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Vendre son État, n'est-ce pas se vendre soi- même?

La collusion et la corruption dans la gestion des services publics sont un effet pervers de la commercialisation du rôle de l'État. Les nouveaux riches ainsi que les politiciens et politiciennes de carrière n'écoutent plus les sages conseils des aînés.es et nous en sommes tous perdants.

Réflexion historique par
JosPublic

Publication 13 novembre 2011

Rédaction, titrage, références, choix des photos et mise en page : JosPublic
 

Je lisais le rapport Duchesneau et de page en page je me morfondais. J'haïs avoir raison après coup. C'est un sentiment de frustration énorme. Que puis-je faire? Dire que je l'avais bien dit? Dit quoi ? Que la déréglementation et l'intégration du privé dans la sphère publique menaient directement à la corruption à grande échelle?

Jacques Duchesneau auteur du rapport de l'Unité anticollusion ( 01 )

Je ne suis pas le seul, nous sommes des milliers au Québec à l'avoir dit et redit depuis 1986 : des professeurs d'économie, des chercheurs, des politologues, des philosophes, des ingénieurs, des hauts fonctionnaires du gouvernement du Québec. Des gens d'affaires et des spécialistes de l'éthique ont même organisé un colloque à l'Université de Montréal pour tenter de convaincre le monde des affaires et les politiciens de revenir à l'éthique comme nous l'avions connue en 1976 sous René Lévesque.( 02 )  

Nous l'avons dit de différentes façons. Certains par des lettres au gouvernement, d'autres par des mémoires dans les consultations publiques, d'autres encore par des lettres d'opinion dans les journaux. Attention de ne pas déréglementer au-delà d'un certain point, une démarcation claire doit être définie entre le rôle de l'État et du secteur de l'économie privée, sinon c'est l'inefficacité, la pagaille dans les prix, dans l'estimation et l'exécution des travaux. Mais rien n'y fit. Quelques groupes désavouaient ces mise en garde: le Conseil du patronat, les Chambres de commerce et, selon le sujet, le Collège des médecins, ou les associations d'entreprises dans une industrie ou une autre, incluant bien sûr l'Association des bureaux d'ingénierie-conseil.( 03 )

Une collusion qui s'installe avec la corruption à la clef entraîne les jeux de chaises rotatives ...un jour un cadre travaille pour le gouvernement, le lendemain pour une firme d'ingénierie-conseil. L'éthique se gangrène et suppure en conflits d'intérêts.

S'ensuit la fusion des intérêts du politique et de l'économique: tout projet ou travaux publics deviennent des mannes à se répartir entre les joueurs, au détriment du bien-être de la population mise à mal pour en payer les pots cassés. Je te donne des travaux, tu finances mes campagnes électorales.

Une telle connivence crasse entre des gens politiques et économiques les encourage à poursuivre leur "racket" et forcément les porte à banaliser le ras le bol de la population. Sans gêne aucune, ils salissent des réputations, enlèvent la sécurité d'emploi dans le secteur public pour placer leurs gens de confiance, congédient toute personne qui ose dénoncer les abus, lancent des campagnes de propagande en langue de bois et de coton pour convaincre la population de leur probité.

Dans de nombreux pays comme les États-Unis d'Amérique, en France, en Russie, plusieurs entreprises privées possèdent leur propre armée, leur propre centre d'intelligence et d'espionnage.

Photo du Bonhomme Carnaval de Québec telle que publiée par le magazine Maclean
( 04 )

Il n’est donc pas surprenant de voir s’installer une forme de fascisme lorsque les anciens PDG d'entreprises obtiennent des postes clefs dans la fonction publique de l'État.

Toutes ces situations se résument dans les mots : corruption, gabegie, favoritisme, coulage, déprédation, dilapidation, dissipation, gâchage, gâchis, gaspillage, prodigalité, engloutissement, galvaudage.

Sommes-nous donc plus habiles à nommer les choses qu'à les changer?

