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Albert Jacquard
Scientifique et essayiste français
1925-2013

Le célèbre scientifique, généticien et essayiste français est décédé le 11 septembre 2013, à Paris, des suites d’une leucémie à l’âge de 87 ans. Connu pour ses combats pour la justice, il aura marqué plusieurs générations de ses contemporains quant à sa lucidité, l'absence de langue de bois et ses dons de vulgarisateur de la science.

 
 
 

L'accidenté de la route
Par Albert Jacquard

 
 

 J’ai 9 ans, ce 1er janvier 1935, et je découvre qu’on peut mourir ou se retrouver défiguré en une seconde. Durant près de quatre-vingts ans, je travaillerai avec acharnement pour faire oublier les traces de ce traumatisme.

Nous partons en famille à Lyon fêter le nouvel an. Dehors, les routes sont verglacées, mais dans la voiture, serrés les uns sur les autres, nous n’éprouvons que chaleur enjouée. Jusqu’à ce que l’automobile quitte dangereusement sa trajectoire. Les rails gelés du tramway qui ­dépassent sur la chaussée bloquent les roues. Au ­volant, mon père lutte pour s’en extraire. Un tram surgit et nous percute. Je n’ai aucun souvenir de peur. J’ai 9 ans le jour où ma vie est ainsi victime de cette ­bifurcation tragique. Mon petit frère de 5 ans est tué sur le coup. Mes grands-parents meurent le lendemain.

Je suis transporté aux ­urgences. Je n’en suis pas certain, mais il me semble que je suis dans la même chambre que ma grand-mère agonisante ; j’ai très soif; j’appelle en vain les infirmières; je me sens abandonné. Je suis sous le choc et confié aux mains des chirurgiens qui m’opèrent à plusieurs reprises pour tenter de réparer mon visage dont le nez et les pommettes ont été enfoncés.

Le jeune Jacquard avant l'accident

Il n’aura fallu qu’un instant pour voir mon destin bouleversé. Ces rails ferroviaires qui ont emprisonné la voiture vont enfermer mon visage dans un masque de fer. Et cela va engendrer pour toujours un refus absolu de mon apparence.

Quand je rentre chez moi, je ne me reconnais pas dans la glace. Celui que les autres voient n’est pas moi. Les miroirs ­deviennent mes ennemis ­intimes. Au prix d’efforts dont personne ne se doute, je finis par ­absorber mon image qui s’imprime alors de manière indélébile.

Malgré le regard ­aimant de mes parents, me ­regarder devient insupportable. Je perds la liberté de dévoiler aux autres comme à moi-même qui je suis. J’avance ­masqué. Même si, à la maison, mes parents font tout pour me rendre la vie moins pesante, à l’école, j’ai le sentiment que mes camarades ne me voient plus comme avant. Je me réfugie à la bibliothèque, où les livres deviennent un abri. Mon père fait un procès à la compagnie des tramways. Ma mère s’accroche à sa ferveur religieuse, à ses rites et ses croyances. Plus personne chez nous n’évoquera librement «l’accident», pas plus que la mort de mon frère.

La défense d’en parler s’instaure spontanément. Ma sœur aînée nous aide à reconstruire notre famille. Je suis un très bon élève malgré tout. J’obtiens, avec mention et grâce aux deux sessions d’examen de l’époque, le bac «math élem» et le bac «philo», même si je suis autodidacte dans cette matière, puisant mes connaissances dans le manuel de Cuvillier qu’il m’arrive encore de consulter.

«Ma soif de réussite vient d'un désir de compenser ma singularité»

A l’automne 1943, en pleine guerre, dont j’ignore les horreurs, je pars pour Paris. Après la ­Libération, je veux reprendre les cours à Sainte-Geneviève, à Versailles. Mais on est en novembre, trop tard pour rattraper le programme de préparation à Polytechnique selon le père préfet qui nous reçoit mon père et moi dans son bureau.

Pour faire mentir mon manque de confiance en moi, j’étudie de l’aube à la nuit sans relâche. Et je suis reçu. Je sens bien que ma soif de réussite vient surtout d’un désir de compenser ma singularité. J’intègre Polytechnique l’année où explose la bombe atomique.

