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Vincent Marissal de Québec Solidaire et sa relation avec le mensonge

 

La capacité de mentir existe chez tous les humains, que ce soit dans une circonstance pour sauver sa vie, ou éviter des confrontations sociables avec son entourage en utilisant les "mensonges blancs" ou encore au-delà de la moralité enseignée aux enfants par des parents qui pratiquent le contraire, il existe aussi la pathologie du mensonge menant souvent à la fabulation et à la mythomanie

Le domaine des affaires ou de la politique est un lieu de prédilection pour les praticiens de ce sport extrême conseillé par des gourous des communications.  Si dans le domaine des affaires cela est valorisé, car utile pour mousser des profits pour l'entrepreneur, la situation en politique est beaucoup plus dangereuse pour la survie économique de celui ou celle qui s'y fait prendre sérieusement.  Car il devient dès lors une personne à abattre politiquement par les autres partis politiques.  Irions-nous voter pour des gens dont les bottines ne suivent pas les babines ?   En général oui, car on se dit que l'on n'est soi-même pas tout à fait blanc comme neige.  Pour faire une allégorie drôlotte, on peut dire qu'il a gagné ses "patches".  Pour devenir membre d'un groupe de motard criminalisé il faut faire un gros coup ou un meurtre pour prouver à la "gang" qu'on mérite de porter le logo du "gang" sur nos vêtements, on dit alors avoir mérité ses "patches".  Alors Marissal peut devenir un vrai politicien, car il leur a prouvé qu'il peut mentir comme eux.  Bienvenue dans le club, lui dira discrètement le Dr menteur en chef.

Il est triste de constater que le mensonge des politiciens et politiciennes est devenu une pratique nauséabonde encadrée par des "communicants" nommés aussi des "agents de propagande" formés en communication dans nos universités pour apprendre aux futurs élus.es à vendre des frigidaires aux Inuits.  Que les dirigeants de Québec Solidaire n'aient pas pensé à se poser toutes les questions pertinentes à l'arrivée inopinée d'une vedette de la chronique d'un grand quotidien fédéraliste démontre leur immaturité politique... pour être polis.

Voir ici trois cas récents de mensonges à l'aube d'une campagne électorale, mais voyons en quoi Vincent Marissal se qualifie pour faire partie du palmarès des éludeurs de vérité -  JosPublic

 
Vincent Marissal et le mensonge
Vincent Marissal et la vérité
Vincent Marissal en relation avec le mensonge
Marissal avoue avoir menti
Vincent Marissal applique les recommandations des gourous de la communication
 

Richard Martineau
7 avril 2018

Quelle blague !

La logique de Vincent Marissal est simple : ce n’est pas parce que tu es un souverainiste convaincu que tu ne peux pas travailler pour un parti qui va consacrer tout son temps et toute son énergie à détruire la cause qui te tient le plus à cœur...

À un moment donné, faut qu’un gars vive !

Entre un éventuel poste de ministre au fédéral et un poste de député pour un parti qui ne prendra jamais le pouvoir, le choix est clair.

Dire que lorsqu’il était gérant d’estrade, Vincent Marissal pourfendait le cynisme des politiciens.

Ha ! ha !

Vincent Marissal, biopolitique au fil du temps

2018

 
 
 
 

12 avril 2018
Vincent Marissal avoue avoir menti

Le candidat à l’investiture de Québec solidaire dans la circonscription montréalaise de Rosemont, Vincent Marissal, fait son mea culpa. Il avoue avoir menti sur son flirt avec le Parti libéral du Canada (PLC) lorsqu’il a annoncé sa candidature.

Le candidat a commencé par louvoyer en disant «J’ai manqué de clarté, j’ai certainement manqué de clarté. Sur le coup j’ai très mal réagi, je n’ai pas employé les bons mots, j’aurais dû être beaucoup plus transparent là-dessus».  Finalement devant l'insistance des journalistes il a dit: «Sur le coup, oui, je n’ai pas dit la vérité, et ne pas dire la vérité, c’est mentir. J’en fais mon mea culpa». C’est la «surprise» et la «rapidité des attaques» qui l’auraient poussé à voiler ainsi la vérité, selon son analyse.  «Je demande maintenant qu’on passe à autre chose», a laissé tomber M. Marissal.  «Ça fait presque deux semaines que je suis en politique et je n’ai pas encore débattu d’un enjeu de fond», a-t-il souligné. 

