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L'anxiété ou angoisse fiscale est une maladie mentale

Selon les médias et le Parti Libéral du Québec, le gouvernement fraîchement élu le 4 septembre 2012, traumatise et crée de l'anxiété fiscale. Certains chroniqueurs contribuant à faire vendre de la publicité dans les journaux lancent du marxisme par ici par là. Imaginez le drame: sans augmenter les impôts le gouvernement abolit un tarif et reporte le montant dans l'échelle d'impôt des plus nantis. Il semble que cela les rende malades. Comme il faut rire un peu, devrais-je leur rappeler la chanson du père Lapurge ? Voir le tableau ci-dessous pour comprendre pourquoi l'État manque d'argent

Texte par JosPublic

«

Cela a généré de l'angoisse fiscale
            Jean-Marc Fournier

»

Il était une fois un bouffon, je vous présente Jean-Marc Fournier "le roi du n'importe quoi". Lire ses interventions à l'Assemblée nationale du Québec incite à lui offrir une scène lors du Festival Juste Pour Rire et je suis sérieux, j'aurai bientôt l'occasion de vous brosser un portrait du loufoque personnage.

Son rôle au Parti Libéral du Québec est celui de "straight man", c'est-à-dire celui qui, dans un duo de comiques, pose les questions pour que l'autre puisse lancer sa blague. Sans peut-être le savoir, il fait partie des plus grands duos comiques du Québec.

Il y avait Ti-Gus & Ti-Mousse, Paul Desmarteaux & Olivier Guimond fils, Serge Thériault et Claude Meunier du duo Ding & Dong. En politique nous avons depuis 2003, Fournier & Charest! Bouffonnerie ! Comment qualifier autrement sa récente sortie publique quant à l'abolition de la taxe santé et le report du montant global sur l'impôt des plus nantis de notre société.

Augmenter l'impôt des nantis aurait généré de l'angoisse fiscale... vraiment!

Les médias ont été ravis de son invention linguistique, voilà qui est supposé être drôle. Sauf que selon la Fondation des maladies mentales, l'anxiété et l'angoisse constituent actuellement le principal problème en matière de santé mentale. Utiliser ces mots pour parler d'impôts des riches est d'une insignifiance sans borne pour un politicien. Un tiers de la population est affecté d'anxiété et d'angoisse. Devrions-nous comprendre que la proposition du ministre Marceau pourrait aller jusqu'à altérer voire paralyser le fonctionnement de la personne, et ce, dans la plupart des sphères de son existence? Une personne souffrant d’anxiété sévère vit des difficultés considérables tant au travail que dans sa vie familiale, sexuelle ou sociale.

Le député ex-ministre de la justice devrait s'excuser auprès des gens vraiment malades. Je vous suggère de ne pas manquer à la fin de ce texte, la réflexion de David Desjardins sur la misère des riches. Venons-en maintenant aux faits

Depuis 2003, le gouvernement du Parti Libéral du Québec s'est privé au moins de 47 milliards $ en rentrées fiscales ( 01 ). Convenons qu'il y a de quoi rendre plus difficile la livraison de service à l'ensemble de la population du Québec et qu'il y a certainement eu des québécois.ses qui en ont profité.  Le Parti Québécois avait, dans sa plateforme électorale pour l'élection de septembre 2012, exprimé sa volonté d'éliminer les 400$ par famille, par année de cotisation santé imposés par Raymond Bachand, l'ex-ministre des finances.

Élu le 4 septembre 2012, le nouveau ministre des finances, Nicolas Marceau, déclare que le gouvernement tient à éliminer la taxe de 200$ cette année, comme promis. Quant aux moyens à prendre pour augmenter le fardeau fiscal des nantis, le ministre se dit «ouvert». Son «scénario privilégié» est d'augmenter les impôts des Québécois qui gagnent plus de 130 000$.

«On a annoncé trois choses depuis notre arrivée: Gentilly, les droits de scolarité et la taxe santé. Notre position sur Gentilly date de décembre 2009, celle sur les droits de scolarité date du congrès d'avril 2011. Quant à notre position sur la taxe santé, elle date de février 2012. Ce n'est pas de l'improvisation, on tient parole! Ce sont des choses sur lesquelles on s'est engagés clairement et fermement et là, on se retrouve dans un monde où les gens nous reprochent de donner suite à nos engagements»

De plus, le ministre Marceau a soutenu que le Parti québécois n'augmente pas les impôts. « Je rappelle que le fardeau fiscal total des particuliers n'est pas touché, tout ce qu'il y a, c'est un transfert du fardeau de la classe moyenne vers les plus nantis », a-t-il précisé.

« Notre intention est de livrer la marchandise, nous avons promis qu'au printemps prochain les contribuables ne paieront pas la contribution santé », a-t-il poursuivi pour souligner que l'abolition de la taxe santé, elle, n'était pas négociable.