 

Je me souviens: les origines de cet État
que les Lucides, Caquistes et Conservateurs veulent détruire
( 05 )

 

Il serait un leurre de croire qu'aucune corruption n'existait avant aujourd'hui, cependant il est important de comprendre comment l'État que nous connaissons s'est construit.

Les gens d'affaires, imbus d'eux-mêmes, grisés par le pouvoir et l'argent, ont occulté le soutien reçu de l'État et croient devoir leur enrichissement uniquement à leur talent personnel. Bien sûr tous ne sont pas fabricants de produits.

Les universifiés devenus consultants reluquèrent les services publics de l'État pour se créer une carrière florissante: en les privatisant, ils pourraient les reprendre à leur compte.

À coup de lobbying et de relations publiques, les uns comme les autres se liguèrent à l'intérieur des partis politiques pour exiger plus de liberté d'affaires, moins de règlementation de l'État.

Dès lors, de plus en plus d'économistes adhérèrent aux thèses de Margaret Thatcher en Angleterre, Pinochet au Chili et de Friedman l'économiste vénéré par le parti Républicain et une majorité du parti Démocrate aux États-Unis. ( 06 ) La classe affaires du Québec, ne fait pas exception.

Tous sont alors convaincus que l'individu est le centre du monde.

À partir d'une observation personnelle et sans fondement scientifique, l'impression devient facilement un dogme.

De plus, et pour se conforter, il y a toujours moyen de trouver des justificateurs.trices à n'importe quoi et son contraire. Par exemple, il existe des philosophes payés par de richissimes capitalistes, comme les frères Koch ( 07 ), pour prôner que la société n'existe pas et qu'elle n'imprime pas d'impulsion à l'humain.

Ce courant de pensée répète en boucle qu’à l'individu seul revient toute la responsabilité de réussir, peu importe, les conditions réelles à affronter. S'il ne réussit pas, il n'a qu'à accepter son sort. À leurs yeux, il est futile de tenir compte des inégalités des chances à la naissance.

Ainsi la «démonisation» de l'État avec son filet social porta le nom péjoratif d' "État providence", une expression méprisante malheureusement adoptée par le monde universitaire.

Petit à petit leur vision s'impose, l'École nationale d'administration publique devient un « think thank » libertaire avec le professeur Jean-Luc Migué en tête de proue, aujourd'hui affilié à l'Institut économique de Montréal.

Jean-Luc Migué ( 08)

Ils influencèrent même les examens servant à choisir les fonctionnaires qui désirent se qualifier à la loi de la Fonction publique du Québec.

Les HEC (Hautes études commerciales) enseigna de plus en plus que le seul moteur de l'économie est le secteur privé. Des filiales sous la coupe de groupes d'affaires états-uniens financent l'Institut Fraser
( 09 ) et ses ramifications provinciales pour faire circuler la bonne nouvelle du libéralisme économique sans frontière.

Quelques générations d'étudiants sont toujours ignorants des bons coups historiques de gouvernance de l'État, ceux-là même qui permirent aux québécois de prendre leur place dans l'économie, notamment par des frais de scolarité moins dispendieux.

C'est dans ce contexte qu'apparut Lucien Bouchard, un conservateur ayant servi Brian Mulroney (l’homme aux enveloppes brunes pleines de "cash") suivi de Jean Charest, un autre conservateur contraint de démissionner de ses fonctions de ministre fédéral pour tentative d'influence sur un juge.

C'est le même individu qui, dépité de ne pouvoir rebâtir un parti conservateur unifié canadien, se retrouva finalement à la tête du Parti Libéral du Québec en manque de chef.

Son idéologie traditionnelle de conservateur cadrait bien avec les états d'âme des nouveaux riches du Québec. Ensemble, ils procédèrent au démantèlement de l'État par grignotage, de petit bout caché en petit bout caché.

Bien sûr, cette volonté de déstructurer l'État n'est pas tributaire que de James John Charest. Sous Robert Bourassa déjà, on a connu les premières commissions d'enquête ou groupes de réflexion sur le sujet.

