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Enrichir les requins de la finance et déplumer le Québec
Michael Sabia et le Parti Libéral du Québec principaux responsables du fiasco RONA

Voici les plus récentes informations sur le Dossier RONA. Promesses contractuelles, attrition de personnel, fermeture de magasins, destruction d'expertise québécoise, cupidité, incompétence, idéologie économique magique. Sommes toute, une expérience de plus qui devrait nous inviter à changer ou faire changer notre approche économique du vivre en société.

 

Sujets abordés
sur cette page

Briser des promesses contractuelles qui n'existent pas

Une entente gardée secrète dans le rachat de RONA
24 octobre 2019

Expulsion des dirigeants et de l'expertise québécoise

Attrition d'emplois au siège social québécois et transfert d'emplois vers l’Inde

Les fournisseurs québécois de RONA et de Lowe’s sont inquiets

Panique médiatique chez Lowe's

Responsabilités de Sabia, du PLQ et des pirates du conseil d'administration

Commentaire de JosPublic

Tous les dossiers RONA

 
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Briser des promesses contractuelles qui n'existent pas ?

 

 

Avant de vérifier les promesses brisées, il faut voir s'il y en avait vraiment. 

Premier fait: durant les négociations avant l'acte d'achat, des dizaines de personnes en poste ayant des responsabilités quant au développement de l'économie au Québec ont été saisies de la situation qui mettait à risque le fleuron québécois.

Pensons ici aux conseils d'administrations de RONA avec Michel Sawyer à sa tête représentant l'actionnariat de l'entreprise à la Bourse, celui d'Investissement Québec et son responsable politique Jacques Daoust et ses incohérences et finalement la Caisse de dépôt et placement du Québec dirigée par Michael Sabia. Ils étaient tous propriétaires principaux de RONA. Il faut ajouter le gouvernement du Canada par son ministère fédéral de l'Innovation qui doit appliquer la loi sur les investissements au Canada.

Alors malgré les yeux et oreilles de tous ces spécialistes de la gestion économique, il n'y a eu qu'une lettre d'intention (promesses) et rien dans l'acte de vente. Entre la publication de la lettre et la signature du contrat, les promesses se sont évaporées.  Donc, légalement il ne semble pas y avoir d'assises pour en exiger quoi que ce soit. 

Bien sûr on peut faire du bla bla de campagne électorale et parler de la vacuité de Justin Trudeau et de l'incompétence de la direction états-unienne de l'entreprise Lowe's qui a acheté RONA. Mais cela ne changera rien à la réalité.  Les jeux sont faits.

On ne peut pas dire que la population intéressée par l'économie et notre richesse collective n'était pas au courant de la situation, cela a été amplement discuté dans les médias.  Pour en citer un, prenons la chronique financière de Michel Girard qui écrivait le 15 mars 2016:

 
«

...qu’aucune garantie n’est mentionnée dans la Circulaire de sollicitation qui invite les actionnaires de RONA à voter en faveur du «Plan d’arrangement» de l’offre de Lowe’s visant à acquérir le fleuron québécois de la quincaillerie, des matériaux de construction et de la rénovation.  

Voici la phrase-clé à retenir, page 8 de la circulaire: «l’arrangement devrait profiter à la Société (RONA), à ses employés et aux autres parties prenantes compte tenu du projet et de l’intention de Lowe’s de faire ce qui suit:

i) établir le siège social des entreprises canadiennes à Boucherville;
ii) maintenir les bannières multiples de la Société dans le secteur de la vente au détail;
iii) améliorer les services de distribution aux marchands indépendants de la Société;
iv) conserver les emplois de la vaste majorité des employés actuels de la Société et maintenir en poste des hauts dirigeants clés de la solide équipe de direction de la Société; v) poursuivre la mise en œuvre de la stratégie d’approvisionnement local et éthique de la Société et accroître les liens avec les fabricants et les fournisseurs canadiens...

