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Edward Snowden

Le groupe de pays qui se nomment eux-mêmes les «Cinq yeux» collectent tout ce qu’ils peuvent sur vos communications personnelles et celles de l’ensemble de leur population. ( 01 ) Lorsque cela est possible et ce l’est de plus en plus, ils le font aussi sur celles des politiciens, des gens d’affaires et la population d’autres pays.  Edward Snowden était un contractuel pour l'agence d'espionnage des États-Unis, la NSA. Il a découvert des programmes d'espionnage de la vie privée d'honnêtes citoyens et citoyennes et décidé de rendre le tout public au détriment de sa qualité de vie.

Aujourd'hui il vit en exil sans perspective de pouvoir rentrer chez lui.   Pourtant s'il a été alerteur c'est qu'il voulait pour ses compatriotes un gouvernement ouvert, honnête et probe, qui certes traque les terroristes, mais pas au détriment de la vie privée de la population en général.   La question se pose pour le Canada. WikiLeaks a dévoilé que le Canada faisait de même, mais de là à savoir si cela a toujours cours, c'est une autre affaire.

 
 
 

L'effet de l'action de Snowden: la fin de l'espionnage en vrac
 des citoyens et citoyennes états-uniens

 
 

Depuis le 28 novembre 2015 à minuit, l'Agence nationale de sécurité états-unienne NSA n'a plus l'autorisation légale de recueillir des métadonnées de téléphone en vrac.  C'est-à-dire les informations indiquant qui a appelé qui, quand et pour combien de temps.

L'exécutif possédait une telle autorisation depuis l'attentat des tours jumelles à New York en septembre 2001, en vertu de l'article 215 ( 02 ) du USA PATRIOT Act, qui permettait au FBI «de faire toute chose concrète nécessaire afin d'obtenir un renseignement étranger»

Extrapolant son mandat à partir de cette loi, le FBI a donc été en mesure d'obtenir les données téléphoniques enregistrées chez les firmes de télécommunication et appartenant à des millions d'États-Uniens et de les remettre à la NSA.  C'est-à-dire d'espionner des gens qui n'ont rien à se reprocher sinon d'avoir utilisé un téléphone ou une ligne téléphonique liée à leur ordinateur.

L'USA Freedom Act, promulgué le 2 juin 2015 donne 180 jours au pouvoir exécutif états-unien pour mettre fin au programme de collecte de données en vrac.  Selon le bureau du directeur du renseignement national (DNI), le gouvernement se voit dorénavant interdit de percevoir les enregistrements de métadonnées téléphoniques en vrac.  Si nécessaire, l'exécutif sera maintenant en mesure d'obtenir des données de téléphone en demandant à la cour du «U.S. Foreign Intelligence Surveillance (FISA)» d'ordonner aux sociétés de télécommunications de fournir des enregistrements spécifiques.

La fin de la collecte en vrac est un programme modeste mais une réelle victoire pour nous tous et Edward Snowden, l'ex-employé sous-traitant dénonciateur de la NSA.  Ce dernier a fourni des preuves de l'existence de ce ce programme à Laura Poitras, journaliste et cinéaste et à Glenn Greenwald, journaliste d'enquête co-fondateur du magazine d'enquête en ligne l'Intercept.  Le premier article publié de Greenwald basé sur les documents divulgués par Snowden, fut publié le 6 juin 2013 et portait justement sur le programme de collecte de données en vrac.

«

Ce n'est pas à l'État de tout savoir de ses citoyens,
mais aux citoyens de tout savoir de l'État
                - Julian Assange
                                          fondateur de Wikileak ( 03 )

»

 
 

La NSA a l'obligation de détruire les archives des métadonnées

 
 

Tous les systèmes reliés à ces métadonnées recueillies depuis 5 ans mais certaines depuis 15 ans devront être détruits.  La NSA n'a pas le choix car le programme, suite aux fuites d'Edward Snowden, a été jugé illégal par une cour d'appel fédérale en mai 2015.  En juin de la même année, le Congrès a voté pour mettre fin à ce programme, mais a donné à la NSA et au personnel technique jusqu'à la fin de novembre 2015 pour une élimination progressive des données.