La taxe santé, mise en place par le Parti Libéral du Québec, touche cinq millions de Québécois et nous avons tous bénéficié de réduction fiscales depuis l'an 2000. Voilà qui pète un préjugé!

En combinant les impôts fédéral et provincial depuis l'an 2000 jusqu'en 2010, les québécois gagnant 125 000 $ par année ont subi une baisse d'impôt de 10 813$, ceux et celles gagnant
20 000$ ont subi une baisse de 1 607$ et les pauvres qui ont gagné 1 million $ ont subi une baisse de 41 449 $, cela en fait des sous pour acheter des livres de beurre, c'est-à-dire des biens essentiels.

Et là, je passe sous silence le travail au noir, les pourboires cachés, le troc, et pour les compagnies, le report d'impôt, les baisses d'impôts consenties depuis 20 ans et les paradis et abris fiscaux dont les québécois sont si friands.

Je vous invite à consulter le tableau ci-dessous pour calmer votre anxiété... oui je sais c'est difficile à croire. Le préjugé est bien inculqué dans votre cerveau suite aux répétitions des haut-parleurs médiatiques à l'effet que vous payez trop d'impôt... Alors calmos et lisons le tableau.

Tableau anxiogène ou l'incapacité de vivre des baisses d'impôt depuis l'an 2000
Pour agrandir le tableau cliquer ici

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«

Il est plus facile de scinder l'atome  que de faire disparaître un préjugé
                                     - Albert Einstein

»
 
 

Quelques points digne d'attention pour mieux saisir le contexte

 
  • Quelque 145 000 Québécois gagnent un revenu de 130 000 $ et plus par année, soit 3,1 % des contribuables. Avec la hausse d'impôt proposée par le PQ, ils devront verser un supplément d'impôt provincial de 610 millions de dollars.

        Il faut savoir que ce nombre de personnes ne représente pas la réalité. Il faut tenir compte de
        tous ceux et celles qui cachent de l’argent comptant dans des coffres-forts à la maison ou à la
        banque, qui font des placements dans les paradis fiscaux, qui transfèrent l'achat de véhicules, de
        maison et autres sur les frais de gestion de leur entreprise, sans compter ceux qui mettent de
        l'argent dans les fiducies familiales, ceux qui transfèrent leur revenus à leur conjoints et on peut
        ajouter toutes les échappatoires fiscales connues des fiscalistes que les plus nantis se paient pour
        éviter de payer de l'impôt. Un jour, je vous présenterai mon dépanneur qui vient à bout de recevoir
        un retour de TPS/TVQ sans déclarer faillite ;

  • Au Québec, le taux marginal des revenus dépasse 132 406 $ et atteint 48,2 %, par rapport à 46 % en Ontario et 41 ou 42 % dans les états où la taxation est la plus élevée aux États-Unis : Oregon, Hawaï, Californie. La hausse prévue par le PQ portera le taux marginal à 52,2 % pour les revenus dépassant 130 000 $ et à 55,2 % pour les revenus dépassant 250 000 $;

  • C’est plus élevé qu’ailleurs, mais il faut rappeler que les impôts des plus riches ont baissé au cours de la dernière décennie au Canada et au Québec. Une personne qui gagne 150 000 $ a au moins 10 000 $ de plus dans ses poches aujourd’hui. La hausse d’impôt prévue l’obligera à payer 600 $ de plus en impôts moins le 200 $ qu'il devait payer pour la taxe santé. Une personne qui gagne 300 000 $ a au moins 15 000 $, toujours moins le 200 $ de plus dans ses poches par rapport à 2000. Avec la hausse des impôts attendue au Québec, il devra renoncer à 8100 $ selon les calculs du fiscaliste Luc Godbout. Et puis, une personne qui fait 500 000 $ a 24 000 $ de plus dans ses poches depuis 10 ans. La hausse d’impôts prochaine l’obligera à redonner presque tout cet argent : 22 100 $ moins le 200$. Il faut dire que la hausse de la taxation du gain en capital et la réduction du crédit d’impôt sur les dividendes toucheront surtout les plus riches, qui profitent largement de ces avantages fiscaux;

  • La propension marginale à consommer des plus nantis est plus basse que celle des autres individus. C'est-à-dire que pour chaque dollar obtenu en plus, les plus riches dépenseront moins que les plus pauvres (et donc épargneront plus). Ce transfert des plus riches vers les autres pourrait donc favoriser la consommation. Cette mesure stimulerait donc aussi la demande, l'impact est peut-être négligeable, mais dans un contexte ou la demande est sclérosée, ce pourrait être beaucoup plus avantageux que de garder la taxe santé comme présentement;

  • Le sociologue Éric Pineault déclare: : « Seulement 50 % des gains en capital sont imposés alors que 100 % des salaires le sont. » En passant à 75 %, l’avantage fiscal par rapport aux revenus de travail demeure intéressant, selon lui.

