Retour à : Plan du site - MétéoPolitique - Fiche: Économie & Finance Analyses et Opinions - Dmitry Orlov

État des lieux sur l'effondrement des États-Unis et du Canada, le porte queue

Sam Mitchell de Collapse Chronicles rencontre Dmitry Orlov auteur d'un livre qui présente sa thèse sur la « Collapsologie » c'est-à-dire l'étude de l'effondrement des sociétés ou des civilisations. Il porte son attention sur l'état des lieux aux États-Unis d'Amérique. 

Dans le contexte du texte ci-dessous, il faut tenir compte du Canada dont l'économie est entièrement imbriquée à celle des États-Unis tout en servant de lieu de blanchiment d'argent pour les multinationales et leurs dirigeants criminels qui utilisent le Canada pour cacher leur famille et leurs avoirs.  La politique des relations extérieures du Canada passe maintenant par les États-Unis, voilà pourquoi nous vendons des armes létales à l'Ukraine, nous avons bombardé la Libye, poursuivi SNC-Lavalin pour ne pas avoir respecté l'embargo états-unien sur la Libye, que nous avons arrêté la vice-présidente de Huawei et que nous jouons les porte-queues des États-Unis au Venezuela.  En lisant le texte, tenez compte du Canada même si Orlov ne le mentionne pas à toutes les phrases.

Je vous suggère ce texte, car il parle aussi des lecteurs agissants ou non que nous sommes. -  JosPublic

 

 
 

Intervieweur :  Vos opinions sont-elles devenues un peu plus sombres depuis que vous avez publié Les cinq stades de l’effondrement il y a quelques années ?

 
 

Dmitry : Oui, c’est le cas.  Ma prémisse dans ce livre était que l’effondrement financier, commercial et politique est inévitable dans de nombreux pays du monde, en particulier aux États-Unis (ce qui ne peut être soutenu ne le sera pas), mais que l’effondrement social et culturel peut être évité, comme ce fut le cas en Russie après la chute de l’URSS.

Mon but était donc de fournir quelques idées sur la façon de survivre à l’inévitable mais aussi de sauver ce qui peut encore l’être.  Depuis lors, je me suis rendu compte que, dans ces mêmes pays fortement surdéveloppés, l’effondrement social et culturel est en grande partie déjà bien avancé mais qu’il est actuellement masqué par le fait que les systèmes financiers, commerciaux et politiques fonctionnent encore à un certain niveau, ou du moins prétendent fonctionner en utilisant de l’argent injecté ex-nihilo, de graves déséquilibres commerciaux, des statistiques falsifiées, des systèmes électoraux trafiqués, etc.

Mais une fois que tout cela aura échoué, il deviendra soudain évident qu’il n’y a pas d’institutions sociales éprouvées ou de culture commune cohésive sur laquelle s’appuyer.  La mauvaise pensée qui a conduit à l’hypertrophie qui entraîne l’effondrement a également tué la cohésion sociale et culturelle des générations précédentes.  En fait, c’était sa première victime.

 

Êtes-vous en train de dire que l’effondrement social et culturel ne peut pas s’aggraver ?

 
 

– Non, les choses peuvent toujours empirer.  Par exemple : supposons que votre hangar à bois brûle.  Est-ce que cela pourrait être pire ? Oui, il pourrait alors être frappé par une tornade !  Alors vous auriez votre tas de bois brûlé et de la cendre éparpillée sur toute votre parcelle de terre, ce qui est encore pire.

– Mais d’abord, les gens doivent admettre qu’il y a cependant quelque chose qui ne va pas.  Est-ce que ça marche au moins ?  Mike Sliva l’appelait « la chambre d’écho de la sphère des catastrophistes ».  Il n’y a que quelques personnes parmi nous sur la planète qui en parlent. 

 

Êtes-vous d’accord pour dire que la grande masse de l’humanité est loin d’avoir cette conversation ?

 
 

– Oh, la grande masse de l’humanité n’aura certainement jamais cette conversation, et c’est une bonne chose, parce que nous pouvons perdre beaucoup de temps à parler de généralités et ne jamais discuter de choses simples, terre à terre mais fondamentales qui font partie de la vie des gens.

Il n’est pas possible de traiter les idées comme des généralités ; il est seulement possible de les traiter comme des détails. C’est pourquoi je ne contribue pas vraiment à cette discussion morose.  Ce n’est pas intéressant.

 

Alors, à quel moment les gens commenceront-ils à avoir cette conversation ?

 
 

– Je n’en ai vraiment aucune idée.  J’ai un lectorat fidèle. Je ne les appellerais pas des « followers-suiveurs ou des disciples », mais assez de gens lisent mes articles régulièrement.  Cela les aide à traiter de leur réalité.  C’est à eux de décider comment cela les aide.  Ce qu’ils font avec les connaissances qu’ils acquièrent, c’est une forme d’expérimentation.