Alex Abdo, procureur de l'ACLU confiait à l'Intercept que son organisation est «heureuse que la NSA doive purger les dossiers des enregistrements d'appels perçus illégalement.»  Mais, il a ajouté : «Même avec l'engagement pris devant tous, comme toujours le diable peut être dans les détails».  Nous verrons!

 
 
 

Le journal États-Unien « Washington Post
est le premier journal à attaquer ses propres sources »

 
 

Pour ses révélations d'intérêt public, le Washington Post avait reçu le prix Pulitzer, une des plus hautes distinctions journalistiques, en 2014.   Alors que protéger ses sources est un des fondements de la profession, le journal états-unien attaque la source même ayant permis la révélation de l'affaire d'espionnage de la NSA.  

Pour les éditeurs du journal seul un des programmes de la NSA révélés par Snowden était d'intérêt public, le reste n'était pas nécessaire : « Prism était à la fois légal et ne menaçait pas la vie privée », affirme l'éditorial du quotidien américain.   Pourtant, celui-ci a bel et bien publié les révélations sur Prism dans ses pages.  Un choix éditorial qui ne dépendait pas d'Edward Snowden.

Selon Glenn Greenwald : « Snowden s'est refusé à choisir lui-même ce qui devait être dévoilé au grand public et a laissé cette responsabilité aux journalistes. »  Plus graves que le fait d'attaquer ses sources, les raisons qui poussent le journal à agir comme tel, sont d'ordre de négociation d'affaires avec les organismes réglementaire de l'État. Les propriétaire du journal sont des lobbyistes auprès de la fange conservatrice des élus.es États-uniens. Graham Holdings Company a beaucoup d'intérêts dans la câblodistribution et la téléphonie. 

Au même moment,  une pétition lancée par trois associations de défense des droits humains et des libertés demande au président des États-Unis la grâce d’Edward Snowden, alors que le film d’Oliver Stone consacré au lanceur d’alerte vient de sortir sur les écrans états-uniens. -  Après l'avoir utilisé, le «Washington Post» enfonce Snowden - Sur Libération, le 19 septembre 2016

 

Edward Snowden     -      David Michael Miranda      -      Glenn Greenwald     -     Laura Poitras

 
 

Qui est Edward Snowden et pourquoi mérite-t-il d'être traité en héros?

 
 

Vous trouverez ci-dessous cinq textes qui racontent l'histoire incroyable de la rencontre entre un homme dont sa conscience lui dicte d'intervenir sur la place publique avec de l'information inédite et des journalistes d'enquête probes et au-dessus de tout soupçon. 

JosPublic vous invite à prendre le temps de lire ces documents, inédits en français, puisqu'ils dévoilent les enjeux sous-tendant au contrôle des populations par une caste de néoconservateurs guerriers et antidémocrates.  Maintenant il faudra voir si le Canada suivra la décision états-unienne et ce ne sera pas facile. L'appareil gouvernemental est plus cadenassé au Canada qu'aux États-Unis.

Bravo de prendre le temps de lire pour une meilleure gouvernance de notre vie démocratique.

Espionnage des citoyens et citoyennes, NSA états-unienne espionne les américains. Est-ce que le Canada espionne ses citoyens.nes

Première partie

Deuxième partie

Troisième partie

Quatrième partie

Cinquième partie

Les dessous du journalisme d'enquête

 À Baghdâd: à risque au nom de notre liberté

Surveillance de notre vie privée par le gouvernement

La rencontre de Laura Poitras avec Edward Snowden

Un nouveau documentaire: espionner le citoyen.ne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notes & Références encyclopédiques:

01
 
 

Le Canada vous espionne: nulle part où vous cacher!

Nous sommes en 2014 et le groupe de pays nommé les «Cinq yeux» collectent tout ce qu’ils peuvent sur vos communications personnelles et celles de l’ensemble de leur population.  Lorsque cela est possible et ce l’est de plus en plus, ils le font aussi sur celles des politiciens, des gens d’affaires et la population d’autres pays.  Le Canada est un des plus ardent protagoniste de ce genre d'espionnage

 

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02

Impact de l'article 215 du Patriot Act de 2001 des USA: Sur Wikipedia

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03

 

À propos de Julian Assange - Sur MétéoPolitique

 

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