Finalement pour excuser son magasinage pour obtenir une "job" ou une candidature il a banalisé son geste en disant: « Je suis très fier d’être dans un parti politique où on ne rallie pas seulement des indépendantistes purs et durs, mais aussi des gens qui se posent des questions et qui doutent », a-t-il poursuivi.

  Lire la suite - Sur Le Soleil

 
 

30 mai 2018
Marissal avait conservé un lien d'emploi avec une firme de lobbyisme

Jusqu'au 29 mai 2018, le candidat de Québec solidaire (QS) dans Rosemont, Vincent Marissal, était toujours employé d'une société de lobbyisme.  Son «congé sans solde», amorcé au début du mois d'avril 2018, s'est terminé brutalement après que La Presse ait soulevé la question.

En quittant la firme TACT Intelligence-conseil, une firme de lobbyisme qui a des bureaux à Québec de même qu'à Montréal, M. Marissal avait «demandé et obtenu un congé sans solde», avait confirmé en matinée un porte-parole de la firme.  Tout en conservant son lien d'emploi avec la firme de lobbyisme, l'ancien journaliste travaillait le 29 mai 2018 dans l'équipe des conseillers rétribués de Québec solidaire.

Une situation d'autant plus délicate que le ténor de QS, Amir Khadir, a dénoncé dans les termes les plus durs le phénomène du lobbyisme, qui «menace la démocratie» et«assiège l'État». Par cette activité d'intermédiaires, de «puissants intérêts privés manipulent la démocratie». Il avait même soutenu qu'il souhaitait à terme la disparition de cette industrie.

 
 

3 avril 2018
Vincent Marissal candidat
avec Québec Solidaire

Aujourd’hui, je m’engage à mener une campagne positive, constructive et dans la bonne humeur.  Je suis déjà entouré d’une équipe extraordinaire avec qui j’ai très hâte de travailler.   La relance du mouvement souverainiste passe, elle aussi, par une nouvelle approche et c’est ce que Québec solidaire propose avec la constituante.  J’adhère avec enthousiasme à cette approche plus populaire, moins politicienne. Il importe de redonner ce grand projet à la population.  C’est la seule façon de le réaliser.  Il faut sortir du syndrome du sauveur et sortir de l’obsession du calendrier.

La raison pour laquelle je choisis de me présenter dans Rosemont est toute simple: Rosemont, c’est chez-moi. J’y vis depuis des années, nous y élevons, ma compagne et moi, quatre enfants et nous chérissons la vie de ce quartier, la tranquillité de ses parcs, la clameur de ses ruelles peuplées d’enfants, de parents et de grands-parents et l’entraide entre voisins. Je sens, dans Rosemont, cette envie de changement, de vrai changement.

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  • «En décembre 2016, Vincent Marissal a initié des discussions pour avoir un poste de salarié au sein du bureau du premier ministre Justin Trudeau» , a expliqué Bernard Drainville (attention ici il ne nomme pas ses sources, mais Marissal a finalement confirmé l'information);

  • En 2017, il aurait également contacté deux fois les libéraux fédéraux pour manifester son intérêt à se porter candidat dans les circonscriptions de Saint-Laurent et d’Outremont, selon l’ex-député péquiste;

  • En juin 2017, il a quitté le quotidien La Presse et s'est joint à l’agence Tact intelligence-conseil;
     

  • Le 3 avril 2018, il annonce qu'il sera candidat pour le parti Québec Solidaire lors des élections du Québec à l'automne 2018

En entrevue avec Mario Dumont mardi matin le 3 avril 2018, le candidat, qui a annoncé officiellement qu'il briguera l'investiture solidaire dans Rosemont, a démenti les informations du chroniqueur Bernard Drainville voulant qu'il ait approché le PLC pour tenter d'être candidat dans les circonscriptions fédérales de Saint-Laurent, puis d'Outremont en 2017.

Vincent Marissal nie avoir approché les libéraux de Justin Trudeau

«Je n'ai pas magasiné [...]. La réalité, c'est que je connais beaucoup de monde dans tous les partis politiques», s'est-il défendu.

 

En mission commandée ?
Se demande le chroniqueur Jacques Lanctôt
6 avril 2018

 
 

Un ex-journaliste à l'emploi pendant une vingtaine d'années d'un grand quotidien propriété d'un empire qui s'oppose farouchement au projet indépendantiste, annonce en grandes pompes, comme s'il s'agissait de la mise en marché d'un nouveau produit prestigieux, après avoir fait durer le mystère pendant quelques jours  qu'il va se présenter à l'investiture pour le parti de gauche Québec solidaire.

