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Guy Ouellette met l'éthique à l'honneur
Ex-policier, député, ex-président de la commission parlementaire des institutions,
alerteur public, censuré par l'Unité permanente anti-corruption UPAC

 

 

Guy OUELLET au fil du temps

2017

16 novembre 2017
Jacques Chagnon critique l’UPAC

Jacques Chagnon a écorché l’Unité permanente anticorruption (UPAC) dans sa directive forçant dorénavant les corps policiers à prévenir le président de l’Assemblée nationale lorsqu’ils arrêtent un député.

«Les méthodes employées par l'UPAC dans la présente affaire dénotent [...] un manque flagrant de considération à l'endroit de l'Assemblée et de ses membres», a-t-il tonné en faisant lecture de sa longue décision, le 16 novembre 2017, au Salon bleu du parlement

Dans cette série de «directives», il indique que les appareils électroniques des députés sont protégés par le privilège parlementaire.  Ce discours était attendu dans la foulée de l’arrestation du député libéral Guy Ouellette le 25 octobre dernier.

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« Quand tu arrêtes quelqu’un, tu viens de salir sa réputation d’un coup sec. Et là, tu ne déposes pas d’accusations ?   Il a été politiquement carrément neutralisé. » - Raymond Bachand

 
 
 
 
 

4 novembre 2017
Raymond Bachand
louange l'intégrité de Guy Ouellette

Les deux hommes ont travaillé en étroite collaboration lorsque M. Bachand, député d’Outremont, a pris la tête des ministères des Finances et du Revenu en 2010.

Ouellette est devenu son adjoint parlementaire et a mis au service de son patron l’expérience acquise dans la lutte au crime organisé.

« On a fait la loi des entreprises de services monétaires, explique l’ex-ministre. C’était la loi sur les bureaux de change et les guichets automatiques, dont une partie était alimentée par le crime organisé. J’ai appris beaucoup de choses sur la police avec Guy. »

En vertu de cette loi, l’Autorité des marchés financiers a obtenu le pouvoir d’encadrer ces établissements par l’imposition d’un permis d’opération.  Cette même loi a aussi introduit une protection pour les sonneurs d’alerte.  Lors de la création de l’Agence du revenu du Québec en 2011, le député Ouellette a contribué à l’élaboration des mesures pour contrer l’évasion fiscale.

« On a travaillé sur l’industrie de la construction. On a créé des unités, fait travailler ensemble la CSST, la Régie du bâtiment, la Commission de la construction, les Normes du travail. Puis on est allés chercher 300 millions $ par année. »

M. Bachand se range dans le camp du président de l’Assemblée nationale Jacques Chagnon pour évaluer le travail de l’UPAC à l’endroit du député de Chomedey. 

Source - Journal de Québec

 

31 octobre 2017
Outrage à l'Assemblée nationale du Québec

Le président de l'Assemblée nationale, Jacques Chagnon, a sommé l'UPAC de porter des accusations contre Guy Ouellette, ou de lui présenter des excuses.  En fin de journée lors d'une conférence de presse le Commissaire à la lutte à la corruption Robert Lafrenière ne s'est pas excusé, mais en a rajouté.   C'est un outrage au parlementarisme québécois.  Que fera maintenant le président de l'Assemblée nationale du Québec ?

«Aujourd'hui, un député a perdu une charge importante et sa réputation a été entachée, a déclaré M. Chagnon dans un discours solennel au Salon bleu.  Je pense que nous devons exiger que la clarté sur cette situation soit établie de façon urgente.»

«Qu'on accuse ou qu'on s'excuse, a-t-il ajouté. Sinon, cette assemblée devra prendre les moyens pour défendre les fondements mêmes de son existence, soit la liberté, la justice et la démocratie.»

«Il m'est intolérable que la police ait arrêté un parlementaire sans qu'aucune accusation n'ait été portée contre lui une semaine plus tard, a déclaré Jacques Chagnon.  Un parlementaire doit jouir de sa pleine liberté pour faire son travail, quel que soit le sujet qui le préoccupe et dont il fait le suivi, y compris le travail policier.»

Dans son discours, M. Chagnon indique qu’il craint les risques « de dérive totalitaire » si les corps policiers ne sont plus redevables au Parlement.  Il est allé jusqu’à dire qu’il n’y a qu’une seule victime pour le moment  le député Ouellette, arrêté le 25 octobre 2017, mais qui n’est accusé de rien.

La question qu’il soulève est grave puisque M. Ouellette, avant d’être arrêté, était président de la commission des institutions, dont le rôle est de superviser les corps policiers.

« S’ils ont pris la décision d’appâter un parlementaire, le président de la commission, qui était justement en train d’étudier leur situation, ça soulève des questions assez intéressantes et importantes en termes d’éthique et de fonctionnement pour l’organisation policière », a-t-il indiqué en fin de journée.

C’est aussi la notion de privilège des députés qu’il compte défendre devant les tribunaux pour empêcher l’UPAC d’utiliser le contenu du téléphone et de l’ordinateur de M. Ouellette, saisis par les policiers.

Le patron de l’UPAC, Robert Lafrenière (au centre), a commenté l’arrestation du député Guy Ouellette entouré du directeur des opérations de l’UPAC, André Boulanger (à gauche), et de Marcel Forget, commissaire associé aux vérifications de l’intégrité des entreprises.

Rien appris

Quant au point de presse de l’UPAC tenue en fin de journée, Jacques Chagnon y accorde peu d’importance.

