Vivre au Canada c'est comme vivre aux États-Unis, Les États-Unis se délabrent, Est-ce que vivre aux Québec c'est comme vivre aux États-Unis?
Le Canada des conservateurs

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Vivre en ce pays... les États-Unis
Et si c'était ici, au Québec

Éditorial par

JosPublic
4 novembre 2010

À propos de l'entrevue avec

Arianna Huffington :
"Les États-Unis se délabrent"

Éditorial

Vivre au Canada c'est comme vivre aux États-Unis, Les États-Unis se délabrent, Est-ce que vivre aux Québec c'est comme vivre aux États-Unis?
Le Canada des conservateurs
 

Première réaction, «Taboire! J’voudrais pas vivre là!»

Deuxième réaction, «Ouais! « 
Vivre en ce pays, c’est comme vivre aux États-Unis » écrivait Pierre Calvé, chantait Robert Charlebois.»

Troisième réaction, «Ben woyons! C’est quand même pas si pire?»

Et là, je me suis dit : «C’est vrai qu’on veut jamais croire ce qui nous déplaît. On aime bien dénigrer le porteur de mauvaise nouvelle pour essayer de se convaincre que c’est pas vrai. Ils exagèrent, c’est sûr!»

Cette réaction est très forte chez les humains. Au nombre d’éditoriaux que j’écris annuellement, au nombre de textes que je lis, sur le coup il faut toujours que je me fasse violence pour me rappeler que la pauvreté perdure dans nos sociétés. Simplement avoir accès à un ordinateur et être abonné à internet, en dit long sur le filtre qui s’installe entre le rédacteur et la vie de la majorité des gens.

Cette fois, il me revient à la mémoire, l’effort d’au moins trois de mes lecteurs qui, par manque de fortune, doivent se rendre à la bibliothèque municipale de leur ville pour naviguer sur internet et venir nous lire sur le site. J’en connais trois… mais combien d’autres.

Au Québec, il y a plus de gens incapables de se payer une voiture que le contraire, moins de 3,9 millions d’immatriculations pour des véhicules de promenade, incluant des personnes propriétaires de deux ou trois véhicules. On ne peut pas dire que le Québec est désabonné à la pauvreté. À cet égard, nous ressemblons déjà à certains états des États-Unis d’Amérique

Depuis l’accession de l’honorable Stephen Harper au poste de premier ministre du Canada, j’observe ses interventions et, sans en faire une énumération exhaustive ici, je dénombre que la très grande majorité de ses décisions sont calquées sur celles des États-Unis : les Forces armées, la privatisation des activités de l’État, le gaz à effet de serre (carbone), la circulation des capitaux, le droit d’accès à l’eau et maintenant la nomination de PDG de grande entreprise a son bureau de Premier ministre ( 01 ).

Nous savons aussi qu’il est en faveur de la déréglementation de tout ce qui touche à l’entreprise privée. Pourtant, a contrario, lors de la crise économique causée par la déréglementation des banques états-uniennes, il a vanté, dans ses discours, le système canadien qui lui n'avait pas été déréglementé. Donc, ce serait la raison qui nous a permis de traverser d’une façon moins marquée, jusqu’à aujourd’hui, la crise financière de 2007. Dois-je retenir que ce qui va bien dépend des décisions prises avant son arrivée au pouvoir, et que ce qui va mal est le fait qu’il copie sur les états-uniens? 

À bas les bouboumacoutes
Graffitis de Montréal

On se souviendra, au cours des années 1980, des efforts entrepris par le gouvernement pour éliminer «l'absence de bonne volonté» des prestataires d'aide sociale. Les «bouboumacoutes» étaient les fonctionnaires chargés d'enquêter sur les prestataires en cherchant à tout prix à considérer tous les pauvres comme des coupables et en le faisant de façon pas toujours honnête et respectueuse... (le mot bouboumacoute était inspiré bien sûr du terme «tonton macoute», ces agents politiques duvaliéristes qui semaient la terreur dans la population haïtienne, modifié ici avec boubou, de Robert BOUrassa, alors premier ministre du Québec). Et tout ça n'est rien à comparer aux intentions des adéquistes! Bientôt, ce sera les «Deltellmacoutes».

Bien sûr le premier ministre a une ligne politique à haute saveur réformiste et s’apparente au discours du Tea Party et du « religious belt du midwest états-unien ».

