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Record de vaccination contre la grippe au Québec, peu importe l’efficacité!
Efficacité du vaccin:  0% pour 2014-1015

La publicité a fait son oeuvre en santé comme ailleurs. Ironiquement, alors que l’efficacité du vaccin contre la grippe est de 0 % pour l'année 2014-2015 au Québec, jamais il ne s’est acheté et donné autant de doses contre le virus saisonnier, et ce depuis l’apparition de la grippe A (H1N1). En avril 2015, au Québec, comme dans le reste du Canada, la grippe B/Massachussetts prédomine; elle était pourtant comprise dans tous les vaccins distribués au Québec. Résultat ? Le ministère de la Santé du Québec prévoit une hausse des décès de 50 %.

 

 
 

La nature a déjoué la science

 
 

Bien des Québécois continuent d'avoir la grippe même si le printemps est à nos portes. En effet, tous les indicateurs cliniques de l'activité grippale se maintiennent au-delà des chiffres attendus pour cette période de l'année, en partie à cause des virus de l'influenza A et B, mais aussi à cause du virus respiratoire syncytial (VRS). Même si le pic de circulation du VRS semble être passé, la circulation de ce virus particulièrement dangereux pour les très jeunes enfants, se maintient à un niveau modéré depuis la mi-novembre 2014.

«

C'est une première à 0 %. Il est impossible de prédire le succès du vaccin, mais c'est exceptionnel que ce soit à 0 %. 
                                               —  Gaétan Barrette, le ministre de la Santé

»

Normalement, le vaccin contre la grippe saisonnière a un taux d'efficacité qui se situe autour de 50 % à 70 %. Or, seul le virus H3N2 a circulé jusqu'ici au Québec et ailleurs au pays, alors que le vaccin protège uniquement contre les souches B et H1N1 de l'influenza.

Le médecin épidémiologiste à l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) Gaston De Serres admet que ces résultats décevants peuvent avoir une incidence sur les campagnes de vaccination à l'avenir.

« C'est certain qu'une nouvelle comme ça, c'est un peu démotivant pour les gens qui viennent se faire vacciner. Mais je pense que ce serait une erreur de dire : "comme ça a été 0 % cette année, ce sera 0 % l'année prochaine" », soutient le spécialiste.

Le microbiologiste et infectiologue Richard Marchand croit qu'il serait malheureux que moins de gens choisissent de se faire vacciner l'année prochaine.

Les années où la grippe n'est pas très forte, on a entre 200 et 600 morts. Alors que dans les mauvaises années, on peut facilement avoir 2000 morts.

«

Ne pas se faire vacciner parce que le vaccin n'a pas été efficace cette année, ce serait comme se dire : le feu de circulation n'a pas prévenu l'accident, donc je ne m'occupe plus des feux de circulation
                                                      — Richard Marchand

»
 
 

Le contenu d'un vaccin : une décision de l'OMS

 
 

Chaque année, un comité de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) se réunit au mois de février pour déterminer quelles souches de la grippe seront incluses dans le vaccin de la saison suivante. «On se base sur les souches en circulation en février pour déterminer quel vaccin sera donné en novembre. Ça donne au virus le temps d'évoluer, et c'est ce qui s'est produit cette année», explique le Dr De Serres, qui ajoute que «ce qui a été choisi ne fonctionne pas du tout».

Alors que l'OMS avait prévu que les souches B et H1N1 de la grippe frapperaient cette année, c'est plutôt la H3N2 qui a touché la quasi-totalité des victimes au Canada.

Aux États-Unis, la situation est quelque peu différente, puisque le taux d'efficacité du vaccin a été de 23% «C'est vraiment une mauvaise année», note le Dr De Serres.

C'est la première fois en 10 ans que le taux d'efficacité du vaccin est si bas au Canada. «C'est sûr que pour la population, ce n'est pas satisfaisant», note le Dr De Serres. Cette année, la campagne de vaccination a coûté 13 millions$ au Québec, précise la porte-parole du ministère de la Santé, Marie-Clause Lacasse.

Au Québec, la grippe a frappé tôt cette année. Durant le temps des Fêtes, les hôpitaux ont été envahis de patients atteints. À Montréal, des cliniques de grippe ont même dû être ouvertes. Selon les dernières données de l'INSPQ, 617 cas d'influenza se sont déclarés dans la semaine du 17 au 24 janvier 2015. Le pic de l'activité grippale pourrait donc être passé, puisque dans la première semaine de janvier, plus de 2000 cas avaient été recensés.

Comment le vaccin contre la grippe est-il conçu?

Un peu partout dans le monde, 141 centres de surveillance de l'influenza récoltent chaque année des données sur la grippe et sur les souches d'influenza en circulation sur leur territoire. Ces centres analysent également la façon dont le virus se répand et l'efficacité du vaccin sur les souches qui font leur apparition. En effet, les souches d'influenza en circulation évoluent constamment.

Ces données sont envoyées régulièrement à l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Tous les ans, en février, l'OMS utilise ces informations pour établir ses prévisions pour la saison suivante et nommer les souches d'influenza qui devraient selon elle se retrouver dans les futurs vaccins.

