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Grève à la Société des alcool du Québec
Engraisser les uns, dépouiller les autres
Et il y a les pouilleux, ceux qui exécutent la sale besogne

Au moment où la SAQ va augmenter ses revenus de 50 millions$ annuellement et ce dès 2020, grâce à la nouvelle société d'État la Société québécoise du cannabis (SQC) (filiale de la SAQ), qui vendra du cannabis à partir d'octobre 2018, le gouvernement coupe dans les conditions de vie de ses employés.es de la Société des alcools du Québec.

 
 

On est ben drôle... Pas comique.  Drôle.  Les pouvoirs de l’argent sont indéfinissables. Mais, ils s’expriment.

Prenons pour exemple: le Canadien de Montréal a une masse salariale de 71 millions $ pour 31 joueurs. Et ça ne nous défrise pas;

  • cinq dirigeants de Bombardier encaissent 45 millions $ de salaire-revenu-bonus et bénéfices. Ça nous dérange un peu. Mais pas trop. Même si en 2017 Bombardier congédiait des milliers d’employés;

  • le PDG de la Caisse de dépôt et de placement et ses acolytes touchent au total 10 millions $ en 2017;

  • si on calculait pour Power Corporation, SNC-Lavalin, Banque Nationale, CGI, Groupe Jean Coutu, Saputo, Hydro-Québec, Gildan, SAQ et les autres, on dépasserait les centaines de millions par année.

C’est normal, c’est le système qui veut ça!  Je l’entends bien.  Mais quel système?  Celui de l’offre et de la demande.  Qui se nomme le libéralisme.  Sans autre étiquette. 

OK!  Mais pourquoi ça fait neuf ans que tout ce qui a rapport à l’argent a engraissé ses revenus et bonis de 35-40 %?  Et que tout ce qui touche au travail stagne autour du taux d’inflation.  C’est-à-dire ± 2 % par année.  Ce qui donne un épouvantable 3,5 à 4 % au final.  Comme engraissement, déjà vu mieux.

Newton et sa loi sur la gravité terrestre ne joue pas sur les retombées de l’argent.  On pourrait continuer longtemps comme ça.  Ça deviendrait impudique et obscène cependant.

Mais quand on parle du personnel employé de la SAQ, ah là! «Eux autres c’est des pleins; sont gâtés-pourris».  À 19 $ l’heure pour 75 % du personnel temporaire, à temps partiel et 25 $ l’heure pour les autres, «c’est effrayant de même penser à faire une grève, tellement sont bien payés».

Holà!  Deux mille cinq cents employés font autour de 15-18 heures par semaine.  Ils font donc plus ou moins 16 000 $ par année, 20 000 $ si la chance est là.  Deux mille autres font autour de 30 000 $ par année.  Enfin, 1200-1500 font autour de 40 000 $ ou 45 000 $ par année.  En travaillant pour un service qui fournit plus de 1 milliard $ de profits au gouvernement chaque année.

Faut être content de ce milliard de profit.  Bon à savoir également que le PDG touche 448 000 $ de revenus annuellement.  Que ses cinq vice-présidents font plus de 320 000 $ par année.  Moins de contentement ici toutefois.

Quand on pense que comme État on s’arrange pour ne plus donner de permanence ou presque au personnel.  Qu’on joue avec les horaires et la santé des personnes.  Ce qui trafique les revenus des employés.  Que ce qui se nomme «conciliation travail-famille» est bloqué par toutes sortes de manigances qui rendent les individus plus fragiles et vulnérables.  En raison de leur précarité.

On n’y pense pas assez souvent mais «précarité» signifie peu durable, peu stable.  On n’a rien à gagner à rendre des personnes plus fragiles et enclines à devenir malades, nerveuses ou «sur-occupées» à chercher d’autres emplois pour tenter de ne pas trop s’endetter.

De voir et entendre trop de gens chiâler est attristant. Ça rend songeur sur ce que devient le monde dans lequel je vis.  Enfin, dans lequel j’essaie de vivre.

On banalise l’argent des riches et on démonise le peu d’argent des «en dessous de la moyenne salariale québécoise».  Vaudrait mieux les traiter comme des voisins que des vauriens.  Parce que le fond de l’air est glauque et que ça sent la "swamp" comme hauteur de sentiments.  C’est pas comme si on ne pouvait pas les payer comme du monde.  On en paie plein d’autres comme des "kingpins".  Est-ce par jalousie?  Sais pas!

