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Abdelaziz YOUNSI
Monsieur Sécurité publique arrêté par l'UPAC

Le 22 avril 2016: le dépôt de la preuve lors du procès pour l'arrestation de 2014, pour collusion et corruption par Mohamed El Khayat ex-directeur de la firme EBR et Abdelaziz Younsi l'ex-directeur général des technologies de l'information au ministère de la Sécurité publique révèle une troublante intimité entre les deux personnages. Pour la suite du texte ici

Résumé

Ami intime de Mohamed El Khayat ( 01 )

Il était le directeur général des technologies de l'information au Ministère de la Sécurité publique du Québec

Accusé en juin 2014 avec El Khayat de fraude par l’UPAC dans un autre dossier

Le 10 mars 2015 une deuxième arrestation pour abus de confiance par un fonctionnaire, fraude et complot.

Accusations: Abus de confiance  ART. 122
Complot ART. 465 (1) C)
Fraude de plus de 5 000 $  ART. 380 (1) A)
Complot pour fraude  ART. 465 (1) C)

Siège social de Revenu Québec rue Marly à Québec

 

22 avril 2016
Dépôt de preuve troublante au procès Mohamed El Kayat et Abdelaziz Younsi

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Collusion et corruption

 
 

 Le fournisseur informatique Mohammed El Khayat avait décidément un accès très privilégié au patron de l'informatique du ministère de la Sécurité publique, selon la preuve déposée à leur procès pour abus de confiance et fraude envers l'État québécois.   La thèse de la poursuite est qu'ils ont comploté pour qu'EBR obtienne un contrat informatique de 3,3 millions grâce à une comptabilité parallèle, ce qui aurait fait perdre environ 400 000 $ au Trésor public.

La Couronne a déposé en preuve une série de courriels saisis par la police, qui montrent la grande intimité et proximité entre le fournisseur informatique et M. Younsi.   « Ce sont des gens très près l'un de l'autre et c'est cette proximité-là qui va donner lieu aux infractions qui sont reprochées », a déclaré Me Julien Tardif, procureur du Bureau de la grande criminalité et des affaires spéciales

« Toute la question de la partialité est un élément très important dans la considération des intérêts qui ont été servis dans le contexte d'un abus de confiance », a-t-il ajouté.

Lire la suite - Sur La Presse

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2014 - Première arrestation

 
 

Abdelaziz Younsi

L'Unité permanente anticorruption (UPAC) vient de mettre la main au collet du patron de l'informatique au ministère de la Sécurité publique (MSP).

Avec son présumé complice, il est soupçonné d'avoir mis sur pied un «stratagème frauduleux» incluant le versement de pots-de-vin pour l'octroi de contrats publics.

Selon l'UPAC, il aurait touché des pots-de-vin des mains de Mohammed El Khayat.   Celui-ci est un haut dirigeant de la firme Informatique EBR.   Sur sa page Facebook, administrée par la firme de Québec, il y est décrit comme le président et cofondateur d'EBR, un fournisseur de solutions en technologies de l'information.

Les arrestations font suite à des perquisitions menées le 4 juin 2014 dans les locaux du Ministère de la sécurité publique et d'Informatique EBR, à Québec.   Les deux hommes ont été remis en liberté en attendant leur comparution devant le tribunal.

L'ironie de l'affaire, c'est que EBR tentait justement de vendre au ministère un logiciel de détection des malversations dans les contrats publics, destiné à l'UPAC.

Les dirigeants d'EBR s'étaient inscrits au registre des lobbyistes afin de pouvoir faire leurs représentations au ministère.   Une rencontre a même eu lieu entre les représentants d'EBR, du ministère et de l'UPAC.   Mais le logiciel n'a pas été acheté.

Dans la présente affaire, il est reproché à M. Younsi d'avoir facilité «l'octroi d'un contrat informatique dont la valeur dépasse les 3,3 millions de dollars» par son ministère, écrit l'UPAC dans un communiqué.   «En échange de l'obtention de ce contrat, le fonctionnaire [...] aurait reçu des avantages pécuniaires. Selon la preuve recueillie, la valeur de la fraude est estimée à environ 400 000 $.»

C'est M. El Khayat qui aurait permis le versement des dits avantages pécuniaires.

À l'Assemblée nationale, la ministre Lise Thériault a souligné que cette opération - baptisée Majorat - avait été rendue possible par une dénonciation provenant de l'intérieur de son ministère.

«Il faut se rappeler que [cette arrestation-là s'est faite] suite à une dénonciation. Très souvent les gens voient, ils savent, ils ont de l'information, mais ils n'osent pas dénoncer. Moi je vais inviter tous les gens à dénoncer», a dit la ministre.