J’essaie simplement de présenter la perspective la plus large possible et de tuer beaucoup de faux semblants qui circulent.  En ce qui concerne les différentes étapes de l’effondrement, les détails de cet effondrement, cela m’intéresse aussi beaucoup.  Je suis un érudit de l’effondrement.  Mon travail est de l’étudier.  Ce n’est pas à moi d’en faire autre chose.

 

Quels sont les mensonges qui doivent être dénoncés ?  Je suppose que le mensonge de la possibilité d’une croissance infinie sur une planète finie est l’un d’eux.

 
 

- Croissance infinie !  « Infini » est un terme difficile pour la plupart des gens ; il existe plusieurs types différents d’infini en mathématiques.  Et qu’est-ce qu’une économie infiniment grande ?

Et qu’est-ce qu’une planète finie ?  Elle est beaucoup plus grande que n’importe laquelle d’entre nous.  C’est un endroit immense, surtout à pied, à cheval ou à la voile.  La plupart des gens ne sont pas familiers avec 99,99999% de sa surface.  Alors s’ils essaient d’appliquer un concept mathématique difficile à quelque chose qu’ils ne connaissent pas, est-ce bien utile ?

D’un autre côté, vous pouvez vous poser des questions beaucoup plus utiles sur certaines choses.  Par exemple, qu’est-ce qui vous fait penser que vous continuerez à recevoir des soins médicaux quand vous serez vieux si vous êtes, disons, aux États-Unis ?

Quelles sont les chances que vous puissiez toucher une somme d’argent importante à la retraite ?

Quelles sont les chances que vous finissiez dans la rue ? (Beaucoup de gens finissent déjà dans la rue.)  Et si les réponses sont négatives, qu’allez-vous faire ?

Est-il raisonnable d’aller à l’université et d’accumuler des dettes étudiantes dans l’espoir d’avoir une carrière prospère ?  Comment éviter de se sentir seul et de ne plus être utile à personne ?  Est-ce que vos enfants vous aimeront toujours et prendront soin de vous s’il s’avère que tout ce que vous leur avez appris sur le monde est soit inutile, soit erroné, soit les deux ?

Voilà le genre de questions auxquelles les gens devraient réfléchir, et non pas la taille infinie des économies ou la taille finie des planètes.

 

Avant d’arriver aux États-Unis, vous viviez en Russie, n’est-ce pas ?  Vous n’avez aucun accent.  Quel est le secret ?

 
 

– Je suis linguiste de formation avec une expertise en phonétique et phonologie, donc les accents ne sont pas un gros problème pour moi.  Je peux même utiliser un accent à l’occasion.  J’ai fait des allers-retours entre les États-Unis et la Russie pendant une grande partie de ma vie, et je connais très bien les deux pays.  Mais je suis tout à fait heureux d’être russe, sans regret aucun.  Et je suis devenu un expert sur les États-Unis par inadvertance.

 

Mais vous vivez en Russie maintenant.  Est-ce une décision permanente ?  En avez-vous fini avec les États-Unis ?

 
 

– Probablement pas. Je ne prends pas de décisions permanentes.  La planète sur laquelle nous nous trouvons n’est pas actuellement un bon endroit pour prendre des décisions permanentes.  Les choses changent trop vite pour ça.

 

Nous devons faire preuve de souplesse et garder nos options ouvertes.  En ce moment, je suis en Russie, et j’en profite vraiment, mais je ne sais pas ce que l’avenir me réserve.

 

Mais quelle est votre vision de la vie aux États-Unis ?

 
 

– J’ai voyagé et vécu dans différents endroits aux États-Unis et en Europe, et c’est absolument choquant de voir à quel point les États-Unis sont devenus arriérés, inférieurs aux standards et vraiment délabrés, combien de choses sont vraiment dépassées, parfois de façon dangereuse, comme les ponts et les autoroutes et d’autres infrastructures, comme les réseaux d’eau, les égouts, le réseau électrique et ferroviaire…

Il est également étonnant de voir à quel point tout est organisé de façon absolument et stupidement ridicule, du code des impôts aux systèmes de permis et de licences.  Le système bancaire américain est le système bancaire le plus retardé que j’aie jamais vu.  Qui a déjà entendu parler des chèques papier? Ce n’est tout simplement plus le cas.  Et pourquoi les virements électroniques coûtent-ils si cher et prennent-ils des jours au lieu de quelques secondes ?

Il y a d’innombrables cercles d’un ridicule sans fin dont nous pourrions passer des journées à parler – de la façon dont le gouvernement fonctionne, de diverses autres choses.  Dans l’ensemble, on a le sentiment que c’est une terre que le temps a oubliée.  Les dinosaures parcourent les États-Unis.  Le reste de la planète est passé à autre chose.

 

A quel moment tout ça va nous mordre les fesses ? Avez-vous une idée de la chronologie à tout cela ?

 
 

– Je regarde les échéanciers lorsque je regarde en arrière dans le temps.  Regarder vers l’avenir, c’est un peu trop imprévisible, surtout lorsqu’il s’agit de phénomènes chaotiques.  Mais pour ce qui est de ce que les États-Unis ont déjà accompli…

… regardez l’effondrement politique. Le pays a complètement perdu toute confiance dans sa classe dirigeante. 

