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Les forces profondes du Parti Libéral du Québec tentent de détruire Guy Ouellette

 

 
 

Guy Ouellette dit que l'UPAC cherche à le « museler »
30 octobre 2017

 
 

Museler un président de Commission

Dans une entrevue accordée à la radio 98,5 FM de Montréal, le député de Chomedey et président de la Commission parlementaire des Institutions, Guy Ouellette soutient que l'Unité permanente anticorruption (UPAC) a cherché à le « museler » en l'arrêtant le 25 octobre 2017, dans le cadre d'une enquête sur de possibles infractions d'abus de confiance et d'entrave à la justice.

Ouellette enquêtait sur des pratiques troublantes à l’UPAC

L’UPAC « va tout faire pour me museler, museler un parlementaire, suite aux événements de cette semaine, pour que je ne puisse pas donner ma version, ou informer la population de toutes les manœuvres d’intimidation qui ont cours présentement par cette même unité », a-t-il indiqué lors d’une entrevue qu’il a accordée le 27 octobre 2017 à l'animateur radiophonique Bernard Drainville.

Selon l’animateur et ex-député, M. Ouellette et une ex-analyste du ministère des Transports, Annie Trudel, lui ont parlé vendredi dans les locaux du diffuseur Cogeco, où ils s'étaient réfugiés; ils ont raconté faire l’objet d’une filature policière.

 

Stratagème malhonnête

Selon Mme Trudel, Guy Ouellette s’apprêtait à dévoiler un stratagème malhonnête impliquant l’UPAC, l’Autorité des marchés financiers (AMF) et une firme comptable dans le cadre du processus de certification que pilote l’AMF pour autoriser des firmes à soumissionner pour les plus importants contrats publics.

M. Ouellette avait l’intention d’interroger les responsables de l’AMF à ce sujet lors de leur passage devant la commission des institutions de l’Assemblée nationale durant la semaine du 30 octobre 2017.   Il aurait alors pu profiter de l’immunité dont jouissent les parlementaires.

Arrestation cachée

Le député Guy Ouellette n’est pas le seul à avoir été arrêté par l’Unité permanente anticorruption le 25 octobre 2017.

L’analyste en matière de corruption Annie Trudel a également été ciblée par les policiers, a-t-elle révélé le 29 octobre 2017 lors d'une entrevue.

La Gestapo de Lafrenière à l'oeuvre

Elle marchait à l’extérieur quand elle a été abordée par deux policiers.   Ils lui auraient alors appris qu’elle était soupçonnée d’avoir détruit de la preuve.  Jugeant ce motif frivole, Mme Trudel, qui a dit lors de l’entrevue ne s’être jamais intéressée à la preuve de l’enquête Mâchurer, a refusé de leur répondre.

« Ils ont menacé de m’arrêter si je ne jasais pas avec eux », a-t-elle dit en précisant qu’ils ne disposaient pas de mandat d’arrestation.

Restant sur ses positions, l’analyste s’est informée de sa situation.  « Je leur ai dit : “Est-ce que je suis arrêtée ?” Ils m’ont dit : “Oui.” Je leur ai dit : “Parfait, allons au poste.” »

Mais les deux enquêteurs chargés de la filature devaient appeler des renforts qui la prendraient en charge. « J’ai dû rester tout près d’eux pendant que l’un faisait un appel. »

Au bout de quelques minutes sur le trottoir, coup de théâtre, les policiers décident de la relâcher.

« J’ai été en état d’arrestation pendant une quinzaine de minutes pour destruction de preuve », a-t-elle dit en précisant qu’elle n’a été accusée de rien.

Réfugiés sous filature

Après être intervenus auprès de Mme Trudel et de M. Ouellette, qui a été relâché dans la nuit de mercredi à jeudi (25-26 octobre 2017), les policiers ont continué à les suivre, a raconté l’analyste.