«C'est sûr que ça peut laisser une drôle d'impression parce que c'est au ministère de la Sécurité publique, mais ça vient renforcer le message qu'il n'y a personne au-dessus des lois», a ajouté Mme Thériault.

Le premier ministre Philippe Couillard ( 02 ) n'a pas retiré la confiance qu'il place entre les mains du Ministère. «La police fait son travail», s'est-il limité à dire.

Sur son site Web, EBR écrit compter parmi ses clients le ministère de la Sécurité publique, mais aussi le Secrétariat du Conseil du trésor, Revenu Québec, le ministère de la Justice et le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, entre autres organismes publics dont des municipalités.

Les deux accusés siègent côte à côte au conseil des gouverneurs du Congrès maghrébin au Québec.  

Le premier ministre du Québec Dr Philippe Couillard les a nommés à son comité pour contrer l'extrémisme chez les jeunes musulmans.

Mauvais choix et mauvais exemple, malgré que plusieurs publications de la communauté maghrébine, mais aussi généralistes ont présenté des portraits favorables des deux hommes et les ont à maintes reprises cités en exemple comme bâtisseurs venus de l'étranger, comme modèles d'intégration à la société québécoise.

 
«

Qui dira qu'ils ne se sont pas bien intégrés, ils ont fait comme les firmes d'ingénierie qui ont donné l'exemple lors de leur comparution à la Commission Charbonneau.   Avis à tous les immigrants:   on en demandait pas tant. Nous avions déjà honte pas besoin d'en rajouter. À voir: L'éthique des gens d'affaires: de quoi avoir honte!
                                                            - 
JosPublic

 
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Collusion et corruption

 
 

Accusé de fraude par l’UPAC, l’ex-patron de l’informatique du ministère de la Sécurité publique Abdelaziz Younsi aurait contourné les règles pour tenter de favoriser une compagnie pendant qu’il travaillait… avec l’UPAC.  Des documents judiciaires dont l’interdit de publication a partiellement été levé hier par le tribunal montrent que des malversations présumées se sont répétées au cours des dernières années sans que l’UPAC ou le ministère mènent d’enquête dans leur propre cour.

C’est seulement après une dénonciation anonyme sur sa ligne 1 888 que l’UPAC s’est penchée sur le cas de son grand patron de l’informatique du ministère.

Ces documents concernent l’enquête qui a mené à l’arrestation, en juin 2014, de deux noms connus à Québec: Abdelaziz Younsi, ex-directeur des technologies de l’information du ministère, et Mohamed El Khayat, dirigeant de la firme informatique de Québec EBR.

Les deux hommes sont accusés d’abus de confiance, de fraude (évaluée à 400 000 $) et de fabrication de faux.   Les autorités les soupçonnent d’avoir bâti un stratagème frauduleux par lequel au moins un contrat public aurait été obtenu en échange de pots-de-vin.

En lien avec l’UPAC

Les documents montrent notamment que Younsi a déjà lui-même contacté un employé de l’UPAC responsable de la sécurité informatique afin de lui parler d’un produit spécifique à acquérir.   En temps normal, il aurait dû présenter une «brochette de produits» et non pas un produit spécifique.

Dans une rencontre ultérieure concernant ce même produit, un représentant de la firme EBR s’est étrangement présenté devant l’UPAC alors qu’il n’était pas inscrit au registre des lobbyistes.   Quelqu’un avait visiblement impliqué EBR dans le processus et ce n’était pas l’UPAC.

Un autre événement concernant l’acquisition de bracelets électroniques témoignait aussi d’un rapprochement entre Younsi et EBR.   Malgré ces situations, ni l’UPAC ni le ministère n’ont cru bon d’enclencher une enquête sur cette apparence de proximité.   C’est plutôt un autre contrat qui a mené aux accusations, celui-ci visant l’acquisition d’ordinateurs portables pour 3,6 M$, octroyé par le ministère à EBR de 2011 à 2014.

Où est l’argent?

Des centaines de milliers de dollars ainsi versés par EBR n’auraient pas servi à payer les ordinateurs et se seraient transformés en crédits.   Cette somme d’argent atteignait plus de 400 000 $ lorsque les enquêteurs ont tenté de retracer les mouvements d'argent qui sont au cœur de l’enquête.   «C’est entre mes mains», a déjà dit Younsi à un collègue qui lui demandait ce qu’il faisait avec ces crédits.

Selon les documents, une collègue de Younsi au ministère aurait même mentionné devoir «tenir une comptabilité parallèle, différente de la réalité» relativement à un contrat avec EBR.