C’est pourquoi Barack Obama a été élu, un outsider complet. (outsider: hors des politiciens de carrière) (n.b. même chose pour Justin Trudeau au Canada voir ici).  

Bien sûr, il s’est avéré être aussi un traître complet qui n’a produit que du vent pendant huit ans.

Et puis c’est devenu encore pire quand Donald Trump a été élu.  C’est encore plus un outsider.  Non seulement il parle comme un outsider, mais il agit comme tel !  Il a menacé de renverser la mangeoire pour tous les petits cochons de Washington.  Et si vous regardez ce qui se passe actuellement à Washington, c’est un pays en pleine dépression nerveuse.

Ou regardez la défense : les États-Unis dépensent plus pour la défense que n’importe quel autre pays sur Terre et de loin, mais ils obtiennent moins pour cela que beaucoup d’autres pays – comme la Russie ou la Chine.  En termes de rendement des investissements, la parité de dépenses entre les États-Unis et la Russie est de 10 contre 1 : il faut 10 dollars de dépenses de défense américaines pour égaler 1 dollar de dépenses de défense russes.

Les Russes ne gaspillent pas d’argent, ils obtiennent des résultats.  Le résultat final est que les États-Unis sont maintenant militairement affaiblis.  L’ensemble de la flotte de porte-avions est maintenant superflue; elle ne peut être déployée dans aucun conflit impliquant un pays raisonnablement bien armé.  Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres.  Il y a aussi des gâchis à profusion:  les F-35, les navires Zumwalt, les missiles Patriot qui ne peuvent toujours pas abattre les SCUD de l’époque soviétique.

Ou regardez les finances. Les États-Unis sont occupés à scier la branche financière sur laquelle ils sont perchés depuis la Seconde Guerre mondiale, à savoir le dollar américain. Ils obligent d’autres pays à utiliser le dollar américain à leur propre désavantage économique, et ils conspirent tous pour mettre fin à leur dépendance à l’égard du dollar américain avec une planification pour y parvenir.  Une fois que cela sera fait, les États-Unis vont devenir un pays beaucoup plus pauvre du jour au lendemain.  Personne ne sait exactement quand, mais cela va arriver.

Ce ne sont là que quelques exemples de la façon dont les États-Unis ont déjà fait capoter la situation de manière décisive…  Ce pays est sur une trajectoire de collision avec la réalité.  Bientôt, les intérêts payés sur la dette nationale dépasseront le budget de la défense ; c’est un point d’inflexion intéressant.

À l’heure actuelle, les États-Unis enregistrent des déficits records, et ils ne sont même pas considérés comme étant en récession… bien qu’on ne sache plus très bien ce que cela signifie parce que les États-Unis magouillent les chiffres depuis un bon bout de temps maintenant.

Nous ne connaissons pas vraiment le taux de chômage réel, nous ne savons pas ce qu’est vraiment l’inflation.  Mais vous pouvez regarder d’autres chiffres, qui sont plus difficiles à falsifier – statistiques sur les surdoses de drogues et les maladies du foie, les suicides dans l’armée, la pauvreté infantile, les maladies mentales – et vous pouvez voir que c’est un pays en grande détresse.

 

J’aimerais vous poser des questions sur la fracturation et tout le débat sur le pic pétrolier. Qu’en est-il des affirmations de Donald Trump selon lesquelles les États-Unis vont être le premier producteur de pétrole de la planète ? Vous suivez toujours le mouvement de Peak Oil ?

 
 

– Si Donald Trump est géologue pétrolier, alors je viens de Mars.  Il faut faire attention à qui on prête attention.  Donald Trump n’est pas du genre à éclairer quiconque sur ce sujet.

Oui, les volumes bruts de pétrole que le phénomène de fracturation produit actuellement aux États-Unis sont énormes, mais l’effet est temporaire.  La production totale (des USA, y compris le pétrole conventionnel), est d’environ 11 millions de barils par jour, mais le taux de déclin des puits existants (dans le schiste), atteint 500 000 barils par jour chaque mois cet été, et il est en hausse.

 

 

Et la plupart des puits forés pour compenser ce taux de déclin produisent moins que les anciens parce que tous les puits les plus productifs ont déjà été exploités.  Ajoutez à cela le fait que la fracturation est extrêmement énergivore, ce qui réduit l’EROI des puits fracturés.

Ajoutez à cela le fait que l’industrie de la fracturation n’a pas gagné d’argent et qu’elle n’est maintenue à flot que par une bulle d’endettement gonflée par de faibles taux d’intérêt – qui ont tendance à augmenter.

Oui, le pays est en train d’être transformé en fromage suisse toxique ; non, cela ne va pas produire beaucoup de pétrole à long terme.