À la SAQ, on forme et a formé tout plein de connaisseurs, œnologues, acheteurs, conseillers en vins et spiritueux, sélectionneurs, directeurs gérants, publicistes, étalagistes, etc.  Et mettez tout ce qui précède au genre féminin ou celui qui vous convient.

Bref, les salaires versés aux employés retournent totalement dans les rouages de la consommation et de l’économie.  Ce qui nous aide.  Il est où le problème?

Faudrait voir à ce que le traitement qu’on leur réserve nous aide davantage.  Pas moins.  Et c’est pourtant le «moins» qui leur est proposé.  Et qu’on nous propose par la bande.

Plutôt honteux.  En 2018, comme dirait l’autre!

Source: Jean-Claude Soulard, Trois-Rivières

Choix de photos, choix de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 25 juillet 2018

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

  Riccardo Petrella invite à contrer la spéculation financière, la guerre et la pauvreté

Les personnes imbriquées et les exclues du pouvoir politique et économique

  Fiche: Économie & Finance

Notes & Références encyclopédiques:

Au moment où la SAQ va augmenter ses revenus...

 

Source - Budget du Québec Mars 2018

 

Le pot revenus et déficit

Taxes - Part du Québec (75 % de la taxe d’accise)

2018-2019: 23 MS

2019-2020: 50 M$

Pertes

2018-2019: 9 MS

2019-2020: Aucune

 

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grâce à la nouvelle société d'État , la Société québécoise du cannabis...

 

Le projet de loi 157 prévoit la création de la Société québécoise du cannabis (SQC), une filiale de la Société des alcools du Québec (SAQ).  Sa mission sera d'assurer la vente du produit, de façon discrète, afin de ne pas « favoriser la consommation de cannabis » État des lieux en 2018 - La Presse, le 4 janvier 2018

 

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Le gouvernement coupe dans les conditions de vie...

 

Objectif: appauvrir une partie de la classe moyenne.  Si vous avez remarqué qu'il y a présentement grève à la SAQ sachez que le fond de l'histoire c'est ça...pousser les employés.es à bout pour mieux les tabasser financièrement par la suite..

Appliquer l'austérité à ceux qui forment la classe moyenne du Québec. C'est écrit dans le programme du Parti Libéral du Québec et de celui de la Coalition Avenir Québec.

Sujet après sujet, ligne par ligne, austérité dans tous les services gouvernementaux. Quant au Parti Québécois, il a toujours "surfé" sur le sujet. Québec solidaire pour le moment fait le silence sur ce qu'il devrait dénoncer! 

La conséquence est simple, une détérioration du service qui amène une insatisfaction de la clientèle qui ouvre la porte au secteur privé qui rendra un service même inférieur à plus haut coût pour le client et fournira moins d'argent au Conseil du trésor pour investir dans la santé et l'éducation. Toute cette démarche est connue, archi-connue depuis 1986. 

Le problème c'est que le peuple n'y voit rien car l'information arrive de façon parcellaire.  Les objectifs réels des libertariens comme le Dr Couillard sont de réaliser leur programme tout en douceur.  Loi après loi, une à une elles sont grugées... il arrivera bien le jour où il sera trop tard, il ne restera que la police, équipée comme des soldats d'infanterie et l'armée pour remettre à leur place les débordements de foules que la police ne pourrait réprimer. 

Bien sûr il restera aussi le Ministère du revenu pour que les oligarques québécois puissent recevoir des subventions et utiliser par leurs entreprises les routes ponts et tunnels que nous payons avec nos taxes, certainement pas avec leurs exemptions fiscale et leurs conseillers fiscalistes spécialisés en vol des deniers de l'État.

Comme les rois d'antan les politiciens libertariens comme Legault et Couillard pourront prendre leur dime sur ce qui restera dans le porte-monnaie du peuple. Mais pour aller plus vite ils attaquent à la source en réduisant les salaires des employés.es de l'État.  Pour le moment, été 2018, c'est dans les conditions de vie des employés.es de la SAQ.

 

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