Les trois premiers groupes furent nommés «les Comités des sages de l'État québécois». Par la suite se succédèrent, à tous les deux ou trois ans, des commissions d'enquête ou de réflexion qui se conclurent par le même constat: non à la privatisation totale, oui à un peu de déréglemention, à un peu d'ouverture vers le secteur privé pour des services normalement rendus par l'État.

Les grandes messes des Commissions cherchaient davantage à convaincre la population du bienfait de la privatisation qu'à étudier un procédé équitable pour toute la société.

Les trois premiers ci-dessous étaient de l'Équipe fédéral du parti
Progressiste-Conservateur en 1988

Lucien Bouchard ( 10 )

Brian Mulroney ( 11 )

James John Charest ( 12 )

Robert Bourassa ( 13 )

Même la majorité des médias, encore aujourd'hui, sous la férule des propriétaires, encense le profil privé. La parole citoyenne de même que les mises en garde d'érudits professeurs et de regroupements sociaux sont noyées dans les propos spéculatifs de spécialistes consultants qui, déjà en collusion avec les dirigeants en place, font miroiter des gains substantiels... pour leurs poches et non pour celles des citoyens.

Rappelons-nous les commissions suivantes: Rochon pour privatiser la santé, le comité Lemaire sur la déréglementation de la gestion de l'État, Beauchamp pour développer l'industrie de l'eau et ainsi de suite.

Certaines commissions échappèrent au piège de recommander la privatisation des services publics. Dans certains cas, il a fallu que des milliers de personnes défilent dans les rues, par exemple pour s'opposer à la construction de la centrale de production d'électricité au gaz Le Suroit.  ( 14 )

Alors pour que cela ne se reproduise plus, les politiciens.nes changèrent les mandats des commissions et organismes, notamment celui du Bureau d'audience public sur l'environnement (BAPE) par Thomas-J. Mulcair.

Le BAPE doit aujourd'hui tenir compte des enjeux économiques de tout projet ayant un impact négatif sur l'environnement.

Le Bureau ( BAPE ) sert maintenant de faire valoir aux prometteurs industriels de toutes sortes.

Les services publics ont subi de graves conséquences lorsque Lucien Bouchard et sa cohorte de nationalistes carriéristes poussèrent à la retraite de milliers de fonctionnaires.

Le vide attire toujours le plein.

Dr. Jean Rochon ( 15 )

Bernard Lemaire ( 16 )

Thomas J. Mulcair ( 17 )

Pour répondre à des services reconnus comme essentiels, les administrateurs de la Fonction publique n’eurent d’autres choix que d’inviter le secteur privé à faire le travail.

Étrange économie! Le même personnel mis à pied est embauché pour le même emploi, mais dorénavant avec les frais additionnels d’administration infligés par les entreprises privées, auxquels s’ajoutent les profits. Donc, dans la colonne des dépenses du gouvernement apparaît une facture plus salée que du temps des fonctionnaires publics. Les dommages sont d’autant plus sérieux, que la perte d’expertise est pratiquement non renouvelable et que pour avoir accès à ces personnes très spécialisées le gouvernement devra payer un fort prix.

Voilà un geste économiquement injustifiable mais qui confortait la théorie néolibérale ou conservatrice.

 
 

Le Privatariat une maladie incurable

 

L'élection du Parti Libéral du Québec dirigé par le conservateur Jean Charest, en mars 2003, marque l'apogée de cette démarche avec le concept de la "Réingénierie de l'État". L'insuccès de cette appellation sur le plan des communications lui valut une modification de nom, "La Modernisation de l'État" toujours en vigueur encense les mêmes préceptes.

Pour astreindre les gestionnaires des ministères à faire des affaires avec le secteur privé de l'économie, on leur coupa les vivres. Les budgets coupés à l'aveugle desservent le fonctionnement de l'appareil d'État parce qu’ils créent un vacuum favorable au secteur privé pour venir piger dans le trésor national. Ils sont aussi contraints par la fameuse règle de recrutement toujours appliquée aujourd'hui: pour l'embauche d'une personne, deux fonctionnaires doivent prendre leur retraite. Retour aux effets pervers engendrés par le règne Bouchard expliqués précédemment.