«Avez-vous appris quelque chose ? Moi je n'ai rien appris. » Il qualifie de« malsaine »l’absence de volonté du commissaire Robert Lafrenière de se presser pour déposer des accusations ou blanchir M. Ouellette.

« Ça ne peut pas durer longtemps. Je suggère à l’UPAC de sortir ses accusations s’ils ont des choses à dire. Je ne parlerai pas en termes d’heure, mais ça ne peut pas être long », a-t-il indiqué.

Il doute même de la parole des dirigeants de l’UPAC, qui affirment avoir eu toutes les autorisations d’un juge de la Cour du Québec pour procéder à cette opération.

« Je ne suis pas certain de ça », a-t-il laissé tomber.

Source - Journal de Québec et La Presse

 
 

26 octobre 2017
Lutte entre un policier justicier et un ex-sous-ministre politique
Guy Ouellette vs Robert Lafrenière

Dans les cercles politiques, c'est bien connu. Guy Ouellette, le député libéral de Chomedey, était un ennemi de longue date du patron de l'Unité permanente anticorruption (UPAC, Robert Lafrenière)

Sous le couvert de l'anonymat, des membres du Conseil des ministres ont confirmé au journal La Presse que le député libéral n'hésitait pas à critiquer ouvertement le travail de Lafrenière à l'UPAC.   «Ce n'était pas le plus grand ami de Lafrenière, il nous en avait parlé à plusieurs reprises», confie-t-on.  Un autre ministre ajoutera : «Il avait l'air d'en vouloir à Lafrenière sans qu'on sache pourquoi.»

Une dernière passe d'armes, toute récente : le patron de l'UPAC et celui de la Sûreté du Québec (SQ) ne voulaient pas comparaître en commission parlementaire sur le projet de loi 107 sur l'indépendance des corps policiers.  Le porte-parole péquiste Pascal Bérubé réclamait leur présence.  Étonnamment, il y a deux semaines, le président de la commission Guy Ouellette diffusait une lettre sommant Lafrenière et Martin Prud'homme (SQ) de venir témoigner.

Ouellette avait tenté, sans succès, de faire en sorte que le contrat du patron de l'UPAC ne soit pas renouvelé au printemps 2016. 

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26 octobre 2017
Fier et malcommode

Fort en gueule, l’ancien policier est un homme fier de ses antécédents professionnels, qui ont notamment fait de lui un héros de la guerre contre les motards criminels. Peu discret et réputé pour sa mémoire encyclopédique, il ne manque jamais une occasion de faire étalage de l’étendue des informations auxquelles il a eu ou a encore accès.

Il ne se gênait pas non plus pour afficher son indépendance du gouvernement sur certains enjeux épineux.  Arrivé comme candidat vedette en 2007, suivant le retrait de Thomas Mulcair dans Chomedey, il était notoire qu’il était frustré de ne jamais avoir été nommé ministre.  Il avait récemment affirmé que le PLQ, son propre parti, cherchait à pousser certains élus, dont lui, vers la sortie.

C’est un député un peu malcommode qui donne aujourd’hui des maux de tête à Philippe Couillard.

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30 octobre 2017
Guy Ouellette dit que :
«l'UPAC cherche à le museler»

Dans une entrevue accordée à la radio 98,5 FM de Montréal, le député de Chomedey et président de la commission parlementaire des Institutions, Guy Ouellette soutient que l'Unité permanente anticorruption (UPAC) a cherché à le « museler » en l'arrêtant la semaine dernière, dans le cadre d'une enquête sur de possibles infractions d'abus de confiance et d'entrave à la justice.

L’UPAC  « va tout faire pour me museler, museler un parlementaire, suite aux événements de cette semaine, pour que je ne puisse pas donner ma version, ou informer la population de toutes les manœuvres d’intimidation qui ont cours présentement par cette même unité », a-t-il indiqué lors d’une entrevue qu’il a accordée le 27 octobre 2017 à l'animateur radiophonique Bernard Drainville.

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26 octobre 2017 - Référence
Denis Coderre défend la «grande probité» de Guy Ouellette

Le maire de Montréal a fait l'éloge du député Guy Ouellette et a affirmé qu'il lui parlait «souvent», au lendemain de l'arrestation du député par l'UPAC.

«Moi je connais Guy Ouellette. C'est un homme d'une grande probité. C'est un homme qui a toujours travaillé pour assurer l'intégrité», a-t-il affirmé, ce midi 25 octobre 2017, au cours d'une conférence de presse de sa campagne électorale. «C'est quelqu'un d'une grande probité.»

M. Coderre n'a toutefois pas voulu se prononcer sur les plus récents événements. 

«On va laisser la justice suivre son cours, a-t-il dit. On a beaucoup plus de questions que de réponses.»

 Source - La Presse

26 octobre 2017
L'UPAC surveillait Guy Ouellette depuis des semaines

L’Unité permanente anticorruption avait pris le député libéral Guy Ouellette en filature depuis plusieurs semaines avant de l’interpeller pour l’interroger.