 

Ensuite, il y a le camp de Bill McKibben, qui prétend que le réchauffement climatique nous tuera avant que nous ayons la chance de brûler tout le pétrole

 
 

– Les effets du réchauffement climatique varient d’un pays à l’autre.  Nous avons déjà des vagues de chaleur extrêmes et potentiellement mortelles dans le sud de l’Europe et dans le sud et le sud-ouest des États-Unis.  Il en a résulté de nombreux dégâts aux cultures en Europe cet été.

 Les États-Unis ne peuvent plus concurrencer la Russie au niveau des exportations de blé.  Les exportations russes de céréales ont dépassé les exportations d’armes en termes de recettes d’exportation et se situent maintenant au deuxième rang après le pétrole et le gaz.   La Russie devient le grenier de la planète.

Bien sûr, il y a en Russie plus de terres que dans n’importe quel autre pays sur Terre, mais il faisait assez froid avant.  Maintenant, le climat s’échauffe et les choses se développent vraiment bien.  Les tomates que nous avons cultivées en Russie cet été se sont très bien comportées.  On est même submergé !

Il y aura donc des gagnants et des perdants.  Le Bangladesh et les Pays-Bas finiront sous l’eau.  La zone sud des États-Unis ne pourra pas survivre en été sans climatisation…

 

Il fait 97ºF [36ºC] ici à Atlanta en octobre 2018.  Je ne peux pas faire fonctionner la climatisation parce qu’elle ruine la qualité sonore, alors je suis assis là, la sueur coulant sur mon visage… Mais dans quelle mesure le réchauffement climatique a-t-il affecté votre vision de l’avenir ?

 
 

– Cela a affecté ma vision du présent.  Le monde a été reconfiguré par le réchauffement climatique.  Le fait qu’il est maintenant possible d’expédier des marchandises toute l’année dans l’océan Arctique, le long du nord de la Russie et du Canada, change la donne.

Les marchandises n’ont plus besoin de passer par le canal de Suez ou le canal de Panama.  Il y a une route plus directe maintenant.  Il s’agit d’un changement soudain et radical qui s’est produit grâce au réchauffement de la planète – grâce au fait que l’Arctique est maintenant relativement libre de glace, à tel point que la flotte russe de brises-glace atomiques peut garder les voies maritimes libres toute l’année.

Il y aura des gagnants et des perdants. Désolé de devoir dire l’évidence, mais la Russie a l’air d’un gagnant du réchauffement climatique et les États-Unis d’Amérique d’un perdant du réchauffement climatique.  Ce n’est pas seulement mon opinion : de nombreuses voix scientifiques font valoir ce point et les récents résultats économiques le confirment.

 

 
 

Le navire des idiots prend l’eau

 
 

Maintenant passons au rafiot des idiots: alors Robert Mueller le procureur spécial états-unien a finalement sorti son rapport sur le RussiaGate.  

Il faut l’admettre il n’a laissé aucune hypothèse stupide sans réponse, mais il a failli dans la tâche qui lui était assignée, c’est-à-dire prouver que Donald Trump avait fait de la collusion avec la Russie.

Dans son rapport il affirme que malgré qu’il n’ait trouvé aucune évidence de collusion ou d’obstruction à la justice, il ne disculpe pas Trump.

Il est à noter deux points d’une extrême stupidité:

Le premier : s’il n’y a pas eu de collusion, il n’y a pas eu de crime donc pas de possibilité d’obstruer la Justice.
Le second : si, comme Mueller l’admet lui-même, aucun crime n’a été commis, il n’y a pas à disculper Trump de quoi que ce soit!

Le Parti Démocrate qui souhaitait destituer Trump sur la base du rapport Mueller, peu prétendre que Mueller s’est avéré tellement incompétent qu’il ne peut comprendre les fondements même de sa profession; peut-être y a-t-il a eu collusion après tout, puisque peut-être Mueller était trop idiot pour en trouver la preuve.

Il est aussi possible que les Démocrates s’effondrent dans un paroxysme de désespoir parce que Mueller était leur meilleure dernière chance et maintenant ils ont l’air idiot d’avoir cru en lui.

Suivant la parade des bouffons nous avons le procureur général William P. Barr, qui dans son résumé du rapport Mueller, accepte l’affirmation que les Russes se sont ingérés dans les élections présidentielles de 2016.

Robert Swan Mueller III, procureur spécial dans l'enquête Russiagate et ex-directeur du FBI

Donald Trump

William P. Barr

 

 

Quelle était donc cette ingérence?

Il y avait à Saint-Pétersbourg une «usine à troll» dirigée par un homme d’affaires qui avait déjà présenté sa cuisine (restaurant) à Vladimir Poutine.  L’usine faisait de l’hameçonnage sur les médias sociaux comme le font plusieurs compagnies établies dans plusieurs pays.  L’étendue de leur opération était minuscule et la majeure partie de leur activité a eu lieu après les élections de 2016.  D’ailleurs ils ont été poursuivis par la justice de Russie.

Les efforts de Mueller pour les poursuivre ont été contrés quand l’avocat de l’usine s’est présenté en cour et a demandé à voir la preuve pour se défendre. Mueller ne pouvait le faire car toute la cour serait «morte de rire».