Discours qui trouve d’ailleurs preneurs au Québec auprès d’ignorants de la chose publique qui voudraient faire disparaître les impôts, les taxes, tel que prôné par Gérard Deltell et sa tasse de thé québécoise le Réseau liberté Québec.

Savent-ils seulement que le Québec a déjà expérimenté nombre de ces tactiques pour alléger l’Etat comme le souhaitent les adeptes de radio-x et ce depuis 1983.

Des « boubou-macoutes » à Robert Bourassa qui pourchassaient les assistés sociaux jusque dans leur chambre à coucher, à la commission Lemaire sur la déréglementation qui a fait perdre aux employés.es des salons de coiffure la mince protection de décret salarial qu’ils avaient.

Ils ont enlevé aux pauvres ce qui existe encore aujourd'hui pour les avocats et les ingénieurs (pas les décrets, mais les barèmes salariaux).

On a même accordé le droit à la ville de Rock Forest «aujourd'hui un quartier de la ville de Sherbrooke) de privatiser son service d'incendie avec le résultat, qu’après quelques maisons abandonnées aux flammes par la compagnie privée, comme ce fut le cas dans certaines cités états-uniennes, la ville a rejoint le réseau d’incendie de la ville de Sherbrooke.

Quant à nos vétérinaires soigneurs du rôle de l’état, qu’ont-ils à se mettre en bouche les mots de leur propre échec. Les François Legault, Joseph Facal et Lucien Bouchard qui nous recommandent d’avaler des potions de cheval pour soigner l’État, n’ont-ils pas souvenance de l’avoir fait lorsqu’ils étaient au pouvoir. Car chacun a été député, même un a été premier ministre et il ne s’est pas gêné pour se débarrasser des infirmières et médecins qui nous manquent tant aujourd’hui. Et que dire de Joseph Facal qui a mis sur pied tout le système des Partenariats public-privé PPP, maintenant décrié par le Vérificateur général de la province pour mauvaise gestion des deniers publics. Ils étaient tous tellement dans le champ que depuis ce temps, l’État ne s’en remet pas à cause d’un autre privatiseur, Jean Charest qui poursuit leur oeuvre et qui par exemple, au lieu de mettre l’argent dans le système de santé, après l’avoir reçu du gouvernement fédéral, l’a retourné à la classe moyenne à la veille des fêtes pour qu’elle s’achète des bébelles fabriquées par les chinois.

Comment penser que nous n’obtiendrons pas les mêmes résultats si nous appliquons les mêmes remèdes que les états-uniens. Nous aussi sommes en Afghanistan et nous payons un prix fort en financement et en vies humaines pour aider les États-Unis à sécuriser leur pipeline de pétrole dans ce pays? Imaginez les montants faramineux de nos dépenses dans cette guerre mis
plutôt au paiement de la dette, peut-être que les batraciens de l’économie cesseraient leur coassement.  

Serions-nous donc capables d’apprendre des erreurs de nos voisins? Peut-être bien, si nous n’avions pas comme eux des Cheufs égoïstes, empreints de fausse spiritualité mais d’une vraie religiosité économique élevée au stade de dogme.

Malheureusement ces politiciens de « grand-talent » sont appuyés par 40% de vrais décrocheurs scolaires qui, en proie à l’analphabétisme comme aux USA, sont incapables de lire un livre sans image, de se concentrer sur un film sans 12 boom boom aux 10 minutes. Leur nombre augmente à chaque année et bientôt ce sera la grande majorité de la population du Québec qui ne parviendra plus à reconnaître et analyser son environnement, à s’émanciper sans être écrasée dans le broyeur de la cupidité des uns face à la cécité politique des autres.

Finalement, les règles républicaines états-uniennes pour le vivre en société ne fonctionneront jamais car elles se basent essentiellement sur l’égoïsme et une
soi-disant charité. Le contraire du respect, de la justice et de la solidarité.  

Évidemment vous n’avez rien lu ici, car la règle du politiquement correct, devrait oblitérer la moitié de ce texte. Mais comme je suis chez moi personne ne peut pour le moment… me faire porter de burqa idéologique

Basta! Comme disait Léo Ferré.
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01

Un marché impossible
Nigel Wright, allait devenir le prochain chef de cabinet du premier ministre Stephen Harper, ce fut l'étonnement. Jamais n'avait-on vu un transfuge de cette importance passer du secteur privé aux plus hautes sphères du gouvernement

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