Gros coup médiatique et énorme surprise. Au fait, comment la rumeur est-elle parvenue aux oreilles des médias pour se transformer en scoop ?  Personne ne s'attendait à ce qu'il joigne les rangs d'une formation politique qui ne prendra sans doute jamais le pouvoir et qui sera encore longtemps confinée dans son rôle de mouche du coche.

Depuis son départ du quotidien La Presse dont l'orientation éditoriale était opposée à ses nouvelles professions de foi indépendantistes et de gauche, cet ex-journaliste travaillait pour l’agence Tact intelligence-conseil une firme de lobbying proche du parti au pouvoir.

Petit à petit, on apprend qu'une ministre de ce gouvernement libéral, dirigé par un parti de centre droite, qui a effectué des coupes draconiennes dans tous les services publics pendant trois ans et qui est répudié par plus des deux tiers des Québécois, lui a prêté à quelques reprises son appartement dans la capitale nationale, alors qu'il était toujours journaliste pour ce quotidien proche du parti au pouvoir.

Conflit d'intérêt?  Bof!

 Un gros entrepreneur en construction à qui on a fait un procès n'a-t-il pas fait la même chose en prêtant son bateau à des élus?  On connaît la suite...

On apprend aussi, chose plus inquiétante, qu'il avait approché, un an environ avant sa « conversion » publique, des gens proches du Parti libéral canadien (PLC), actuellement au pouvoir à Ottawa, ce parti qui est responsables des commandites honteuses, en vue de se porter candidat aux élections partielles dans la circonscription de Saint-Laurent puis dans celle d' Outremont.

La troisième rencontre avec le PLC a eu lieu, loin des regards indiscrets, dans un café de la rue Sainte-Catherine à Montréal.  Personne ne pourra reconnaître le stratège important du PLC.  Quant à l'ex-journaliste, sa fonction de lobbyiste ne justifie-t-elle pas tous les types d'approches de gens près du pouvoir?

Que se sont-ils dit?  Qu'ont-ils convenu?  On ne le saura sans doute jamais et c'est ici que je dois faire appel à la fiction pour faire le lien entre cette rencontre pour le moins insolite et ce qui s'est passé il y a quelques jours devant nos yeux ébahis. C'est si gros et invraisemblable comme manoeuvre qu'on a besoin de savoir s'il est en mission commandé. 

À
 

À l'émission d'Alain Gravel
Sur les ondes de
Ici Première, la radio parlée de la société CBC/Radio-Canada
Le 3 avril 2018

 
 

Marissal a dit que ça faisait longtemps qu'il savait qu'un jour il ferait de la politique.  Il a aussi admis avoir été sollicité par l'équipe de Valérie Plante au niveau municipal.  L'ex-journaliste dit avoir été motivé par son envie de contribuer.   

 «J'y crois au service public, je crois qu'on peut changer des choses, je crois qu'il faut porter un message aussi» a dit Marissal qui a ajouté «en ce moment ça tangue pas mal à droite» en parlant de l'état actuel de la politique.

 Le nouveau candidat a aussi avoué que c'était lui avait approché Québec Solidaire, mais le PQ l'avait approché récemment après qu'il ait entendu la rumeur de ses discussions avec Québec Solidaire.

Marissal se dit souverainiste mais s'est dit étonné de la surprise de certaines personnes concernant sa position politique malgré qu'il ait oeuvré à La Presse.

« Une salle de rédaction, c'est comme une société, il y a de tout là-dedans» a-t-il dit.  Concernant son orientation politique: «Je suis beaucoup plus à gauche que ce que la majorité des gens peuvent penser de moi» a dit Marissal qui a ajouté avoir rejeté le PQ suite à certaines positions et propos exprimés par Jean-François Lisée notamment sur l'immigration.

Puis, celui qui se présentera pour Québec Solidaire a dit que Justin Trudeau lui avait demandé de se présenter pour les Libéraux lorsqu'il avait été élu à la tête du parti Libéral du Canada en 2013, Marissal aurait été tenté «à l'idée de mettre Stephen Harper dehors» mais qu'il n'y était pas allé.