Il y a eu aussi l’argument que des pirates informatiques russes se seraient introduits dans le serveur de courriel de la commission électorale du Parti Démocrate et auraient volé des tonnes de courriels démontrant l’effort fait pour couler l’élection de Bernie Sanders à la direction du Parti Démocrate et à la présidentielle et les auraient fait couler à Wikileaks pour publication.

Mais la preuve démontre que ces courriels ne furent pas piratés mais bel et bien copiés sur l'équivalent d'une clef USB par quelqu’un qui avait accès personnellement au serveur.  

Est-ce que Barr est trop idiot pour comprendre la folie de ses arguments que des Russes peu importe ce que cela veut dire – auraient manipulé l’élection de la présidentielle états-unienne ? 

Eh oui cela semble être le cas.  Avec des gens aussi idiots en poste, c'était stupide de la part des Démocrates de passer deux ans à nourrir leur rêve de se débarrasser de Trump grâce à l’argument Russe.

Alors Trump est là pour rester. Est-ce la fin des idioties?  Bien sûr que non, nous allons tout simplement entrer dans un autre cycle d’idioties.  Cette fois c’est celle de Trump qui veut « make America great again - Rendre sa grandeur à l'Amérique» ; est-ce que son rêve est stupide ?  Regardons le résultat à ce jour.

Son idée était de renégocier les accords de libre-échange en faveur des États-Unis et de rapatrier la fabrication d’objets qui furent sous-traités dans des pays aux salaires bas pour attaquer le déficit commercial et créer de bons emplois pour les états-uniens.

À première vu cela semble être un bon plan, mais prenons un peu de recul et analysons les vrais enjeux.  L’enjeu fondamental c’est qu’il y a un déficit massif entre ce que les états-uniens produisent et ce qu’ils consomment.  En fait ils consomment plus qu’ils peuvent se le payer.

Une solution consisterait à couper la consommation, mais elle représente 70% de l’économie, et le faire la rapetisserait, gonflant ainsi une bulle de dettes déjà disproportionnée, et envoyant l’économie des États-Unis dans une profonde dépression. Ceci n’annonce rien de bon.

Une autre solution serait de dévaluer le dollar tout en émettant de la monnaie à profusion. Ceci rendrait les exportations états-uniennes très compétitives avec les pays aux bas-salaires. 

Par contre ceci minerait la valeur du dollar en tant que monnaie de réserve, et pousserait les détenteurs d’obligations de la dette états-unienne à galoper vers la porte de sortie, créant de ce fait un choc hyper inflationniste qui plongerait l’économie des États-Unis encore une fois dans une profonde dépression.

Ceci ne semble pas souhaitable non plus,  mais c’était le plan concocté par l’ancien conseiller de Trump, Steve Bannon.  Peut-être que ce dernier est un personnage troublé?

Une autre solution, présentée cette fois par William Dudley de la Réserve fédérale, consisterait à utiliser une méthode fiscale pour stimuler la renaissance de la production à l’intérieur des États-Unis, et là Trump est tombé dans le piège et a diminué les taxes des corporations, leur permettant de rapatrier leurs profits sans imposition vers les États-Unis.

Est-ce que cela a fonctionné?  Bien sûr que non!  Au lieu d’investir dans la production, les compagnies se sont servi de cet argent pour racheter les actions des plus gros détenteurs d’actions et leur permettre ainsi de réaliser des profits personnels aux frais de contribuables.

Prenons en exemple Alice Walton, propriétaire de 10% des actions de Wal-Mart, qui vend plus de 700 millions$ de ses actions seulement pour le mois de mars 2019.

Alexandre Latsa
ex-employée de l'usine à troll qui a poursuivi son employeur devant la cour russe

 Bernie Sanders

Slogan de Donald Trump copié-collé de celui de Ronald Reagan en 1980

Steve Bannon

William Dudley

 

Nous pouvons être sûrs qu’Alice Walton n’investira pas ses 700 millions$ dans des actions du marché de détail.  Est-ce que c’était stupide de la part de Dudley et Trump de croire que ce plan pourrait fonctionner? Apparemment que oui.

Alors voici où en est rendu le plan pour
Rendre sa grandeur à l'Amérique
 
L’économie coule. La Réserve Fédérale est incapable de redresser le nez de l’économie en baissant les taux d’intérêts parce qu’ils sont déjà trop bas.

Il y a un carnage massif dans le secteur de la vente au détail et plusieurs compagnies états-uniennes s’apprêtent à faire faillite. General Electric, la compagnie qui était redevenue grande s’est fait exclure de l’indice Dow Jones et s’occupe activement à vendre les joyaux de sa couronne à des intérêts russes.

Qu’est-ce qu’il reste à faire ?

Arrive alors Janet Yellen, l’ex-présidente de la Réserve Fédérale, avec un plan qui assommant de stupidité, propose que la Réserve fédérale intervienne directement en achetant les dettes des compagnies tout en imprimant du nouvel argent.