»

Entre le 13 janvier et le 2 février 2016, Robert Chevrier (président de RONA de l'époque) et le patron de la Caisse, Michael Sabia, «ont discuté à plusieurs reprises des conditions aux termes desquelles la Caisse serait prête à appuyer l’opération proposée...» et le 2 février 2016 la Caisse avisait RONA qu’elle appuyait l’offre de Lowe’s.

« Nous allons respecter les engagements que nous avons pris envers vous, vous avez ma parole », jurait en 2016 Sylvain Prud’homme, PDG de Lowe’s Canada, au moment du rachat de RONA.   

Trois ans plus tard, celui-ci a été éjecté de son siège.  Et plusieurs des promesses de l’entreprise ont elles aussi pris le bord.

La compagnie états-unienne avait publiquement pris six engagements concernant la pérennité de RONA. 

Pas question de faire disparaître les « bannières multiples de RONA dans le secteur de la vente au détail », indiquait-on.

Or, deux ans plus tard, la marque Marcil disparaissait, et ses 17 magasins étaient avalés par RONA. 

La marque québécoise a quant à elle peu à peu disparu des autres provinces canadiennes, où elle a été remplacée par Lowe’s.

Lowe’s promettait aussi de « garder à son service la vaste majorité des employés de RONA et de maintenir en poste des hauts dirigeants clés ». 

Si, pour l’instant, la plupart des employés semblent bel et bien avoir été conservés, on ne peut en dire de même des hauts dirigeants.

Robert Chevrier

Michael Sabia

Sylvain Prud’homme

Lowe’s-RONA s’engageait par ailleurs à établir le siège social des activités canadiennes à Boucherville et à améliorer les services de distribution aux détaillants indépendants.

Le géant états-unien assure avoir respecté son engagement de « potentiellement accroître les liens avec les fabricants et fournisseurs canadiens »

L’entreprise soutient que ses achats auprès des fournisseurs québécois ont augmenté de 196 M$ en 2017 par rapport à 2016.  Ce montant se serait « maintenu » en 2018 selon la propagandiste de la compagnie.

Rappelons que ces promesses se retrouvent dans un communiqué de presse de Lowe’s, mais pas dans la convention d’achat de l’entreprise. 

À la demande d’Ottawa, Lowe’s a toutefois dû consigner par écrit certains de ces engagements.  Le 15 octobre 2019, le ministère fédéral de l’Innovation n’a pas été en mesure de confirmer lesquels.

 

Gouvernement du Québec

Inquiet de la situation, le premier ministre a confirmé le 16 octobre 2019 que le gouvernement du Dr Philippe Couillard à l'époque et que le sien maintenant n'ont reçu aucune garantie de la part du quincaillier.  

«On n’en a pas. [...] On va essayer de voir avec RONA ce qu’on peut faire», a laissé tomber François Legault.

Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, a estimé qu’il revient au fédéral de s’assurer que le transfert de certains emplois en Inde s’effectue dans les règles.

«Il y a des engagements qui ont été pris au fédéral. C’est à lui de déterminer si Lowe’s respecte ses engagements», a dit le ministre. Ce dernier s’est dit ouvert à aider les employés à se relocaliser. 

Il a aussi exprimé des inquiétudes en rapport avec les fournisseurs québécois de la chaîne d’approvisionnement de la multinationale. 

«Il faut s’assurer que notre écosystème québécois soit maintenu», a-t-il conclu.

François Legault

Pierre Fitzgibbon

 

Une entente gardée secrète dans le rachat de RONA
24 octobre 2019

 

 

Au moment de racheter RONA en 2016, l’américaine Lowe’s a pris toute une série d’engagements concernant le maintien des activités de l’entreprise au pays.  Des « engagements fermes », valides pour cinq ans, que le gouvernement fédéral refuse toujours de dévoiler.

En 2021, Lowe’s aura les coudées franches pour faire ce qu’elle veut au sein de sa filiale canadienne.  Mais d’ici là, elle est liée par différentes promesses faites au gouvernement Trudeau, ont confirmé diverses sources au Journal.

« Ils font le ménage depuis un an, mais ce n’est que le début. Après le délai de cinq ans, ils pourront faire ce qu’ils veulent », affirme-t-on en coulisse.