 
«

Je suis beaucoup plus à gauche
 que ce que la majorité des gens peuvent penser de moi

                               
 —  Vincent Marissal

»
 

Sur le grill de la radio anglophone de CBC/Radio-Canada
Steve E. Fortin,  5 avril 201

 
 

Vincent Marissal a dû trouver son entrevue au micro du journaliste Mike Finnerty de l’émission de radio Daybreak à la CBC/Radio-Canada de Montréal assez éprouvante merci. Une entrevue sans complaisance.

Le type d’entrevue que l’on entend moins souvent à la radio francophone.

Le candidat de Québec solidaire dans Rosemont a passé un mauvais quart d’heure. C’est le moins que l’on puisse dire.

L’animateur Finnerty n’a pas perdu de temps, il est entré dans le vif du sujet dès la première question à son invité; en exposant, dans les plus menus détails (discussions pour joindre le bureau du PM Trudeau, pour Outremont, pour St-Laurent, etc.), les tractations de Vincent Marissal avec «l’un des partis les plus fédéralistes du Canada, celui de Justin Trudeau».

Si certains ont douté des informations avancées par Bernard Drainville, faites votre mea culpa, Vincent Marissal avouera d’entrée de jeu qu’il a bel et bien eu toutes ces discussions, qu’il les a initiées aussi.

Aussi, placé devant les contradictions de son louvoiement idéologique, Vincent Marissal a eu beaucoup de difficulté à défendre son parcours politique.  «J’explorais de nouvelles avenues pour moi. Je venais de quitter La Presse.»  Et sur le programme de Québec solidaire, Marissal avouera candidement qu’il n’est pas en accord avec tout ce qui s’y trouve, «mais qui l’est!» dira-t-il à l’animateur.

Ce dernier sera des plus incisifs toutefois quand il sera question de la posture politique «indépendantiste» de Québec solidaire.  Une posture irréconciliable avec les tractations de Marissal auprès du Parti libéral du Canada.

L’animateur Finnerty (MF): «Québec solidaire est un parti de principes et l’un de ces principes est l’adhésion à l’indépendance. Comment pouvez-vous concilier ces principes avec le fait que cherchiez tout récemment à joindre le PLC, même le bureau du premier ministre du Canada?»

Vincent Marissal (VM): «en ce moment je suis à Québec solidaire [...] c’est la première fois de ma vie que je prends une carte de membre d’un parti politique, cela en dit beaucoup sur mon engagement envers ce parti [...] je suis un homme de gauche [...], et oui, je suis souverainiste.»

MF : «Ce n’est pas un menu détail! Je n’arrive toujours pas à comprendre comment, si vous êtes un supporteur de l’indépendance du Québec, que vous décidiez de vous présenter au sein d’un parti qui souhaite faire l’indépendance dans la première année de son mandat au pouvoir, comment alors expliquer que vous étiez prêt à travailler pour le bureau du premier ministre Justin Trudeau, lui qui aurait été un adversaire acharné de l’indépendance!»

VM : « Le fait est que ça ne s’est pas produit.»

MF : «Oui, mais vous teniez à travailler là! C’est vous qui avez initié les discussions! Quelles sont vos convictions Vincent Marissal?»

VM : «J’ai initié les discussions, car j’étais à la recherche de nouvelles opportunités pour moi...»

MF : «Vous cherchiez du travail? Donc la souveraineté pour vous, si l’emploi implique de l’être vous l’êtes, sinon vous ne l’êtes plus?  C’est ça?»

VM : «Mike, Mike... Je n’ai pas travaillé pour eux...»

 

Vérités et mensonges de Vincent Marissal
par
Jean-François Lisée député actuel de Rosemont
5 avril 2018

 
 

Je pense connaître assez bien les Québécois.  Ceux de Rosemont et ceux d’ailleurs.  Ils sont tolérants.  Ils acceptent que leurs élus soient imparfaits.  Qu’ils se trompent parfois.  Qu’ils changent d’avis – mais pas trop souvent.  Je sais aussi qu’ils ont soif d’une chose : d’authenticité.

C’est ce qu’ils aimaient chez René Lévesque, Jacques Parizeau, Lucien Bouchard.  On n’était pas toujours d’accord avec eux mais, au moins, ils pensaient ce qu’ils disaient.  On savait où ils logeaient.

