprend que 7.

Motorola s'estime lésée puisque les coûts «relatifs des deux soumissions ne peuvent pas être comparés» et assure que le système de son compétiteur, fondé sur un nombre plus restreint d'antennes, ne peut offrir une couverture radio suffisante.

«À la suite de la réception de la plainte de Motorola, il y a eu examen conjoint du dossier par le service des technologies de l'information, le service des affaires juridiques et de l'évaluation foncière, le SPVM et le service du contrôleur général, réplique Gonzalo Nunez, porte-parole de la Ville, dans un courriel adressé à La Presse. De l'avis de l'ensemble des intervenants, le processus suivi était conforme et les besoins du service client étaient satisfaits

Pourtant, selon les informations obtenues par La Presse, on sait que le chef de police de Montréal a attiré il y a quelques semaines l'attention du contrôleur de la ville sur les conditions dans lesquelles ce contrat a été accordé. La Ville de Montréal n'a pas confirmé cette rencontre.

Mais, toujours dans son courriel, elle indique à La Presse que le:

«comité de sélection a recommandé aux élus de retenir la proposition de la firme Cassidian puisque c'était aussi la meilleure offre au niveau monétaire, avec un écart de 13,1 millions en faveur des contribuables». Un argument déjà balayé d'un revers de main par Motorola dans sa lettre de juin 2012: «Si Cassidian Communications avait présenté un projet basé sur le même nombre de sites, Motorola aurait largement remporté l'évaluation

Centre de commandement et de traitement de l'information de la police de la ville de Montréal (CCTI)

 
 

La vindicte d'Hébert s'acharne maintenant sur le chef de police

 
 

En mars 2013, nous apprenons que le directeur général de la Ville de Montréal, Guy Hébert, a monté un dossier contre le chef de police, Marc Parent, après que ce dernier eut rencontré le contrôleur général de la Ville pour attirer l'attention de l'Administration publique sur des irrégularités potentielles entourant le processus d'attribution d'un contrat de plus de 42 millions.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a entrepris des vérifications ciblant son propre patron, soit le directeur général de la Ville, Guy Hébert. La réplique a été cinglante: un bras de fer s'est enclenché et a remonté jusqu'au gouvernement du Québec afin de tenter d'obtenir la tête du chef de police, Marc Parent, a appris La Presse. Toute l'histoire    ICI

 
 

Le DG de la Ville de Montréal défend l'intégrité du processus d'embauche

 
 

La Ville de Montréal défend son intégrité dans le processus d'embauche de ses cadres, qui a été mis à mal par le rapport annuel 2012 de la Commission de la fonction publique de Montréal.

« Je suis franchement estomaqué », a déclaré le directeur général de la Ville, Guy Hébert.

« C'est tout à fait faux », a-t-il poursuivi au cours d'une conférence de presse organisée pour démentir les allégations de « pratiques arbitraires qui heurtent les valeurs d'équité, d'impartialité et de transparence » citées dans le rapport.

« La Ville de Montréal est une administration publique transparente qui n'a rien à cacher [et] qui respecte en tout temps les processus les plus rigoureux en matière de recrutement d'employés et d'embauche de cadres », a indiqué M. Hébert.

«

Je veux être clair : l'arbitraire, le copinage et le favoritisme n'ont pas leur place à la Ville de Montréal. Au contraire! Nous sommes une organisation guidée par des valeurs d'équité, de transparence et de rigueur dans nos processus de dotation et de gestion de notre main-d'œuvre
                                                                                                      
 — Guy Hébert

»

M. Hébert explique que la Ville procède rigoureusement à l'embauche de son personnel afin d'offrir à ses citoyens des services de qualité aux meilleurs coûts possible. Il avance que tous les processus d'embauche sont décrits dans le document sur « la politique de dotation de la gestion de la main d'œuvre ». M. Hébert souligne que la politique a été adoptée par le conseil exécutif de la Ville en septembre 2011 et que l'administration s'y conforme.

M. Hébert s'étonne que le rapport de la Commission de la fonction publique ait atterri entre les mains de journalistes avant que les élus aient pu en prendre connaissance.

« C'est un véritable affront au conseil municipal que de donner le contenu de ce rapport à une journaliste plutôt qu'aux élus. Ce n'est pas une démarche professionnelle. » — Guy Hébert

Bien que le rapport souligne que des décisions administratives ont nui aux efforts de la Commission de la fonction publique, le directeur général de la Ville soutient que les livres de la Ville sont ouverts autant pour la Commission que pour le vérificateur général ou le contrôleur général. M. Hébert estime que les changements qu'il a entrepris depuis son arrivée en fonction pourraient avoir dérangé et fait des mécontents. Il cite les changements suivants au processus d'embauche :

  • Entrevue obligatoire pour les postes de direction;

  • Recours obligatoire aux tests psychométriques;

  • Vérifications des antécédents des candidats.

M. Hébert a précisé qu'il poursuivra la centralisation des embauches à la Ville de Montréal, malgré le mécontentement qu'elle suscite. Il soutient travailler dans le meilleur intérêt des citoyens.

Projet Montréal estime qu'il y a trop de cadres

Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, a rappelé que son parti a dénoncé à plusieurs reprises le nombre élevé de cadres à Montréal.