Maintien d’un siège social à Boucherville et de Canadiens dans des postes clés au sein de la haute gestion de l’entreprise ce qui n'est plus vrai, garanties concernant le pourcentage et les types d’emplois devant demeurer au pays, conservation de la bannière RONA et des relations avec les fournisseurs locaux : tout ça a été consigné dans un document légal, en vertu de la Loi sur .

Impossible toutefois d’obtenir le détail de cette entente.  Celle-ci est classée « secrete », affirme-t-on à Ottawa.  « La Loi sur Investissement Canada contient des dispositions strictes qui requièrent que les renseignements détaillés sur les engagements demeurent confidentiels », a souligné un porte-parole du ministère de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique.

 

Les prometteurs non imputables:  Sylvain Prud’homme président de Lowe's Canada
&
Richard Maltsbarger, président de Lowe's International

 

Point critique

Malgré les différentes compressions qui ont eu lieu depuis la fusion de RONA et Lowe’s Canada, et malgré le grand ménage qu’opère actuellement l’équipe de gestion américaine au sein de sa filiale canadienne, les différents éléments de l’entente seraient respectés, tout en s’approchant des limites permises.

« Ils respectent leurs obligations », insiste-t-on chez les libéraux.

Autrefois ministre de l’Économie du Québec, Dominique Anglade se souvient d’avoir écrit à son homologue Navdeep Bains à cet effet.  Consulté par Ottawa, Québec y faisait une série de demandes.  La plupart d’entre elles se seraient retrouvées dans l’entente Ottawa-Lowe’s.

Cette lettre se retrouve aujourd’hui au bureau du successeur de Mme Anglade, le ministre Pierre Fitzgibbon.

« J’ai appelé le ministre Fitzgibbon pour lui parler de l’existence de cette lettre. Il faut mettre de la pression sur le fédéral parce qu’elle contient des demandes spécifiques formulées par le Québec au sujet de RONA. Le fédéral a des obligations, il se doit d’agir », a-t-elle affirmé le 23 octobre 2019.

Au bureau du ministre Fitzgibbon, on se fait avare de commentaires. Un porte-parole a même refusé de confirmer ou d’infirmer l’existence de cette lettre.

RONA n’est guère plus volubile. « Lowe’s Canada respecte la totalité de ses engagements envers Industrie Canada. La nature exacte de l’ensemble de ceux-ci est confidentielle », a dit la chargée de propagande Valérie Gonzalo.

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Expulsion des dirigeants et de l'expertise québécoise

 
 

Depuis qu’il a avalé RONA en 2016, le quincailler états-unien Lowe's s’est débarrassé de 20 dirigeants du fleuron québécois.  Au total, ce sont 13 vice-présidents et 7 directeurs principaux qui ont quitté l’entreprise ces trois dernières années. On remarque aussi que les anglophones Brendan Hughes et Jim Caldwell qui étaient à la haute-direction en 2016 sont toujours en poste en octobre 2019.

Liés par des ententes de confidentialité, rares sont les «ex» de RONA à accepter de parler des circonstances de leur départ du siège social de Boucherville.  «Depuis le début, avec Lowe’s, c’est une véritable chasse aux sorcières contre ceux qui étaient associés à RONA», décrit l’un d’entre eux, sous le couvert de l’anonymat.

Selon une compilation réalisée par TVA Nouvelles, la plupart de ces 20 dirigeants ont été congédiés, d’autres ont décidé de quitter leurs fonctions dans un contexte de fortes tensions.  Leurs remplaçants ont tous été nommés par la nouvelle direction de Lowe’s.  «Ils se sont carrément débarrassés de l’expertise de RONA. C’est devenu une obsession», s’indigne un ancien dirigeant ayant œuvré une dizaine d’années chez RONA, avant l’acquisition. 

Le 7 octobre 2019, le vice-président exécutif Guy Beaumier s'est fait montrer la porte, ses services n'étaient plus requis.  Ce départ survient trois jours après la retraite précipitée du grand patron de l’entreprise, Sylvain Prud’homme.