Alors, les mieux nantis du Québec sont taxés selon une échelle croissante qui tient compte de l'argent disponible après avoir comblé ses besoins de base et leur situation s’est largement améliorée depuis 10 ans, tout comme la fiscalité des entreprises. Nicolas Marceau promet que le gouvernement Marois contiendra la croissance des dépenses.

 « Pour maintenir l'équilibre budgétaire, il va falloir travailler dans la colonne des dépenses. On veut identifier les dépenses qui n'ont pas de bon sens. Par exemple, en informatique, les dépenses par employé sont beaucoup plus importantes au Québec qu'à Ottawa et à Washington; en santé, il y a moyen d'économiser en faisant des réformes qui traînent depuis plusieurs années. Je suis convaincu qu'il y a moyen d'offrir les mêmes services à un coût plus faible », a dit M. Marceau.

Nicolas Marceau, ministre des finances du Québec

Il a tenu à rappeler que le Québec, le Canada et Montréal ont des atouts exceptionnels pour attirer les plus riches, les entrepreneurs, les entreprises, ceux qui ont de l’argent. La firme KPMG ( 02 ) démontre dans une étude portant sur la compétitivité des 14 grandes économies du monde que le Canada arrive en deuxième place. Les impôts des entreprises ont baissé considérablement depuis 10 ans au pays, les taxes sur le capital aussi, ce qui rend le Canada très attirant pour les investisseurs étrangers.

Sur 55 grandes villes de 2 millions d’habitants et plus, Montréal arrive au sixième rang grâce notamment aux crédits d’impôt dans le secteur numérique et aux soutiens publics à la recherche et au développement.
« J'en suis très heureux, dit le ministre des Finances et de l'Économie, j'ai déjà dit aux gens d'affaires que nous voulons un climat d'affaires attrayant, et nous allons continuer à travailler avec le milieu des affaires pour maintenir ce climat », a-t-il noté.

 
 

Toutes nos envies
David Desjardins

 
 

Entendez-vous les plaintes et les longs sanglots ? Ce sont les pleureuses des riches qui braillent les louanges de cette classe sacrifiée au profit de la multitude, en rémission de tous nos péchés fiscaux.

Avez-vous compris comme moi que, du même coup et par quelque détour malhonnête, on psychanalyse le Québec en affirmant, entre deux hoquets douloureux, que nous taxons les mieux nantis parce que nous méprisons la richesse, et que nous sommes consumés par la jalousie ? 

Faudrait se brancher. Il n’y a pas si longtemps, c’était la classe moyenne qui souffrait le martyr. Où est-elle aujourd’hui ? Ah tiens, elle fait la file toute la nuit devant un Apple Store pour se procurer un nouvel iPhone presque identique au précédent. Si ce n’était pas ça, ce serait une nouvelle télé comme celle du voisin. Le troupeau n’est jamais loin.

La classe moyenne est-elle jalouse, demande-t-on ? Elle est surtout bovine.

Revenons aux riches, qui m’intéressent d’autant plus qu’avant, j’en étais. Enfin, mes parents. Je n’en suis ni fier ni honteux. Je suis né comme je suis né. Aujourd’hui ? Je ne suis vraiment pas pauvre, mais vraiment pas riche non plus. Sauf qu’on ne cesse pas d’être un bourgeois aussi facilement, j’en ai donc conservé des réflexes, des goûts, quelques snobismes.     Et beaucoup d’amis.

Des vieux de la vieille et des plus récents, mais qui viennent du même terreau. Nous avons en commun des loisirs de riches.

Non non, pas le golf. Mais le vélo, le ski, la gastronomie et les voyages. Sinon, moi, j’écris. Eux occupent des fonctions importantes, possèdent des entreprises ou en dirigent, certains sont avocats, médecins.

Je suis sincèrement admiratif de ce qu’ils font, ils prennent parfois d’énormes risques et travaillent tous plus ou moins comme des dingues.

Des fois, quand je vais m’entraîner le mardi matin, je les appelle pour leur demander s’ils veulent venir rouler. Je sais, c’est chien.

Je ne leur jalouse que deux choses, en fait. La liberté de mouvement que procure l’argent, cette capacité de pouvoir dire : tiens, je pars à Berlin la semaine prochaine. Mais surtout, je les envie de devoir payer autant d’impôts.

Si je niaise ? Pas une seconde.

