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Des vaccins contre la grippe seraient au mieux inutiles au pire dangereux ?
Canada: rappel des vaccins contre la grippe fabriqués par Novartis

Santé Canada a demandé à l'entreprise Novartis de suspendre la distribution des vaccins saisonniers contre la grippe au Canada jusqu'à ce qu'un examen détaillé soit réalisé pour déterminer la cause des traces de matières blanches présentes dans les vaccins.

Des leçons importantes à tirer de la pandémie de grippe porcine. Des vaccins qui nuisent à d'autres vaccins, la possibilité très réelle que certains virus mutent plus rapidement que l'on croyait et que finalement oui, les vaccins avec adjuvent vous font risquer d'être atteints du syndrome de Guillain-Barré. Selon les statistiques les risques sont minimes, mais si vous êtes personnellement touchés, cela va vous sembler probablement un risque indu.

   

Sujets abordés

Canada: rappel des vaccins contre la grippe Novartis, ci-dessous

Vaccins inutiles et dangereux

L'étude controversée sur la grippe aviaire est finalement publiée

Le vaccin H1N1 lié à un risque non-négligeable du syndrome de Guillain-Barré

Le 26 octobre 2012, les vaccins Agriflu et Fluad produits par la compagnie Novartis, ont vu leur utilisation être suspendue dans plusieurs pays européens comme l'Italie, l'Allemagne et la Suisse.

L'Allemagne a même procédé à un rappel après la découverte du problème.

Santé Canada a annoncé que Novartis avait accédé à sa demande. Le département qui procède à l'analyse a aussi recommandé aux médecins et à ceux qui administrent le vaccin de cesser d'utiliser le produit pour le moment.

Novartis a indiqué par voie de communiqué, qu'il n'était pas rare de remarquer ce genre de résidus dans les vaccins. La compagnie a ajouté que ses vaccins font l'objet d'inspections de qualité avant la distribution et qu'elle n'avait répertorié aucun cas d'effets secondaires cette année.

L'hémagglutinine est une protéine présente à la surface du virus de la grippe qui se fixe à la paroi respiratoire pour démarrer le processus d'infection. Les vaccins antigrippaux sont conçus pour forcer le système immunitaire à produire des anticorps contre l'hémagglutinine pour se protéger contre le virus.

Novartis ne distribue que 20% des vaccins contre la grippe au Canada. GlaxoSmithKline produit la majeure partie des vaccins contre la grippe saisonnière distribués au pays, mais une variété d'autres fournisseurs détiennent aussi une part du marché.

Néanmoins, en raison de la façon dont les commandes de vaccins sont placées, certaines provinces et certains territoires pourraient faire face à une pénurie juste au moment où les programmes de vaccination s'amorcent.

Si tel est le cas, Santé Canada prendra les mesures nécessaires pour régler le problème.

 
 

Vaccins inutiles et dangereux

 
 

Un étrange phénomène lié à un vaccin et observé au début de la pandémie de grippe de 2009 pourrait bien être vrai, suggère une nouvelle étude.

Des chercheurs canadiens ont constaté, dans les premières semaines de la pandémie, que les gens ayant reçu un vaccin antigrippal pour l'hiver 2008-2009 semblaient plus à risque d'être infectés par la nouvelle maladie A H1N1 que ceux n'ayant pas été immunisés.

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Le vaccin contre la grippe pose vraiment problème avec la pandémie H1N1

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Cinq études effectuées dans plusieurs provinces ont donné les mêmes résultats surprenants. Au départ, cependant, d'autres études similaires menées hors du pays n'ont pas produit les mêmes effets, et le tout a été classé comme le «problème canadien».

L'annonce des étranges découvertes est survenue au moment où les pays d'Amérique du Nord et certaines régions de l'Europe s'apprêtaient à entamer la vaccination de leur population contre le virus de la grippe H1N1.

En raison des risques supposément posés par le vaccin saisonnier contre la grippe lorsque celui-ci est utilisé conjointement avec le vaccin contre la grippe H1N1, le Québec a décidé de ne pas administrer le premier lors de sa campagne contre la pandémie.

Un groupe de chercheurs canadiens ont recréé l'effet chez des furets, qui sont les meilleurs modèles animaliers pour prédire la façon dont la grippe agira chez l'humain.

Selon la première auteure de l'étude, la Dre Danuta Skowronski, les tests effectués sur les furets prouvent que le vaccin antigrippal saisonnier fait ainsi augmenter les risques de contracter la grippe H1N1.

Elle affirme d'ailleurs que depuis la pandémie, des chercheurs d'autres pays ont rapporté une interaction similaire.

La raison de cet effet n'est pas clairement établie, et la chercheure a pressé d'autres groupes de scientifiques de se pencher sur la question. Selon Mme Skowronski, il est important d'éclaircir ce mystère, avant la prochaine pandémie.

Entre temps, elle se fait rassurante: les individus n'ont pas besoin de se passer de vaccin antigrippal saisonnier

 
 

L'étude controversée sur la grippe aviaire est finalement publiée

 
 

L'étude controversée sur la grippe aviaire dont la publication complète a été bloquée pendant des mois par des préoccupations de sécurité conclut que seulement cinq mutations seraient suffisantes pour donner aux virus H5N1 la capacité d'infecter et de se répandre chez l'humain.

Une autre étude, publiée elle aussi dans les pages du journal Science, prévient que deux de ces mutations surviennent déjà sur une base régulière dans la nature. Il suffirait donc aux virus de la grippe aviaire d'acquérir les trois autres mutations pour, potentiellement, provoquer une pandémie mondiale.