Longtemps après, affecté à l’Ined, puis à l’université Stanford, ma vie professionnelle prendra enfin une bonne direction. En effet, à l’Ined, je rencontrerai le Dr. Jean Sutter, le premier médecin à comprendre le rôle fondamental des raisonnements mathématiques ­ appliqués à la biologie. Grâce à lui et à l’analyse de l’ADN, je développerai une réflexion sur la «génétique des populations», ­réflexion qui nourrira mes ­travaux scientifiques pendant des années.

Près de quatre-vingts ans après ­l’accident, je lève enfin un auto-tabou en évoquant ici les faits. A 40 ans, je me définissais comme « un palais fermé de miroirs fécondé par une lampe solitaire qui se reflète à l’infini ». Cette vision de moi aura duré quatre-vingts ans. Le masque a vécu. En parler aujourd’hui est plus important pour moi que d’avoir eu à le porter toutes ces années.

 
 
 

Présentation de l'homme

 
 

Jusqu’à son dernier souffle, Albert Jacquard s’est soucié du sort de l’humanité. Le célèbre généticien de 87 ans en mai 2013 avait encore assez d’énergie pour réclamer la fin de l’armement, dénoncer le système économique actuel et s’inquiéter de l’accroissement de la misère dans le monde. C’était toujours avec autant de conviction, car on a, disait-il, « complètement loupé le retour à la paix ».

« On a raté le désarmement », dit M. Jacquard, qui a accepté cet entretien pour livrer un message à la jeunesse. Bien assis à la table de sa cuisine, ce grand penseur français a sorti son dernier ouvrage Exigez ! Un désarmement nucléaire total cosigné avec son ami Stéphane Hessel, ( 01 ) lui aussi disparu en février 2013. « L’erreur numéro un a été de rendre possible le suicide de l’humanité. Il fallait profiter du fait que la bombe atomique soit tellement dangereuse, que tout le monde la craignait, pour tracer un chemin vers la paix, ce qu’on n’a pas fait », affirme-t-il d’une voix qui trahit la déception.

« À la fin de la guerre, on aurait dû se dire : on entre dans une nouvelle ère. Mais au lieu de cela, on a donné des moyens aux armées et on a manqué l’occasion de créer une économie qui répondait aux espoirs de paix. Il faut maintenant un renouvellement très profond, il faut détruire les armes nucléaires et vous devez l’exiger », exhorte M. Jacquard. 

Dans cet essai, il propose des pistes de solution pour éviter de se diriger droit dans le mur. À son avis, les armes demeurent la plus grande menace pour l’humanité, même si le réchauffement climatique et le système économique nuisent à notre bien-être. « Il n’est pas trop tard pour prendre une autre direction, mais il faut faire vite. Malheureusement, on est désorienté, en ce moment, et c’est inquiétant. Mais je me dis qu’on n’a pas le droit de désespérer », soutient-il.

Son credo ? La création de ce qu’il appelait « l’humanitude », c’est-à-dire une humanité qui soit complètement basée sur d’autres forces économiques et humaines. « Ça ne va pas être facile, il faut changer les états d’esprit, changer les rapports entre les uns et les autres. Le point de départ, c’est de réaliser que le rapport entre les hommes a été gâché. L’homme est quelqu’un capable de rencontrer l’autre en étant efficace. Or, on ne se rencontre plus, actuellement, et si on le fait, on le fait dans la violence. Je crois qu’il faut changer la façon de réagir à la rencontre de l’autre, et ce n’est pas rien », convient-il en s’arrêtant quelques secondes pour mieux énoncer sa réflexion.

« Dans le fond, c’est dans notre capacité à écouter l’autre que tout va se jouer, et ça passe beaucoup par l’éducation. Il faudrait enseigner aux jeunes la rencontre vers l’autre. Lorsque quelqu’un est différent de nous, au lieu d’avoir le réflexe de le combattre, il faudrait avoir le réflexe de l’aider et d’en faire un émule », avance M. Jacquard, qui dit n’avoir jamais aimé les mots « performance et compétition ».

Au fil des dernières années, en effet, il a préconisé de transformer la compétition en émulation, une manière de se comparer aux autres et de s’entourer de gens meilleurs que soi pour ainsi mieux progresser. « Il faudrait supprimer la notation dans les écoles, une méthode qui incite les jeunes à se diriger vers la compétition et non vers l’émulation », explique-t-il en se défendant bien d’être utopiste.