Vendredi le 27 octobre 2017, alors qu’ils étaient ensemble au centre-ville de Montréal après une rencontre, ils ont constaté qu’ils étaient suivis.  « On s’est rendu compte encore une fois qu’on était sous filature. »

Mal à l’aise face à cette situation, ils ont décidé de trouver refuge dans les bureaux du réseau Cogeco.
« On s’est cachés de la police. »

Selon Mme Trudel, M. Ouellette n’a pas l’air « abattu », malgré son arrestation la semaine dernière.

« Collusion », firmes en « otage »

Mme Trudel enjoint à M. Ouellette de se rendre à l’Assemblée nationale dès demain afin de révéler ce qu’il sait de cette situation.

« M. Ouellette va juger s’il doit le faire ou non, a-t-elle dit. J’espère qu’il va y aller. J’espère qu’il ne se laissera pas intimider, j’espère qu’il va continuer à faire tout ce qu’il peut faire à titre d’élu pour représenter les citoyens », a-t-elle lancé en entrevue.

Mme Trudel craint toutefois qu’une nouvelle arrestation puisse « l’empêcher de se rendre » à l’hôtel du Parlement pour faire une déclaration.

Mme Trudel précise que c’est elle qui a informé M. Ouellette ainsi que deux autres élus de la situation de
 « collusion » impliquant l’UPAC, l’AMF et une firme de consultants.  Des gens bien au fait des « irrégularités ont transmis toutes les informations aux députés » en question, note-t-elle.

Le Pot-aux-roses

Voici ce qui aurait été découvert : depuis 2013, les firmes qui souhaitent soumissionner pour des contrats publics doivent obtenir une autorisation de l’AMF.

Dès le début du processus, l’UPAC intervient : elle effectue des vérifications au sujet de l’entreprise réclamant une autorisation puis elle formule ses recommandations.

Par la suite, l’AMF recommande à l’entreprise « de s’adresser à une certaine firme de consultant pour faire faire les diagnostics [et] appliquer les recommandations », explique Mme Trudel.

Or, ce processus serait vicié, entaché d’arbitraire et de coûts exorbitants imprévus, selon elle.

Mme Trudel soutient que dans un cas, une entreprise a eu à débourser quelque 600 000 $ en honoraires ; dans un autre, un million$.

Elle n’hésite pas à parler de « collusion » entre l’AMF, l’UPAC et la firme de consultants.  À ses yeux, les compagnies sont « prises en otage » par ce trio.

« Si elles n’ont pas leur permission de l’AMF, elles font faillite [...]. C’est très grave », peste-t-elle.   « Si je retiens la définition de la corruption de l’Organisation de coopération et de développement économiques [OCDE], ce serait de la corruption. »

L’AMF sur la sellette

Selon un horaire fixé depuis plusieurs semaines, les hauts dirigeants de l’AMF doivent comparaître mercredi le 1er novembre 2017 à l’Assemblée nationale devant les parlementaires de la Commission de l’administration publique.

Député indépendant, Guy Ouellette aurait le droit participer aux auditions et d’obtenir quelques minutes pour intervenir. 

 

Assemblée nationale : Il serait à l’abri au parlement

Guy Ouellette bénéficiera d’une protection supplémentaire s’il décide de révéler à l’Assemblée nationale les informations troublantes qu’il saurait au sujet de l’UPAC.

S’il parle, comme le souhaite Annie Trudel, les privilèges accordés aux députés lui assureraient la liberté d’expression dans l’enceinte du Parlement québécois.

Selon la procédure parlementaire du Québec, ces privilèges constituent un « rempart à la sauvegarde de la démocratie ».

Ils procurent notamment aux députés « la liberté de parole, l’immunité d’arrestation en matière civile, l’exemption de l’obligation de faire partie d’un jury et le privilège relatif à l’assignation à comparaître comme témoin », indique la troisième édition de ce Code.  Les députés ne jouissent cependant pas de l’immunité en matière de droit criminel.

