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Coronavirus - COVID-19
État de la situation dans le monde et au Québec au 4 avril 2020 (10 h 00)

Fin de l'épidémie en Chine & les États-Unis en pleine crise

 
 

4 avro; 2020 La Chine se défend maintenant contre des cas venant d'autres pays - - - 21 mars 2020 Fin de l'épidémie de Coronavirus en Chine - - - - 19 mars 2020 - Premier signe de la fin de l'épidémie du COVID-19 en Chine - - -

Regard sur les épidémies et pandémies

 

Sujets abordés

État de la situation dans le monde et au Québec    
4 avril 2020

La Chine prend les grands moyens...
3 avril 2020

Le coronavirus a deux souches
7 mars 2020

Le coronavirus COVID-19 mérite-t-il la peur qu’il suscite?
1er mars 2020

Le Coronavirus recule
16 février 2020

Quel est ce nouveau mode de calcul qui fait exploser le nombre de cas ?
13 février 2020

Le nouveau coronavirus en 12 questions

Coronavirus chinois : une décision étonnante de l’OMS

Il y a plus dangereux que le coronavirus

La Chine fait à peu près le maximum de ce qu’il est possible de faire

La carte moléculaire du coronavirus
22 février 2020

 

 

Rapport du coronavirus Au QUÉBEC

Rapport du coronavirus dans LE MONDE

 

La Chine prend les grands moyens...
3 avril 2020 à minuit

 
 

Le coronavirus a été découvert dans la ville de Wuhan.

Rapport provenant du site officiel de la

 Commission nationale de la santé en Chine

 Territoire de la Chine seulement:

 

Le 3 avril 2020, 31 régions provinciales sur le continent chinois ainsi que le Corps de production et de construction du Xinjiang ont signalé 19 nouveaux cas d'infection confirmée (18 cas importés et 1 cas indigène dans la province du Hubei), 11 nouveaux cas d'infection suspectée (tous sont des cas importés) et 4 décès (tous au Hubei). 180 patients ont été libérés de l'hôpital après avoir été guéris. 2 346 personnes qui avaient été en contact étroit avec des patients infectés ont été libérées de l'observation médicale. Les cas graves ont diminué de 48.

À minuit le 3 avril 2020, 31 régions de niveau provincial sur le continent chinois ainsi que le Corps de production et de construction du Xinjiang avaient signalé 888 cas d'infections confirmées importées et aucun décès. Au total, 190 patients ont été guéris et sortis de l'hôpital. Il reste 698 cas confirmés (dont 17 dans un état grave) et 114 cas suspects.

À minuit 2020 le 3 avril, la Commission nationale de la santé avait reçu 81 639 rapports de cas confirmés et 3 326 décès dans 31 régions provinciales du continent chinois et le Corps de production et de construction du Xinjiang, et au total 76 751 patients avaient été guéris et sortie de l'hôpital. Il restait encore 1 562 cas confirmés (dont 331 dans un état grave) et 114 cas suspects. Jusqu'à présent, 712 088 personnes ont été identifiées comme ayant été en contact étroit avec des patients infectés. 18 286 sont actuellement sous observation médicale.

Le 3 avril 2020, le Hubei a signalé 1 nouveau cas d'infection confirmée (à Wuhan), aucun nouveau cas d'infection suspectée et 4 décès (tous à Wuhan). 150 patients (tous à Wuhan) ont été libérés de l'hôpital après avoir été guéris.

À minuit le 3 avril 2020, le Hubei avait signalé 67 803 cas d'infection confirmée (dont 50 008 à Wuhan) et 3 207 décès (dont 2 567 à Wuhan). Au total, 63 762 patients ont été guéris et sortis de l'hôpital, dont 46 611 à Wuhan.  Il reste encore 834 cas confirmés (dont 830 à Wuhan), dont 303 dans un état grave (dont 300 à Wuhan).  Il n'y a eu aucun cas suspect.

Le 3 avril 2020, 31 régions de niveau provincial sur le continent chinois ainsi que le Corps de production et de construction du Xinjiang ont signalé 64 nouveaux cas asymptomatiques (dont 26 importés). 58 cas asymptomatiques ont été libérés de la quarantaine (dont 6 cas importés) et 3 sont devenus des cas confirmés (dont 2 cas importés).

À minuit le 3 avril 2020, 1 030 cas asymptomatiques étaient toujours sous observation médicale (dont 239 cas importés).

À minuit le 3 avril 2020, 1 236 infections confirmées avaient été signalées dans les régions administratives spéciales de Hong Kong et Macao et dans la province de Taïwan: 845 à Hong Kong (4 étaient morts et 173 avaient été guéris et sortis de l'hôpital), 43 à Macao (10 avaient été guéris et sortis de l'hôpital) et 348 à Taïwan (5 étaient morts et 50 avaient été guéris et sortis de l'hôpital).

Population de la chine aujourd'hui
(webmestre: désolé pour l'inopportune publicité)
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Le coronavirus a deux souches
7 mars 2020

 
 

Deux souches distinctes du coronavirus (SARS-CoV-2) se propagent actuellement dans la population mondiale, dont l'une serait beaucoup plus virulente que l’autre, montrent les travaux de scientifiques chinois.