Remarquez que le beau plan de Yellen se marie bien avec le plan stupide de Bannon (enlever le tapis sous le dollar états-unien) avec l’idiotie du plan Duddley (donner une autre chance aux corporations de racheter leurs propres actions pour que leurs principaux actionnaires continuent à se pousser en faisant un profit au détriment du public).  Voici un graphique qui montre  bien que cela se fait déjà sans les brillantes suggestions de Yellen.  

Cette lacune d'idées intelligentes laisse Trump tourner en rond dans sa cellule capitonnée émettant des « tweets » stupides tels que « Très important que l’OPEC augmente sa production de pétrole. Le marché mondial est fragile, le prix du pétrole devient trop élevé. Merci ».

En même temps, il bannit l’importation de pétrole brut du Venezuela (nécessaire pour faire le diesel) pendant que les exportations de brut léger états-unien (provenant de la fracturation) rencontrent de plus en plus de difficultés à cause de la basse qualité du produit. 

Les investissements dans la fracturation tombent d’une falaise et les compagnies d’énergie qui sont dans l’industrie de l’extraction par fracturation, dont la majorité n’ont jamais réalisé de profit, rapportent qu’il manque de lieux productifs pour continuer l’extraction du pétrole.  C’est stupide de croire que « tweeter » va régler quoi que ce soit dans ce domaine.

Pour résumer, ce navire de fous prend l’eau et toutes les propositions formulées jusqu’à présent sont stupides et équivalent à une tentative de renflouement à l’aide d’un tamis. C'est vraiment nauséeux à regarder! Cela me donne le goût de ne plus jamais me connecter à l’internet et lire de semblables histoires. 

Merci monsieur Orlov.

Il y a des pays qui se portent bien et d’autres qui sont administrés par des idiots et qui préparent un « crash » monumental à leur population.  Pendant ce temps la Croisière s’amuse. 
- JosPublic

 

Source:  Dmitry ORLOV: Linguiste, ingénieur, écrivain et chroniqueur. Auteur d'un ouvrage fondateur d'une nouvelle « discipline » que l’on nomme aujourd’hui : « collapsologie » c’est à-dire l’étude de l’effondrement des sociétés ou des civilisations. Ouvrage: Les cinq stades de l'effondrement, Éditions Le Retour aux Sources, 2016. Traduit par Hervé, vérifié par Wayan, relu par Diane pour le Saker Francophone

Choix de photos, collection de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 8 avril 2019

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

  Les États-Unis se cherchent un ennemi pour faire oublier que:
l'heure est à l'effondrement de la pyramide économique de l'Amérique du Nord

Les États-Unis s’engagent dans des guerres économiques contre de nombreux « ennemis » dont le Canada

Basculement du monde, la déglobalisation serait-elle en marche ? par Alfredo Jalife-Rahme

Notes & Références encyclopédiques:

 
 

Notes & Références encyclopédiques:

imbriquée à celle des États-Unis tout en servant de lieu de blanchiment d'argent...

 

Le Canada cancre de la lutte au blanchiment d’argent

Selon l’Institut C.D. Howe, il serait trop facile au Canada de cacher la réelle identité de l’ayant droit économique réel d’une entreprise ou d’une fiducie.

Cela faciliterait le blanchiment d’argent lié au crime ou au financement du terrorisme.  Denis Meunier, auteur du rapport de l’Institut, rappelle que les compagnies et fiducies sont souvent utilisées pour blanchir des fonds. Des arrangements légaux permettent de cacher l’identité de l’ayant droit qui contrôle réellement ces personnes morales et en bénéficie. Des structures complexes peuvent être créées au Canada ou dans des paradis fiscaux, qui entravent ou rendent impossibles les enquêtes visant à connecter l’argent sale à son propriétaire.  Commentary no.519 Hidden benficial ownership and control: Canada as a pawn in the Global game of money laudering - Sur Conseiller, le 12 novembre 2018

 

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leurs dirigeants criminels qui se servent du Canada pour cacher leur famille ...

 

Ben Ali ex-président de la Tunisie

1. Le 21 janvier 2011 des membres de la famille Ben Ali de Tunisie débarquent à Montréal - Sakhr El Materi - propriétaire d'une maison cossue à Westmount achetée, en 2008, pour 2,5 millions$ est le gendre du président tunisien déchu - Sur TVA Nouvelles
2. Affaire SNC-Lavalin: Sami Bébawi risque la prison, mais protège ses millions$ - Source: Fiducie de soutien à
La Presse, le 20 février 2019

 

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voilà pourquoi nous vendons des armes létales à l'Ukraine...

 

Vente d’armes canadiennes à l’Ukraine: Ottawa protecteur ou pyromane?

À quoi joue le Canada en Ukraine?

Pourquoi Ottawa autorise-t-il ses entreprises à vendre des armes automatiques à Kiev? Est-ce à des «fins paisibles» ou au contraire, cette décision jette-t-elle de l’huile sur le feu dans un conflit qui concerne aussi bien les Européens que les Russes? - Le 15 décembre 2017 sur Sputnik news

 

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Nous (le Canada) avons bombardé la Libye...