 « Le taux d'encadrement est d'un cadre pour 9,6 employés à Montréal. Dans les autres grandes organisations, privées ou au gouvernement du Québec, le taux jugé acceptable est d'un cadre sur 12, un cadre sur 13. Si c'était un sur 13, nous arriverions à la conclusion qu'il y a 400 cadres de trop à Montréal. Comme chacun d'eux coûte 156 000 $ par année - 100 000 $ en salaire plus 56 000 $ en avantages sociaux - c'est une dépense de 62 millions de dollars »,a-t-il précisé en point de presse.

Richard Bergeron ( 09 )

Concernant le différend qui oppose la Commission de la fonction publique de Montréal à la Ville de Montréal, il a renvoyé la balle au ministre des Affaires municipales pour qu'il clarifie le rôle de la Commission.

« J'entends les arguments de l'administration aujourd'hui et je me dis que c'est au législateur de prendre position à ce sujet. », a-t-il déclaré.

 

Michael Applebaum le maire et le Directeur général Guy Hébert en conciliabule

 
 

En résumé

 
 

L'affrontement avec le chef de police est loin d'être la première crise à laquelle Guy Hébert fait face à la Ville de Montréal: le vétéran endurci de l'appareil municipal se décrit lui-même comme un spécialiste des mandats difficiles.

En 2008, c'est à lui que l'administration Tremblay a fait appel pour prendre la tête de la Société d'habitation et de développement de Montréal, ébranlée par le scandale du Faubourg Contrecoeur.

Il a travaillé à redresser la barre, mais il a prévenu qu'il ne pouvait écarter tous les partenaires privés de l'organisme sur qui pesaient des soupçons, notamment la firme Catania, dont les liens avec la mafia ont ensuite été démontrés devant la commission Charbonneau. «Si on fait affaire avec quelqu'un dont tout le monde dit qu'il fait partie de toutes sortes d'organisations, puis qu'il n'a jamais été accusé, de quel droit peut-on éliminer ces gens-là?», avait-il déclaré à La Presse en 2011.

Au moment de sa nomination comme grand patron de la fonction publique montréalaise en janvier 2012, les partis de l'opposition avaient exprimé des réserves quant au choix de Guy Hébert, car ils le jugeaient trop près de l'appareil politique.

Hébert a été directeur de l'arrondissement de Ville-Marie et proche de son maire de l'époque, Benoit Labonté ( 08 ), qui avait contesté la direction de Gérald Tremblay, avant de quitter le Parti Union Montréal. Selon Le Devoir, lorsqu'il était directeur d'arrondissement, M. Hébert s'était engagé dans le jeu politique pour tenter d'aider Benoit Labonté à devenir «calife à la place du calife».

La Commission de la fonction publique de Montréal a aussi publié un rapport lapidaire sur son règne, selon lequel près du tiers des cadres embauchés en 2012 l'ont été sans appel de candidatures et près de 80% des nominations auraient été jugées non conformes à la politique de Montréal en matière de main-d'oeuvre. La Ville a vigoureusement contesté les conclusions de ce rapport.

Par ailleurs, La Presse a révélé en décembre que plusieurs cadres de la Ville s'inquiétaient de voir le directeur général éliminer des contrôles anticollusion mis en place sous ses prédécesseurs et désormais jugés inefficaces.

«J'ai mon style, a expliqué Guy Hébert lors d'une entrevue en compagnie du maire Applebaum. Je veux moins de structures. Je suis plus hands on sur les opérations.»

«Pour moi, la Ville, c'est une business, c'est opérationnel, a alors ajouté Michael Applebaum. M. Hébert a déjà montré qu'il est capable de gérer les services, faire des économies et régler les problèmes

Montréal n'est pas une «business». Par Michèle Ouimet pour le journal La Presse, le 6 décembre 2012 Cliquez ici pour la suite

Sources:
Internet:
Radio-Canada pour Société CBC/Radio-Canada
Journaux:
La Presse/Gesca pour Power Corporation of Canada, Le Devoir pour SPEQ Le Devoir inc.

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 16 mars 2013

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

Notes & Références encyclopédiques:

01
 

À propos du scandales du Faubourg Contrecoeur et des compteurs d'eau - Sur MétéoPolitique

 

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02
 
 
 

À propos de Rachel Laperrière: Une première femme nommée directrice générale, sur La Presse, le 23 septembre 2009 et Louis Roquet : Embauché pour mettre de l'ordre à l'hôtel de ville à la suite des scandales qui ont éclaboussé l'administration du maire Gérald Tremblay sur Le Devoir

 
 
 

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03

À propos de Michael Applebaum - Sur MétéoPolitique

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04

Michael Applebaum: Monsieur opérationnel - Sur La Presse, le 20 novembre 2012

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05

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06

À propos de Paolo Catania de Construction Frank Catania- Sur MétéoPolitique

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07

À propos de Gérald Tremblay, ex-maire de Montréal - Sur MétéoPolitique

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08
 

À propos de Benoit Labonté, ex-maire de l'arrondissement Ville-Marie et ex-chef de Vision Montréal - Sur MétéoPolitique

 

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09

À propos de Richard Bergeron chef de Projet Montréal - Sur Wikipédia

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