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Alban d'Amours et le capitalisme
Alban d'Amours et les coopératives
Alban d'Amours et les dérives du capitalisme
Alban d'Amours et le Mouvement Desjardins
Coopératisme international d'Alban D'amours
Coopératisme international des Caisses populaires Desjardins
Coopératisme du mouvement Desjardins
Le capitalisme malade
Les inégalités sociales du capitalisme

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Alban D'Amours et l’antidote aux dérives du capitalisme

Ne comptez pas sur Alban D’Amours pour jouer le rôle de «belle-mère» au Mouvement Desjardins.  Selon lui, l’institution québécoise n’a pas perdu son âme, n’est pas dénaturée.  Son expérience chez Desjardins et du coopératisme international l’amène même à conclure que le coopératisme est un antidote aux dérives du capitalisme.  C’est d’ailleurs le titre du livre qu’il a lancé en octobre 2019.

Des économistes se portent cet automne au chevet du capitalisme malade, incapable ou peu enclin à trouver des solutions aux inégalités sociales, aux enjeux climatiques et de développement durable.  Jeremy Rifkin propose Le New Deal vert mondial. Thomas Piketty propose Capital et idéologie

À la petite échelle du Québec, Alban d’Amours, qui a présidé le Mouvement Desjardins de 2000 à 2008, suggère pour sa part de miser davantage sur le coopératisme pour faire contrepoids au capitalisme et créer un nouvel ordre économique et social.  Son ouvrage : Le coopératisme, un antidote aux dérives du capitalisme.  Réflexions ancrées dans mon parcours chez Desjardins. Présentation par Brigitte Breton.

 

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Les inégalités sociales du capitalisme
 

Selon M. D’Amours, la logique d’affaires fondée uniquement sur le profit de l’actionnaire a montré ses limites.  En entrevue mardi le 15 octobre 2019 avec Brigitte Breton, éditorialiste au Soleil de Québec, il souligne que les dirigeants des 180 plus grandes entreprises états-uniennes arrivent au même constat.

Économiste de formation, il prône un autre modèle d’affaires, celui des coopératives avec leur modèle de propriété collective, leur gouvernance démocratique et leur logique d’affaires qui en est une de service.

Il rappelle que certains ont sourcillé lorsqu’il a commencé à utiliser la notion de modèle d’affaires pour parler des coopératives.  Pour lui, celles-ci sont de «véritables entreprises, soumises à la concurrence et fortes de leur logique de service».

L’homme, qui a été professeur à l’Université de Sherbrooke et sous-ministre au gouvernement du Québec avant de faire son entrée chez Desjardins en 1988, est inquiet de la montée du populisme et des inégalités sociales.

Il croit que le désordre économique met en péril nos démocraties. 

Il déplore la tyrannie des objectifs trimestriels qui rend difficile, voire impossible, la prise en compte d’enjeux sociaux et environnementaux majeurs.

«La culture financière du court terme a envahi l’espace gouvernemental, l’ignorance a pris le pas sur la science, les inégalités croissantes nourrissent la grogne, la mondialisation n’a pas répondu aux espoirs qu’elle suscitait, les directions politiques perdent leurs repères et les démocraties se fragilisent alors qu’on voit poindre des relents de totalitarisme», écrit-il dans son livre de 189 pages qu’il considère comme un héritage.

L’ouvrage, publié aux Presses de l’Université Laval, a été lancé mercredi le 16 octobre 2019 à l’Université Laval où sa fille Sophie est rectrice. 

Alban D’Amours est aussi diplômé de l’Université Laval. 

La préface du livre est signée par Guy Cormier, président et chef de la direction du Mouvement Desjardins. 

Guy Cormier

L’auteur estime que le coopératisme peut contribuer à rééquilibrer l’économie mondiale parce que sa logique d’affaires est plus inclusive.  «Elle tient compte du social, des employés, des dirigeants, des enjeux climatiques et du développement durable»

Philanthrope, M. D’Amours a contribué en 2018 à la création de la Chaire de leadership en enseignement Alban-D’Amours en sociologie de la coopération, à l’Université Laval.  «Pas en affaires, pas en économie, mais bien en sociologie. Pour moi, c’était important».

M. D’Amours souligne également que performance, rentabilité et productivité vont de pair avec le coopératisme.  Un modèle qu’il juge d’ailleurs bien adapté pour l’économie circulaire et l’économie de partage.  «La vraie économie de partage. Pas celle d’Uber comme le prétend le gouvernement», précise-t-il.  Il voit dans l’économie de partage à la Uber, «une sorte de prolétarisation de la propriété privée».