Le nouveau coronavirus est responsable d’une nouvelle maladie infectieuse respiratoire appelée COVID-19 (pour CoronaVIrus Disease). Les premiers cas ont été rapportés dans la ville de Wuhan en décembre 2019.

Les récentes analyses réalisées par des équipes de l’Université de Pékin et de l’Institut Pasteur de Shanghai indiquent que le virus a muté au moins à une occasion à ce jour. L’analyse génétique de 103 génomes de SARS-Cov2 montre l’existence de deux souches (désignées L et S).

La S serait la souche la plus ancienne et la moins agressive. Elle serait responsable d’environ 30 % des infections.

La L serait apparue plus tard et serait plus agressive. Elle se propagerait également plus rapidement. Sa présence aurait cependant tendance à diminuer, peut-être en raison de l'intervention humaine qui aurait exercé, selon les chercheurs, une pression sélective plus sévère sur cette souche.

Ces travaux publiés dans le journal National Science Review (Nouvelle fenêtre) (en anglais) sont basés sur des données très préliminaires. Le chercheur Jian Lu et ses collègues affirment que des études plus exhaustives permettront dans les prochains mois de mieux cerner l'évolution et l'épidémiologie du SARS-Cov2 et du COVID-19.

Rappelons qu’un virus a habituellement tendance à perdre de sa virulence en mutant et en se transmettant de personne à personne. Ce n’est cependant pas toujours le cas.

mise

Question : «Pourquoi faut-il craindre le coronavirus davantage que la grippe saisonnière ?   J’ai lu récemment que notre bonne vieille grippe saisonnière avait déjà tué 10 000 personnes aux États-Unis depuis l’automne, des gens de tous âges.   Alors pourquoi cette panique mondiale et tous ces reportages sur le coronavirus chinois ?   Si les médias du monde entier et l’OMS nous faisaient des rapports quotidiens sur les ravages de la grippe, ne serions-nous pas totalement paniqués à chaque année ?»,  demande Flore Fournier, de Saint-Augustin-de-Desmaures.

 

 

Réponse de Jean-François Cliche dans la chronique Science au quotidien:  Grosso modo, il y a deux choses qui font (ou défont) la gravité d’une épidémie : la facilité du pathogène à se transmettre entre humains et la sévérité des symptômes qu’il engendre.

Ces dernières semaines, on a vu circuler un indicateur couramment utilisé en épidémiologie, le poétiquement nommé «R0», qui est le nombre moyen de personne(s) que chaque malade va infecter.  Pour la grippe saisonnière, une étude canadienne toute récente a trouvé un R0 de près de 1,5 [http://bit.ly/3ae6mEt], ce qui signifie que chaque personne grippée refile son virus à 1,5 autres personnes en moyenne. À cet égard, le COVID-19 semble un peu plus contagieux que la grippe : l’OMS a publié un R0 entre 1,4 et 2,5 en janvier, et plusieurs équipes de recherche dans le monde sont arrivées à des R0 oscillant généralement entre 2 et 3.

Il y a, remarquez, des virus qui sont beaucoup plus contagieux que ça — la rougeole, par exemple, a un R0 de 12 à 18 !  Mais tout de même : «un peu plus transmissible que la grippe», ça n’est pas banal non plus puisque l’influenza est elle-même «très contagieuse de par son mode de transmission (gouttelettes et aérosols) et sa courte période d’incubation (1-4 jours avec une moyenne de 1-2 jours).  Elle peut aussi être transmise 24 h avant le début des symptômes», m’a dit le chercheur du CHUQ Dr Guy Boivin, titulaire de la Chaire sur les virus en émergence, lors d’un échange de courriels.

Voilà donc déjà un motif objectif d’inquiétude.  Bien sûr, si ce COVID-19 se comportait comme la plupart des autres coronavirus humains (hormis le SRAS et le MERS, qui sont très graves), c’est-à-dire s’il ne provoquait qu’un rhume très bénin, ce nouveau virus pourrait bien avoir un R0 de 50, il n’y aurait pas de quoi fouetter un chat.  Cependant, tout indique pour l’instant qu’il est beaucoup plus virulent que ça.

Certes, en nombre absolu, l’influenza fait chaque année beaucoup plus de victimes que le COVID-19 : juste aux États-Unis, la grippe a tué entre 16 000 et 41 000 personnes cette année, estime la santé publique américaine, ce qui est de l’ordre de 10 fois plus que le coronavirus chinois sur toute la planète (un peu plus de 2800 victimes en date de jeudi).   Mais il faut garder à l’esprit que l’influenza circule très, très largement et a infecté bien plus de gens (lire : des centaines de millions dans le monde) que le COVID-19 (moins de 100 000).