Guy Beaumier occupait d’importantes responsabilités.  Il était en charge des opérations de l’ensemble des 600 magasins de la chaîne au Canada, sous les enseignes RONA, Réno-Dépôt et Ace notamment. 

Le temps de recruter un successeur, la direction américaine de Lowe’s a temporairement nommé Francis Lapointe à ce poste.  Il était vice-président régional.

«Le grand ménage est loin d’être terminé», a confié une source informée des intentions de Lowe’s.  D’autres hauts dirigeants seraient au courant que leurs heures sont comptées.

Guy Beaumier

Sylvain Prud’homme

Nouvelle PDG ?

Ce grand ménage survient alors que la direction américaine de Lowe’s ne cache plus son mécontentement face aux résultats financiers de sa division canadienne. En février 2019, le géant de la quincaillerie a réduit de 1,2 milliard $ la valeur de sa division canadienne.

Pour redresser la barre, Lowe’s Canada pourrait recruter une femme d’affaires originaire du Nouveau-Brunswick.  Lyne Castonguay est pressentie pour prendre la relève de Sylvain Prud’homme au siège social de Boucherville.

Mme Castonguay a travaillé 14 ans pour Home Depot aux États-Unis. Jusqu’à tout récemment, elle occupait un poste de vice-présidente chez Sobeys, maison mère des épiceries IGA.  Si sa nomination se confirme, elle deviendrait la première dirigeante de RONA provenant de l’extérieur du Québec. Qui sera le prochain PDG?

Lyne Castonguay

La femme d’affaires Lyne Castonguay a fermé la porte sur les médias sociaux.

«Je ne serai pas la prochaine PDG de Lowe’s Canada. Je suis choyée et réconfortée de votre confiance et je vous en remercie, a-t-elle écrit sur le réseau LinkedIn. Je suis convaincue que Lowe’s annoncera un PDG bientôt et je leur souhaite un immense succès dans leur nouveau défi.»

Promesse brisée

Pour mettre la main sur RONA, Lowe’s avait pourtant pris une dizaine d’engagements d'intention (et non contractuel) auprès du gouvernement fédéral. 

Parmi ceux-ci, la promesse de «maintenir en poste les principaux dirigeants de la solide équipe de direction de RONA».   Cet engagement semble aujourd’hui mis à mal par les départs successifs d’une vingtaine de gestionnaires qui ont fait carrière chez RONA.

«On a l’impression que l’intégration des deux entreprises ne s’est jamais réalisée, analyse le professeur Robert Pouliot, spécialiste des fusions-acquisitions.  Si on se débarrasse de ceux qui connaissaient bien le marché, forcément, on risque d’avoir des problèmes».

Robert Pouliot

Difficultés

En février 2019, Lowe’s a révisé en forte baisse la valeur de sa division canadienne à 2 milliards $, en chute de 1,2 milliard $.  Plusieurs anciens dirigeants de RONA estiment, sans accepter d’en parler publiquement, que ces difficultés ont été amplifiées par les changements rapides et nombreux au sein de la direction.

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Attrition d'emplois au siège social québécois et transfert d'emplois vers l’Inde

 
 

C’est le scénario du pire qui se dessine pour les employés du quincailler Lowe’s-RONA.  Trois ans après avoir acheté RONA, le géant américain Lowe’s se prépare à transférer 10% des emplois du siège social de Boucherville vers Bangalore, en Inde.  Plus de 200 employés québécois perdront ainsi leur emploi.

La multinationale projette de transférer en Inde la quasi-totalité des emplois en technologie de l’information. Les mises à pied seront annoncées «au cours de la prochaine année» ont confié des sources sous le sceau de la confidentialité, puisqu'elles ne sont pas autorisées à en parler publiquement.

«Cheap labour»

Lowe’s emploie déjà 2 000 travailleurs dans ses bureaux indiens de Bangalore, dans le sud du pays.  Les ingénieurs informatiques y gagnent environ 14 000$ par année selon le site spécialisé Glassdoor.ca. 

Du «cheap labour» comparativement aux 100 000 $ que gagnent ces mêmes ingénieurs au Québec.