Autorisation

Par ailleurs, les interventions policières dans l’enceinte de l’Assemblée, que ce soit pour effectuer une perquisition ou une arrestation, doivent au préalable être autorisées par le président de l’Assemblée nationale.

« Bien que les privilèges parlementaires ne fassent pas généralement échec à l’application du droit pénal ou criminel dans l’enceinte de l’Assemblée, la police n’y a pas accès de plein droit, indique la procédure. Cela est justifié par le fait qu’une intervention policière en ce lieu peut avoir pour effet de nuire au fonctionnement de l’Assemblée, et, partant, à son privilège de régir les affaires internes sans ingérence extérieure. »

L'UPAC refuse toujours de répondre aux journalistes à ce sujet.

Dans un communiqué de presse qui n’était plus disponible sur son site internet dimanche soir le 29 octobre 2017, l’Unité permanente anticorruption (UPAC) avait affirmé le 26 octobre 2017 qu’une seule personne, non identifiée, avait été arrêtée mercredi le 25 octobre 2017 dans le cadre d’une enquête qui porterait sur des fuites de preuve.

Qui prendra la relève ?

M. Ouellette présidait la commission des institutions jusqu’à ce qu’il quitte le caucus libéral le 26 octobre 2017. (Le député libéral de Chomedey, Guy Ouellette, a décidé de se retirer temporairement du caucus de son parti « jusqu'à ce que le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) se prononce sur les suites de son arrestation », a confirmé le 27 octobre 2017 la présidente du caucus, Filomena Rotiroti.) 
policier
 

Deux libéraux s'affrontent
Lutte entre un policier justicier et un ex-sous-ministre politique
Guy Ouellette vs Robert Lafrenière

 

 

26 octobre 2017 - Selon des ministres libéraux s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, Guy Ouellette avait maille à partir avec Robert Lafrenière, le patron de l'UPAC

Devant le caucus du PLQ, Guy Ouellette faisait la promotion de Denis Gallant, ex-procureur en chef de la commission Charbonneau devenu patron du Bureau de l'inspecteur général (BIG) de la Ville de Montréal. 

Me Gallant a dit à La Presse hier être abasourdi d'apprendre que M. Ouellette avait été arrêté.  «Je l'ai côtoyé pendant des années comme procureur de la Couronne, je tombe en bas de ma chaise. M. Ouellette était un de nos experts en renseignement, je n'ai jamais douté de sa probité !»

Ironiquement, le 25 octobre 2017, Robert Poëti, ministre délégué à l'Intégrité des marchés publics, se disait très intéressé par le projet «Iso-Intégrité» dont son collègue Ouellette se faisait le promoteur depuis quelques mois - le député de Chomedey avait sensibilisé le cabinet du premier ministre à l'utilité de s'imposer une norme stricte, externe, pour garantir que les décisions du gouvernement soient irréprochables du point de vue éthique.

Proche de Jacques Duchesneau

Dans les cercles de la Sécurité publique, on souligne que M. Ouellette est aussi très proche de l'ex-policier Jacques Duchesneau, qui, avant de faire le saut en politique avec la Coalition avenir Québec (CAQ), convoitait la présidence de l'(UPAC).   Le gouvernement Charest lui avait préféré Robert Lafrenière pour diriger l'organisme qui venait d'être créé.

Au moment où il était commissaire anticollusion au ministère des Transports, M. Duchesneau était très près de Guy Ouellette, alors secrétaire parlementaire du ministre Sam Hamad aux Transports, se souviennent des témoins.

Une fois son mandat terminé, M. Duchesneau s'était retrouvé, avec plusieurs de ses employés, des anciens policiers, au sein de l'UPAC.   Les dysfonctionnements de l'UPAC prennent là leur source.