Lorsqu’un nouvel arrivant se présente au seuil de la vie politique, les médias québécois savent ce que les citoyens veulent savoir.  Cette personne est-elle sincère?  Authentique?  Digne de confiance?  On ne lui reprochera aucune de ses convictions.  Elles seront bienvenues dans le débat.  Mais on veut de la vérité.

Au premier jour de sa vie politique, Vincent Marissal a spectaculairement échoué à ce test de vérité.  Se présentant comme un « indigné » ayant des « convictions souverainistes profondes », il a menti aux journalistes curieux de savoir pourquoi, alors, il avait à répétition voulu travailler avec Justin Trudeau, et ce, pas plus tard qu’en janvier 2018.

M. Marissal a menti parce qu’il sentait que cette vérité n’était pas bonne à dire.

On ne peut pas à la fois être un indépendantiste sincère et vouloir s’associer à l’anti-indépendantiste-en-chef à Ottawa. 

On ne peut pas être un indépendantiste sincère et avoir déclaré à la CBC en 2016 que « la souveraineté est dépassée » et n’est que l’affaire des parents et grands-parents. 

On ne peut, dans une même tête, soutenir les deux thèses.  Soit la souveraineté est possible, soit elle est dépassée.

Il y a plus. M. Marissal nous a appris qu’il était très à gauche et prêt à discuter des propositions les plus hardies de Québec solidaire, y compris de la nationalisation des ressources naturelles et des banques.  Le problème?  On ne peut pas à la fois être favorable aux thèses socialistes de QS et vouloir appuyer un Justin Trudeau qui a démontré, depuis sa prise du pouvoir, être l’ami des pétrolières, des banques et des paradis fiscaux.  On ne le peut pas, si on a des convictions.  On ne le peut que si on n’en a pas.

Il serait intéressant de savoir s’il avait aussi caché ces faits à ses nouveaux amis de QS.

Cette tentative de camouflage est aggravée par une belle naïveté.  M. Marissal semble avoir cru que, le voyant surgir chez QS, ses amis trudeauistes allaient garder secrètes toutes leurs conversations passées. Peut-être pensait-il que le multiculturalisme partagé du PLC et de QS tissait les liens de la complicité dans le silence.  Il s’est trompé.

Son attrait pour le trudeauisme ne fut pas la seule révélation du jour 1 des aventures de M. Marissal en politique.  Il en a profité pour retourner sa veste sur un autre point essentiel.

En mai 2017, encore commentateur et libre de sa parole, il affirmait : « à la fin, moi, je pense qu’il est important que la famille souverainiste se recolle, se réconcilie. Parce que, à force d’éparpiller le vote, évidemment, ça fait l’affaire des libéraux ».  Et le visage ravi de Philippe Couillard à l’annonce de sa candidature en était une illustration de plus.

Mais Marissal-le-candidat n’est plus libre de sa parole.  Ce qu’il disait il y a un an ne tient plus.  Pire, il déclare maintenant que de tenir de tels propos est « méprisant ».  Tiens donc.

L’évidence de la division du vote est aujourd’hui une vérité qui dérange à QS.  Il y avait pourtant une solution : une alliance électorale ponctuelle avec le Parti Québécois, qui s’engage à introduire la proportionnelle à temps pour le scrutin de 2022.  Qui y était favorable?  Amir Khadir, Gabriel Nadeau-Dubois, Andres Fontecilla, 87 % des électeurs de QS et, semble-t-il, l’ex commentateur Vincent Marissal.  Qui était contre?  Manon Massé et un congrès de Québec Solidaire radical et sectaire.

Ce refus du congrès de QS de mettre le bien commun au-dessus des désaccords et des méfiances mutuelles bien réels revient hanter le parti à l’aube de l’élection de 2018.  Que M. Marissal refuse aujourd’hui de dire si, comme membre de QS, il aurait appuyé ou non cette alliance exprime bien l’ampleur du malaise.

Et son refus de la vérité.

 

Vincent Marissal par lui-même
L’irrésistible appel du service public

 
 

Ce n’est plus vraiment un secret pour personne, mais le moment est important et je tiens à y mettre les formes: j’ai le grand plaisir de confirmer aujourd’hui ma candidature à l’investiture de Québec solidaire dans la circonscription de Rosemont en vue des prochaines élections générales du 1er octobre.  Les derniers jours ont été, j’imagine, à l’image des prochains mois: fébrilité, détermination et enthousiasme. Doute, aussi, je dois l’admettre.