Les enquêteurs souhaitent obtenir: «Tous documents faisant mention de voyage, de voyage de chasse ou autre type de voyage ou de loisir; billets d’avion, relevé de carte de crédit, agenda, note, photo, etc. [...] auxquels auraient participé Abdelaziz Younsi et Mohamed el Khayat au même moment »

Extraits des documents judiciaires

Un fonctionnaire, collègue de Younsi, aurait déjà affirmé avoir dû «tenir une comptabilité parallèle, différente de la réalité, sur le nombre de PC (personal computers) de table livrés par la firme EBR»

Un cadre en informatique du ministère de la Sécurité publique a dit à une employée de l’UPAC que «l’UPAC devrait s’intéresser aux compagnies à trois lettres», «(Un cadre en sécurité informatique au ministère de la Sécurité publique) ajoute qu’à sa connaissance, avant l’arrivée d’Abdelaziz Younsi, aucune transaction n’avait eu lieu entre la Direction des technologies de l’information et la firme EBR»

De modèles à présumés fraudeurs

Abdelaziz Younsi et Mohamed El Khayat ont toujours été décrits comme des modèles d’intégration culturelle.   Younsi a occupé des postes stratégiques en informatique au gouvernement depuis près de 30 ans.   El Khayat a cofondé EBR en 1991.   Ce dernier a été lauréat du prix Grand Bâtisseur québécois, a reçu le prix Immigrant du monde et a aussi été vice-président du Conseil interculturel de la ville de Québec.

Sacrée entreprise de l’année en 2014 par la Chambre de commerce, EBR est une grande partenaire du gouvernement provincial. La firme a reçu près de 130 contrats totalisant plus 17 M$ depuis 2009. EBR a aussi participé à l’implantation des fameux tableaux blancs interactifs dans les écoles du Québec.

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Deuxième arrestation

 
 

 

Le 15 mars 2015, l'Unité permanente anticorruption (UPAC) a arrêté sept personnes qui auraient participé à un stratagème de fraude dans l'octroi d'un contrat informatique de 24 millions de dollars à Revenu Québec.

Selon la police, deux fonctionnaires de Revenu Québec auraient fourni de l'information privilégiée aux firmes informatiques IBM et EBR pour aider celles-ci à décrocher frauduleusement ce contrat.

«Ce lucratif contrat public visait l'acquisition d'une plateforme technologique spécifique à la gestion des données d'un environnement informationnel (le projet Optimisation des processus et des technologies de la centrale de données OptCD) chez Revenu Québec dont la valeur frôlait les 24 millions de dollars», a précisé l'UPAC.

Le consortium IBM-EBR aurait ainsi été avantagé par rapport aux autres firmes au moment de répondre à l'appel d'offres. Cinq employés des deux firmes font face à des accusations criminelles.

Les faits reprochés se seraient produits de mars 2011 à juin 2014. Des accusations de fraude, complot pour fraude et abus de confiance ont été autorisées.

«C'est une concurrence plus que déloyale pour les autres entreprises qui auraient voulu participer à l'appel d'offres», a expliqué le capitaine André Boulanger, de l'UPAC, en conférence de presse.

Selon la police, les deux fonctionnaires, Hamid Iatmanene ( 03 ) et Jamal El Khaiat ( 04 ), auraient agi en échange d'avantages personnels. Le directeur général des technologies de l'information au ministère de la Sécurité publique, Abdelaziz Younsi, a aussi été arrêté.

L'UPAC ne veut pas préciser, pour le moment, s'il s'agit d'argent comptant ou d'une autre forme d'avantages.

Jean-François Robidas , le vice-président aux ventes de la firme EBR fait partie des individus arrêtés. Il a été appréhendé par les policiers tôt mercredi matin à son domicile. M. Robidas était donc partenaire de Mohamed El Khayat qui a été visé, cet été, lors de la première grande frappe de l'UPAC concernant l'informatique.

En juin, El Khayat avait été arrêté pour fraude avec le directeur informatique du ministère de la Sécurité publique (qui chapeaute l'UPAC), Abdelaziz Younsi.

 

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Le fonctionnaire accusé de fraude avait approché l'UPAC

 
 

Un cadre supérieur du ministère de la Sécurité publique qui s'était acoquiné avec un fournisseur informatique serait intervenu de façon irrégulière pour favoriser la compagnie dans ses manoeuvres visant à obtenir un contrat de nulle autre que l'Unité permanente anticorruption (UPAC) elle-même, selon des documents judiciaires rendus publics aujourd'hui.