Monique Jérôme-Forget
ex-présidente du Conseil du Trésor ( 18 )

Autre façon de privatiser: la création de l'Agence des Partenariats public-privé pilotée par Mme Monique Jérôme-Forget a englouti des millions de dollars en frais d'avocats, ingénieurs, architectes et autres professionnels à la "facture facile" pour réaliser quelques PPP dont les contrats seront plus compliqués à interpréter que la Bible, ce qui donnera de l'ouvrage aux tribunaux pendant trente ans, soit la durée des contrats et une immense facture aux contribuables.

En 2011, la dame à la sacoche ou la dame de fer du Québec, surnoms qui lui ont collé à la peau, défend son bilan avec un argumentaire bidon, comme elle l'a toujours fait.

Pourtant le Vérificateur général de la province a alerté le public à propos de cette folie idéologique que sont les PPP, mais le dogme des politiciens.nes et l'appât du gain des gens d'affaires sont tellement puissants que le gouvernement de Jean Charest ne sait plus comment reculer. Récemment le gouvernement a fermé l'Agence et a inventé une autre patente qui fait le même travail, mais sans implication de l'expertise gouvernementale. Ce qui est encore pire....

 

 

C'est ainsi que la collusion s'est installée

 
 

Il est toujours de la volonté du Parti Libéral du Québec de démanteler l'État, et ses 2500 membres militants réunis lors du 31e congrès du PLQ en octobre 2011 l'ont confirmé.

L'Action démocratique, elle, en exige encore plus.

Le 27 septembre 2011, lorsqu'un journaliste a demandé à Sylvie Roy de l'ADQ si les recommandations du Rapport Duchesneau quant à la perte d'expertise de Transports Québec n'étaient pas contradictoires avec les revendications de son parti, soit d'abolir encore plus de postes de fonctionnaires et d'aller plus loin que Jean Charest dans le démantèlement de l'État.

Sylvie Roy, députée provinciale de la circonscription de Lotbinière. Région Centre-du-Québec-Chaudière/Appalaches
( 19 )

Sa réponse fut d'une niaiserie totale:  "Je suis sûre que même si on engage des ingénieurs pour faire le travail, nous trouverons plein de postes à couper ailleurs dans le ministère des Transports.» Voilà ce que l'on nomme un dogme!

François Legault
Caquiste en chef ( 20 )

Dans le cas de François Legault, son souhait a toujours été d'être calife à la place du calife, en référence aux bandes dessinées Iznogoud et d'occuper la place de Pauline Marois à la tête du Parti Québécois.

Il tente d'exercer un "leadership" sur les troupes des Lucides et voudrait gérer l'État comme une compagnie.  La notoriété de sa coalition ne tient qu'à la promotion que le journal La Presse, propriété du libertarien Paul Desmarais lui accorde.

Le Vizir Iznogoud ( 21 )

 Dès qu'il sera vraiment dans l'arène politique, ses contradictions liées à son implication avec les troupes souverainistes le hanteront, tout comme le squelette de son éthique personnelle déjà ternie par la façon dont il a manipulé l'entente d'actionnariat qui le liait à Air Transat. La rumeur persiste à l'effet que compagnie a préféré se débarrasser de l'homme plutôt que de le poursuivre devant les tribunaux.

Que dire de sa vision de Premier ministre-concierge de l'État, son indécision à endosser un deuxième mandat après son ménage, fait de lui un potentiel Premier ministre irresponsable devant les conséquences de ses coups de balais ...la fuite après le désastre!

La Coalition est munie d'un adjoint sans voix. Charles Sirois fortuné grâce à ses contacts lors de la la privatisation de TéléGlobe Canada par le gouvernement fédéral, est lié à des forces anti-Québec.

Il applaudit à la diminution de l'État, ses propos confortent sa pensée libertaire bien imbriquée dans son intérêt personnel quant à saisir une autre occasion de s'enrichir davantage.