Il préconise trois axes de performance globale et durable : la satisfaction des membres, des clients, des contribuables (du temps qu’il était sous-ministre), la productivité par l’efficacité et l’innovation, et la mobilisation des ressources humaines par le développement des compétences, la responsabilisation et la satisfaction du travail bien fait.

L’âme de Desjardins 

Le président de Desjardins, Claude Béland salut les délégués.es après son discours d'adieu, alors qu'il transfère ses pouvoirs au nouveau président, Alban D'amour, à droite de la photo. C'était lors de l'assemblée générale annuelle de Desjardins à Québec en 2000.
Monsieur Béland est décédé le 24 novembre 2019.

 

L’ancien président de Desjardins entend bien les critiques dont fait l’objet l’organisation lors de la fermeture de guichets automatiques ou de regroupement de caisses populaires.

Pas question pour lui de sortir sur la place publique pour critiquer le Mouvement, comme le fait parfois un autre ancien dirigeant, Claude Béland.  M. D’Amours dit préférer les liens directs avec la haute direction. «C’est plus efficace et plus constructif.»  Il précise qu’il a participé à tous les congrès et n’a raté qu’une seule assemblée générale en 40 ans. 

Des conseils aux dirigeants de Desjardins : se laisser guider par les éléments immuables de son modèle d’affaires, réinventer la proximité, revitaliser sa gouvernance démocratique en misant sur le numérique et accroître sa productivité. 

«Les arbitrages doivent protéger la primauté de l’intérêt des membres dans un contexte de rentabilité suffisante et rassurante. Notamment, la modification des modes d’accès aux services devrait être accompagnée de modes compatibles avec sa logique d’affaires, même s’il faut assumer temporairement des coûts additionnels nécessaires à la mutation et à son acceptabilité par les membres.»

Selon M. D’Amours, «l’âme de Desjardins» a évolué depuis les 120 dernières années, mais les membres, les dirigeants et les employés ont toujours soif d’humanisme.

Fruit d’années de réflexions et d’ancrages expérientiels, cet ouvrage évoque comment le coopératisme peut participer à l’avènement d’un nouvel ordre économique mondial. Le coopératisme, fort de son modèle de propriété collective et de sa logique d’affaires qui en est une de service, participe au pluralisme des modèles de propriété.

 Ce pluralisme, selon l’auteur, est le seul capable de rendre efficace les mécanismes de poids et contrepoids si nécessaires à l’atteinte d’un équilibre reflétant plus de démocratie, de justice, de cohésion sociale, de valeurs humaines, ainsi qu’une conscience des exigences d’un développement durable dans la conduite des affaires.

En plus de situer sa réflexion selon son parcours professionnel, l’auteur développe ses arguments à travers des références académiques et historiques du mouvement coopératif québécois.

Ce livre fait appel au pouvoir de l’exemple et de la pensée, si largement utilisé par le modèle capitaliste, pour convaincre les décideurs publics d’accorder plus de place au coopératisme.

 

Notes & Références encyclopédiques:

C'est d'ailleurs le titre du livre qu'il a lancé...
 

Le coopératisme, un antidote aux dérives du capitalisme. Réflexions ancrées dans mon parcours chez Desjardins

Auteur : Alban D’Amours
Discipline: Économie
Parution: 30 septembre 2019 - 210 pages
Presses de l’Université Laval - Préface de Guy Cormier

Voici un plaidoyer vivant et inspirant pour une économie plus humaine. Préface de Guy Cormier.

Description

Quelle est la logique d’affaire d’une coopérative ?  Comment évolue-t-elle pour répondre aux défis de la concurrence et durer ?  Les menaces sont nombreuses et ébranlent la confiance de certains à l’égard du futur du coopératisme, d’autant plus que le modèle coopératif est trop souvent mis à mal par des régulateurs internationaux ayant une seule référence en tête : le modèle capitaliste.  Comment convaincre les consommateurs et les agents de l’offre que le modèle coopératif a, plus que jamais, une place à prendre et à renforcer pour contribuer à l’avènement d’un nouvel ordre économique ?  

Adoptant une approche à la fois historique, personnelle et prospective et s’appuyant sur un parcours de plus de 40 ans au sein du monde coopératif, dont deux mandats à la présidence du Mouvement des caisses Desjardins, Alban D’Amours propose ici une analyse des éléments distinctifs du modèle d’affaires coopératif.

Son témoignage vise à démontrer que ce modèle peut contribuer à l’avènement d’un nouvel ordre économique s’il entretient une forte capacité de changer et de s’adapter aux besoins des membres et aux nouvelles réalités.  Il lie son avenir à la mise en lumière de son identité et des véritables facteurs de différenciation du modèle d’affaires capitaliste tant dans l’économie de marché que dans l’économie de partage.