L'OMS publie des recommandations pour l'hémisphère Nord et pour l'hémisphère Sud.

Les pays se basent ensuite sur les recommandations de l'OMS pour déterminer quelles souches devront se retrouver dans les vaccins qui seront commercialisés sur leur territoire.

Généralement, de trois à quatre souches différentes du virus de l'influenza entrent dans la composition du vaccin. On parle alors de vaccin trivalent (trois souches) ou quadrivalent (quatre souches).

Cette année, huit vaccins trivalents et deux vaccins quadrivalents ont été homologués au Canada. Le vaccin peut être administré par voie injectable ou par voie intranasale.

Au Québec, les jeunes enfants, les personnes atteintes de maladies chroniques, les femmes en fin de grossesse et les personnes âgées de plus de 60 ans, notamment, peuvent se faire vacciner gratuitement tous les ans.  Le virus a donc le temps d'évoluer et c'est ce qui s'est probablement produit cette année. Le Dr De Serres croit donc qu'il faut changer les façons de faire pour éviter ces résultats variables d'une année à l'autre.

 

Taux d'efficacité du vaccin
au Canada

2014-2015

0%

2013-2014

70%

2012-2013

50%

2011-2012

60%

8 292 255

Nombre de Canadiens de 12 ans et plus qui ont reçu une vaccination contre la grippe en 2012.

2 millions

Nombre approximatif de doses offertes chaque année pour la vaccination au Québec.

3,6 %

En 2013-2014, le nombre de consultations pour un syndrome d'allure grippale dans les urgences et les centres hospitaliers du Québec a été de 133 711, soit 3,6% de l'ensemble des consultations enregistrées pendant la saison 2013-2014.

4 000

L'Agence de la santé publique du Canada estime le nombre d'hospitalisations liées à la grippe à près de 20 000 par année. Environ 4000 morts sont attribuables à la grippe chaque année.

« Je pense que ces résultats, c'est le signal pour dire qu'il faut absolument faire les efforts de recherche pour développer un vaccin qui soit absolument plus efficace avec des résultats plus prévisibles », dit-il.

Richard Marchand souligne que les scientifiques cherchent depuis une dizaine d'années à développer un vaccin universel qui pourrait couvrir toutes les formes d'influenza A. « Dans les deux-trois dernières années, on a fait beaucoup de chemin dans ce sens-là. Il n'est pas du tout impossible que d'ici trois ou quatre ans, on ait un vaccin universel quels que soient les H ou les N ».

Par ailleurs, il n'est pas exclu qu'une autre souche de la grippe fasse son apparition d'ici la fin de l'hiver, ce qui pourrait augmenter le taux d'efficacité du vaccin actuel.

 
 

Confiance ébranlée

 
 

Le Dr De Serres comprend que la confiance du public envers le vaccin contre la grippe sera ébranlée à la lumière des résultats de cette année. Mais, explique-t-il, la grippe continuera d'évoluer au cours des prochaines semaines. «La souche B pourrait arriver. La population vaccinée sera alors protégée», dit-il.

Selon le spécialiste, il est vrai que l'efficacité du vaccin contre la grippe est «toujours imprévisible». «Mais la plupart du temps, il y a une efficacité et les gens à haut risque de décès en cas d'influenza devraient continuer de se faire vacciner, dit-il. Sauf que là, la question que ça pose, c'est qu'on constate que le vaccin est toujours en retard sur la maladie. Il faut se relever les manches et développer un vaccin qui ne sera pas soumis à ce genre d'aléas.»

Dans l'étude d'Eurosurveillance, on explique que compte tenu du faible taux d'efficacité du vaccin, les personnes à risque, comme les personnes âgées ou immunosupprimées et les travailleurs de la santé, devraient «prendre des mesures de protection supplémentaires» pour se protéger de la grippe. Ils devraient notamment se laver les mains et éviter les contacts avec les personnes atteintes.

Ah! Les docteurs-actuaires de la Santé publique, quelle bande de jovialistes! Pas un mot sur toutes ces personnes qui se sont fait vacciner avec un vaccin de 0 efficacité et qui ont subi les mêmes effets secondaires ( 02 ) que si le vaccin avait été efficace.

Il faut retenir que les problèmes des vaccins proviennent des procédés de fabrication et de l'attitude des compagnies qui fraudent sur la qualité du produit. Souvenons-nous qu'en juin 2014, les États-Unis ont fait fermer temporairement GlaxoSmithKline (GSK) un laboratoire au Québec qui ne se conformait pas aux meilleures pratiques de la fabrication de vaccin. Le laboratoire sis à Sainte-Foy a été fermé par les états-uniens...vous avez bien lu, pas par les québécois qui ne font rien en la matière, ni le Canada dont c'est la responsabilité mais bien par les états-uniens.
.

Avouez ! Vous ne vous saviez-pas si bien protégé. ( 03 )



Commentaire de
JosPublic

Sources: La Tribune/Groupe Capitales Médias ( 01 ) pour Martin Cauchon; Ici Radio-Canada pour la Société CBC/Radio-Canada; La Presse/Gesca pour Power Corporation Inc.

