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30 ans de prison pour une fausse couche. Les chrétiens dérapent ou sont des cons finis
Salvador: libre après 11 ans de prison pour une fausse couche

Salvador: la Salvadorienne Teodora Vasquez a été libérée jeudi le 15 février 2018 après avoir passé 11 ans en prison pour une fausse couche, considérée par la justice comme un homicide, dans ce pays à la législation antiavortement parmi les plus strictes du monde.  Condamnée en 2008 à 30 ans de prison, Teodora Vasquez avait vu sa peine confirmée le 13 décembre 2017, mais le Tribunal suprême et le ministère de la Justice ont finalement décidé de commuer cette peine, selon son avocat, Victor Hugo Mata.  L'autoproclamé saint siège social des Catholiques et son pape François n'ont émis aucun commentaire.

 

 
 
 

La femme de 34 ans a quitté dans la matinée du 15 février 2018 la prison pour femmes d'Ilopango, à l'est de la capitale San Salvador, et a été reçue par des acclamations et des accolades de sa famille, dont ses parents et son fils de 14 ans, ainsi que des membres d'associations ayant lutté pour sa libération.

«Elle est libre, Teodora est libre, heureuse de retrouver sa liberté après tout ce calvaire.  Elle a déjà revu sa famille et rentre chez elle», a déclaré à l'AFP Jorge Menjivar, porte-parole d'une association plaidant pour la dépénalisation de l'avortement thérapeutique venue l'accueillir à sa sortie de prison.

Dans un communiqué, l'association rappelle que la jeune femme a été «emprisonnée 11 ans pour un crime qu'elle n'a pas commis» et souligne que le Tribunal suprême a estimé que dans ce dossier «il existe des raisons de justice, d'équité et de caractère juridique qui justifient de lui faire bénéficier de la commutation» de sa peine.

En larmes face aux journalistes, Teodora Vasquez a dit vouloir «lutter» pour que les autres femmes emprisonnées pour avoir perdu leur bébé - 27 dans tout le pays - soient elles aussi libérées.  «Je vais travailler, lutter pour que d'autres femmes condamnées injustement pour des cas comme le mien puissent un jour retrouver leur liberté», a-t-elle déclaré.

«Je suis heureuse, j'ai perdu beaucoup d'années de ma vie, mais je suis heureuse, car je vais commencer une nouvelle vie», a ajouté Teodora, qui a passé son baccalauréat en prison et espère désormais «aller à l'université.»

Plusieurs organismes internationaux, comme Amnistie internationale, avaient apporté leur soutien à Teodora Vasquez, qui a toujours clamé son innocence.

«Il est temps d'en finir avec cette situation de criminalisation des femmes», a déclaré Morena Herrera, de l'association pour la dépénalisation de l'avortement thérapeutique, estimant que la libération de Teodora Vasquez est «une lueur d'espoir».

Le Code pénal salvadorien prévoit une peine de deux à huit ans de prison pour les cas d'avortement, mais dans les faits, les juges considèrent l'avortement ou la perte du bébé comme un «homicide aggravé», puni de 30 à 50 ans de réclusion.

La sévérité de la législation salvadorienne avait connu un écho international en 2013 avec le cas de la jeune Beatriz, 22 ans, qui n'avait pas été autorisée à avorter d'un foetus dépourvu de cerveau.

Après une intervention de la Cour interaméricaine des droits de l'homme, l'État avait finalement autorisé qu'on lui pratique une césarienne. Le nouveau-né était décédé au bout de quelques heures.

 

 

La cour suprême du Salvador confirme le verdict de culpabilité

Lors d'un premier procès en 2008, Teodora Vasquez, aujourd'hui âgée de 34 ans, avait écopé de la même peine.  «Le tribunal a estimé que la (première) condamnation devait être confirmée», a déclaré l'un des juges, qui avait déjà siégé en 2008.

Avant le verdict, l'avocat de la défense, Victor Hugo Mata, avait demandé à la cour de «corriger son erreur en la libérant», plaidant que sa cliente n'a commis «aucune faute».

Le tribunal pouvait décider d'annuler sa condamnation, ordonner un nouveau procès ou confirmer sa peine de 30 ans de réclusion.

Teodora Vasquez a rappelé aux trois juges ce qui lui est arrivé le jour où elle a perdu sa fille.

La représentante du parquet, qui a requis la confirmation de la peine, a estimé que l'accusée avait «caché» sa grossesse et «qu'elle ne voulait pas d'un bébé».

À l'issue du verdict, la présidente du Centre des droits en matière de procréation, Nancy Northup, a qualifié ce jugement de «gifle», estimant que «l'accusée n'a commis aucun crime».

Teodora Vasquez était enceinte de près de neuf mois quand elle avait appelé les urgences le 14 juillet 2007, depuis les toilettes du collège de San Salvador où elle était employée.  N'obtenant pas de réponse des urgences, elle avait été victime d'une grave hémorragie et son bébé était mort-né. En découvrant le cadavre de ce dernier, un autre employé du collège avait prévenu la police et la jeune femme, encore inconsciente, avait été arrêtée.

Comme Teodora, au moins 26 femmes, souvent de milieux pauvres, ont été arrêtées pour avoir perdu leur bébé, et certaines d'entre elles ont été condamnées, parfois jusqu'à 30 ans.

«Qu'ils m'accordent ma liberté, car je suis innocente, car j'ai une famille pour laquelle je veux me battre, car j'ai des gens qui m'aiment et j'ai besoin d'être avec eux», avait-t-elle déclaré, quand la justice devait se prononcer sur son cas, mais a finalement reporté l'audience.

Depuis octobre 2016, le Parlement du Salvador étudie une proposition de loi pour dépénaliser l'avortement en cas de viol, de danger de mort pour la mère ou de foetus non-viable.

 

Source: Agence France Presse bureau du Salvador

Choix de photos, mise en page et titrage par : JosPublic
Mis à jour le 3 mars 2018

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