Les enquêteurs de l’UPAC cherchent depuis le printemps à colmater les fuites dans leur propre organisation et n’ont négligé aucun moyen d’enquête afin d’épingler tous ceux et celles qui pourraient les faire mal paraître devant la population.  Le député de Chomedey semble se qualifier à leurs yeux pour avoir joué ce rôle.  Sauf que rien n'est prouvé puisqu'il n'y a pas d'accusation.  Le parlementaire a été épié dans ses moindres gestes au cours des dernières semaines.  Les enquêteurs ont même pris des photos de lui en compagnie des lanceurs d’alertes et de ceux qui reprochent à l’UPAC de se traîner les pieds, donc de l’ex-entrepreneur Lino Zambito, de l’homme d’affaires Luigi Coretti et de l’analyste et lanceuse d’alerte Annie Trudel.                           - JosPublic

Les enquêteurs seraient aussi en possession de ses registres téléphoniques des trois dernières années.  L’équipe d’enquête mixte qui se penche sur les fuites croit que le policier Stéphane Bonhomme subtilisait des documents dans les bureaux de l’UPAC pour ensuite les transférer à l’ex-policier Richard Despaties.  Ce dernier, un ami de longue date de Guy Ouellette, trouvait ensuite un moyen de les partager avec le député.

M. Despaties est un ex-enquêteur de l’UPAC qui avait été congédié en octobre 2016, car il avait encouragé une personne à dénoncer des irrégularités dans les médias.  L’ex-enquêteur a participé entre autres à l’escouade Carcajou pour contrer la guerre des motards.  En 2002, il a reçu la médaille de la police pour services distingués remise par le gouverneur général du Canada afin de souligner de « longs états de service louable, particulièrement dans des activités pouvant comporter des risques ».

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25 octobre 2017
Le député libéral Guy Ouellette
interpellé pour questionnement par l'UPAC

Le député libéral de Chomedey, Guy Ouellette, a été interpellé pour questionnement par l'Unité permanente anticorruption  (UPAC) mercredi le 25 octobre 2017, en lien avec la fuite de documents confidentiels sur l'opération Mâchurer, qui portait sur le financement du Parti libéral du Québec (PLQ).

La force policière n’a pas encore confirmé la raison de l’interpellation du député, pas plus qu’elle n’a confirmé la nature des faits qui lui seraient reprochés.   Par contre certains médias affirment que le député avait des communications "textos et/ou téléphoniques" avec un policier à la retraite comme lui ?  Donc, aucune accusation n'a pour le moment été déposée contre lui.  Il se retire temporairement du caucus du Parti Libéral du Québec le temps que le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) statue sur son cas.

Au printemps 2017, le groupe Québecor avait révélé des informations relatives à l’enquête Mâchurer, notamment que l’ancien collecteur de fonds libéral Marc-A. Bibeau et l’ex-premier ministre libéral Jean Charest auraient été sous la loupe des responsables de l'enquête jusqu’à un passé récent.

Ces informations venaient directement de l’enquête menée par l’UPAC.

En mai 2017, lors de son témoignage en commission parlementaire, présidée justement par Guy Ouellette, le commissaire de l’UPAC, Robert Lafrenière, avait laissé entendre qu’il irait jusqu’au bout pour faire la lumière sur cette fuite de documents.

M. Lafrenière avait aussi indiqué que la conclusion de l'enquête n'avait pas été menacée par la fuite. « Si la personne qui a fait ça pensait nous déstabiliser, elle ne nous a que distraits. Soyez certains que je vais me rendre au bout de cette enquête […] et on va le déposer au DPCP, j’en suis convaincu », avait-il dit.

Guy Ouellette est un ex-policier de la Sûreté du Québec (SQ) qui avait récemment déclaré que le Parti Libéral du Québec (PLQ), sans lui en parler directement, le poussait à la retraite et cherchait à le remplacer par une nouvelle candidature pour les prochaines élections.  Il est aussi de notoriété publique qu'il s'opposait à la nomination de Robert Lafrenière, le dirigeant de l'UPAC qui avait fait tasser Jacques Duchesneau

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Guy Ouellette et la sonneuse d’alerte Annie Trudel ont participé ensemble à un souper-conférence. La photo a été publiée sur la page Facebook du député le 20 octobre 2017

 
 
 
 

27 avril 2017
«Je suis écoeuré de la situation.»

Guy Ouellette a tenu des propos très durs à des journalistes sur les fuites à l’UPAC sur une enquête concernant le PLQ.

«Je suis écoeuré de la situation. Il y a des choses qui doivent être faites. La situation se dérègle de partout. Je suis écoeuré de toutes ces fuites, je suis écoeuré des conflits d’intérêts», fait savoir le député de Chomedey, Guy Ouellette.

L’ancien enquêteur spécialiste des motards affirme que personne n’est au-dessus des lois.  «J’ai l’intention de faire partie de la solution alors pour ceux qui propagent ces rumeurs-là je reste. Il va falloir qu’ils fassent avec et qu’ils m’entendent.»

Source - TVA Nouvelles

 
 

28 avril 2017
Guy Ouellette affirme que le PLQ veut forcer plusieurs députés à prendre leur retraite

Le Parti libéral du Québec ne pousse pas d'élus à la retraite, contrairement à ce qu'affirme le député libéral Guy Ouellette, a déclaré le premier ministre Philippe Couillard.

De passage à Rouyn-Noranda vendredi, M. Couillard a affirmé aux journalistes que ce n'était "pas ça du tout".

Plus tôt dans la journée, M. Ouellette, qui est le député de Chomedey, a révélé à l'animateur Benoît Dutrizac, sur les ondes radiophonique du 98,5FM à Montréal, subir des pressions de la part de l'establishment du parti, qui tenterait de le pousser vers la sortie.

L'ancien policier a dit qu'il n'était pas le seul: plusieurs élus libéraux subiraient de telles pressions.  On aurait même déjà offert les circonscriptions tenues par certains de ses collègues à d'autres personnes, a-t-il dénoncé.

M. Ouellette a affirmé qu'il comptait rester coûte que coûte, pour "faire partie de la solution".  Il a ajouté être "tanné" de se faire traiter de "corrompu" par des citoyens.