Transfert planifié

Au siège social de Boucherville, en Montérégie, plusieurs cadres supérieurs ont déjà reçu la directive de planifier la transition, sans en informer les employés concernés.  Selon le plan de restructuration, les ingénieurs indiens se verraient en partie confier la responsabilité des systèmes informatiques des 600 magasins canadiens.

La gestion des ventes en ligne, des technologies mobiles et l’analyse des données seraient aussi transférées aux bureaux de Lowe’s en Caroline du Nord.  Les sources de l'agence de presse QMI de Québecor, sous le sceau de la confidentialité, demeurent catégoriques: des gestionnaires québécois ont reçu le mandat de planifier le transfert des emplois en Inde et aux États-Unis.

Des dirigeants québécois ont même déjà rencontré leurs homologues indiens afin de planifier cette transition au cours de la prochaine année.

La propagandiste de Lowe's Canada Valérie Gonzalo a précisé au journaliste, par courriel:  «Comme toute entreprise responsable, nous sommes toujours soucieux de contrôler nos coûts et à l’affut d'opportunités d’optimiser nos opérations à travers notre réseau...Nous avons consolidé sur la Rive-Sud de Montréal l’ensemble de nos opérations canadiennes».   Comme langue de bois pour faire plaisir aux investisseurs c'est un bon exemple.

 

Siège social de Lowe's Bangalore, en Inde

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Les fournisseurs québécois de RONA et de Lowe’s sont inquiets

 
 

La perspective de voir rétrécir le siège social de Boucherville inquiète les fournisseurs québécois de l’entreprise.

Richard Darveau

« Il y a une uniformisation de l'offre et, à mon avis, ça comporte sa part de danger. Il y aura de moins en moins de fournisseurs. Ils seront possiblement plus souvent qu'autrement américains que canadiens, ou canadiens que québécois. On est à une croisée des chemins...

Si jamais il y avait une recentralisation du service d’approvisionnement, avec des acheteurs postés ailleurs qu’ici, aux États-Unis, on aurait de fortes raisons d’être inquiets», a soutenu Richard Darveau, PDG de l’Association québécoise de la quincaillerie et des matériaux de construction.

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Panique médiatique chez Lowe's

 
 

Les révélations entourant la délocalisation de 200 emplois du Québec vers l’Inde et les États-Unis ont provoqué une véritable onde de choc au siège social québécois de Lowe’s-RONA.  Interpellée par de nombreux travailleurs inquiets, l 'entreprise états-unienne a contesté les informations de l'agence QMI de Québecor dans un communiqué de presse publié mercredi le 16 octobre 2019

 «Contrairement à ce qu'affirment certains médias québécois, il n'y a aucun plan de transférer 200 emplois en technologie de l'information de Longueuil à Bangalore, en Inde», a assuré l'entreprise.  Toutefois, elle refuse toujours, depuis deux semaines, toutes les demandes d’entrevue pour aborder le sujet.  Lowe’s-RONA s’est aussi opposé à ce que le «Journal de Montréal» et TVA Nouvelles puissent parler à ses marchands et à ses fournisseurs, réunis au Palais des congrès de Montréal jeudi et vendredi les 17 et 18 octobre 2019.

Pas le choix

Par communiqué, l’entreprise a précisé que ces révélations «insécurisent indûment de nombreux employés du siège social de l'organisation».

Selon le président de l’agence Camden Publicité, Mathieu Bédard, Lowe’s-RONA n’avait pas d’autres choix que de contester publiquement ces révélations.  « Dans un cas comme celui-là, on fait appel à de la gestion de crise. C’est un peu se faire prendre les culottes baissées, a-t-il analysé. C’est très rare qu’une entreprise ira avouer qu’elle va délocaliser un siège social. Elle va nier et tenter de réduire graduellement les impacts de ces annonces. »

Mathieu Bédard

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Responsabilités de Sabia, du PLQ et des pirates du conseil d'administration

 
 

En février 2016, avant la vente à Lowe's, les propriétaires de Rona Inc sont Invesco d'Atlanta aux États-Unis et la Caisse de dépôt et placement du Québec CDPQ
ici pour documentation