Déformation professionnelle, je crois, le doute étant un carburant essentiel en journalisme.  Serais-je à la hauteur du défi qui se dresse devant moi et des attentes que mon arrivée suscite chez de très nombreuses personnes? Trouverais-je les bons mots, le bon ton? Suis-je digne de la confiance que je sollicite, d’abord auprès des militants et des militantes de Québec Solidaire, puis si cela se concrétise, auprès des électeurs de Rosemont?

L’annonce de mon arrivée en politique a provoqué depuis quelques jours de nombreuses réactions. Ce n’est pas tant la décision de plonger qui surprend, je crois (j’ai maintes fois laissé entendre publiquement que je n’excluais pas ce scénario), que celle de joindre Québec solidaire et, qui plus est, dans Rosemont.

Je n’ai jamais fait de politique, mais j’ai couvert cet univers suffisamment longtemps pour savoir qu’on ne se lance pas dans une telle aventure sur un coup de tête, par bravade ou par ennui.

Je ne me lance pas en politique contre quelque chose ou contre quelqu’un. Je n’ai aucun compte à régler. J’ai des idées à défendre, des solutions à proposer, une contribution à faire, des débats à mener, une conception de notre société à défendre et une profonde indignation à canaliser vers l’action politique. Après mûre réflexion et une longue période d’analyse, j’ai choisi de le faire avec Québec solidaire.

Au fil des ans, j’ai reçu, comme bien des journalistes politiques, des offres plus ou moins formelles de plusieurs partis politiques, à Québec comme à Ottawa.

Dans notre paysage politique sclérosé, où règne un cynisme rampant et néfaste, c’est Québec solidaire qui, à mes yeux, offre le plus bel espoir de changement réel. 

On le dit parfois jeune, revendicateur, dérangeant, maladroit, tapageur, mais, justement, c’est ça qui m’attire! 

Traitez-moi d’idéaliste si vous voulez (j’accepte volontiers le compliment), mais ce sont les grands mouvements populaires qui changent le monde.  C’est précisément ce vers quoi tend QS et j’en suis.

On reproche aussi, parfois, à QS d’être «extrémiste».  Si la recherche de l’égalité entre hommes et femmes est un symptôme d’extrémisme, si la révolte devant les écarts grandissants entre une minorité de riches et une majorité de plus en plus pauvre en est un autre, si la volonté de réparer la démocratie gangrénée par le cynisme témoigne aussi de ce «mal», tout comme le ras-le-bol devant le refus de débattre des véritables réformes progressistes ou d’une autre voie vers l’affranchissement du peuple, et bien, oui, coupable votre Honneur, je suis un extrémiste.  Idem pour la lutte contre les changements climatiques: la réelle contribution du Québec à cette cause urgente ne peut plus tenir dans les voeux pieux et les demi-mesures. Les propositions de QS en matière de lutte aux changements climatiques ne sont pas radicales, elles sont le reflet réaliste de l’urgence à laquelle nous sommes confrontés.  Les jeunes, qui sont les enfants de la révolution climatique, l’ont compris mieux que quiconque.

J’ai, au fond de moi, une profonde indignation, que ma nouvelle vie me permet maintenant d’exprimer et de traduire en action politique.  Vous m’en voyez ravi!

Une indignation devant un discours qui veut nous passer l’austérité pour de la saine gestion budgétaire responsable; une indignation devant les familles qui en arrachent de plus en plus, sans aide, écartelées entre leurs enfants qui poussent, leurs parents qui vieillissent et des obligations financières qui ne cessent de s’alourdir; indignation, aussi, devant le refus net de débattre de la classe dirigeante, que ce soit d’un salaire minimum décent, de la gratuité scolaire, de l’exploitation responsable des ressources naturelles ou de réelles politiques de protection de l’environnement.  Indignation, encore, devant des ententes foireuses comme celle conclue entre Québec et Bombardier, devant l’épuisement des infirmières et des enseignantes et devant les promesses vaines d’équité fiscale et de lutte contre les resquilleurs.

 

 

Relancer le mouvement

La relance du mouvement souverainiste passe, elle aussi, par une nouvelle approche et c’est ce que Québec solidaire propose avec la constituante.  J’adhère avec enthousiasme à cette approche plus populaire, moins politicienne. Il importe de redonner ce grand projet à la population.  C’est la seule façon de le réaliser.  Il faut sortir du syndrome du sauveur et sortir de l’obsession du calendrier.