Source - Huffpost Québec

Benoit Dutrisac, le 26 octobre 2017: De tous les libéraux, Guy Ouellette est un homme droit. Et il a été arrêté. La machine est puissante. S’il y en a un qui le sait, c’est moi. En effet, il aurait perdu son émission de radio au 98.5 à Montréal suite à ses dénonciations qui n'ont pas plus au Parti Libéral du Québec, donc à son patron chez COGECO

2016

 

20 juillet 2016
MTQ: des enquêtes policières nécessaires, dit le député Guy Ouellette

 

Le député libéral Guy Ouellette s'attend à ce que les témoignages entendus en commission parlementaire sur les problèmes d'intimidation et de falsification de documents au sein du ministère des Transports entraînent des enquêtes policières.

« C'est là où il faut aller. Il ne faut pas que cela tombe entre deux chaises », a déclaré Guy Ouellette, qui ne cache pas avoir été troublé par la situation.

Ce dernier siège à la Commission de l'administration publique (CAP), qui a entendu le 8 juin 2016 la fonctionnaire Louise Boily et l'enquêteuse Annie Trudel à la suite de la récente tourmente au sein du ministère des Transports du Québec (MTQ).  Les deux femmes ont témoigné sous serment à propos des obstacles rencontrés au MTQ, l'une pour avoir effectué son travail d'audit, l'autre à titre de consultante externe pour avoir soulevé des doutes sur la gestion contractuelle.

«À la suite de ces témoignages faits sous serment, la Sûreté du Québec aurait dû initier une enquête pour faux, usage de faux et intimidation», estime M. Ouellette.

«Si je me fie à mon expérience d'ancien enquêteur, la SQ serait normalement déjà à pied d'oeuvre.»

Guy Ouellette, député libéral de Chomedey

Mais M. Ouellette n'en reste pas là. Il ajoute que l'Unité permanente anticorruption (UPAC) a également un rôle à jouer dans les suites à donner aux témoignages entendus.  «Tant que le projet de loi 87 sur la protection des sonneurs d'alerte n'est pas adopté, c'est la responsabilité de l'UPAC d'enquêter sur les représailles qu'ont subies Mmes Boily et Trudel, compte tenu qu'elles ont été deux lanceurs d'alerte», a-t-il rappelé.

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2014

 

7 avril 2014
Ouellette rafle l'élection

 

Guy Ouellette sous la bannière du Parti Libéral du Québec a remporté pour une 4e fois l’élection dans Chomedey avec 73% des suffrages.  Il a obtenu la plus importante majorité dans la région de Laval soit plus de 24 000 votes.

«J'avais promis à Philippe Couillard que je lui livrerais six comtés à Laval. Je suis très heureux que notre chef soit majoritaire», a lancé Guy Ouellette qui a savouré sa cinquième victoire.

Le député est enchanté que les prochaines élections aient lieu dans quatre ans. «J'ai connu quatre élections en sept ans. En étant majoritaire, nous aurons la paix maintenant», a-t-il ajouté

Source - Courier de Laval et Québec politique

2007

Saut en politique

Devenu une personnalité médiatique, Guy Ouellette tente sa chance en politique provinciale en 2007 pour remplacer Thomas Mulcair dans la circonscription de Chomedey (Sur l'île Jésus à Laval). Le 26 mars 2007 il gagne son élection et rejoint le Parti Libéral du Québec dirigé par Jean Charest à l’Assemblée nationale. 

 

2005

L’auteur
Considéré comme un des meilleurs experts du monde des motards, Guy Ouellette écrit une biographie en 2005 sur le chef québécois des Hells Angels Maurice «Mom» Boucher

2001

 

16 mai 2001
Le spécialiste des motards à la SQ prend sa retraite

 

Le spécialiste des motards criminels à la Sûreté du Québec, le sergent Guy Ouellette, a pris tout le monde par surprise en annonçant la semaine dernière qu'il prendra sa retraite à la fin du mois de mai 2001

Selon le quotidien Le Soleil, le gouvernement et les autorités policières n'ont jamais prévu de relève à celui qui est appelé comme témoin expert dans la plupart des causes qui aboutissent devant la justice.

Le sergent Ouellette affirme sentir qu'un vent de panique est en train de s'installer au ministère de la Sécurité publique depuis l'annonce de son départ.

Guy Ouellette est clair: aucun policier au Canada n'est prêt à prendre sa relève. Il dénonce qu'aucune école de police au Canada ne dispense de cours sur le crime organisé.

M. Ouellette travaille à la SQ depuis 32 ans. Sa retraite sera effective dans 13 jours.

Source - Québecor inc (TVA Nouvelles)

2000

Coqueluche des médias où il vulgarise l’actualité judiciaire au début des années 2000

Guy Ouellette avec l'équipe de Zone Libre

L’expert au palais de justice
Après une longue carrière à traquer les motards et les autres groupes criminalisés à la Sûreté du Québec, Guy Ouellette devient expert dans plusieurs procès à la grandeur du pays.

 
 

Guy Ouellette dit que l'UPAC cherche à le « museler »
30 octobre 2017

 
 

Museler un président de Commission

Dans une entrevue accordée à la radio 98,5 FM de Montréal, le député de Chomedey et président de la Commission parlementaire des Institutions, Guy Ouellette soutient que l'Unité permanente anticorruption (UPAC) a cherché à le « museler » en l'arrêtant le 25 octobre 2017, dans le cadre d'une enquête sur de possibles infractions d'abus de confiance et d'entrave à la justice.