Un stratège libéral a relevé que les informations embarrassantes pour le gouvernement issues de l'UPAC tombaient dans les médias, chaque fois, à un moment délicat politiquement.

Dernière fuite en lice, le témoignage de l'éphémère candidat de Louis-Hébert, Éric Tétrault, devant les enquêteurs de l'UPAC, il y a pourtant plus d'un an.  Dans l'administration publique, on se souvient aussi que le député libéral avait été le plus dur à l'endroit de l'ex-sous-ministre aux Transports Dominique Savoie, une attitude prévisible de la part d'un député de l'opposition.

Les vieilles rancunes ont aussi touché l'ex-patron de la SQ Mario Laprise.

Après que deux enquêteurs de l'UPAC furent allés rencontrer chez lui Philippe Couillard, alors chef de l'opposition, M. Ouellette passa le message au caucus libéral que la commande venait de Mario Laprise, alors patron de la SQ.   Une revanche : Mario Laprise avait envoyé le policier Ouellette sur une voie de garage à l'époque de la guerre au crime organisé.

Dans les cercles de la Sécurité publique, on indique aussi que M. Ouellette a tiré des ficelles pour appuyer la nomination de Madeleine Giauque au Bureau des enquêtes indépendantes. Celle-ci n'aurait pas été sur la liste restreinte de candidats où se trouvait notamment Sonia Lebel, ex-procureure en chef de la commission Charbonneau

 

Le
 

Le député libéral Guy Ouellette interpellé pour questionnement par l'UPAC
25 octobre 2017  - mise à jour le 26 octobre 2017

 
 

Guy Ouellette, député de la circonscription québécoise de Chomedey, a été interpellé pour questionnement, mercredi le 25 octobre 2017, par l’Unité permanente anticorruption (UPAC).   Il ne fait face à aucune accusation pour l’instant.  L’arrestation de l'ex-policier serait liée aux fuites de documents dans l’enquête "Mâchurer", qui vise notamment l’ex-premier ministre Jean Charest et l’ex-argentier libéral Marc-A. Bibeau.

L’UPAC a mené deux perquisitions dans la journée de mercredi dans deux résidences de la banlieue sud de Montréal.   Les infractions visées étaient « abus de confiance et entrave à la justice », avait confirmé le corps policier. 

Guy Ouellette était présent en Chambre, mercredi le 25 octobre 2017, pour la période des questions.   Il a ensuite présidé la Commission des institutions jusqu’à 13h.   Au retour de la pause, vers 15h, il a été remplacé par le député libéral Richard Merlini

La nouvelle de son arrestation est tombée quelques heures plus tard. 

 

Un piège...

L'équipe spéciale était en train de mener des perquisitions chez un policier actif et un ex-policier, tous deux soupçonnés d'être à l'origine de la fuite de documents confidentiels, lorsqu'elle a obtenu des éléments de preuve qui l'ont convaincue d'interpeller sur-le-champ M. Ouellette.   Les deux policiers, eux, n'ont pas été arrêtés, même si l'agent qui est toujours en service a été suspendu avec solde.

L'Unité permanente anticorruption (UPAC) a utilisé un subterfuge pour procéder à l'interpellation du député libéral Guy Ouellette, selon ce qu'ont confié certains de ses proches à Radio-Canada.

UN SAC CACHÉ AU TIM HORTONS

Les portions de documents dévoilées jeudi le 18 janvier 2018 relatent les circonstances de l'arrestation du député.

Le matin du 25 octobre 2017, des agents de l'UPAC ont mené une perquisition chez Richard Despaties, un de leurs anciens collègues qui venait d'être congédié. Il était soupçonné d'être mêlé au vol de documents confidentiels, et les policiers savaient qu'il était en contact occasionnel avec le député Ouellette.

Munis d'une autorisation spéciale d'un juge, les agents ont pris le téléphone de Richard Despaties et ont commencé à échanger des messages textes avec M. Ouellette en se faisant passer pour lui. Le faux Despaties disait posséder « un autre scoop » qui intéresserait le député.