J’ai grandi dans une famille souverainiste.  Mon père, surtout, qui publiait régulièrement des lettres ouvertes dans Le Jour et qui nous emmenait écouter des conférences de Jacques Parizeau et de Camille Laurin. Pour la petite histoire, mon père a cessé de militer ouvertement le jour où il a trouvé un message de menaces dans la boîte à lettres de notre modeste bungalow, à Granby.  On le menaçait de le «retourner en France» et de s’en prendre à ses enfants s’il continuait d’appuyer les «séparatisses».  Ça jouait dur à l’époque.

Ma propre relation avec la souveraineté est celle d’un Québécois bien ordinaire.  En 1976, à dix ans, j’ai assisté avec ravissement à la victoire du Parti québécois de René Lévesque.  En mai 1980, j’ai pleuré devant notre téléviseur noir et blanc.  Nos voisins prenaient une bière sur leur balcon, célébrant bruyamment la victoire du NON.  Scène typique d’un Québec divisé.

 

 

En octobre 1995, j’ai voté OUI, avec fébrilité, convaincu comme tant d’autres que nous étions aux portes de quelque chose d’important.  Je me souviens bien de l’ambiance de cette fin de campagne référendaire et particulièrement du jour J.  Solennelle est le qualificatif qui me vient en tête pour décrire cette ambiance. Nous savions, collectivement, que nous vivions un moment charnière.  La défaite, par cette infime marge de quelques milliers de votes, n’a été que plus démoralisante.  C’en est suivi une forme de lassitude, de résignation, contrecoup naturel, et cet absurde statu quo constitutionnel, qui fait penser à un bâtiment inachevé, laissé en plan, et devant lequel on passe vite sans y porter vraiment attention. De 1995 à 2017, j’ai exercé la profession de journaliste et de chroniqueur politique à Québec, à Ottawa puis à Montréal.  Mon travail était d’analyser la scène politique sans choisir un camp ou l’autre, ce que je crois avoir fait avec intégrité.

J’ai aussi eu l’occasion de faire des reportages à l’étranger, notamment en Catalogne, où le mouvement souverainiste m’a grandement impressionné.  Le mot clé, dans le cas de la Catalogne, est «mouvement». Un mouvement qui s’appuie d’abord sur le peuple et sur la société civile, et non seulement sur les partis politiques ou sur des individus.  La première fois que j’y suis allé, il y a une dizaine d’années, la souveraineté battait de l’aile et semblait vouée à la marginalisation, mais la population, fouettée par les affronts du gouvernement central espagnol, s’est mobilisée de façon formidable.  C’est forcément par là que ça passe et il y a pour nous, en Catalogne, de précieuses leçons.

Le courage de l’engagement

J’observe les politiciens depuis longtemps.  Peu m’ont autant impressionné que Françoise David, Manon Massé et Amir Khadir.  Françoise par sa droiture et sa ténacité; Manon par son courage et Amir, par sa volonté inébranlable et la puissance de ses convictions.

Avec peu de moyens, en comparaison des autres partis, ce trio a réussi à s’imposer et à devenir incontournable dans le très statique milieu politique québécois.  Manon a, notamment, provoqué une formidable mobilisation populaire et politique qui a permis de sauver la circonscription de Ste-Marie-St-Jacques d’une disparition annoncée.  Amir a été le premier, entre autres choses, a établir très clairement les liens entre les généreuses firmes de génie et le Parti libéral du Québec.  Quant à Françoise, la «conscience de l’Assemblée nationale», elle a élevé le niveau de la joute politique et donné un sens véritable aux mots compassion et égalité dans l’action politique. 

Françoise a aussi été la plus noble des sources d’inspiration pour les femmes, qui restent, encore aujourd’hui, sous-représentées en politique.

Comme citoyen, son départ m’avait attristé, mais l’arrivée de Gabriel Nadeau-Dubois, ce jeune homme brillant, réfléchi et déterminé, inspire et invite à l’engagement.  Son arrivée ouvre de nouvelles avenues auprès de ces jeunes qui ont mené la contestation étudiante et citoyenne de 2012.  Nous n’avions pas vu, au Québec, un tel mouvement depuis 2002, moment où nous nous étions collectivement opposés à l’invasion militaire en Irak.

Je blague parfois en disant qu’à mon âge, je pourrais être le père de Gabriel, mais le fait est que sa maturité et son engagement constituent pour moi une grande source d’inspiration.