 

Libye: on assassine en notre nom.

Le commandant Bouchard un bon bleuet du Saguenay, en tant que responsable des opérations de l'Otan fait assassiner une famille en notre nom!

La résolution du Conseil de sécurité de l'ONU qui permet d’intervenir en Libye ne parle pas de déloger Kadhafi ni de passer d’un régime socialiste à un régime capitaliste, il s'agit de protéger la population libyenne qui manifestait pacifiquement et sans armes, comme en Égypte, en Tunisie et en Syrie. Les gestes des dirigeants Syriens et Libyens sont inexcusables et ceux du Canada aussi en approuvant des assassinats ciblés de femmes et d'enfants

 

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poursuivit SNC-Lavalin pour ne pas avoir respecté l'embargo...

 

Steven Harper a fait imposer par son gouvernement des sanctions sur la Libye soit pour aider les justifications états-uniennes ou détruire une grande entreprise québécoise comme SNC-Lavalin.

 

SNC-Lavalin se penche sur les sanctions imposées à la Libye

Le géant de l'ingénierie et de la construction SNC-Lavalin attend de connaître les détails des sanctions imposées par Ottawa et les Nations unies à la Libye afin de mesurer leur impact sur ses activités dans le pays secoué par d'intenses soulèvements. Publié par la Société CBC/Radio-Canada, le 28 février 2011.

 

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nous avons arrêté au nom des États-Unis la vice-président de Huawei...

 

Meng Wanshou
vice-président de Huawei

Arrestation de la patronne de Huawei: le Canada fait fi des pressions de la Chine

Le vice-ministre chinois des Affaires étrangères Le Yucheng aurait dit à l'ambassadeur canadien:

que la demande d'arrestation des États-Unis constituait « une grave violation (de ses) droits légitimes et intérêts ».  «Une telle mesure fait fi du droit. Elle est déraisonnable, inconsciente et par sa nature même, ignoble, a dit M. Le dans une déclaration écrite. La Chine exhorte fortement les Canadiens à libérer la dirigeante de Huawei (...) sinon ils en subiront les conséquences.» -  Par La Presse canadienne pour Le Soleil, le 9 décembre 2018.

 

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nous jouons les porte-queues des États-Unis au Venezuela...

 

Jean Guaido un non élu qui se prend pour le président

Un coup d'État est en cours de préparation au Venezuela et on sait par qui. États-Unis, Canada, Angleterre, Australie et Nouvelle-Zélande sont les cinq yeux de l'espionnage électronique dans le monde.

Avec les membres de l'OTAN en Amérique (dont la France puisqu'elle possède Saint-Pierre et Miquelon dans le fleuve Saint-Laurent et le Groupe de Lima, un regroupement de gouvernements antisociaux d'Amérique) ont tout mis en place pour s'approprier les richesses naturelles du Venezuela.

Le premier ministre du Canada Justin Trudeau appuie une personne qui s'autoproclame président au nom des partis d'oppositions. Voilà donc un président par intérim, qui n'a jamais été candidat donc non élu aux élections présidentielles de 2018, qui devrait remplacer au dire du Parti Libéral du Canada ( PLC) (et du silence des partis d'opposition canadiens) un président élu par plus de 5 millions de personnes. Le Canada a sombré bien bas depuis Trudeau père

« Plan to overthrow the Venezuelan Dictatorship – “Masterstroke”», by Kurt W. Tidd, Voltaire Network, 23 February 2018. «  Le "Coup de Maître" des États-Unis contre le Venezuela », par Stella Calloni, Traduction Maria Poumier, Réseau Voltaire, 11 mai 2018.

 

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C'est pourquoi Barack Obama a été élu, un outsider complet...

 

Justin Trudeau - Premier ministre du Canada et chef du Parti Libéral du Canada (PLC)

L'hypocrisie bon teint de Justin Trudeau : le dirigeant bobo vend des armes à l'Ukraine

Il paraît que le génie se définit par la capacité d'avoir deux idées opposées présentes à l'esprit en même temps, sans cesser de fonctionner pour autant.

Mais une personne qui, en plus d'avoir deux idées opposées présentes à l'esprit en même temps, les met en application, est un fieffé imbécile. C'est le cas de Justin Trudeau.

Le fait que le Premier ministre canadien Justin Trudeau est capable de débiter des platitudes à longueur de journée sur la « paix, l'acceptation et la tolérance » et, dans le même temps, de vendre sciemment des armes de guerre à des régimes meurtriers, est une stupéfiante démonstration d'ignorance, de duplicité et d'hypocrisie, et témoigne du fait que, pour ce dirigeant, « les actes sont décidément plus éloquents que les paroles » - Sur Sott.net pour Groupe Futur Quantum, le 15 décembre 2017

 

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Il y a aussi des gâchis à profusion dont les F-35...

