Terrassement Portugais paierait en partie ses employés au noir
Des pratiques mises en question

 

Par la Société Radio-Canada Information
Publié le 1er mars 2010


 

Terrassement Portugais, qui a obtenu des contrats de la Ville de Québec, paierait en partie ses employés au noir. Une enquête a effectivement permis de démontrer que l'entreprise, qui a notamment travaillé sur la promenade Samuel-De Champlain, déjouerait les règles depuis des années.

« Oui, il y a beaucoup de travail au noir. Toutes les heures supplémentaires se trouvent à être au noir », a admis Gaston Marcoux, ex-opérateur de machinerie chez Terrassement Portugais. Un témoignage d'ailleurs corroboré par plusieurs de ses anciens collègues.

En 10 ans, la compagnie d'aménagement paysager a été reconnue coupable de 14 infractions associées au travail au noir, notamment de l'embauche d'ouvriers sans certificats de compétences. Or, cela n'a pas empêché l'entreprise d'obtenir des contrats à la Ville de Québec d'une valeur d'environ 30 millions de dollars en trois ans.

En 2008, au Québec, plusieurs entrepreneurs en construction ont commis de multiples infractions à la Loi sur les relations de travail. Depuis, les règles ont été resserrées, mais le spécialiste du travail au noir, Jean Sexton, craint que ces mesures ne suffisent pas à dissuader les entreprises délinquantes.

« Il faut quand même avoir du monde. Il faut quand même des inspecteurs. Il faut avoir des moyens, il faut aller en cour, etc. », a-t-il noté.

Terrassement Portugais a fait aussi l'objet d'une perquisition des autorités fédérales en décembre. Le président de l'entreprise réfute les allégations de travail au noir.