En tant que scientifique et spécialiste de la génétique, Albert Jacquard a passé une bonne partie de sa carrière à appliquer les concepts de la science à la vie quotidienne. Il ne voit pas pourquoi les théories pour créer une humanité meilleure ne pourraient pas s’appliquer dans un monde qui n’a rien d’abstrait. Il y a une dizaine d’années, il se permettait d’ailleurs de crier haut et fort «J’accuse l’économie triomphante» où l’esprit de compétition, qu’il détestait tant, était et demeure si présent.

« Revoir le système économique est une nécessité humaine. On n’a pas le droit d’accepter un système qui crée tant d’inégalités entre les riches et les pauvres, alors, si on n’accepte pas, on doit chercher à le réformer », tient à dire M. Jacquard, qui a longtemps milité pour les droits des sans-logis et des pauvres.

En constatant les grandes différences qui continuent de subsister dans ce monde, Albert Jacquard en est même venu à se dire qu’il s’était trompé en 1995. « Si je devais refaire mon bouquin Éloge de la différence ( 02 ), je ne lui donnerais pas ce titre, parce que l’éloge de la différence s’est transformé en acceptation de la différence, acceptation de la misère du plus grand nombre, et c’est le contraire que je voulais obtenir », confie-t-il. 

Engagé aux côtés des "sans"

Parallèlement à l'enseignement et son travail d'expert à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), il n'aura alors de cesse de démonter les arguments prétendument scientifiques des théories racistes et sera même témoin en 1987 au procès du nazi Klaus Barbie pour crimes contre l'humanité.

Ses premiers livres, comme "Éloge de la différence: la génétique et l'homme" (1978) rencontrent un grand succès qui ne se démentira pas, même quand il dérivera vers la philosophie, la vulgarisation scientifique ou l'humanisme anti-libéral. Car le Professeur Jacquard n'aime pas le libéralisme et il sera d'ailleurs candidat aux législatives à Paris en 1986 sur une liste soutenue par divers mouvements de la gauche alternative, puis en 1999 sur la liste écologiste conduite par Daniel Cohn-Bendit (en 84e position).

Dans les années 1990, Albert Jacquard va mettre sa verve médiatique au service d'une autre cause: les mal-logés et les sans-papiers. Occupation d'un immeuble rue du Dragon en 1994, de l'Église Saint-Bernard en 1996... son visage de vieux faune grec devient vite aussi familier que celui de l'Abbé Pierre, Mgr Gaillot ou Emmanuelle Béart, ses compagnons de lutte.

L'âge aidant, le président d'honneur du DAL s'était fait plus discret tout en continuant à soutenir les démunis et à pousser des coups de gueule, comme dans sa chronique quotidienne sur France Culture de 2001 à 2010.

Malgré tout, il avait le sentiment, à la fin de sa vie, que ses batailles n’avaient pas été complètement vaines, que les choses avaient évolué, mais pas assez vite. Albert Jacquard nous disait que le plus dur avait été de tourner la page de son enfance marquée par un grave accident de voiture subi à l’âge de 9 ans. Son frère de 5 ans et ses grands-parents y sont morts. Il a survécu et les chirurgiens, dit-il, ont fait ce qu’ils pouvaient de son visage. Pendant des années, il a été incapable de se regarder dans le miroir. 

« Quand j’ai réussi à l’accepter, c’est là que j’ai développé mon plein potentiel. Il ne faut pas perdre trop de temps à liquider son passé. Il faut regarder l’avenir et je suis content d’avoir dit et redit à mes contemporains : attention, on va dans la mauvaise direction. C’était pour moi une façon de servir l’humanité », a tenu à dire M. Jacquard, qui reconnaît avoir eu, somme toute, une vie plutôt heureuse.

 
«

J’ai eu beaucoup de chance, j’ai fait des rencontres extraordinaires, mais j’aurais pu être bien meilleur - Albert Jacquard - mai 2013

»
 
 
 

Découvrez 5 choses que vous ignoriez peut-être à propos d'Albert Jacquard

 
 

Il s'interrogeait sur le bien-fondé des prisons

Dans son ouvrage Un monde sans prisons? sorti en 1993, il soutenait que l'on pourrait supprimer le passage derrière les barreaux, du moins pour l'immense majorité des détenus. Selon lui, seuls 5% des condamnés ont commis des crimes graves et méritent l'enfermement. Pour les 95% restants, il n'en voyait pas l'intérêt, puisque la prison est le lieu où "de petits délinquants deviennent de futurs grands délinquants".