Enfin, l’auteur décrit le type de pouvoir de la pensée dont ce modèle a besoin pour jouer son rôle d’influenceur auprès des législateurs afin d’avoir sa place dans les nombreux modèles de propriété.  Un plaidoyer vivant et inspirant pour une économie plus humaine.

Alban D'Amours un philanthrope au service du coopératisme

 

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Jeremy Rifkin propose...
 

Le New Deal Vert Mondial Pourquoi la civilisation fossile va s'effondrer d'ici 2028 - Le plan économique pour sauver la vie sur Terre

Jeremy Rifkin

Date de parution : 16/10/2019
ISBN : 979-10-209-0762-2
304 pages pages
14.5x22 cm

Après avoir théorisé la Troisième Révolution industrielle, Jeremy Rifkin développe son grand projet de New Deal vert mondial.  Il s’agit d’un véritable plan de transformation de la société pour faire face au changement climatique en construisant un monde post-énergies fossiles.

Jeremy Rifkin, qui travaille main dans la main avec les gouvernements pour promouvoir cette nouvelle donne verte – aux États-Unis, en Europe ou en Chine – propose un véritable mode d’emploi.  Un manuel de transition globale qui permettrait de produire 100 % de l’électricité à partir de sources propres et renouvelables ; d’améliorer et d’augmenter l’efficacité du réseau énergétique, du réseau des transports ou du secteur du bâtiment ; d’investir dans la recherche et le développement de technologies vertes ou de proposer de nouveaux emplois nés de cette nouvelle économie.

Le temps nous est compté et le consensus scientifique ne peut plus être remis en question : le dérèglement climatique dû à l’homme et issu de la combustion de matières fossiles va mener l’humanité à la sixième grande extinction de la vie sur Terre.

Mais partout les solutions existent et sont à notre portée. Aujourd’hui, les intérêts des dirigeants politiques, économiques et financiers convergent avec ceux des citoyens : c’est ce que démontre le célèbre prospectiviste.  Voici un ouvrage particulièrement documenté qui redonne de l’espoir et plus que jamais l’envie d’agir pour la planète.

ATTENTION: Il faut noter que le contenu de ce livre est loin de faire l'unanimité parmi les progressistes de la gauche politique et d'une faction importante des libertariens de droite qui n'y voient qu'un projet pour nous mener vers un gouvernement mondial dictatorial dirigé par le 1% des plus riches personnes de la planète.

 

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Thomas Piketty propose...
 

Capital et idéologie de Thomas Piketty.    Toutes les sociétés humaines ont besoin de justifier leurs inégalités : il faut leur trouver des raisons, faute de quoi c’est l’ensemble de l’édifice politique et social qui menace de s’effondrer. Les idéologies du passé, si on les étudie de près, ne sont à cet égard pas toujours plus folles que celles du présent.

 C’est en montrant la multiplicité des trajectoires et des bifurcations possibles que l’on peut interroger les fondements de nos propres institutions et envisager les conditions de leur transformation.
À partir de données comparatives d’une ampleur et d’une profondeur inédites, ce livre retrace dans une perspective tout à la fois économique, sociale, intellectuelle et politique l’histoire et le devenir des régimes inégalitaires, depuis les sociétés trifonctionnelles et esclavagistes anciennes jusqu’aux sociétés postcoloniales et hypercapitalistes modernes, en passant par les sociétés propriétaristes, coloniales, communistes et sociales-démocrates. À l’encontre du récit hyperinégalitaire qui s’est imposé depuis les années 1980-1990, il montre que c’est le combat pour l’égalité et l’éducation, et non pas la sacralisation de la propriété, qui a permis le développement économique et le progrès humain.
En s’appuyant sur les leçons de l’histoire globale, il est possible de rompre avec le fatalisme qui nourrit les dérives identitaires actuelles et d’imaginer un socialisme participatif pour le XXIe siècle : un nouvel horizon égalitaire à visée universelle, une nouvelle idéologie de l’égalité, de la propriété sociale, de l’éducation et du partage des savoirs et des pouvoirs.

Directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales et professeur à l’École d’économie de Paris, Thomas Piketty est l’auteur du Capital auXXIe siècle (2013), traduit en 40 langues et vendu à plus de 2,5 millions d’exemplaires, dont le présent livre est le prolongement.

 

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Source: Presses de l’Université Laval; Le Soleil de Médias Capitales pour Martin Cauchon

Choix de photos, collection de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 28 novembre 2019

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

  Monique Leroux, la présidente du Mouvement Desjardins siège à la Commission Trilatérale!

 Claude Béland déplore que le profit soit devenu LA valeur de la société

   Fiche : Économie et finance

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