Alors c’est plutôt par le taux de mortalité, et non par le nombre absolu de décès, qu’il faut juger de la sévérité d’une maladie.  Et de ce point de vue-là aussi, le coronavirus chinois semble plus grave que la grippe saisonnière.  Celle-ci tue bon an mal an entre 0,05 et 0,1 % des gens qu’elle infecte, surtout chez les jeunes enfants et les personnes très âgées, indique Dr Boivin.  Par comparaison, le taux de décès du COVID-19, contre lequel pratiquement personne n’a d’anticorps puisqu’il vient d’apparaître, est de 3,4 %, selon les dernières statistiques de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

 

 

Ce chiffre, notons-le, est sans doute exagéré parce que quand un nouveau pathogène apparaît, les premières statistiques portent souvent surtout sur des hospitalisations et «échappent» de nombreux cas bénins.  Ce fut le cas, par exemple, de la grippe porcine de 2009 : les premières statistiques provenant du Mexique (premier pays touché) suggéraient un taux de mortalité effarant de 10 % alors qu’en réalité, le taux fut éventuellement revu à 0,1 % quand des chiffres plus fiables devinrent disponibles.

C’est vraisemblablement ce qui arrive présentement avec le COVID-19.   «Il faudra des bonnes études séroépidémiologiques, avec mesure des anticorps spécifiques, pour régler cette question», dit Dr Boivin. Mais mener de telles études prend du temps, alors il faudra attendre encore avant d’être fixé pour de bon.

Cependant, il y a quand même un aspect très intéressant des chiffres de l’OMS qui n’a pas attiré l’attention qu’il mérite jusqu’à maintenant : le taux global de mortalité est clairement grossi par la province de Hubei, qui est le "ground zero" de l’épidémie.  Dans cette province chinoise, 65 600 personnes ont été officiellement diagnostiquées, dont 2641 sont décédées, ce qui donne un taux de mortalité de 4 %.  Dans le reste de la Chine, cependant, on recense 106 décès pour 13 000 malades, donc un taux de seulement
0,8% .  Et hors de la Chine, le virus a fauché 57 personnes sur 3 664 cas, ou 1,5 %.

Il est difficile de savoir pourquoi le taux de mortalité est quatre fois plus élevé dans Hubei que partout ailleurs.  Peut-être que le réseau de surveillance de la province a été submergé par l’épidémie et que de nombreux cas bénins n’ont pas été comptabilisés. Peut-être que les services de santé ont été débordés et ne soignent pas aussi efficacement qu’à l’habitude.  Peut-être est-ce un mélange des deux, ou autre chose complètement.  Mais quoi qu’il en soit, «le taux de mortalité (…) dans la province de Hubei est sans doute exagéré», estime Dr Boivin.  Le vrai taux, quand on le saura, sera vraisemblablement plus proche du 1 % que l’on observe ailleurs en Chine et dans le monde que du 4 % de Hubei.

Or 1 %, c’est peu et c’est beaucoup à la fois.  C’est considérablement moins que les deux derniers coronavirus qui ont fait le saut chez l’humain, soit le SRAS (10 % de mortalité) et le MERS (35 %), ce qui est toujours ça de pris.  Mais c’est aussi 10 à 20 fois plus que la grippe — et ce, pour un virus qui se transmet encore mieux que l’influenza.

Alors sans être aussi effrayant que d’autres épidémies dans le passé, ce Covid-19 semble bien mériter le «traitement particulier» que les autorités de santé publique lui accordent. 

Ce qui n’empêche pas, par ailleurs, que certains médias en «beurrent» un peu épais, mais c’est une autre question…

La Chine prend les grands moyens: un hôpital de 1000 lits construit en 10 jours

Le Coronavirus recule
inquiétant certes, mais de moins en moins de raisons de paniquer
16 Février 2020

La nouvelle épidémie de coronavirus (Covid-19) est un danger en recul, mais ses effets resteront avec nous pendant un certain temps.  Le 12 février 2020 le gouvernement chinois a modifié la façon de calculer les cas pour permettre de couvrir plus de personnes potentiellement à risque.  Il est tout simplement question de permettre à ceux qui n'ont pas d'assurance médicaments et à ceux dont les frais modérateurs de leur assurance les incitaient à ne pas déclarer leur état grippal à leur médecin, de le faire.  Ces nouvelles déclarations font augmenter les résultats statistiques, mais ne changent en rien le fait que la crise se résorbe.

Voici la situation actuelle.
 

La tendance à la baisse du nombre de nouveaux cas suspects, et nouvellement confirmés, par jour est désormais évidente pour tous.

L’épidémie est toujours une affaire locale chinoise et majoritairement dans la province de Hubei. 

Un certain nombre de médicaments antivirus sont actuellement testés sur les malades.  Certaines combinaisons semblent aider, ce qui fera encore baisser le taux de mortalité.

La conclusion du journal chinois CAIXIN du 16 février 2020 :

Dans l'ensemble, le nombre de nouveaux cas diagnostiqués dans la province du Hubei a diminué et les nouveaux indicateurs de «diagnostic clinique» ont aidé les patients à recevoir un traitement standardisé plus tôt et à améliorer encore le taux de traitement.  Le 12 janvier 2020, le nombre de villes avec des cas confirmés n'a pas augmenté et le nombre de gens nouvellement sortis des hôpitaux a atteint 1 171, ce qui a dépassé le nombre de nouveaux décès pendant 14 jours consécutifs, et la situation épidémique a changé positivement.