Un scénario monté de toutes pièces en 2012.   Après que Lowe's eut retiré sa première offre non sollicitée.   Comme le PDG de Rona Robert Dutton (35 ans d'ancienneté) s'était battu contre la vente aux États-uniens, il fut congédié, suite à une connivence entre Invesco Canada de Toronto et Michael Sabia de la Caisse de Dépôt du Québec.   Et pour comprendre l'étendue du pouvoir de Michael Sabia sur RONA, la compagnie avait été obligée de conclure le 20 janvier 2013 un protocole d’entente avec la Caisse et l’autre gros actionnaire, Invesco Canada.

Le protocole prévoyait la nomination au sein du conseil d’administration de ceux qui viendraient pousser RONA dans les bras des États-uniens.   Il s'agit de quatre nouveaux administrateurs, en plus d’un nouveau président exécutif du conseil, Robert Chevrier (qui après son méfait a quitté avec une plantureuse prime).   En outre, la Caisse et Invesco avaient exigé la création d’un comité stratégique pour accroître la valeur de l’entreprise et pour rechercher un nouveau chef de la direction.   Le 19 mars 2013, Robert Sawyer était nommé président et chef de la direction de RONA.  Lors de la vente, il a empoché entre 20 et 25 millions de dollars. Il n'est pas le seul, tous les hauts-dirigeants s'en sont mis plein les poches à cause des actions différées qui leurs ont été octroyées.

La Caisse appuie la vente de RONA à Lowe's

La vente de RONA va rapporter près de 438 millions $ à la Caisse de dépôt et placement du Québec.   L'institution financière est le principal actionnaire du quincaillier avec plus de 18,2 millions d'actions, soit environ 17 % des titres en circulation. (source: Canoë le 3 février 2016)
 

 

L’ex-ministre de l’Économie et responsable d Investissement Québec (IQ), Jacques Daoust, n’a pas empêché Investissement Québec IQ de vendre le bloc d’actions de RONA que la société d’État avait acheté dans le but de bloquer en 2012 la première offre d’achat de Lowe’s. (source Journal de Montréal, le 6 février 2016). Après sa mort nous apprenions qu'il n'était pas d'accord avec le premier ministre et que c'est ce dernier qui l'y obligea. Ayant quand même joué le jeu, voilà pourquoi il a semblé s'en laver les mains et rejeter la responsabilité sur un attaché politique.

Pour Philippe Couillard le chef du Parti Libéral du Québec, un idéologue mondialiste du libre marché, le Québec doit «favoriser une économie ouverte aux marchés»... (source Journal de Montréal, le 6 février 2016)

À l'instar de sa nouvelle ministre de l'Économie, Dominique Anglade, le premier ministre a rappelé que la transaction annoncée est « consensuelle », ce qui n'était pas le cas lorsque Lowe's a fait une première tentative d'achat de RONA en 2012.

« L'ensemble du conseil d'administration a été d'accord pour la transaction. Ça inclut la Caisse de dépôt, ça inclut d'ailleurs les marchands participants Rona, qui forment environ 30 %, je crois, de l'actionnariat », a-t-il souligné.

M. Couillard assure tout de même que son gouvernement est « préoccupé par les conséquences pour les familles, les travailleurs, pour les commerçants qui sont membres de Rona ».

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Commentaire de JosPublic

 
 

Au delà du texte ci-dessus et à l'analyse de l'ensemble du dossier RONA, il en ressort un portrait comprenant tous les travers de l'économie financiarisée et ses acteurs et musiciens qui jouent une partition de grande messe. L'idéologie sous-jacente ressemble à s'y méprendre à une religion.

On y trouve la "boursification" de tout ce qui est marchandisable, de l'agriculture aux organes, de l'eau à l'air de qualité; la gestion des entreprises à partir des résultats financiers trimestriels évitant les risques du long terme, mais aussi les bons effets découlant de la stabilité d'une société.