D’abord parce que vient avec d’importants revenus un bouquet de privilèges qui adoucissent le fardeau fiscal et dont on parle trop peu souvent lorsqu’on fait les comptes. Je pense aux très nombreuses possibilités d’exemptions, de déductions, ou alors, la latitude, avec plus de fonds disponibles, de cotiser au maximum à son REER par exemple. Et ensuite, bon, c’est peut-être juste moi qui suis comme ça, mais si je payais 60 000 $ en impôts, il m’en resterait bien plus qu’il ne m’en faut pour vivre. Et très bien.

Tout cela pour dire que si je ne crois pas au mépris des riches, leurs tourments existentiels ne m’émeuvent guère non plus.

Mais je suis convaincu qu’au fond, il ne s’agit pas vraiment d’un débat sur la fiscalité. Ni d’une guerre des classes. C’est un inconfort qui se généralise et dont on sent que, s’il est parfois livré sous la forme de préjugés et d’arguments douteux, il n’en est pas moins réel.

Écoutez comment ces lamentations sur la misère des riches s’accompagnent de récriminations concernant le refus du gouvernement de laisser les gazières exploiter le sous-sol malgré qu’on y injecte toutes sortes de merdes. Voyez comment on démonise aussi ceux qui parlent des risques de forer le lit du Saint-Laurent.

Mais il faut créer de la richesse, dit-on ? D’accord. Mais à quel prix, demande notre conscience ? Et c’est justement cette voix que plusieurs ne peuvent plus tolérer.

J’ai grandi dans l’abondance, vous disais-je, mais j’ai été élevé par des gens épris de justice qui croient que cela s’accompagne de responsabilités. Longtemps partagé par la majorité, ce sentiment s’étiole, et l’idée d’une société plus égalitaire se dissout dans celle d’une société simplement plus riche. Enfin soulagée de sa mauvaise conscience qui lui parle de pauvreté, d’écologie. Libre de profiter de l’unique course au bonheur qu’elle connaît : celle des choses.

Ce n’est pas un combat de classes, c’est une critique du système dans un monde de gratification instantanée. Un monde où disparaît la conviction qu’on gagne à donner plus, because, c’est vrai, l’incapacité des gouvernements à épurer leurs propres finances et à inspirer confiance.

C’est notre plus grande faillite et le plus triste de nos renoncements : ce refus que le bien commun l’emporte sur nos fringales, sur notre désir de succomber à toutes nos envies.

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Sources:
La Presse pour Power Corporation of Canada; Le Journal de Montréal pour Québecor Inc.; Le Devoir pour SPEQ Le Devoir Inc.;
Radio-Canada Télévision pour la Société CBC/Radio-Canada;
Fondation des maladies mentales

 
 

Choix de photos, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 27 septembre 2012

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

Baissez les impôts des entreprises pour créer de l'emploi :  un compte déficitaire pour le gouvernement et un conte de fée pour l'entreprise privée

 Les riches sont-ils en danger?   Voir L'aut'journal

Vers la fiche: Fiscalité

Notes & Références encyclopédiques:

01
 

Pour parler de chiffres, les budgets du Québec entre 2000 et 2011 ont réduit les revenus gouvernementaux à maintes reprises (2000-2001:indexation des paliers d’imposition: 2 G$ par année en moins; 2001-2002: Réduction des taux d’imposition: 1.2 G$ par année en moins; 2005-2006: poursuite de l’allègement fiscal et indexation: 622 M$; 2006-2007: Réduction d’impôt: 950 M$ par année en moins;  2007-2008: Élimination progressive de la taxe sur le capital: 890 M$, et ce, au profit des mieux nantis, ces mêmes qui n’ont pas payé leur juste part des frais de scolarité entre 1970 et 1990 et qui n’entendent pas qu’il en soit ainsi pour les étudiants actuels   Texte par: Simon Crépault. Source: Crépolitique

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Ainsi, le gouvernement se serait  intentionnellement privé d’au moins 47 milliards depuis 10 ans, 117.6 milliards en considérant tous les allègements fiscaux!

»

 

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02

La firme KPMG, classe le Canada

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La fiscalité, c’est politique

Trousse de premiers soins pour combattre quelques mythes contagieux sur la fiscalité

Par Jacques Beaumier
conseiller au Service de la recherche du Syndicat de la fonction publique du Québec SFPQ


Lorsqu’on vous suggère de payer moins d’impôts ou encore, de contribuer seulement aux services que vous utilisez, vous vous sentez soudainement terriblement imbécile de ne pas y avoir pensé auparavant. Pourquoi devriez-vous payer pour des services utilisés par les autres? Vous devenez alors extrêmement réceptif à toutes ces banalités sur la fiscalité qui circulent parmi nous et qui se répandent comme un virus hivernal. D’où  la nécessité de cette trousse de premiers soins afin d’avoir toujours à portée de main un calmant efficace, ce qui vous permettra de reprendre quelque peu vos esprits avant de devenir contagieux à votre tour.

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