Pour garder les chiffres de la Chine en perspective, on peut pointer les statistiques actuelles fournies par le Center for Disease Control and Prevention (CDC) pour les États-Unis : Le CDC estime que jusqu'à présent dans cette saison, il y a eu au moins 22 millions de cas de grippe, 210 000 hospitalisations et 12 000 décès dus à la grippe états-unienne en cours et qui n'a rien à voir avec celle sévissant présentement en Chine. 10 % des états-uniens n'ont aucune assurance et cela est sans compter les immigrants illégaux ou sans le statut de résidents qui n'entrent pas dans les statistiques.

COVID-19 est encore loin de produire des chiffres aussi élevés. Il ne les approchera probablement jamais, car les ressources que la Chine y injecte sont écrasantes.

Vingt mille travailleurs supplémentaires de la santé travaillent maintenant dans la province du Hubei et d’autres sont en route.  Le gouvernement de la province du Hubei a expédié 180 000 kits de test d’acide nucléique pour le diagnostic d’une infection à coronavirus aux laboratoires concernés.  La ville de Wuhan compte à elle seule 40 laboratoires qui peuvent effectuer 8 000 à 10 000 tests par jour.  Mais certains hôpitaux signalent toujours des pénuries d’équipement et le taux de mortalité de 4% au Hubei est toujours plus élevé que le taux national.

Le gouvernement chinois a placé des millions d’habitants en quarantaine afin d’enrayer la propagation du nouveau coronavirus .  Cette intervention peut-elle être efficace?  La quarantaine est une méthode d’isolement sanitaire utilisée depuis des centaines d’années pour contrer la propagation de maladies infectieuses.  Celle qui a été décrétée dans plus d’une dizaine de villes chinoises et touche des dizaines de millions de personnes est sans précédent dans l'histoire mondiale de la santé publique.  La Chine semble faire le maximum de ce qu’il est possible de faire. 

État
 

Coronavirus : quel est ce nouveau mode de calcul qui fait exploser le nombre de cas ?
13 février 2020

 
 

Des cas "diagnostiqués cliniquement"

Cette nouvelle méthodologie est officialisée dans la cinquième édition du plan de traitement mis en place par la Commission nationale de la Santé du pays.  Pour l'heure, elle ne s'applique qu'à la province du Hubei, foyer de l'épidémie, comme l'explique un journaliste hongkongais sur Twitter.  Désormais, sont comptabilisés l'ensemble des patients "diagnostiqués cliniquement".  Entendre par là que les symptômes suffisent à confirmer une nouvelle infection.  Avant cette évolution, les résultats d'un test d'acide nucléique étaient indispensables pour confirmer un nouveau cas. 

Le test d’amplification des acides nucléiques (TAN) est une technique de dépistage ultra sensible, utilisée pour détecter, dans le sang, le virus de l’hépatite C (VHC), le virus de l’immunodéficience humaine (VIH-1) et le virus du Nil occidental (VNO).

La plupart des épreuves de dépistage conventionnelles reposent sur la présence d’anticorps qui produisent une réaction positive.  La période qui s’écoule entre l’infection initiale et la détection des anticorps est appelée période silencieuse.  Le TAN raccourcit cette période en détectant de faibles niveaux de matériel génétique du virus présent peu après l’infection, mais avant que le corps ait eu la possibilité de commencer à produire des anticorps.

En pratique, une radio pulmonaire peut dorénavant être considérée comme suffisante pour estimer qu'une personne est atteinte du Covid-19.  Selon les autorités, cette méthode doit permettre une prise en charge plus rapide des malades.  Sur les 14 840 nouveaux cas confirmés ce jeudi, la quasi-totalité - 13 332 - ont été diagnostiqués "cliniquement". 

Inutilement alarmiste ?

Un nouveau calcul qui, s'il risque d'inquiéter la population, permet surtout, selon les autorités, de faire bénéficier au plus vite les patients d'un traitement.  "C'est toujours un dilemme", décrypte Kentaro Iwata, professeur à l'université de Kobe, au Japon, pour qui cette nouvelle volonté des autorités du Hubei est "compréhensible" "Dans ce genre d'épidémie, il y a deux méthodes : soit ratisser large pour faire en sorte qu'aucun malade ne passe à travers les mailles du filet, soit faire un dépistage précis", mais qui prend plus de temps, détaille-t-il. 


Le 11 février 2020, l
’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que 88% des personnes décédées avaient plus de 60 ans.  76% des morts étaient des hommes et 70% des morts souffraient de maladies sous-jacentes.  Il s’agissait très probablement de gros fumeurs.

Peu d’enfants sont infectés ou, s’ils le sont, ne présentent que de légers symptômes :

"L'âge médian des patients se situe entre 49 et 56 ans", selon un rapport publié mercredi dans JAMA. "Les cas chez les enfants ont été rares."

Alors pourquoi plus d'enfants ne tombent-ils malades ?

"Ma forte supposition éclairée est que les jeunes sont infectés, mais ils contractent la maladie relativement plus douce", a déclaré le Dr Malik Peiris, chef de virologie à l'Université de Hong Kong, qui a développé un test de diagnostic pour le nouveau coronavirus.

 

 

Une personne infectée transmet le virus à X personnes saines.  En cas d’épidémie, le facteur X est supérieur à 1. Pour le nouveau coronavirus, le facteur initial, également appelé R0 ou R naught, est de 1,4-2,5, ce qui n’est pas particulièrement élevé.