Il était pessimiste quant au sort de l'humanité

"Notre monde court à la catastrophe", déclarait-il dans une interview pour Paris-Match en 2009. Et à l’écouter, on va droit dans le mur: "Les 6,7 milliards d’humains que nous sommes vont s’entre-déchirer pour mettre la main sur des ressources insuffisantes. A moins qu’ils ne s’exterminent à coups de bombes nucléaires!" Rien que ça. Et quand on faisait remarquer au philosophe que son discours tendait vers le catastrophisme, il répondait que c'était du "réalisme"...

Il était aussi écrivain

En 2012, il avait notamment publié Dans ma jeunesse, une autobiographie de cette période de la vie qui révèle alors un autre Albert Jacquard: celui qui se tenait soigneusement à l’écart du monde, de sa rumeur, de ses drames, et même de la Seconde Guerre mondiale. Une enfance qui faisait écho à sa façon de penser dans son costume de philosophe plus tard. "Celui que vous voyez, ce n'est pas moi. Albert Jacquard, vu de l'intérieur, il ne ressemble vraiment pas à ça", écrivait-il dans l'ouvrage.

Il était contre l'arme nucléaire

Avec le philosophe Stéphane Hessel, il prônait le désarmement nucléaire total. Ils avaient notamment coécrit un livre sur la question, Exigez! Un désarmement nucléaire total.

 
 
 

Biographie

 
 

Le généticien et militant de gauche Albert Jacquard est décédé mercredi 11 septembre 2013 au soir à son domicile parisien (VIe arrondissement) en France, à l'âge de 87 ans, a annoncé son fils. Ce polytechnicien, né le 23 décembre 1925, a été emporté par une forme de leucémie.

Spécialiste de génétique notamment salué pour ses ouvrages de vulgarisation, le chercheur était aussi connu pour ses engagements citoyens. Issu d'une famille de la bonne société lyonnaise, Albert Jacquard est reçu à Polytechnique à 20 ans et entre en 1951 à la Seita (société nationale qui fabrique tabac et allumettes) pour y travailler à la mise en place d'un des premiers systèmes informatiques.

Après un bref passage au ministère de la Santé publique, il rejoint l'Institut national d'études démographiques (Ined) en 1962. Mais il approche de la quarantaine et "s'aperçoit qu'on n'est pas éternel et qu'on ne veut pas gâcher sa vie à des choses dérisoires". En 1966, Albert Jacquard part donc étudier la génétique des populations dans la prestigieuse université américaine de Stanford, puis revient à l'Ined et passe deux doctorats en génétique et biologie humaine dans la foulée.

En 1968, il est nommé responsable du service de génétique à l'Institut national d'études démographiques (INED). Puis, titulaire d'un Doctorat d'Université de Génétique et d'un Doctorat d'État en Biologie Humaine, il devient expert en génétique auprès de l'OMS (Organisation mondiale de la santé).

Son travail lui vaut une reconnaissance nationale et internationale et de nombreuses distinctions. Il est nommé membre du Comité national d'éthique. Albert Jacquard consacre l’essentiel de son activité à un travail de vulgarisation scientifique ou d'essais dans lesquels il cherche à diffuser un discours humaniste destiné à favoriser l’évolution de la conscience collective.

Engagé dans la défense des plus démunis, sorte "d'Abbé Pierre laïque", Albert Jacquard participe à tous les combats qu'il estime justes, comme le droit au logement (il est président de l'association du même nom), la justice sociale, la lutte contre le racisme... Pour lui, l'enjeu majeur du XXIe siècle et le véritable moteur du changement sont davantage l'éducation que la finance. C'est ainsi qu'il parraine la Haute École de Namur (Haute École Albert Jacquard), en Belgique. Proche du mouvement altermondialiste, Albert Jacquard est un contributeur régulier du journal "Le Monde Diplomatique".

Dans "J'accuse l'économie triomphante", Albert Jacquard dénonce les méfaits du capitalisme et soulève les problèmes de la société moderne : pollution, gaspillage, insuffisance ou insalubrité des logements, nécessité d'un partage des ressources...