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 4 avril 2015

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Notes & Références encyclopédiques:

01

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Effets secondaires

Certaines réactions peuvent survenir après la vaccination.

Nature et fréquence des réactions possibles au vaccin injectable

Fréquence

Réactions possibles au vaccin injectable

Dans la majorité des cas
(plus de 50 % des gens)

  • Douleur à l’endroit où l’injection a été faite

Très souvent
(entre 10 % et 50 % des gens)

  • Rougeur, gonflement à l’endroit où l’injection a été faite

  • Douleurs musculaires

  • Mal de tête

  • Fatigue

  • Perte d’appétit

  • Somnolence (difficulté à rester éveillé)

  • Irritabilité

Souvent
(moins de 10 % des gens)

  • Bleu ou démangeaison à l’endroit où l’injection a été faite

  • Fièvre, frissons, douleur aux jointures et malaises, particulièrement chez les personnes vaccinées pour la 1re fois contre la grippe.

  • Nausées

  • Vomissements

  • Diarrhée

  • Maux de ventre

  • Yeux rouges, mal de gorge, toux et difficulté à respirer (ce qu’on appelle le syndrome oculorespiratoire ou SOR)

Parfois
(moins de 1 % des gens)

  • Enflure du visage (cette réaction fait aussi partie du SOR)

  • Rougeurs sur la peau

  • Étourdissements

  • Enflure des ganglions

Rarement

(moins de 1 personne sur 1000)

  • Convulsions (le corps se raidit et les muscles se contractent de façon saccadée et involontaire)

  • Engourdissements

  • Névralgie (douleur sur le trajet d'un nerf)

Nature et fréquence des réactions connues causées par le vaccin intranasal

Fréquence

Réactions connues causées par le vaccin intranasal

Souvent
(moins de 10 % des gens)

  • Écoulement nasal ou congestion du nez

  • Mal de tête

  • Fatigue ou malaises

Rarement

(moins de 1 personne sur 1000)

  • Réaction allergique

 

Quoi faire après la vaccination

Conseils à suivre dans les minutes suivant la vaccination

Attendez 15 minutes avant de quitter l’endroit où vous avez reçu le vaccin.

Si vous ressentez des effets secondaires, informez-en immédiatement la personne qui vous a donné le vaccin. Elle pourra vous traiter sur place.

Conseils à suivre à la maison

Si vous avez une rougeur, une douleur ou un gonflement à l’endroit où l’injection a été faite, appliquez une compresse humide froide à cet endroit.

En cas de douleur ou de fièvre, prenez de l’acétaminophène, par exemple du TylenolMD, ou de l’ibuprofène, par exemple du AdvilMD.

Quand consulter

Consultez un médecin si vous êtes dans l’une des situations suivantes : 

  • Vous ressentez des symptômes graves ou inhabituels.

  • Vos symptômes s’aggravent au lieu de s’améliorer.

  • Vos symptômes durent depuis plus de 48 heures.

Réactions extrêmement rares

Des réactions extrêmement rares peuvent survenir après la vaccination contre la grippe.

Le syndrome de Guillain-Barré, aussi appelé SGB, est une de ces réactions. Ce syndrome cause une paralysie progressive, c’est-à-dire qu’une ou plusieurs parties du corps s’engourdissent jusqu’au point de ne plus pouvoir bouger. Cette paralysie finit par disparaître, mais elle peut parfois laisser des séquelles. La cause du SGB est inconnue. Dans la majorité des cas, le SGB survient après une infection des intestins ou des poumons. Il atteint surtout les jeunes adultes et les personnes âgées de 60 ans ou plus.

Le risque de présenter le syndrome de Guillain-Barré après avoir été vacciné contre la grippe, si ce risque existe, est extrêmement faible. En effet, on a moins de chances de développer un SGB après la vaccination contre la grippe qu’après avoir contracté une infection comme la grippe.

Les réactions allergiques graves sont aussi extrêmement rares. Si jamais elles se produisent, ce sera dans les minutes qui suivent la vaccination.

 

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Dernière mise à jour : 01 octobre 2014, 14:53

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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03

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

L'entreprise pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK), qui est le principal fournisseur des vaccins antigrippaux au Canada et qui fournit aussi les États-Unis, a récemment reçu un avertissement de la U.S Food and Drug Administration (FDA) concernant des anomalies constatées à son usine de fabrication de vaccins de Sainte-Foy.

Le 12 juin 2014, la FDA a envoyé une lettre d'avertissement à l'entreprise, lui signifiant que des lacunes avaient été observées à ses installations du Parc technologique, notamment en ce qui a trait au système de purification d'eau.

La FDA dit avoir constaté ces anomalies à la suite d'une inspection effectuée entre le 31 mars et 9 avril 2014. ans sa lettre, la FDA accorde un délai de 15 jours à GSK pour que l'entreprise apporte les corrections aux lacunes observées lors de ses inspections.

Une usine de vaccins de Québec dans la mire de la FDA - Sur Ici Radio-Canada, le 24 juin 2014

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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