De: Ferris Jabr @ferrisjabr - 6:58 UTC - Jan 25, 2020

Le taux de reproduction de base (R0) est le nombre moyen d'infections secondaires générées par une personne infectée dans une population totalement sensible #2019nCoV ...

L'affirmation selon laquelle "nous sommes maintenant confrontés à l'épidémie de virus la plus virulente que le monde ait jamais connue" et que le nouveau coronavirus est 8 fois plus infectieux que le SRAS est totalement fausse.  Même si le R0 était de 3,8, ce serait loin d'être un record.

Pour donner le contexte, voici une gamme de R0s :

Tant que le R0 est supérieur à 1, l’infection se propagera car chaque personne infectée infectera plusieurs personnes en bonne santé qui infecteront à nouveau d’autres personnes.  Pour arrêter une épidémie, le R0 doit être ramené en dessous de 1.

L’essentiel est de réduire le nombre de personnes saines avec lesquelles une personne infectée entre en contact.  En 2002-2003, l’épidémie de SRAS a commencé avec un R0 d’environ 3 et s’est terminée avec un R0 de 0,4.

Ce résultat a été obtenu en isolant les malades et, comme toutes les personnes infectées ne sont pas immédiatement reconnues, en réduisant également le nombre de contacts que les gens ont dans leur vie quotidienne.

La Chine fait maintenant rapidement les deux. 

Le taux de mortalité du nouveau coronavirus n’est pas non plus une raison de paniquer.

De: Dr. Melvin Sanicas @Vaccinologue - 22:11 UTC - 23 janv. 2020

Le R0 préliminaire (numéro indiquant le degré de contagiosité / transmissibilité d'un agent pathogène) pour le nouveau #coronavirus #Wuhan #nCoV2019 : 1.4-2.5.
Voici les chiffres pour les autres maladies #SARSvirus #MERS et leurs taux de létalité pour mettre les choses en perspective

Le taux de létalité actuel de 4 % (qui peut encore augmenter) n’est pas non plus particulièrement élevé. La pandémie de grippe espagnole, qui a débuté aux États-Unis, avait un taux de mortalité d’environ 10 %.  Elle était inhabituelle dans la mesure où elle a tué principalement de jeunes adultes.

Le nouveau coronavirus semble être assez courant dans la mesure où il tue surtout des personnes déjà affaiblies par d’autres circonstances. L’infection est alors souvent la « dernière goutte d’eau » qui tue une personne qui avait déjà un problème de santé.

Les amateurs de théories du complot supposeront que le coronoavirus a été disséminé intentionnellement ou s’est échappé d’un laboratoire quelconque. Les néoconservateurs états-uniens jouent avec cette idée.

Les formes avancées de guerre biologique qui peuvent "cibler" des génotypes spécifiques peuvent transformer la guerre biologique pour la faire passer d’un acte de terrorisme à un outil politiquement utile.

" Reconstruire les défenses de l'Amérique" - Le rapport PNAC de septembre 2000 (en français)

Mais d’un point de vue scientifique, cela n’a guère de sens.  Il n’existe pas de « gène racial » qui pourrait être utilisé pour faire une distinction sûre entre les personnes d’un certain héritage et les autres. 

Le nouveau coronavirus est probablement une variante d’un virus animal qui est passé à un hôte humain. Cela se produit probablement beaucoup plus souvent que nous ne l’imaginons.

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Le nouveau coronavirus en 12 questions

 
 

Coronavirus Covid-19 (ci-dessus une image générique d'un coronavirus) peut mener à de graves infections pulmonaires, dont la pneumonie.

La multiplication en Asie du nombre de cas d’un virus inconnu inquiète les autorités sanitaires internationales. 

Qu’est-ce que nous savons de ce mystérieux virus?  Explications.

 

1. Où est-il apparu pour la première fois?

 
 

Ce virus, nommé Covid-19, n’avait jamais été observé chez l’humain jusqu'à tout récemment.  Il a été détecté pour la première fois en décembre 2019 dans un marché public de Wuhan , ville chinoise de 11 millions d'habitants. Les autorités sanitaires chinoises pensent que des animaux vendus dans ce marché de fruits de mer en étaient la source.

 

Une femme marche devant le marché de gros des fruits de mer de Huanan, fermé

 

2. Qu’est-ce qu’on sait de lui?

 
 

Il appartient à la famille des coronavirus qui sont à l’origine de diverses affections, allant du rhume banal à des maladies plus graves comme le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) et le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).

La plupart de ces virus infectent les animaux. Seulement six d'entre eux sont connus pour leur capacité à infecter l’humain.

Du point de vue génétique, le Covid-19 présente « 80% de similarités » avec le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), dont la pandémie avait fait des centaines de morts en 2003.

Il faut savoir que ce n’est pas un virus qui se propage aussi bien que l’influenza. Il n’évolue pas très rapidement.

 

Le coronavirus du SRAS vu sous un microscope.

 

3. Peut-il se transmettre d’un humain à l’autre?

 
 

Oui.  Les autorités sanitaires chinoises ont confirmé des cas de contamination interhumaine.  Cette transmission entre humains pourrait permettre au virus de se propager plus rapidement et plus largement que s'il ne se transmettait que d'animaux à humains.