En juin 2014, l'UPAC avait arrêté Abdelaziz Younsi, directeur des technologies informatiques du ministère, en même temps que Mohamed El-Khayat, un des co-propriétaires de la firme Informatique EBR, à Québec.

Les deux quinquagénaires sont accusés d'avoir mis sur pied un stratagème frauduleux dans le cadre de l'octroi d'un contrat public de plusieurs millions pour l'achat d'ordinateurs. 

Un tribunal a levé mercredi l'ordonnance de non-publication qui couvrait les déclarations assermentées des policiers, rédigées afin de justifier les perquisitions  dans cette affaire.

Un appel étonnant

Un enquêteur de l'Escouade Marteau, le bras armé de l'UPAC, y explique que l'enquête a débuté après une dénonciation anonyme reçue sur la ligne 1-888 de l'organisme. En commençant leur enquête sur messieurs Younsi et El-Khayat, les enquêteurs ont découvert qu'EBR avait déjà fourni du matériel informatique à l'UPAC.

Ils se sont aussi rappelé un épisode étrange : en 2013, Abdelaziz Younsi avait téléphoné directement à un employé de l'UPAC pour lui dire que la compagnie IBM voulait lui présenter un logiciel de gestion de grands volumes de données appelé « Big Data ».

L'employé avait été surpris, car un cadre d'un aussi haut niveau que Younsi qui l'appelle à ce sujet, c'était complètement inhabituel. Mais les gens de l'UPAC avaient tout de même accepté de rencontrer exceptionnellement les gens d'IBM, ce qui était jugé correct puisqu'ils étaient inscrits au registre des lobbyistes.

En arrivant au rendez-vous, les gens de l'UPAC avaient eu la surprise de voir sur place un représentant d'EBR, dont la présence n'avait jamais été annoncée.   Il était visiblement impliqué dans le projet de soumission (EBR agit comme revendeur intermédiaire au Québec pour les fabricants de produits informatiques).   Les employés de l'UPAC ont refusé de parler directement au représentant d'EBR, puisqu'il n'était pas inscrit au registre des lobbyistes, mais celui-ci est revenu deux fois à la charge par courriel.   Dans un de ses messages, il disait s'occuper de faire un suivi sur l'offre de produit d'IBM et incluait Abdelaziz Younsi en copie conforme.

L'affaire était tombée dans l'oubli à l'époque.   Mais après avoir reçu la dénonciation anonyme par téléphone, les enquêteurs de l'UPAC ont découvert d'autres liens préoccupants entre Abdelaziz Younsi et EBR.

Un subalterne de Younsi au ministère de la Sécurité publique leur a raconté comment, alors qu'il était en discussion avec une entreprise pour l'achat de bracelets électroniques de surveillance, son patron lui avait ordonné d'aller rencontrer un représentant d'EBR au sujet d'un produit équivalent.

Le fonctionnaire avait été déçu du représentant d'EBR, qui ne connaissait rien à cette technologie, mais il avait ensuite été réprimandé par Younsi pour ne pas lui avoir montré assez d'égards.

Fausse comptabilité

Une autre fonctionnaire a parlé d'un appel d'offres pour l'achat d'ordinateurs remporté par EBR en 2011, au coût de 3,7 M $, devant deux autres concurrents.   C'est ce contrat qui a mené aux accusations.

EBR vendait les ordinateurs au ministère à moins de 1 000 $ l'unité. Ce prix compliquait la transaction puisque les règles comptables du ministère interdisent d'amortir sur plusieurs années les achats de moins de 1 000 $.

Selon la fonctionnaire, Abdelaziz Younsi avait proposé comme solution de gonfler les factures artificiellement à plus de 1000 $ en échange d'un crédit qui serait accumulé par le ministère auprès d'EBR et utilisable plus tard.

Un employé a raconté à la police que le crédit s'accumulait sans jamais être utilisé.   Quand on demandait à Abdelaziz Younsi ce qu'il en advenait, il disait : « C'est entre mes mains » ou prétendait que le crédit avait déjà servi à un autre programme.

C'était faux, selon la police.   En perquisitionnant au ministère, l'UPAC a découvert le document de comptabilité préparé pour Younsi, qui démontrait que les factures avaient été gonflées artificiellement de 400 000 $ sans que le ministère ne récupère son crédit.   La manoeuvre se serait donc traduite par une perte sèche de près d'un demi-million pour l'État.