On y trouve aussi les dividendes pour les actionnaires qui, en général, ne sont pas des gens d'affaires, dits bâtisseurs d'entreprises.  Ces derniers sont bien des rentiers, les plus avides d'entre eux sont qualifiés de requins de la finance, et ne cherchent que la bonne occasion de s'enrichir personnellement au détriment de l'ensemble de la population. 

De plus en plus d'économistes hétérodoxes l'affirment, les mondialistes ont maintenant leur religion qui se nomme la globalisation financière. Ils forment le 1% des plus riches du monde et contrôlent leurs prêcheurs (économistes, chroniqueurs financiers dans les médias, conseillers financiers, etc.), leurs politiciens et politiciennes utiles pour déréglementer le chemin de la richesse, comme le Dr Philippe Couillard, leurs juges nommés par le Parti Libéral du Québec, vous vous souviendrez des "post-it jaunes" de la commission Bastarache, ainsi que l'effet démoralisant de leur police politique encore en déliquescence au Québec en 2019 (pensons au bilan de l'Unité permanente anti-corruption du Québec (UPAC). 

Sombre tableau direz-vous?  En effet, mais comment l'enjoliver si les faits s'obstinent à nous donner raison ?                                                                                - JosPublic

Notes & Références encyclopédiques:

Pour en cité un, prenons la chronique financière....
 

RONA–Lowe’s: où sont les garanties? Par Michel Girard sur le Journal de Montréal, le 15 mars 2016

 

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vous vous souviendrez des "post-it" de la commission Bastarache...
 

 

Chantal Landry et l'émergence de "Mme Post-it" en 2010 - Rapport de la commission Bastarache où il y a plus de 50 mentions de l'employée du bureau de Jean Charest ex-chef du Parti Libéral du Québec et ex-premier ministre du Québec.

 

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Le conseil d'administration de RONA
 

Les vrais prédateurs de RONA.  Une vente avec la complicité de ses dirigeants, souligne Michel Hébert chroniqueur au Journal de Montréal/Québec, le 4 février 2016. 

  Ça vaut la peine de le citer celui-là, le patron Robert Chevrier: «Nous croyons que le moment est venu de franchir cette nouvelle étape.»   Quelle étape?   Celle de gonfler extraordinairement la fortune des actionnaires?  Il faudrait plutôt lire: «C’est le moment d’abandonner ceux qui ont fait notre succès, c’est le moment de passer à la caisse.»    Cette transaction fait bien sûr le bonheur des dirigeants.

 

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Investissement Québec et son responsable politique...
 

Jacques Daoust, député et ministre du gouvernement du Dr Couillard a menti, il est intervenu pour faire vendre les actions de RONA

Même si son chef de cabinet a autorisé la vente des actions que l'État québécois détenait dans RONA, le ministre Jacques Daoust persiste à dire qu'il n'en savait rien.   Pourtant ce dernier a rencontré les membres du conseil d'administration d'Investissement Québec le jour de leur décision de liquider une position dans le capital du détaillant Rona, indiquent des documents rendus publics.  

De plus dans un courriel de novembre 2014, le vice-président d’Investissement Québec, Jean-Jacques Carrier a demandé au chef de cabinet Pierre Ouellet si le ministère de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations (MEIE) était «en accord avec cette vente».   Ce à quoi le chef de cabinet de M. Daoust a répondu «Ok», après un délai de quelques heures.  

Jacques Daoust nie avoir été mis au courant de la vente des actions du quincailler que possédait Investissement Québec depuis des mois.   Devant l'imbroglio créé par les différentes versions de la situation le Premier ministre Dr Couillard n'a pas renouvelé sa confiance au ministre. 

 

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finalement la Caisse de dépôt et placement du Québec dirigée par Michael Sabia...
 

La vente de RONA: une trahison québécoise ?