 

4. Doit-on craindre une épidémie?

 
 

Il est toujours difficile de prédire l’avenir dans le cas des maladies infectieuses.  C’est pour cette raison que les autorités sanitaires le prennent très au sérieux et qu’elles tentent de réduire au maximum les risques de propagation.

Dans un passé récent, deux souches de coronavirus ont entraîné des épidémies : le SRAS et le MERS (Middle East respiratory syndrome).

 

Des employés transfèrent un patient à l'hôpital Jinyintan, à Wuhan. Tous les patients qui ont contracté une pneumonie causée par le nouveau coronavirus sont traités à cet endroit.

 

5. Quels sont les symptômes de Covid-19?

 
 

Les mêmes que la plupart des cas de grippe : de la fièvre, de la toux, des douleurs musculaires, un essoufflement et des difficultés respiratoires.

 

6. Peut-il y avoir des complications ?

 
 

Oui.  Dans les cas les plus graves, l'infection peut provoquer une pneumonie, un syndrome respiratoire aigu sévère, une insuffisance rénale et même la mort.

 

7. Est-ce qu’il existe un test de dépistage?

 
 

Oui.  La Chine a rapidement réalisé et partagé avec le reste du monde la séquence génétique de Covid-19  Cela a permis de mettre sur pied un test spécifique pour déceler les cas.

 

8. Quelles sont les personnes les plus à risque?

 
 

Ses effets seront plus graves chez les personnes les plus fragiles, comme les jeunes enfants et les personnes âgées.  Les personnes qui vivent avec une maladie chronique sont également plus susceptibles de présenter des complications.

 

Un policier masqué monte la garde devant le marché aux fruits de mer de la ville de Wuhan, en Chine, qui a été désigné comme lieu d'origine de l'éclosion de la nouvelle maladie, mais non de la naissance de la maladie.

 

9. Comment peut-on prévenir une infection?

 
 

En suivant les recommandations habituelles pour éviter la propagation : se laver les mains régulièrement, se couvrir la bouche et le nez lorsqu'on tousse et éternue.  Évitez les contacts étroits avec toute personne présentant des symptômes de maladie respiratoire tels que la toux et les éternuements.

 

10. Doit-on redouter une autre crise comme celle du SRAS?

 
 

Il est difficile de répondre à cette question.

En 2002 et 2003, l'OMS estime que l'épidémie de SRAS avait fait au moins 774 morts dans le monde (dont 349 en Chine continentale et 299 à Hong Kong) sur 8 096 cas.

À l’époque, trois à quatre mois ont été nécessaires pour déterminer que le SRAS était un coronavirus.

De nos jours, on connaît beaucoup mieux les coronavirus, si bien que l’on peut espérer une réponse beaucoup plus rapide et plus forte.

 

L'éclosion de la maladie a poussé bien des Chinois à tenter de mieux se protéger contre une éventuelle contamination.

 

11. Le Canada déconseille-t-il de voyager en Chine?

 
 

Affaires mondiales Canada recommande depuis le 27 janvier 2020 d'éviter tout voyage dans la province du Hubei, y compris dans les villes de Wuhan, de Huanggang et d’Ezhou , en raison de l'imposition de sévères restrictions visant à limiter la propagation du coronavirus.

 

12. À quoi pouvons-nous nous attendre dans les prochains jours?

 
 

D'autres cas seront fort probablement détectés, y compris dans des pays extérieurs à l’Asie, et peut-être au Canada et aux États-Unis.  En se référant à ce qui s'est produit avec le SRAS, il est probable qu'une propagation limitée de personne à personne continuera à se produire.

 

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Coronavirus chinois : une décision étonnante de l’OMS
Tom SOLOMON
Unité de recherche en protection contre les maladies émergentes, Université de Liverpool

 
 

La décision de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de ne pas déclarer l’éclosion d’un nouveau coronavirus en Chine une «Urgence de santé publique de portée internationale» (USPPI) en surprendra plus d’un.

Le nombre de cas rapportés et de décès double à tous les deux ou trois jours, et des patients ont été rapportés dans plusieurs autres pays d’Asie ainsi qu’au Moyen Orient et aux États-Unis.

Une USPPI est déclarée à la suite d’un événement exceptionnel qui constitue un risque de santé publique pour d’autres pays, quand une maladie se transmet d’un pays à l’autre. Une telle déclaration accroît le niveau de soutien international, accélère les efforts diplomatiques et de sécurité, et dirige plus de ressources financières vers les équipes de première ligne dans la région touchée.

Mais cela vient avec des effets négatifs, si bien qu’une déclaration sans fondement freinerait inutilement le commerce et le tourisme, en plus de sous-entendre qu’un pays n’a pas été capable d’endiguer la maladie tout seul. 

Cependant, compte tenu de la réaction de la Chine, qui a placé 18 millions de personnes en quarantaine dans trois grandes villes, cela ne semble pas pertinent, ici.