Ouellette enquêtait sur des pratiques troublantes à l’UPAC

L’UPAC « va tout faire pour me museler, museler un parlementaire, suite aux événements de cette semaine, pour que je ne puisse pas donner ma version, ou informer la population de toutes les manœuvres d’intimidation qui ont cours présentement par cette même unité », a-t-il indiqué lors d’une entrevue qu’il a accordée le 27 octobre 2017 à l'animateur radiophonique Bernard Drainville.

Selon l’animateur et ex-député, M. Ouellette et une ex-analyste du ministère des Transports, Annie Trudel, lui ont parlé vendredi dans les locaux du diffuseur Cogeco, où ils s'étaient réfugiés; ils ont raconté faire l’objet d’une filature policière.

 

Stratagème malhonnête

Selon Mme Trudel, Guy Ouellette s’apprêtait à dévoiler un stratagème malhonnête impliquant l’UPAC, l’Autorité des marchés financiers (AMF) et une firme comptable dans le cadre du processus de certification que pilote l’AMF pour autoriser des firmes à soumissionner pour les plus importants contrats publics.

M. Ouellette avait l’intention d’interroger les responsables de l’AMF à ce sujet lors de leur passage devant la commission des institutions de l’Assemblée nationale durant la semaine du 30 octobre 2017.   Il aurait alors pu profiter de l’immunité dont jouissent les parlementaires.

Arrestation cachée

Le député Guy Ouellette n’est pas le seul à avoir été arrêté par l’Unité permanente anticorruption le 25 octobre 2017.

L’analyste en matière de corruption Annie Trudel a également été ciblée par les policiers, a-t-elle révélé le 29 octobre 2017 lors d'une entrevue.

La Gestapo de Lafrenière à l'oeuvre

Elle marchait à l’extérieur quand elle a été abordée par deux policiers.   Ils lui auraient alors appris qu’elle était soupçonnée d’avoir détruit de la preuve.  Jugeant ce motif frivole, Mme Trudel, qui a dit lors de l’entrevue ne s’être jamais intéressée à la preuve de l’enquête Mâchurer, a refusé de leur répondre.

« Ils ont menacé de m’arrêter si je ne jasais pas avec eux », a-t-elle dit en précisant qu’ils ne disposaient pas de mandat d’arrestation.

Restant sur ses positions, l’analyste s’est informée de sa situation.  « Je leur ai dit : “Est-ce que je suis arrêtée ?” Ils m’ont dit : “Oui.” Je leur ai dit : “Parfait, allons au poste.” »

Mais les deux enquêteurs chargés de la filature devaient appeler des renforts qui la prendraient en charge. « J’ai dû rester tout près d’eux pendant que l’un faisait un appel. »

Au bout de quelques minutes sur le trottoir, coup de théâtre, les policiers décident de la relâcher.

« J’ai été en état d’arrestation pendant une quinzaine de minutes pour destruction de preuve », a-t-elle dit en précisant qu’elle n’a été accusée de rien.

Réfugiés sous filature

Après être intervenus auprès de Mme Trudel et de M. Ouellette, qui a été relâché dans la nuit de mercredi à jeudi (25-26 octobre 2017), les policiers ont continué à les suivre, a raconté l’analyste.

Vendredi le 27 octobre 2017, alors qu’ils étaient ensemble au centre-ville de Montréal après une rencontre, ils ont constaté qu’ils étaient suivis.  « On s’est rendu compte encore une fois qu’on était sous filature. »

Mal à l’aise face à cette situation, ils ont décidé de trouver refuge dans les bureaux du réseau Cogeco.
« On s’est cachés de la police. »

Selon Mme Trudel, M. Ouellette n’a pas l’air « abattu », malgré son arrestation la semaine dernière.

« Collusion », firmes en « otage »

Mme Trudel enjoint à M. Ouellette de se rendre à l’Assemblée nationale dès demain afin de révéler ce qu’il sait de cette situation.

« M. Ouellette va juger s’il doit le faire ou non, a-t-elle dit. J’espère qu’il va y aller. J’espère qu’il ne se laissera pas intimider, j’espère qu’il va continuer à faire tout ce qu’il peut faire à titre d’élu pour représenter les citoyens », a-t-elle lancé en entrevue.

Mme Trudel craint toutefois qu’une nouvelle arrestation puisse « l’empêcher de se rendre » à l’hôtel du Parlement pour faire une déclaration.

Mme Trudel précise que c’est elle qui a informé M. Ouellette ainsi que deux autres élus de la situation de
 « collusion » impliquant l’UPAC, l’AMF et une firme de consultants.  Des gens bien au fait des « irrégularités ont transmis toutes les informations aux députés » en question, note-t-elle.

Le Pot-aux-roses

Voici ce qui aurait été découvert : depuis 2013, les firmes qui souhaitent soumissionner pour des contrats publics doivent obtenir une autorisation de l’AMF.

Dès le début du processus, l’UPAC intervient : elle effectue des vérifications au sujet de l’entreprise réclamant une autorisation puis elle formule ses recommandations.

Par la suite, l’AMF recommande à l’entreprise « de s’adresser à une certaine firme de consultant pour faire faire les diagnostics [et] appliquer les recommandations », explique Mme Trudel.

Or, ce processus serait vicié, entaché d’arbitraire et de coûts exorbitants imprévus, selon elle.

Mme Trudel soutient que dans un cas, une entreprise a eu à débourser quelque 600 000 $ en honoraires ; dans un autre, un million$.