 

Les avions F-35 : Complot pour des achats absurdes par le Canada et l'Italie.  Les pays guerriers qui acceptent d'être sous-traitants des guerres états-uniennes doivent s'équiper - Sur MétéoPolitique, le 29 décembre 2012

 

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et ils conspirent tous pour mettre fin à leur dépendance à l'égard du dollar états-unien...

 

Vladimir Poutine, président de la Russie et Xi-Jinping président de la Chine

 

La Russie et la Chine abandonnent officiellement le dollar comme monnaie d’échange.   Connues pour leur proximité pas seulement géographique, mais aussi et surtout stratégique, la Russie et la Chine semblent décidées à élargir leur coopération à d’autres domaines.

 En plus de travailler ensemble et de se concentrer sur l’affaiblissement de la suprématie du dollar comme monnaie internationale, les deux superpuissances prévoient, en effet, la création de leur propre agence de notation et d’une banque de développement, et de systèmes de paiement concurrents de MasterCard et Visa. Les pays occidentaux ont longtemps dominé les marchés financiers. – Le 5 septembre 2014, sur le Courrier International.

 

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la fracturation est extrêmement énergivore, ce qui réduit l'EROI...

 

Victor Court est ingénieur agronome (AgroParisTech) et titulaire d’un master en économie de l’énergie. Sa thèse de doctorat a porté sur le lien entre l’Eroi (Energy Return On Investment) des systèmes énergétiques et la croissance économique de long terme.

La dure loi de l’Eroi : l’énergie va devenir plus rare et plus chère

L’ « Energy Return On Investment (Eroi) » est le ratio entre l’énergie utilisable et celle consommée pour l’obtenir.  - Sur ReporTerre, le 16 octobre 2017

 
 

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Ensuite, il y a le camp de Bill McKibben...

 
 

Changements climatiques : « l'hypocrisie de Justin Trudeau est claire »

Bill McKibben est l'environnementaliste le plus influent des États-Unis.

Contrairement à de nombreux militants étrangers qui perçoivent Justin Trudeau comme un grand champion de la lutte contre les changements climatiques, l'écologiste américain juge très sévèrement le premier ministre canadien. - Sur la Société CBC/Radio-Canada, le 10 novembre 2017

 

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Oui, le pays est en train d'être transformé en fromage suisse toxique...

 

Water pollution, old infrastructure contaminates water supplies

 

Across the U.S., aging pipes are breaking apart. The EPA estimates that approximately 240,000 water main breaks occur each year. Not only do these old pipes lose an estimated 14 to 18 percent of the nation’s daily water use and cost $2.6 billion in losses as drinking water pours into the streets, but the leaks also provide entry points for contaminants. - Sur Medium’s Daily Digest, 22 mars 2016

 

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Il y avait à Saint-Pétersbourg en Russie une usine à troll....

 

Alexandre Latsa

 

L'usine à trolls de Saint-Petersbourg condamnée par la justice russe.

Une jeune activiste s'est infiltrée durant un mois dans une entreprise informatique trouble qui chargeait ses employés d'envoyer des flots de messages de propagande sur les réseaux sociaux.

Ce que l'on nomme de l'hameçonnage pour aller chercher des clics présentables ensuite à des publicitaires et faire des profits.  Décidant de les attaquer en justice en juin 2014, elle a finalement remporté son procès.  Quant à l'implication éventuelle de Vladimir Poutine dans cette «usine», Alexandre Latsa n'y croit pas une seconde : «Je doute que Vladimir Poutine ne finance quoi que ce soit. Soyons sérieux, le Kremlin a déjà des outils de communication bien plus subtils. Je crois plutôt que ce centre de propagande Internet est une initiative privée ... Peut-être que les motivations du fondateur sont purement financières. » - Sur France Info, le 21 août 2015.

 

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Mais la preuve démontre que ces courriels ne furent pas piratés...

 

Was the "Russian hack" an Inside job?

(est-ce que le piratage russe aurait pu être fait par quelqu'un de l'intérieur ?)

Mémo remis au président des États-Unis par l'Association des Vétérans des services d'investigations états-uniens le 25 juillet 2017. «Extrait: l'enquête a démontré que les données furent copiés sur un appareil de stockage de données a une vitesse qui excède de beaucoup les capacités de vitesse de l'internet qui aurait pu servir à pirater à distance. Il est aussi prouvé que les données incriminantes pour des trolls russes ont été implantéées dans l'ordinateur à partir de la Côte Est états-unienne..... Publié par the Veteran intelligence professionals for sanity.  Le texte explique en détail leur analyse. - Sur Counterpunch, le 25 juillet 2017 en anglais.

 

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Infrastructure désuète, l'oléoduc sur pilotis laisse fuir des produits toxiques vers l'eau brute devant servir à produire de l'eau potable.  Il est impossible d'assainir cette eau des produits toxiques. Qui s'en inquiète aux États-Unis? Certainement pas les politiciens et politiciennes qui ont aboli les postes d'inspecteurs et déréglementé les lois de protection environnementale   - JosPublic