Jusqu’à maintenant, nous avons eu cinq de ces grandes urgences de santé publique déclarées par l’OMS : la pandémie de H1N1 en 2009 (aussi appelée grippe porcine), une déclaration de 2014 suivant la résurgence d’une souche sauvage du virus de la polio, l’épidémie de fièvre Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014, l’ urgence Zika de 2015-2016 et, après beaucoup de délibérations, l’éclosion d’ Ebola au Kivu en 2018-2019.

Dans ce cas-ci, l’OMS considère que même sans la déclaration d’une USPPI, il y a déjà une réponse internationale coordonnée à cette épidémie de coronavirus.  Et bien qu’un nouveau coronavirus humain est indéniablement en train de se répandre rapidement en Chine, la contagion dans d’autres pays est, pour l’instant, bien moins dramatique.

Nous ne savons pas encore précisément à quel point le virus est contagieux, c’est-à-dire combien de nouveaux cas une personne atteinte peut causer. Le taux de mortalité, qui tourne autour de 3 à 4 % à l’heure actuelle, est moindre que celui du SRAS (près de 10 %) ou de la fièvre Ebola (environ 50 %).   L’OMS devra garder l’œil sur les développements futurs avant de déclarer une urgence.

La dernière mesure prise par les autorités chinoises de placer près de 20 millions de personnes en quarantaine dans trois grandes villes illustre leur détermination à faire tout ce qu’ils peuvent pour reprendre le contrôle sur la contagion.

Cependant, il n’est pas certain s’il est réellement possible d’isoler autant de gens, ni si cela peut vraiment aider à endiguer l’épidémie à ce stade-ci.  (fin mars 2020, ce doute n'existe plus. Oui cela a fonctionné voir les statistiques qui démontre la fin de l'épidémie en Chine).

Au Royaume-Uni et dans d’autres pays, les passagers aériens en provenance directe de Wuhan [ndlr : qui est l’épicentre de l’épidémie] doivent passer un examen de santé et sont informés de ce qu’ils doivent faire s’ils se sentent malades.

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Il y a plus dangereux que le coronavirus

Il y a un virus qui frappe fort en ce moment, au point d’avoir enlevé la vie de 39 enfants aux États-Unis seulement. Et ce n’est pas le coronavirus venu de Chine, c’est la grippe.

 
 

Selon les chiffres du Centre de contrôle des maladies (CDC), elle aurait frappé 13 millions d’états-uniens jusqu’ici en janvier 2020, entraîné l’hospitalisation de 120 000 d’entre eux, et provoqué des complications qui ont causé 6 600 décès, en grande majorité des personnes âgées.  À travers le monde, l’Organisation mondiale de la santé estime le bilan annuel entre 3 et 5 millions de cas sévères, et de 300 000 à 650 000 décès.

Au Québec, sans afficher un bilan aussi dramatique, cette saison de la grippe est néanmoins plus virulente, note l’ Institut national de santé publique. On parlait en début d’année, dans le jargon de la santé, d’un indice d’activité grippale de 29 à 35 % pendant le congé des Fêtes, comparativement à une pointe de 30 % l’hiver précédent.

Trois souches différentes de la grippe se font concurrence, un phénomène rare qui pourrait contribuer à diminuer l’efficacité du vaccin : les statistiques à ce sujet devraient être connues bientôt.

Il ne fait aucun doute que, pour les médecins nord-américains, la grippe saisonnière est une plus grande source de préoccupations que le coronavirus Covid-19.  Bien que le nombre de cas de ce dernier soit voué à continuer d’augmenter, on reste à des années-lumière du bilan de la grippe, avec un taux de décès qui semble pour l’instant être de moins de 1 %.

« La familiarité nourrit l’indifférence », résume pour le journal USA Today le Dr William Schaffner à propos de la grippe. À l’inverse, le coronavirus « crée de l’anxiété », « parce qu’il est nouveau, mystérieux et provient d’un endroit exotique ».

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La Chine fait à peu près le maximum de ce qu’il est possible de faire

 
 

Le gouvernement chinois a placé des millions d’habitants en quarantaine afin d’enrayer la propagation du nouveau coronavirus. Cette intervention peut-elle être efficace?

La quarantaine est une méthode d’isolement sanitaire utilisée depuis le 14e siècle pour contrer la propagation de maladies infectieuses.

Celle qui a été décrétée dans plus d’une dizaine de villes chinoises et touche des dizaines de millions de personnes est sans précédent dans l'histoire mondiale de la santé publique.

 

Les autorités sanitaires de la ville de Wuhan, en Chine centrale, furent les premiers à signaler des décès

 dus à un nouveau type de coronavirus.

 

L’ensemble des transports publics (avions, trains, bus, métros, traversiers) ont été interrompus. Les citoyens ont été sommés de ne pas quitter leur ville et de porter un masque dans les lieux publics.

La Chine fait à peu près le maximum de ce qu’il est possible de faire.
Gaston De Serres
médecin épidémiologiste à l’Institut national de santé publique du Québec

Il faut comprendre que mettre en quarantaine des villes de millions d’habitants, c’est considérable, explique Gaston De Serres.

L’exception chinoise

La Chine [le gouvernement] a une autorité qui fonctionne différemment et peut peut-être réussir ce tour de force là, d’arrêter la transmission du virus avant qu’il ne se retrouve dans la population humaine, estime le Dr De Serres.