Elle n’hésite pas à parler de « collusion » entre l’AMF, l’UPAC et la firme de consultants.  À ses yeux, les compagnies sont « prises en otage » par ce trio.

« Si elles n’ont pas leur permission de l’AMF, elles font faillite [...]. C’est très grave », peste-t-elle.   « Si je retiens la définition de la corruption de l’Organisation de coopération et de développement économiques [OCDE], ce serait de la corruption. »

L’AMF sur la sellette

Selon un horaire fixé depuis plusieurs semaines, les hauts dirigeants de l’AMF doivent comparaître mercredi le 1er novembre 2017 à l’Assemblée nationale devant les parlementaires de la Commission de l’administration publique.

Député indépendant, Guy Ouellette aurait le droit participer aux auditions et d’obtenir quelques minutes pour intervenir. 

Assemblée nationale : Il serait à l’abri au parlement

Guy Ouellette bénéficiera d’une protection supplémentaire s’il décide de révéler à l’Assemblée nationale les informations troublantes qu’il saurait au sujet de l’UPAC.

S’il parle, comme le souhaite Annie Trudel, les privilèges accordés aux députés lui assureraient la liberté d’expression dans l’enceinte du Parlement québécois.

Selon la procédure parlementaire du Québec, ces privilèges constituent un « rempart à la sauvegarde de la démocratie ».

Ils procurent notamment aux députés « la liberté de parole, l’immunité d’arrestation en matière civile, l’exemption de l’obligation de faire partie d’un jury et le privilège relatif à l’assignation à comparaître comme témoin », indique la troisième édition de ce Code.  Les députés ne jouissent cependant pas de l’immunité en matière de droit criminel.

Autorisation

Par ailleurs, les interventions policières dans l’enceinte de l’Assemblée, que ce soit pour effectuer une perquisition ou une arrestation, doivent au préalable être autorisées par le président de l’Assemblée nationale.

« Bien que les privilèges parlementaires ne fassent pas généralement échec à l’application du droit pénal ou criminel dans l’enceinte de l’Assemblée, la police n’y a pas accès de plein droit, indique la procédure. Cela est justifié par le fait qu’une intervention policière en ce lieu peut avoir pour effet de nuire au fonctionnement de l’Assemblée, et, partant, à son privilège de régir les affaires internes sans ingérence extérieure. »

L'UPAC refuse toujours de répondre aux journalistes à ce sujet.

Dans un communiqué de presse qui n’était plus disponible sur son site internet dimanche soir le 29 octobre 2017, l’Unité permanente anticorruption (UPAC) avait affirmé le 26 octobre 2017 qu’une seule personne, non identifiée, avait été arrêtée mercredi le 25 octobre 2017 dans le cadre d’une enquête qui porterait sur des fuites de preuve.

Qui prendra la relève ?

M. Ouellette présidait la commission des institutions jusqu’à ce qu’il quitte le caucus libéral le 26 octobre 2017. (Le député libéral de Chomedey, Guy Ouellette, a décidé de se retirer temporairement du caucus de son parti « jusqu'à ce que le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) se prononce sur les suites de son arrestation », a confirmé le 27 octobre 2017 la présidente du caucus, Filomena Rotiroti.) 

 
 

Deux libéraux s'affrontent
Lutte entre un policier justicier et un ex-sous-ministre politique
Guy Ouellette vs Robert Lafrenière

 
 

26 octobre 2017 - Selon des ministres libéraux s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, Guy Ouellette avait maille à partir avec Robert Lafrenière, le patron de l'UPAC

Devant le caucus du PLQ, Guy Ouellette faisait la promotion de Denis Gallant, ex-procureur en chef de la commission Charbonneau devenu patron du Bureau de l'inspecteur général (BIG) de la Ville de Montréal. 

Me Gallant a dit à La Presse hier être abasourdi d'apprendre que M. Ouellette avait été arrêté.  «Je l'ai côtoyé pendant des années comme procureur de la Couronne, je tombe en bas de ma chaise. M. Ouellette était un de nos experts en renseignement, je n'ai jamais douté de sa probité !»

Ironiquement, le 25 octobre 2017, Robert Poëti, ministre délégué à l'Intégrité des marchés publics, se disait très intéressé par le projet «Iso-Intégrité» dont son collègue Ouellette se faisait le promoteur depuis quelques mois - le député de Chomedey avait sensibilisé le cabinet du premier ministre à l'utilité de s'imposer une norme stricte, externe, pour garantir que les décisions du gouvernement soient irréprochables du point de vue éthique.

Proche de Jacques Duchesneau

Dans les cercles de la Sécurité publique, on souligne que M. Ouellette est aussi très proche de l'ex-policier Jacques Duchesneau, qui, avant de faire le saut en politique avec la Coalition avenir Québec (CAQ), convoitait la présidence de l'(UPAC).   Le gouvernement Charest lui avait préféré Robert Lafrenière pour diriger l'organisme qui venait d'être créé.

Au moment où il était commissaire anticollusion au ministère des Transports, M. Duchesneau était très près de Guy Ouellette, alors secrétaire parlementaire du ministre Sam Hamad aux Transports, se souviennent des témoins.

Une fois son mandat terminé, M. Duchesneau s'était retrouvé, avec plusieurs de ses employés, des anciens policiers, au sein de l'UPAC.   Les dysfonctionnements de l'UPAC prennent là leur source.

Un stratège libéral a relevé que les informations embarrassantes pour le gouvernement issues de l'UPAC tombaient dans les médias, chaque fois, à un moment délicat politiquement.