J’ai, surtout, une admiration sans borne pour les militants et les militantes de Québec solidaire, qui, patiemment, méticuleusement, portent ce parti à bout de bras depuis des années.  J’ai observé le monde politique québécois suffisamment longtemps pour savoir ce qu’il faut de courage et d’abnégation pour oser proposer une autre voie à la population.

Aujourd’hui, je m’engage à mener une campagne positive, constructive et dans la bonne humeur.  Je suis déjà entouré d’une équipe extraordinaire avec qui j’ai très hâte de travailler.

La raison pour laquelle je choisis de me présenter dans Rosemont est toute simple: Rosemont, c’est chez-moi. J’y vis depuis des années, nous y élevons, ma compagne et moi, quatre enfants et nous chérissons la vie de ce quartier, la tranquillité de ses parcs, la clameur de ses ruelles peuplées d’enfants, de parents et de grands-parents et l’entraide entre voisins. Je sens, dans Rosemont, cette envie de changement, de vrai changement.

La circonscription de Rosemont présente aussi de sérieux défis, notamment dans les domaines du transport collectif et de la mobilité, de la Santé et de l’Éducation.  Ma famille en sait quelque chose: la petite école de nos deux plus jeunes enfants est fermée depuis plus de deux ans en raison de contamination et de vétusté.  Ceux et celles qui me connaissent savent aussi que je parlerai d’infrastructures culturelles et sportives et de conciliation famille-travail.

Marissal se cherchait une job | Le Journal de Montréal J’aurai, tout au long de cette longue campagne qui s’amorce, l’occasion de débattre de nos idées et de nos idéaux.  J’irai à la rencontre des gens de mon coin, mais aussi de partout au Québec.  J’alimenterai régulièrement cette page et je vous invite à vous joindre à la conversation. Déjà, tous les jours, je rencontre des voisins proches, qui me parlent avec enthousiasme de leur désir de changement, de renouveau et cela, en soi, est une formidable motivation.

Au plaisir de bien vite faire votre connaissance.

Vincent

Sources: Portail Canoë et Journal de Québec pour Québecor inc.; Société CBC/Radio-Canada; les blogues sur les réseaux sociaux de François Lisée et Vincent Marissal.

Choix de photos, collection de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 07 avril 2018

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

  Le commissaire à la déontologie et l'éthique de l'Assemblée nationale du Québec blâme le député Claude Surprenant ex-député de la Coalition Avenir Québec (CAQ)

Marc Demers, le maire de Laval justifie une dérive éthique et voudrait qu'on encense sa probité ! ! ! !

 

Honneur & Éthique

Notes & Références encyclopédiques:

Léo-Paul Lauzon
7 avril 2018

Déçu par Québec solidaire

Non, la venue impromptue de l'ex-chroniqueur de La Presse, quotidien pas pantoute progressiste, Vincent Marissal ne passe pas pantoute chez moi.

Après avoir été remercié par La Presse, Vincent Marissal a été embauché par une grosse firme de lobbyistes et de relations publiques. Tact.  Ai-je besoin de vous faire un dessin sur l'essence véritable de Tact?  Ce gars n'a jamais été à gauche.  J'ai argumenté avec lui dans les médias parlés, il avait des idées de droite.

Cette personne joint Québec solidaire par opportunisme, afin de faire parler de lui, ce qu'il a réussi à faire.  Oui, Québec solidaire est un parti politique marginal en ce moment.  Mais dans la vie, faut assumer ses choix, être authentique et avancer envers et contre tous ses idées.  Aie, faut pas par manque de courage rentrer tranquillement dans les rangs, se résigner et se soumettre docilement à l'ordre établi dicté par la classe dominante. Vincent Marissal, un gars de gauche. Faites-moi rire !

 

Notes & Références encyclopédiques:

manipuler son entourage avec des mensonges blancs...

 

Alain Anquetil, philosophe, est professeur d’éthique des affaires à l’ESSCA

Le mensonge blanc et la thèse de la séparation

Sur le blog d'éthique des affaires, le 20 avril 2013

 

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sport extrême conseillé par des gourous des communications...

 

La manipulation de l'information, nommée aussi propagande est une invention anglo-saxonne - Sur MétéoPolitique par Texte par Normand Baillargeon, le 29 avril 2014

 

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Voici trois cas de mensonge à l'aube d'une campagne électorale...

 
 

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