 

Un employé désinfecte la place publique située devant la gare de trains de Hankou, à Wuhan.

 
«

Si le gouvernement canadien voulait faire cela ici, je pense que cela serait socialement inacceptable, ça ne passerait pas du tout. […] Imaginez si le gouvernement décidait de mettre Toronto en quarantaine! Ça ne serait pas simple à mettre en place.
                           
- Gaston De Serres

»
 

Une telle quarantaine entraînerait presque certainement des violations des droits de la personne et pourrait même être jugée inconstitutionnelle.

En raison de cette différence de gouvernance, la Chine pourrait réussir son pari et empêcher la contagion à grande échelle en diminuant le plus possible les contacts entre les citoyens des régions atteintes avec le reste du monde.

Dans le scénario idéal, une fois la contagion devenue impossible, le coronavirus disparaîtra de lui-même. Mais la situation actuelle est encore très loin de cette éventualité, même si l’Organisation mondiale de la santé (OMS) salue la vigueur de l’intervention du pouvoir central chinois.

 
«

Si ce virus-là devient incontrôlé, il va s’ajouter à une longue liste de virus respiratoires qui nous affectent année après année.
                            
- Gaston De Serres

»
 

Trouver les cas

À partir du moment où l’on ferme les villes, le gros travail des autorités sanitaires chinoises est de trouver les gens malades et de les isoler pour arrêter la transmission, explique le chercheur.

Une étape qui n’est pas facile, puisque certains porteurs ne présentent pas de symptômes très marqués, contrairement au SRAS en 2003. Les personnes contaminées pourraient ne présenter qu’un mal de gorge, une infection respiratoire légère et une légère fièvre.

 

Des policiers ont rapidement été équipés de thermomètres pour identifier les malades potentiels.

 

Avec le SRAS, on avait toujours des gens très malades. Il était possible de faire la recherche de cas dans les hôpitaux parce qu’ils aboutissaient tous là, affirme M. De Serres.

 
«

Si la maladie est moins forte, il y a plein de monde qui ne consulteront pas, mais qui pourraient être des transmetteurs.
                           
- Gaston De Serres

»
 

  À l'heure actuelle, même si l'OMS juge que le virus peut provoquer une pathologie grave et entraîner la mort, les symptômes semblent plus bénins dans la plupart des cas.

Il faut noter que la majorité des Chinois qui sont morts jusqu’à maintenant souffraient d’autres problèmes médicaux qui affaiblissaient déjà leur système immunitaire, comme l’hypertension, le diabète, ou des maladies cardiovasculaires.

La suite

Les efforts de quarantaine et de confinement entrepris à grande échelle par les autorités chinoises pourraient donner des résultats assez rapidement.

Le Dr De Serres rappelle qu’en 2003, des mesures vigoureuses avaient permis en quelques mois de retirer le SRAS de la population.

Les prochains jours et les prochaines semaines seront donc déterminants.  Aux mesures de confinement s’ajoutent d’autres moyens, comme le port obligatoire des masques et le lavage régulier des mains.

Ajout au texte: le 19 mars 2020, la Chine n’a signalé aucun nouveau cas d’infection au nouveau coronavirus.  Elle a donc l’épidémie. Les autres pays, où l’épidémie continue de s’étendre, devront adopter toutes les mesures que la Chine a prises pour gagner également le combat.

 

La température des derniers passagers arrivés à Pékin de Wuhan a été vérifiée.

 

En plus de ces actions sanitaires, des scientifiques, dont certains Canadiens, se sont également engagés à créer un vaccin contre le coronavirus le plus rapidement possible.

Des premiers tests cliniques pourraient même commencer chez l’humain dès cet été.

Un héritage de la marine

Le terme quarantaine serait apparu au 14e siècle à Venise en Italie.  Durant la pandémie de peste noire, les capitaines de navires devaient jeter l'ancre au large des côtes pour un isolement de 40 jours. Cette période a donné naissance au terme quarantaine, de l'italien "quaranta giorni", qui signifie 40 jours.

 
«

Dans ce temps-là, on ne savait même pas que ce qui causait le mal. Ce qu’on savait, c’est que s’il y avait un cas à bord, d’autres allaient peut-être apparaître.
                           
- Gaston De Serres

»
 

Dans l’esprit de l’époque, on avait l’impression que les maladies étaient causées par des miasmes. C’était selon eux les mauvaises odeurs qui rendaient le monde malade, conclut le chercheur

Les virus de la grippe mutent sans arrêt pour échapper à nos défenses immunitaires.

 

Source: Commission nationale de la santé en Chine;  Moon of Alabama ; Société Canadian Broadcasting Corporation (CBC)/Radio-Canada pour le gouvernement du Canada: Le Soleil de Québec pour la Coopérative nationale de l’information indépendante (CN2i):  Agence Science-Presse; De Grande-Bretagne Science Media CentreLCI : La chaine info SCS du Groupe TF1: Cas de Coronavirus dans le monde (ne pas oublier d'actualiser la page)

Choix de photos, collection de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise en ligne 30 janvier 2020
Mise à jour de la bande défilante et des données provenant du gouvernement chinois: 4 avril 2020

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