Y-a-t-il eu trahison comme certains l'affirment?   Est-ce que RONA est une entreprise dont la propriété est québécoise?   Et si oui à quel degré ? Si le consommateur québécois n'achète qu'en fonction du prix du produit pourquoi devrait-on s'inquiéter de la propriété d'une entreprise en d'autres lieux ?   Devrait-on se soucier du placotage d'un peuple qui ne comprend pas qu'acheter un marteau fabriqué au Québec nous rend tous plus riches que d'acheter un marteau fait ailleurs ?   Voici quelques éléments de réponses dans le cadre de la transaction entre Lowe's et les principaux propriétaires de RONA Inc.: Invesco et la Caisse de dépôt et placement du Québec.

 

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PDG de RONA Robert Dutton, 35 ans d'ancienneté...

 

Robert DUTTON

 

Dans un livre-choc, l’ex-PDG de RONA, Robert Dutton, se vide le cœur pour le Québec inc.

Mettez-vous à la place de Robert Dutton. Se faire mettre à la porte de «son» entreprise après 35 années de loyaux services, dont 20 à titre de président et chef de la direction, c’est à la fois blessant et révoltant.

La blessure est d’autant plus grande lorsque vous découvrez que votre départ avait en fait pour finalité de permettre aux gros actionnaires, dont la Caisse de dépôt et placement du Québec ( CDPDQ), de faire la piastre en vendant l’entreprise à une multinationale américaine.  Farouche défenseur d’un Québec inc. qui protège ses sièges sociaux, l’ex-grand patron de RONA, Robert Dutton, ne voulait rien savoir des offres d’acquisition de Lowe’s.

Et si, au lieu d'être avalé par le géant américain Lowe's, le fleuron québécois Rona s'était plutôt porté acquéreur de la division canadienne de son rival?  Ce scénario aurait bel et bien été envisagé lors d'une rencontre entre les grands patrons des deux entreprises dans un restaurant du Vieux-Montréal en 2011

 

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police politique encore en police politique encore en déliquescence au Québec...

 

Saboter la preuve pour aider les ti-n'amis du Parti Libéral du Québec

Toute la démarche qui consiste à noyer et saboter les preuves, éviter d'enquêter, prioriser les causes en fonction des retombées politiques, tout cela se présente en rétrospective sous forme de saga: politique, policière et judiciaire.  Un mélange de conflits d'intérêts personnels et professionnels, une incompétence crasse en gestion, un déficit d'éthique et d'honneur assumé.  Quelqu'un écrira peut-être un livre sur le sujet mais en attendant à la fin de ce texte JosPublic présente ses hypothèses. Pour le moment voici des faits.

 

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Source:  Agence de presse QMI /Québecor média / Québecor Inc. pour Pierre Karl Péladeau

Choix de photos, collection de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 24 octobre 2019

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

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 Frédéric Pierucci, un directeur de division été emprisonné par les États-Unis pour aider General Electric à acheter Alstom

  Fiche: Économie & Finance

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Liste des dirigeants de RONA qui ont quitté

Bara, Claire
Vice-présidente, Intelligence d’affaires
Histoire du congédiement

Beaumier, Guy
V
ice-président exécutif

Brassard, Hugue
Directeur principal, services d’installations

Brisebois, Alain
1er Vice-Président

Brouillette, Richard
Vice-président, logistique et chaîne d’approvisionnement

Charlebois, France
Chef des services juridiques

Dauphinais, Christian
Vice-président, commercialisation, Reno-Dépôt

Denault, Nadine
Directrice principale, commercialisation

Dignard, Marc-André
Directeur principal, opérations

Dumas, Josée
Vice-présidente, mise en marché

Duteau, Sébastien
Directeur principal, marketing

Ethier, Serge
Vice-président exécutif

Hins, Marlene
Vice-présidente, marketing central

Lapointe, Patrick
Vice-président, opérations (proximité et grandes surfaces)

Leclerc, Denis
Directeur principal, ressources humaines

Marois-Azam, Karim
Vice-président, approvisionnement

Mateo, Rocco
Vice-président, Opérations Réno-Dépôt

McKenzie, Normand
Directeur national, ressources humaines

Proulx, Christian
Vice-président, ressources humaines

Prud’homme, Sylvain
PDG de Lowe's Canada

Raymond, Guy
Vice-président, opérations

Tremblay, Marie-Soleil
Vice-présidente, commercialisation