Dernière fuite en lice, le témoignage de l'éphémère candidat de Louis-Hébert, Éric Tétrault, devant les enquêteurs de l'UPAC, il y a pourtant plus d'un an.  Dans l'administration publique, on se souvient aussi que le député libéral avait été le plus dur à l'endroit de l'ex-sous-ministre aux Transports Dominique Savoie, une attitude prévisible de la part d'un député de l'opposition.

Les vieilles rancunes ont aussi touché l'ex-patron de la SQ Mario Laprise.

Après que deux enquêteurs de l'UPAC furent allés rencontrer chez lui Philippe Couillard, alors chef de l'opposition, M. Ouellette passa le message au caucus libéral que la commande venait de Mario Laprise, alors patron de la SQ.   Une revanche : Mario Laprise avait envoyé le policier Ouellette sur une voie de garage à l'époque de la guerre au crime organisé.

Dans les cercles de la Sécurité publique, on indique aussi que M. Ouellette a tiré des ficelles pour appuyer la nomination de Madeleine Giauque au Bureau des enquêtes indépendantes. Celle-ci n'aurait pas été sur la liste restreinte de candidats où se trouvait notamment Sonia Lebel, ex-procureure en chef de la commission Charbonneau

 

 
 

Le député libéral Guy Ouellette interpellé pour questionnement par l'UPAC
25 octobre 2017  - mise à jour le 26 octobre 2017

 
 

Guy Ouellette, député de la circonscription québécoise de Chomedey, a été interpellé pour questionnement, mercredi le 25 octobre 2017, par l’Unité permanente anticorruption (UPAC).   Il ne fait face à aucune accusation pour l’instant.  L’arrestation de l'ex-policier serait liée aux fuites de documents dans l’enquête "Mâchurer", qui vise notamment l’ex-premier ministre Jean Charest et l’ex-argentier libéral Marc-A. Bibeau.

L’UPAC a mené deux perquisitions dans la journée de mercredi dans deux résidences de la banlieue sud de Montréal.   Les infractions visées étaient « abus de confiance et entrave à la justice », avait confirmé le corps policier. 

Guy Ouellette était présent en Chambre, mercredi le 25 octobre 2017, pour la période des questions.   Il a ensuite présidé la Commission des institutions jusqu’à 13h.   Au retour de la pause, vers 15h, il a été remplacé par le député libéral Richard Merlini

La nouvelle de son arrestation est tombée quelques heures plus tard. 

Un piège...

L'équipe spéciale était en train de mener des perquisitions chez un policier actif et un ex-policier, tous deux soupçonnés d'être à l'origine de la fuite de documents confidentiels, lorsqu'elle a obtenu des éléments de preuve qui l'ont convaincue d'interpeller sur-le-champ M. Ouellette.   Les deux policiers, eux, n'ont pas été arrêtés, même si l'agent qui est toujours en service a été suspendu avec solde.

L'Unité permanente anticorruption (UPAC) a utilisé un subterfuge pour procéder à l'interpellation du député libéral Guy Ouellette, selon ce qu'ont confié certains de ses proches à Radio-Canada.

Selon cette version, les policiers de l'UPAC ont attiré le député de Chomedey dans un endroit situé en banlieue de Québec, mercredi après-midi le 25 octobre 2017, en se faisant passer pour le policier Richard Despatie.  Ce dernier est l'un des deux policiers qui ont été visés par un mandat de perquisition mercredi matin, dans le cadre de l'enquête sur des fuites d'informations liées à l'enquête Mâchurer de l'UPAC, qui portait sur le financement du Parti libéral du Québec (PLQ).

Selon des proches de Guy Ouellette, un des policiers participant à la perquisition se serait emparé du téléphone cellulaire du policier Despatie et l'aurait utilisé pour envoyer un message texte à Guy Ouellette.

Ce texto indiquait que M. Despatie était sur le point de « déballer son sac » au quotidien La Presse, et qu'il devait voir Guy Ouellette au préalable.

C'est donc en croyant que le message provenait de cet ancien collègue de la Sûreté du Québec que M.  Ouellette s'est rendu au lieu de la rencontre.  Arrivé à cet endroit, il a découvert qu'il s'agissait d'un piège; il a plutôt été détenu pour interrogation par les policiers présents. Ils ont saisi son téléphone cellulaire.

M. Ouellette a été libéré et n'est accusé de rien, il est plutôt un témoin.  Une perquisition était en cours en soirée du 25 octobre 2017 à son domicile de Québec.

 

«Je n'ai jamais vu ça », commente un ex-policier

François Doré

« Se faire passer pour quelqu’un en disant : "viens me voir, faut qu’on se parle", je n’ai jamais vu ça », a commenté l'ex-policier devenu analyste en affaires policières François Doré, sans se prononcer sur la légalité de la manoeuvre.

« Je serais curieux d’entendre l’avis d’un procureur sur cette question-là.  Est-ce qu’il est question d’entrapment [incitation policière à commettre un crime, NDLR]?  De supposition de personne? », se demande-t-il.

M. Doré croit qu'il faudra du temps à l'UPAC pour boucler son enquête sur les fuites d'information, puisqu'elle doit maintenant passer au peigne fin tout le matériel saisi lors des perquisitions effectuées le 25 octobre 2017.

« Ce sont des dossiers de papiers, des ordinateurs, des clés USB, des supports informatiques, qu’il faut analyser feuille par feuille, pièce par pièce [pour] tenter d’établir des liens, des communications, des mouvements. C’est un dossier de moine », souligne-t-il.

