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Denis Lévesque ex-directeur de la ville de Terrebonne, délateur
Directeur de la ville de Terrebonne devenu délateur
pour se sauver d'un procès Denis Lévesque ex-directeur de la ville de Terrebonne devient délateur
 

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Ex-directeur général de la ville de Terrebonne
Denis Lévesque a un sens de l'éthique assez particulier

Denis Lévesque a accepté au moins 17 000 $ en voyages, des bouteilles de vin ou des billets de hockey de la part d'entrepreneurs salivant devant les profits potentiels des contrats mis en soumission par la ville de Terrebonne.  Il aurait pu mais ne fait pas face à des accusations en échange de sa collaboration avec la justice dans le cas de la poursuite des dirigeants de la ville de Terrebonne sous le maire Jean-Marc Robitaille

Le terme pour qualifier ce genre de témoin à charge pour l’État est "Délateur", et ce système mine la crédibilité de l'ensemble de la Justice.  Ce n'est pas un noble rôle, loin de là, mais à cause à des policiers paresseux, laxistes et magouilleux, comme le corps de police de l'Unité permanents anti-corruption du Québec (UPAC/version 2018 et avant), l'utilisation d'un délateur permet d'éviter la recherche de preuves et accélère la procédure. Comment un juge peut interpréter les paroles d'une personne à l'éthique si particulière ?  

Il a quand même accepté les cadeaux comme les autres accusés. Mais en plus, il est en déficit d'éthique. Normalement dans la fonction publique, les dépenses liées à l'exécution des tâches déterminées par la description du poste sont remboursées.   Mais pour certaines personnes leurs besoins vont loin.  Comme c'est le cas de Denis Lévesque et d'un autre cadre de la même ville, il a négocié dans son contrat de travail une prime en pourcentage sans droit de regard sur les dépenses.  Alors entres autres il s'est payé des caleçons!  À ce jour on ne sais toujours pas à quoi le sous-vêtement servait dans le cadre de la description d'emploi.... sinon à "s'assir sur son c...."                                   - JosPublic

Fonctionnaires en conflits d'intérêts

Denis Lévesque ex-directeur de la ville de Terrebonne, délateur
Directeur de la ville de Terrebonne devenu délateur
Pour se sauver d'un procès Denis Lévesque ex-directeur de la ville de Terrebonne devient délateur
 
 
 
 

Des cadeaux pour l'ex-directeur général

 
 

L’ex-directeur général de la Ville de Terrebonne a confirmé à la cour avoir reçu jusqu’à 17 000 $ de voyages en cadeau de la part d’un promoteur, dans le cadre du procès de l’ex-maire Jean-Marc Robitaille.

Denis Lévesque a détaillé les cadeaux qu’il a reçus tout au long de sa carrière, une pratique « généralisée à l’époque », selon lui, au troisième jour du procès pour corruption et abus de confiance de l’ancien maire déchu.

À la période des Fêtes, il recevait de nombreux cadeaux : « Des bouteilles de vin, des paniers de fruits, des boîtes de chocolats, des billets de hockey au Centre Bell, de la part de différentes firmes d’ingénierie et promoteurs ».

De la part de l’entrepreneur Normand Trudel, en particulier, il aurait reçu « une robe de chambre, des couteaux et différents cadeaux ». Une liste qui a fait rigoler les accusés quand le témoin l’a énumérée.

Lévesque aurait participé à plusieurs voyages de pêche dans une pourvoirie du Lac-des-Neiges, dans les Laurentides, entre 2005 et 2007.  Jean-Marc Robitaille, tout comme son ex-chef de cabinet Daniel Bélec, ainsi que Trudel, les autres accusés dans le cadre de ce procès, étaient également présents sur invitation du promoteur Aurèle Théberge, qui payait entièrement les frais.  Lévesque estime que la valeur de chacun de ces voyages a pu s’élever à 3 000$ par personne.

Ce dernier aurait également fait deux voyages aux îles de la Madeleine, tous frais payés par Aurèle Théberge, sur un bateau en partance de Montréal.  Des voyages dont il estime la valeur entre 3 000$ et 4000 $ chacun.

L’ex-directeur général a juré à la cour qu’il n’était pas question de travail durant ces voyages et qu’il ne s’attendait aucunement à recevoir de demandes spécifiques de la part des promoteurs en échange de ces cadeaux.

Normand Trudel

Jean-Marc Robitaille

Daniel Bélec

Consigne

Le témoin, a confirmé qu’une consigne verbale aurait été donnée afin de prioriser deux firmes dans l’octroi des contrats sur invitation, tel qu’avancé par le DPCP en ouverture du procès.

Selon Lévesque et l’ancien directeur des services techniques de la Ville de Terrebonne, Jacques Dumas, les entreprises BPR Triax et LBHA étaient priorisées dans l’octroi des contrats sur invitation, c’est-à-dire de 100 000 $ et moins.

« C’était acquis, on savait que la directive venait d’en haut. On ne changeait pas ça », a dit Jacques Dumas.  Selon lui, aucune autre entreprise ne soumissionnait sur invitation.