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Monsieur Sécurité publique

 
 

Le texte du : Maghreb Canada Express (http://www.maghreb-canada.ca) Vol. VI , N°3 (MARS 2008); Selon le quotidien montréalais, LA PRESSE, «En 2006, alors que le taux de chômage au Québec était à peine de 6,3% parmi les 25-54 ans, il atteignait 27,9% pour les immigrants nés au Maghreb et installés au Québec entre 2001 et 2006».

Et pourtant quand on donne sa chance au maghrébin, il ne déçoit pas et sait être à la hauteur des responsabilités qui lui sont confiées !

Abdelaziz Younsi  est parmi ces maghrébins, ô combien nombreux, qui se sont dévoués à leur employeur et qui ont tant donné à leur pays d’adoption, le Québec !

Arrivé comme simple immigrant au Canada, il est maintenant à la tête d’une des plus sensibles directions du Ministère de la Sécurité publique du Québec : La direction des technologies de l’information.

Natif de Souk Ahras (Algérie), ce 3ième d’une famille de 6 enfants, a quitté son pays d’origine, après l’obtention d’un Bac en Sciences pures, pour l’Allemagne où il décrocha un bac en chimie.

Le hasard de la vie lui fit rencontrer une québécoise qui deviendra par la suite son épouse.   Il décida de la suivre au Canada en 1977.   Il atterrit à Montréal  un 7 avril, lors d’une grosse tempête.   Mais il faut plus qu’une tempête printanière pour décourager ce battant.  Il s’inscrivit à l’université Laval et décrocha une maîtrise en informatique.

Lui ayant demandé de nous parler de son premier emploi, Abdelaziz nous confia : « Ayant immigré dans une période où l'emploi était disponible (pas beaucoup d'immigrés) dans la ville de Québec (pas de pain baguette),  c'était facile de trouver un emploi malgré tout.   Mais j’ai dû passer quand même 15 entrevues avant de décrocher un emploi, et ce, malgré ma formation en informatique» !

Lui ayant demandé comment il a pu se faire recruter par le ministère de la sécurité publique, il nous répondit :  «Ayant occupé plusieurs emplois en informatique et ayant démontré mes compétences, ce fut facile pour moi d'obtenir l'emploi au ministère de la Sécurité publique.   Comme je suis très bien connu au sein de la communauté informatique, des gens très haut placés m'ont recommandé». 

Abdelaziz avait pris ses fonctions exactement le 11 septembre 2006.   Une telle date ne suscite-t-elle pas des réactions de la part des collègues et ne réveille-t-elle pas le démon des préjugés chez les collègues québécois dits «pure laine» ?

Abdelaziz nous rassura : «Mon entrée en fonction le 11 septembre dans un poste stratégique démontre l'ouverture d'esprit du Québec (c'est moi d’ailleurs qui avait signalé cette coïncidence d’anniversaire au sous-ministre). Mes collègues et mes employés en rient quand ils en entendent parler !»

Les débats sur les accommodements raisonnables ont jeté beaucoup d'ombre sur l'apport de notre communauté à notre pays d'adoption.   Nous avions demandé à Abdelaziz s’il a un message pour nos compatriotes québécois, toutes origines confondues.

Il nous répondit : «Les valeurs qui sont miennes, qu'elles soient religieuses ou éducationnelles, m'appartiennent personnellement et personne ne peut me les enlever.   D'un autre côté, je n'essaie pas d'imposer ma religion ni mes convictions aux gens qui m'ont accueilli.   Vivre dans le respect d'autrui est une valeur universelle que chacun doit adopter».

Et Abdelaziz de conclure à l’intention des membres de la communauté d’origine maghrébine : «Être soi-même, ne pas changer, informer les gens, se considérer comme eux, avoir de l'humour et surtout montrer qu'on est capable !»

Côté familial, Abdelaziz contribue à former la relève pour le Québec de demain en élevant dans la dignité ses deux enfants.

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Sources: La Presse pour Power Corporation du Canada;  Communiqué de presse de l'Unité permanente anticorruption du Québec Projet Mitraille UPAC - le 15 mars 2015

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour : 24 avril 2015

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Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

  Employés.es de l'État
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

  Politiciens et politiciennes
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

Des gens d'affaires
mêlés à des histoires douteuses sur le plan de l'éthique

  Vers la Fiche:
Corruption et Éthique

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

À propos de Mohamed El Khayat un des complices d'information EBR - Sur MétéoPolitique

 
 

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02

 

À propos du Dr Philippe Couillard - Sur MétéoPolitique

 
 

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03

À propos de Hamid Iatmanene - Sur MétéoPolitique

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04

 

À propos de Jamal El-Khayat
un des complices arrêté par l'UPAC - Sur MétéoPolitique
 
 

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