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Vision d'Italie: le coronavirus ne serait pas une pandémie et serait moins dangereux que
la pandémie du virus de la peur

L’exagération de la dangerosité du coronavirus Covid-19 par rapport à d’autres maladies ainsi que la préparation de la réponse des principaux acteurs deux mois avant l’épidémie laissent pantois.  Il n’est pas possible de tirer de conclusions, pour le moment.  Un texte de Manlio Dinucci

Épidémies: désigne l'augmentation rapide de l'incidence d'une maladie en un lieu donné sur un moment donné, sans nécessairement comporter une notion de contagiosité. Une pandémie comprend l'élément de contagiosité sur des territoires géographiques qui peuvent être mondiaux. La nuance ici réside sur les différentes grippes annuelles ou exceptionnelles.                   - JosPublic

 
 

«

C’est une folie. On a transformé une infection à peine plus sérieuse qu’une grippe en une pandémie létale.  Regardez les chiffres.  Ce n’est pas une pandémie
                                              -
Maria Rita Gismondo microbiologiste

»
 

Étant entendu que le coronavirus ne doit pas être sous-évalué et qu’on doit suivre les 10 règles préventives du ministère de la Santé, il faut adopter une 11ème règle fondamentale : empêcher la diffusion du virus de la peur.

Celui-ci est répandu surtout par la télévision, en commençant par la société d'État italienne, "La Rai" qui consacre les journaux télévisés quasiment entièrement au coronavirus.  Le virus de la peur pénètre ainsi dans tous les foyers à travers les chaînes de télévision.

 

Rapport du coronavirus Au QUÉBEC

 

Tandis que les radios/télévisions lancent la plus grande alarme pour le coronavirus, elles taisent le fait que la grippe saisonnière, épidémie beaucoup plus mortelle, a provoqué en Italie pendant la semaine du 3 février 2020 — selon l’Institut supérieur de la santé d'Italie — en moyenne 217 décès par jour, à cause aussi, comme pour le coronavirus Covid-19, à des complications pulmonaires et cardiovasculaires liées à la grippe.  

Pour garder les chiffres de la Chine en perspective, on peut pointer les statistiques actuelles fournies par le Center for Disease Control and Prevention (CDC) pour les États-Unis : Le CDC estime que jusqu'à présent dans cette saison (décembre/janvier), il y a eu au moins 22 millions de cas de grippe, 210 000 hospitalisations et 12 000 décès dus à la grippe états-unienne en cours et qui n'a rien à voir avec celle sévissant présentement en Chine.

COVID-19 est encore loin de produire des chiffres aussi élevés. Il ne les approchera probablement jamais, car les ressources que la Chine y injecte sont écrasantes.

D'autres cas de censure médiatique — selon l’Organisation mondiale de la santé OMS— meurent en Italie en une année du HIV/Aids plus de 700 personnes (en moyenne deux par jour), sur une total mondial d’environ 770 000.

 

À propos de la campagne alarmiste sur le coronavirus, Maria Rita Gismondo — directrice de macrobiologie clinique, virologie et diagnostic de bio-urgences du laboratoire de l’hôpital Sacco de Milan, où s’analysent les échantillons de contagions possibles— déclare : « C’est une folie. On a transformé une infection à peine plus sérieuse qu’une grippe en une pandémie létale. Regardez les chiffres. Ce n’est pas une pandémie »

Maria Rita Gismondo

Mais la voix de la scientifique n’arrive pas au grand public, alors que chaque jour, les médias tel que la Rai, la chaîne Mediaset et pas seulement, instille chez les Italiens la peur du « virus mortel qui de Chine se répand dans le monde ».

Dans les faits c'est une campagne qui correspond à ce que déclare le secrétaire états-unien attitré au commerce, Wilbur Ross dans une entrevue au média Fox Business :

« Je pense que le coronavirus contribuera au retour des emplois de la Chine aux USA. En Chine il y a eu d’abord le SARS, ensuite la peste porcine et maintenant le coronavirus ».

Donc, commente le journal en ligne New York Times, « la perte pour la Chine pourrait être un gain pour l’Amérique ».

Autrement dit, le virus pourrait avoir un impact destructeur sur l’économie chinoise et, dans une réaction en chaîne, sur celles du reste de l’Asie, de l’Europe et de la Russie, déjà touchées par la chute des flux commerciaux et touristiques, le tout à l’avantage des États-Unis restés économiquement indemnes.

Le Centre de recherche sur la mondialisation dirigé par le professeur canadien Michel Chossudovsky, se prépare à publier un argumentaire sur l'origine du virus à partir de témoignages d'experts internationaux.

Wilbur Ross

Michel Chossudovsky

Ceux-ci soutiennent qu’« on ne peut pas exclure que le virus ait été créé en laboratoire ».

Cette hypothèse ne peut pas être considérée comme « complotiste » et exorcisée comme telle.  Pourquoi ? Parce que les États-Unis, la Russie, la Chine et les autres grandes puissances ont des laboratoires où sont menées des recherches sur des virus qui, modifiés, peuvent être utilisés comme agents de guerre biologique y compris sur des secteurs ciblés de population.  C’est un domaine entouré du plus intense secret, souvent sous couvert de recherche scientifique civile.

Mais des faits émergent : la présence à Wuhan d’un bio-laboratoire où des scientifiques chinois, en collaboration avec la France, effectuent des recherches sur des virus létaux, parmi lesquels certains envoyés par le Laboratoire canadien de microbiologie.

En juillet 2015, l’Institut gouvernemental britannique Pirbright, a breveté aux USA un « coronavirus atténué ».  En octobre 2019 le Johns Hopkins Center for Health Security a effectué à New York une simulation de pandémie par coronavirus en prévoyant un scénario qui, s’il se réalisait, provoquerait 65 millions de morts et des participants au Forum de Davos ont eu à se prononcer sur les affres d'une pandémie.

Mais on ne simule pas la pandémie du virus de la peur, qui se répand avec des effets socio-économiques destructeurs.

Le coronavirus COVID-19 mérite-t-il la peur qu’il suscite?

 

Notes & Références encyclopédiques:

Une simulation de pandémie par coronavirus...
 

  «  Quand le Forum de Davos se préparait à une pandémie de coronavirus »

15 leaders mondiaux participaient à cet exercice, dont les deux responsables officiels chinois et états-unien de lutte contre les épidémies. - Sur Réseau Voltaire, 4 février 2020

 

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Le Centre de recherche sur la mondialisation dirigé par le professeur canadien...
 

Michel Chossudovsky est un économiste canadien, professeur à la faculté des sciences sociales de l'université d'Ottawa.  Il a enseigné dans diverses universités, a été conseiller économique pour divers gouvernements de pays en voie de développement et a été consultant pour des organisations internationales, dont le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), l'Organisation internationale du travail (OIT) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

En 1999, il est devenu conseiller de la Transnational Foundation for Peace and Future Research. Il a écrit au sujet des guerres de Yougoslavie et après les attentats du 11 septembre 2001, il soulignait à gros traits l'instrumentalisation qui a été faite des attentats pour mener ce qu'il estime être une guerre de conquête.  Contributeur occasionnel du Monde diplomatique, il est le directeur du Centre de recherche sur la mondialisation, qui publie un site internet consacré aux enjeux géopolitiques des gouvernements et du monde des affaires.

 

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Source:  Manlio Dinucci Rome (Italie) sur Il Manifesto. Géographe, géopolitologue et essayiste.

Choix de photos, collection de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 28 février 2020

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Fiche: grippe pandémique

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