Principales oeuvres :

  • Éloge de la différence (1981)

  • Moi et les autres (1983)

  • Cinq milliards d'hommes dans un vaisseau (1987)

  • Abécédaire de l'ambiguïté (1989)

  • Voici le temps du monde fini (1991)

  • Un monde sans prisons ? (1993)

  • J'accuse l'économie triomphante (1995),

  • Petite philosophie à l'usage des non philosophes (1997)

  • L'équation du nénuphar (1998)

  • A toi qui n'es pas encore né (1998)

  • Le souci des pauvres (1998)

  • La science à l'usage des non-scientifiques (2003)

  • Dieu ? (2003)

  • Tentative de lucidité : recueil de quelques-unes des chroniques diffusées sur France Culture (2003)

  • Halte aux jeux ! (2004)

  • Mon utopie (2006)

 
 

Quelques citations par Albert Jacquard

 
 

Citations extraites de conférences et du livre Petite Philosophie à l'usage des non-philosophes.

L'objectif est de les lire et surtout d'y réfléchir et chercher le sens profond de ces citations que l'on retrouve dans ses livres

Est fanatique celui qui est sûr de posséder la vérité. Il est définitivement enfermé dans cette certitude; il ne peut donc plus participer aux échanges; il perd l'essentiel de sa personne. Il n'est plus qu'un objet prêt à être manipulé

 

La liberté n'est pas la possibilité de réaliser tous ses caprices; elle est la possibilité de participer à la définition des contraintes qui s'imposeront à tous

Sans imagination il ne pourrait y avoir création

 

Dieu est innocent de la toute-puissance dont on a voulu l'accabler

L'important n'est pas que mon discours soit vrai, mais qu'il soit sincère

 

La vie, ce concept mystérieux, est ramenée à la présence d'ADN. Il n'y a plus de frontière entre matière animée et inanimée. Tout n'est qu'une question de degré de complexité.

Oublions ces examens qui agissent comme des aimants pernicieux en orientant les efforts vers la réussite

 

Les autres ne sont pas enfer parce qu'ils sont les autres; ils créent notre enfer lorsqu'ils n'acceptent pas d'entrer en relation avec nous

Exprimer une idée est une activité difficile à laquelle il faut s'exercer; la télé supprime cet exercice; nous risquons de devenir un peuple de muets, frustrés de leur parole, et qui se défouleront par la violence

 

Mon objectif, ce n'est pas de construire la société de demain, c'est de montrer qu'elle ne doit pas ressembler à celle d'aujourd'hui

Manifester son bonheur est un devoir; être ouvertement heureux donne aux autres la preuve que le bonheur est possible

 

Le véritable remède contre le chômage est qu'il n'y ait plus de travail pour personne, mais pour chacun une place dans la société

On peut apprendre à un ordinateur à dire: je t'aime, mais on ne peut pas lui apprendre à aimer

 

L'oisiveté est, dit-on, la mère de tous les vices, mais l'excès de travail est le père de toutes les soumissions

Il faut prendre conscience de l'apport d'autrui, d'autant plus riche que la différence avec soi-même est plus grande

 

L'objectif de toute éducation devrait être de projeter chacun dans l'aventure d'une vie à découvrir, à orienter, à construire

Désormais la solidarité la plus nécessaire est celle de l'ensemble des habitants de la Terre

 

Plus nous sentons le besoin d'agir, plus nous devons nous efforcer à la réflexion. Plus nous sommes tentés par le confort de la méditation, plus nous devons nous lancer dans l'action

Sources: Le Devoir pour SPEQ Le Devoir Inc. Science & Avenir, La Toupie site indépendant, Agence France Presse, Huffington Post pour AOL Canada,

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 13 septembre 2013

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Notes & Références encyclopédiques:

01

 

À propos de Stéphane Hessel co-signataire du livre Exigez ! Un désarmement nucléaire total

 

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02

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

À propos du livre l'Éloge de la différence

La biologie moderne nous permet enfin de comprendre comment se transmet la vie et nous éclaire sur la nature de l'espèce humaine. Mais la génétique est invoquée aussi pour affirmer l'inégalité des races, l'hérédité de l'intelligence... Dans la controverse, la connaissance scientifique véritable apporte le doute fécond et l'humilité devant la tentation d'agir.

" Je souhaite que le lecteur retienne de la biologie cette leçon : notre richesse collective est faite de notre diversité. L'" autre ", individu ou société, nous est précieux dans la mesure où il nous est indispensable ", écrit l'auteur.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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