Ces études sont publiées sept semaines après la diffusion par le journal Nature d'une autre étude, elle aussi fort controversée, qui illustrait un autre chemin que pourrait emprunter le H5N1 pour se transformer en virus humain.

Toutes ces recherches, disent les experts, démontrent qu'aucune barrière biologique ne semble exister pour empêcher le H5N1 d'évoluer et devenir transmissible de personne à personne.

L'auteur de l'étude publiée par Science, le virologiste néerlandais Ron Fouchier, a prévenu que les mutations en question sont très faciles à acquérir. L'étude publiée précédemment dans Nature par le virologiste japonais Yoshihiro Kawaoka en venait à des conclusions similaires.

Ron Fouchier

À l'automne 2011, un comité qui conseille le gouvernement américain en matière de biosécurité avait recommandé que les études des professeurs Fouchier et Kawaoka ne soient publiées qu'en version abrégée, en expurgeant certains des détails les plus importants pour empêcher qu'elles ne soient utilisées dans le développement d'une arme biologique.

Le gouvernement américain avait accepté la recommandation et demandé à Science et Nature de ne publier que des versions abrégées des deux études.

Le National Science Advisory Board for Biosecurity des États-Unis a renversé sa position à la fin du mois de mars, après des semaines de discussions musclées, ouvrant le chemin à la publication complète des deux études

 
 

Le vaccin H1N1 lié à un risque non-négligeable du syndrome de Guillain-Barré

 
 

Le vaccin contre la grippe H1N1 est lié à un risque faible mais significatif du syndrome de Guillain-Barré, une maladie auto-immune inflammatoire du système nerveux périphérique, selon une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).

Dr Philippe De Wals  et Dr Arruda de la Santé publique du Québec

Le Dr Philippe De Wals, de l'Université Laval à Québec (Canada) et son équipe ont mené une étude pour évaluer le risque de syndrome de Guillain-Barre (SGB) à la suite de la campagne de vaccination dans la province de Québec lancée à l'automne 2009 après la pandémie de grippe A(H1N1).

À la fin de cette année là, 4,4 millions de personnes avaient été vaccinées.

Lors d'une période de suivi de six mois d'octobre 2009 à mars 2010, les médecins ont constaté 83 cas confirmés de SBG.

Vingt-cinq des personnes atteintes avaient été vaccinées contre le virus pandémique A(H1N1). Chez la plupart (19/25), des symptômes sont apparus quatre semaines ou moins après la vaccination.

L'analyse des données indique «un risque faible mais significatif» de SGB à la suite d'une vaccination contre la grippe pandémique A(H1N1), soulignent les auteurs de cette étude.

Le nombre de cas attribués au vaccin a été d'approximativement de deux pour un million de doses.

L'accroissement du risque a été observé chez les personnes de 50 ans et plus, précisent ces chercheurs.

«Prises ensemble, ces études apaisent partiellement les inquiétudes quant à la sûreté des vaccins contre la grippe contenant des adjuvants», écrivent les docteurs Mark Steinhoff, du Centre médical des enfants de Cincinnati (Ohio, est) et Noni MacDonald de l'Université Dalhousie à Halifax (Canada) dans un éditorial publié dans le JAMA accompagnant l'étude.

Toutefois, d'autres études sont nécessaires pour confirmer ces résultats, ajoutent-ils.

Le syndrome de Guillain-Barré, souvent déclenché par une agression virale, se traduit par une paralysie rapide des membres et de la face.

Dans les cas les plus graves, ce sont les muscles de la déglutition et de la respiration qui sont atteints, représentant le plus grand danger de cette maladie.

À la suite d'une campagne de vaccination en 1976-1977 avec un virus inactivé de la grippe porcine A(H1N1) aux États-Unis, les autorités sanitaires avaient constaté un taux inhabituellement élevé de cas de syndrome de Guillain-Barré (SGB).

En 2003, l'Institut américain de Médecine (IOM) a conclu que les indications pointaient vers la possibilité d'une cause à effet entre les vaccins anti-A(H1N1) en 1976/77 et des cas de SGB chez des adultes.

Des études menées les années suivantes sur les vaccins de grippe saisonnière n'ont trouvé qu'un risque très faible, voire inexistant, de SGB.

Dans des recherches épidémiologiques plus récentes sur des vaccinations contre la grippe saisonnière, des expériences sur des animaux et des cas de SGB chez des humains, l'Institut américain de Médecine a conclu que les indications étaient insuffisantes pour reconnaître ou nier un lien de cause à effet entre les vaccins anti-grippe et ce syndrome.

 

Donc, nous serions revenus au point de départ !

Il faut se méfier des statistiques surtout lorsqu'on qualifie des chiffres en disant "
significatifs". La gestion de la santé par statistiques est une approche moderne, dit-on, qui permet d'économiser de l'argent à l'État et de sauver la majorité des vies.

Quant aux victimes collatérales, on en parle peu. Question de ne pas faire peur aux autres. Les départements de Santé
Publique ne font plus de médecine. Ce sont des actuaires et spécialistes de la statistique.

Pour
sa santé personnelle, il vaut mieux consulter son médecin de famille et surtout en trouver un ou une qui est critique et qui ne se laisse pas emplir par les fabricants de vaccins. Au Canada il n'y a qu'un de ces fabricants et si vous êtes malade de son vaccin, vous ne pouvez le poursuivre devant la loi. C'est l'État que vous devrez affronter. 


Commentaire de
JosPublic

 

Sources:
Agences de presse:
La presse canadienne pour CTVglobemedia, Torstar et Power Corporation of Canada, France Presse

Journaux: La Presse pour Quebecor Inc.

Choix de photos, mise en page et titrage par : JosPublic
Publication : 19 octobre 2012

 

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