Charles Sirois
Caquiste en second (22)

Quant au PQ c'est à voir ...les dirigeants du parti ont tous cautionné des façons de faire similaires à s'y méprendre aux politiques du Parti Libéral. Sauront-ils faire front commun pour l'avancement de la société québécoise ou resteront-ils coincés avec des députés uniquement carriéristes ? Les doubles personnalités des Bouchard, Boisclair, Marois et Facal nous sont restées en travers de la gorge. Les deux premiers sont maintenant lobbyistes pour l'industrie minière, l'autre ne sait plus à quelle sainte se vouer, et Joseph Facal, celui qui a mis sur pied l'Institut des Partenariats public-privé (PPP), est devenu chroniqueur populiste.
( 23 )

De son côté Québec Solidaire a la moralité pour renverser la tendance, et aucun squelette dans le placard. Souhaitons que des gens parmi eux connaissent bien les rouages de la gestion ministérielle et gouvernementale.

Concernant la coalition potentielle des députés.es indépendants, elle a peu d'avenir, même à moyen terme, puisque les plus déterminés souhaitent retourner au Parti Québécois.

Amir Khadir et Françoise David ( 24 )

Si les néolibéraux et/ou néoconservateurs sont parvenus à faire avaler leur discours à l'ensemble de la population, c'est qu'ils ont réussi à donner l'impression qu'ils font des propositions nouvelles et que le peuple a peu de mémoire et voudrait être riche comme les riches en ce pays.

Parler de changement, n'est-ce pas avoir l'air dynamique et inventif?

En réalité, les nouveaux conservateurs, qu'importe leur parti politique, nous ressassent de vieilles idées, assaisonnées au goût du jour. Non seulement leurs programmes nous rétrogradent au début des années 1900, mais détruisent un système de solidarité sociale et d'acquis démocratiques chèrement gagnés dont la disparition serait néfaste et irréparable.

Il faudrait bien que les citoyens et citoyennes réagissent vigoureusement, s'opposent à ceux et celles qui vendent le pays et se remémorent l’histoire oubliée du Québec.  Est-ce encore possible ou si l'idéologie du "Je Me moi" ou du "sauve qui peut" est devenue indécrottable?

Où se cache cette relève qui nous fait si cruellement défaut?

 

Notes & Références:

01

 
 
 
 
 

a) Le rapport Duchesneau

  PDF 72 pages

  Le rapport Duchesneau pour les nuls

par
André NOËL
Journaliste au journal La Presse

 
 
 
 
 

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02

Qui est René Lévesque ?

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03

Que sont le Conseil du patronat, les Chambres de commerce, le Collège des médecins, l'Association des ingénieur-conseil du Québec ?

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04

Photo du bonhomme carnaval telle que publiée par le magazine Maclean. Le Conseil de presse a blâmé le magazine

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05

Qui sont les "Lucides" et les "Caquistes" ?

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06

Qui sont Margaret Thatcher en Angleterre, Augusto Pinochet au Chili et de Milton Friedman ?

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07

Qui sont les frères Koch ?

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08

Qui est Jean-Luc Migué ?

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09

Qu'est-ce que l'Institut Fraser ?

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10

Qui est Lucien Bouchard ?

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11

Qui est Brian Mulroney ?

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12

Qui est James John Charest ?

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13

Qui est Robert Bourassa ?

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14

Qu'est-ce que la centrale le Suroît ?

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15

Qui est Dr. Jean Rochon ?

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16

Qui est Bernard Lemaire ?

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17

Qui est Thomas J. Mulcair ?

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18

Qui est Monique Jérôme-Forget ?

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19

Qui est Sylvie Roy ?

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20

Qui est François Legault ?

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21

Qui est le Vizir Iznogoud ?

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22

Qui est Charles Sirois ?

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23

Qui sont André Boisclair, Pauline Marois et Joseph Facal ?

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24

Qui sont Amir Khadir et Françoise David ?

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Ce texte a aussi été publié sur l'Aut'Journal