Parallèlement, d'autres policiers ont caché un paquet de feuilles blanches dans un sac en papier brun, derrière une borne de recharge de voitures électriques, au Tim Hortons de Laurier-Station, près de Québec.

La suite des échanges par cellulaire est tenue confidentielle pour l'instant en raison du privilège du parlementaire. Mais vers 13h40, Guy Ouellette s'est présenté au Tim Hortons de Laurier Station, vraisemblablement en suivant les instructions qui lui avaient été données par message texte.

Il a ramassé le sac dissimulé derrière la borne et l'a apporté dans sa voiture.

Avant qu'il puisse fermer la portière de son véhicule, des policiers ont fondu sur lui et ont procédé à son arrestation.

Le député a voulu saisir son téléphone, mais les policiers l'en ont empêché.

Après un long interrogatoire,M. Ouellette a été libéré et n'est accusé de rien, il est plutôt un témoin.  Une perquisition était en cours en soirée du 25 octobre 2017 à son domicile de Québec.

 

«Je n'ai jamais vu ça », commente un ex-policier

François Doré

« Se faire passer pour quelqu’un en disant : "viens me voir, faut qu’on se parle", je n’ai jamais vu ça », a commenté l'ex-policier devenu analyste en affaires policières François Doré, sans se prononcer sur la légalité de la manoeuvre.

« Je serais curieux d’entendre l’avis d’un procureur sur cette question-là.  Est-ce qu’il est question d’entrapment [incitation policière à commettre un crime, NDLR]?  De supposition de personne? », se demande-t-il.

M. Doré croit qu'il faudra du temps à l'UPAC pour boucler son enquête sur les fuites d'information, puisqu'elle doit maintenant passer au peigne fin tout le matériel saisi lors des perquisitions effectuées le 25 octobre 2017.

« Ce sont des dossiers de papiers, des ordinateurs, des clés USB, des supports informatiques, qu’il faut analyser feuille par feuille, pièce par pièce [pour] tenter d’établir des liens, des communications, des mouvements. C’est un dossier de moine », souligne-t-il.

L'ex-policier rappelle en outre que les policiers peuvent avoir maintenant tendance à retarder le plus possible le moment de boucler une enquête en vue du dépôt d'accusations.

C'est qu'en raison de l'arrêt Jordan rendu l'été dernier par la Cour suprême du Canada, un procès risque d'avorter si la période séparant le dépôt des accusations et la condamnation est trop longue.  La Charte des droits et libertés garantit en effet que « tout inculpé a le droit d'être jugé dans un délai raisonnable ».

Une rencontre avec l’UPAC en 2014

En mai 2014, « dans un souci de transparence », le PLQ avait révélé que Guy Ouellette avait rencontré des enquêteurs de l’UPAC.   Il avait alors été convié à une « rencontre d’information », dont la nature n’avait pas été révélée.

Une première rencontre, organisée le 5 juin 2014, avait dû être écourtée en raison d’un conflit d’horaire. Elle avait donc été repoussée au 11 juin 2014.   Guy Ouellette était alors le quatrième élu libéral à rencontrer le corps policier. 

«Écoeuré» des fuites

En avril 2017, Guy Ouellette s’était publiquement dit «écoeuré» des fuites médiatiques.   «Il y a des choses qui doivent être faites au Québec.   Je pense que la situation se dérègle de partout.   Je suis écoeuré de toutes ces fuites, je suis écoeuré des conflits d’intérêts», avait dit l’ex-policier à TVA, en faisant valoir que «personne n’est au-dessus des lois».

À l’antenne radiophonique du 98,5 de Montréal, il avait aussi dit subir des pressions de la part de la vieille garde de son parti pour partir à la retraite.   En signalant son intention de rester au sein du parti, il avait dit être «écœuré de [se] faire traiter de corrompu» et vouloir «faire partie de la solution».