L'ex-policier rappelle en outre que les policiers peuvent avoir maintenant tendance à retarder le plus possible le moment de boucler une enquête en vue du dépôt d'accusations.

C'est qu'en raison de l'arrêt Jordan rendu l'été dernier par la Cour suprême du Canada, un procès risque d'avorter si la période séparant le dépôt des accusations et la condamnation est trop longue.  La Charte des droits et libertés garantit en effet que « tout inculpé a le droit d'être jugé dans un délai raisonnable ».

Une rencontre avec l’UPAC en 2014

En mai 2014, « dans un souci de transparence », le PLQ avait révélé que Guy Ouellette avait rencontré des enquêteurs de l’UPAC.   Il avait alors été convié à une « rencontre d’information », dont la nature n’avait pas été révélée.

Une première rencontre, organisée le 5 juin 2014, avait dû être écourtée en raison d’un conflit d’horaire. Elle avait donc été repoussée au 11 juin 2014.   Guy Ouellette était alors le quatrième élu libéral à rencontrer le corps policier. 

«Écoeuré» des fuites

En avril 2017, Guy Ouellette s’était publiquement dit «écoeuré» des fuites médiatiques.   «Il y a des choses qui doivent être faites au Québec.   Je pense que la situation se dérègle de partout.   Je suis écoeuré de toutes ces fuites, je suis écoeuré des conflits d’intérêts», avait dit l’ex-policier à TVA, en faisant valoir que «personne n’est au-dessus des lois».

À l’antenne radiophonique du 98,5 de Montréal, il avait aussi dit subir des pressions de la part de la vieille garde de son parti pour partir à la retraite.   En signalant son intention de rester au sein du parti, il avait dit être «écœuré de [se] faire traiter de corrompu» et vouloir «faire partie de la solution».

Selon les sources du journal La Presse, personne chez les enquêteurs ne croit que le député a agi pour tenter d'aider Marc-A. Bibeau, Jean Charest ou Violette Trépanier.  Au contraire, le politicien lavallois était connu pour ne pas les porter dans son coeur.

La théorie au centre de l'enquête sur la fuite veut que différents acteurs impliqués à différents niveaux dans les fuites aient agi par vengeance personnelle, par frustration professionnelle ou dans le cadre d'une tentative de putsch contre le commissaire de l'UPAC, Robert Lafrenière.

Dans l'entourage du député, on souligne plutôt que l'enquête sur Jean Charest et Marc Bibeau s'éternisait et qu'il aurait pu, de bonne foi, vouloir faire bouger les choses. On ajoute que Robert Lafrenière ne l'a jamais aimé. 

Spéculations et hypothèses ne sont pas des faits - JosPublic

 

Guy Ouellette, 65 ans en 2017

Originaire de Sherbrooke, le député libéral de Chomedey est élu pour la première fois aux élections générales de 2007.   Cet ancien policier oeuvre pour la Sûreté du Québec entre 1969 et 2001.   Il y travaille notamment à tire de conseiller du responsable des renseignements criminels.   Avant d'être recruté par le premier ministre Jean Charest, le spécialiste des motards se fait connaître dans les médias à titre d'analyste.   En 2005, il publie l'essai Mom (Les Intouchables) avec le journaliste Normand Lester.

 

Fuites médiatiques

L’enquête Mâchurer, dont le lien avec l’arrestation de Guy Ouellette n’a pas été confirmé, a fait l’objet de nombreuses fuites médiatiques au cours de 2017.  

Lors de son passage en commission parlementaire, le 4 mai 2017, le grand patron de l’UPAC, Robert Lafrenière, a été appelé à commenter ce coulage d’information.  

Il a dit soupçonner le «bandit» à l’origine de la fuite de documents clés de vouloir «déstabiliser» l’enquête.

En dépit de cet acte «d’une déloyauté totale», l’enquête "Mâchurer" connaîtra tôt ou tard son dénouement, avait promis M. Lafrenière lors de son passage à l’Assemblée nationale.   «En aucun temps la conclusion de cette enquête-là n’a été menacée par [la] fuite» de documents clés incluant les «profils» de M. Charest et de M. Bibeau (adresses actuelles et antérieures, marque, modèle et couleur de leur véhicule respectif, etc.) dans les médias 10 jours plus tôt, avait-il assuré aux élus de la Commission des institutions.  

«Si la personne qui a fait ça pensait nous déstabiliser, elle ne nous a que distraits.   Soyez certains que je vais me rendre au bout de cette enquête-là», a-t-il affirmé d’un ton ferme.

La diffusion des documents sur les plateformes de Québecor média avait jeté la consternation le 25 avril 2017 parmi les enquêteurs attitrés au dossier "Mâchurer".   «Les premiers qui étaient fâchés de ça, c’étaient ceux qui étaient directement impliqués dans l’enquête. Ils nous disaient tous “Passez-moi le polygraphe, passez-moi le polygraphe!”» avait-il relaté.

Le président de la Commission des institutions, Guy Ouellette, animait l’échange entre Robert Lafrenière et les élus.   C’est cette même commission qui étudie le projet de loi sur l’indépendance du commissaire à la lutte contre la corruption et du Bureau des enquêtes indépendantes.

Sources: Divers médias mentionnés ci-dessus et le Journal Le Devoir pour SPEQ Le Devoir Inc.; Le Journal de Québec et de Montréal pour Québecor inc.; Journal La Presse pour Power Corporation du Canada; La Société CBC/Radio-Canada pour le gouvernement du Canada

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 2 novembre 2017

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