 
 

On paie même les caleçons des fonctionnaires

 
 

Les deux principaux gestionnaires de la Ville de Terrebonne ont dépensé 16 722 $ en vêtements depuis 2008 en achetant de nouveaux complets, des vestons sport, des chemises, des cravates, des souliers, un parka et même des sous-vêtements.

Et ce sont les contribuables de Terrebonne qui ont payé la facture pour ces achats et non pas les deux hauts salariés municipaux, a révélé une enquête de l'Agence QMI.

Le directeur général Denis Lévesque et le directeur général adjoint Luc Papillon bénéficient en effet d'un avantage méconnu de la plupart des citoyens de cette municipalité de la couronne nord de Montréal.

Les deux hommes profitent chacun d'une prime correspondant à 2 % de leurs salaires pour se vêtir aux frais des contribuables, selon des documents obtenus grâce à la Loi québécoise d'accès à l'information. 

M. Lévesque se justifie en expliquant qu'il obtient une allocation pour l'achat de vêtements depuis 1991, après l'avoir négociée avec la Ville de Lachenaie (qui a fusionné avec Terrebonne).

Approbation en catimini

Quant à lui, M. Papillon profite depuis 2003 de cette allocation de 2 % pour l'achat de vêtements, indique son contrat de travail.   Cet accord a été discrètement approuvé par le conseil municipal lors d'une réunion spéciale en 2003, où l'allocation vestimentaire n'était pas mentionnée à l'ordre du jour.

Appelé à réagir, le directeur général de la Ville de Thetford Mines et président sortant du conseil d'administration de l'Association des directeurs généraux des municipalités du Québec (ADGMQ), René Soucy, dit qu'il n'a jamais eu une allocation pour ses vêtements.   «J'ai déjà vu un cas, mais ce n'était pas pour un directeur général, a dit M. Soucy. Ce n'est pas un sujet qui est discuté à l'association.»

René Soucy

La porte-parole de la Ville de Terrebonne, Isabelle Lewis, a expliqué qu'il n'y a aucune restriction sur ce que les deux gestionnaires peuvent acheter avec leur allocation de 2 %.

Ainsi, M. Lévesque a utilisé sa carte de crédit émise par la Ville pour acheter des slips et des caleçons boxeurs, indiquent les documents de la Ville.   Ce dernier a dépensé 8 678 $ entre 2008 et 2010 pour des chemises, des cravates, des complets, 12 paires de bas, des ceintures, des vestons sport, des pantalons, neuf paires de souliers et un parka au coût de 550 $.

M. Lévesque achète la plupart de ses vêtements aux magasins Bovet ou Sears, selon les reçus.

M. Papillon, qui magasine entre sept et 16 fois par année, a une préférence pour les magasins Moores, Ernest et L'Aubainerie, mais il va également chez Winners et Point Zero.

Des factures peu détaillées

Luc Papillon a dépensé 8 044 $ en vêtements depuis 2008.   Ses achats comprennent : 14 paires de pantalons, 10 paires de chaussures, sept paires de bas, six vêtements d'extérieur, 16 chemises et t-shirts, un complet et d'innombrables autres accessoires, tous facturés sur sa carte de crédit émise par la Ville.

Un peu moins de la moitié (3 354 $) des achats de M. Papillon ne comprennent pas de factures détaillées, de sorte qu'il est impossible de savoir ce qu'il a acheté.

M. Lévesque a vigoureusement défendu les allocations pour l'achat de vêtements.

La moindre des choses

Il a comparé sa charge de travail et ses responsabilités à celles d'un chef de direction d'une grande entreprise, mais sans recevoir des primes ou des options d'achat d'actions.   Cette modeste allocation pour l'achat de vêtements est à ses yeux la moindre des choses.

Interrogé sur la pertinence de faire payer les contribuables pour l'achat de ses sous-vêtements, M. Lévesque a répondu : «Ce sont mes conditions de travail [...] Je magasine deux fois par année et j'achète tout en même temps [...] C'est privé ça.»

Il a ajouté que les contribuables de Terrebonne ne perdent rien au change, car son excellent travail a permis d'attirer de nouveaux investissements d'une valeur de 25 millions $ par année. 

 

Source:  Source TVA Nouvelles et Journal de Québec pour l'Agence de presse QMI /Québecor Inc. pour Pierre Karl Péladeau

Choix de photos, collection de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 15 octobre 2019

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Corruption et Éthique

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Complices allégués

Jean-Marc Robitaille maire

Michel Morin Régie d'aqueduc intermunicipale des Moulins (RAIM)

Daniel Bélec l'ex-directeur général de la Ville. Arrêté le 15 mars 2018

Luc Papillon ex-directeur général adjoint, puis directeur général de la Ville. Arrêté le 15 mars 2018

Normand Trudel entrepreneur en construction venant de terminer du temps de prison pour corruption à la ville de Mascouche. Arrêté le 15 mars 2018

Jean Leroux ingénieur et ex-président de la firme LBHA. Arrêté le 15 mars 2018 et décédé le 16 avril 2018

D'autres gens d'affaires faisaient affaire avec la Ville et dont les noms sont caviardés sur les documents de la Cour.