Selon les sources du journal La Presse, personne chez les enquêteurs ne croit que le député a agi pour tenter d'aider Marc-A. Bibeau, Jean Charest ou Violette Trépanier.  Au contraire, le politicien lavallois était connu pour ne pas les porter dans son coeur.

La théorie au centre de l'enquête sur la fuite veut que différents acteurs impliqués à différents niveaux dans les fuites aient agi par vengeance personnelle, par frustration professionnelle ou dans le cadre d'une tentative de putsch contre le commissaire de l'UPAC, Robert Lafrenière.

Dans l'entourage du député, on souligne plutôt que l'enquête sur Jean Charest et Marc Bibeau s'éternisait et qu'il aurait pu, de bonne foi, vouloir faire bouger les choses. On ajoute que Robert Lafrenière ne l'a jamais aimé. 

Spéculations et hypothèses ne sont pas des faits - JosPublic

 

Guy Ouellette, 65 ans en 2017

Originaire de Sherbrooke, le député libéral de Chomedey est élu pour la première fois aux élections générales de 2007.   Cet ancien policier oeuvre pour la Sûreté du Québec entre 1969 et 2001.   Il y travaille notamment à tire de conseiller du responsable des renseignements criminels.   Avant d'être recruté par le premier ministre Jean Charest, le spécialiste des motards se fait connaître dans les médias à titre d'analyste.   En 2005, il publie l'essai Mom (Les Intouchables) avec le journaliste Normand Lester.

 

Fuites médiatiques

L’enquête Mâchurer, dont le lien avec l’arrestation de Guy Ouellette n’a pas été confirmé, a fait l’objet de nombreuses fuites médiatiques au cours de 2017.  

Lors de son passage en commission parlementaire, le 4 mai 2017, le grand patron de l’UPAC, Robert Lafrenière, a été appelé à commenter ce coulage d’information.  

Il a dit soupçonner le «bandit» à l’origine de la fuite de documents clés de vouloir «déstabiliser» l’enquête.

En dépit de cet acte «d’une déloyauté totale», l’enquête "Mâchurer" connaîtra tôt ou tard son dénouement, avait promis M. Lafrenière lors de son passage à l’Assemblée nationale.   «En aucun temps la conclusion de cette enquête-là n’a été menacée par [la] fuite» de documents clés incluant les «profils» de M. Charest et de M. Bibeau (adresses actuelles et antérieures, marque, modèle et couleur de leur véhicule respectif, etc.) dans les médias 10 jours plus tôt, avait-il assuré aux élus de la Commission des institutions.  

«Si la personne qui a fait ça pensait nous déstabiliser, elle ne nous a que distraits.   Soyez certains que je vais me rendre au bout de cette enquête-là», a-t-il affirmé d’un ton ferme.

La diffusion des documents sur les plateformes de Québecor média avait jeté la consternation le 25 avril 2017 parmi les enquêteurs attitrés au dossier "Mâchurer".   «Les premiers qui étaient fâchés de ça, c’étaient ceux qui étaient directement impliqués dans l’enquête. Ils nous disaient tous “Passez-moi le polygraphe, passez-moi le polygraphe!”» avait-il relaté.

Le président de la Commission des institutions, Guy Ouellette, animait l’échange entre Robert Lafrenière et les élus.   C’est cette même commission qui étudie le projet de loi sur l’indépendance du commissaire à la lutte contre la corruption et du Bureau des enquêtes indépendantes.

Sources: Divers médias mentionnés ci-dessus et le Journal Le Devoir pour SPEQ Le Devoir Inc.; Le Journal de Québec et de Montréal pour Québecor inc.; Journal La Presse pour Power Corporation du Canada; La Société CBC/Radio-Canada pour le gouvernement du Canada.

Choix de photos, collection de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 11 octobre 2018

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