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La lecture d'un livre a des effets bénéfiques
et scientifiquement mesurables sur notre cerveau

Se plonger dans un livre passionnant et dans son univers est une expérience sans pareille que tous les lecteurs ont connue et recherchent avidement. Mais elle va au-delà du simple «bonheur de la lecture». Entrer dans le nouveau monde d’un roman ou d’une nouvelle a des effets scientifiquement mesurables sur notre cerveau et qui se prolongent pendant plusieurs jours après la lecture.

 

Presque tous se souviennent d'avoir lu avidement, au moins une fois, un livre qui aurait changé leur vie. C'est une énorme affirmation tant et tellement répétée que des scientifiques ont été intrigués et ont lancé une enquête à ce propos.

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Pourrait-il y avoir une implication biologique dans les effets positifs déclenchés par le geste de lire des histoires?

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«Des histoires façonnent nos vies et dans certains cas aident une personne à se définir» déclare Gregory Berns, neuroscientifique, auteur principal d'une étude sur le sujet et directeur du Center for Neuropolicy de l'Emory University.

«Nous voulons comprendre comment les histoires entrent dans notre cerveau, et ce qu'elles font pour lui».

Ses co-auteurs sont Kristina Blaine et Brandon Pye du Centre et Michael Prietula, professeur en systèmes d'information et gestion des opérations au Emory Goizueta Business School.

Cette étude récente menée aux États-unis démontre que lire un bon livre peut augmenter les connexions à l’intérieur du cerveau et créer des changements neurologiques persistants qui correspondent un peu à la mémoire musculaire qui permet de s’adapter aux efforts demandés.

Les changements dans le cerveau après des lectures «significatives» ont notamment été enregistrés dans le cortex temporal gauche, une zone du cerveau associée à la réceptivité du langage et aux sensations motrices.

Les neurones de cette région du cerveau sont notamment liées aux sensations selon lesquelles nous faisons quelque chose sans le faire réellement. Par exemple, penser à courir peut activer des neurones associés avec l’acte physique de la course.


«Les changements neuronaux que nous trouvons associés à des sensations physiques suggèrent que lire un roman peut vous transporter dans le corps du protagoniste» explique le Professeur Gregory Berns, spécialiste des neurosciences, qui a mené l’étude.

«Nous savions déjà que les bonnes histoires pouvaient vous transporter dans les chaussures de quelqu’un d’autre au sens figuré. Maintenant, il semble que quelque chose se passe aussi en termes biologiques».

Vingt-et-un étudiants ont pris part à l’étude et ont tous lu le même livre, un roman à suspense, Pompéi, écrit en 2003 par Robert Harris et choisi pour ses multiples rebondissements.

Pendant 19 jours, les étudiants ont lu des parties du livre et ont eu ensuite systématiquement des scanners du cerveau le lendemain matin.

Les scanners se sont poursuivis pendant 5 jours après la fin de la lecture du livre. Il en ressort que les changements neurologiques détectés pendant la lecture ont continué pendant les 5 jours ayant suivi la fin de celle-ci.

«Même si les participants ne lisaient plus le roman, ils conservaient une plus grande connectivité cérébrale», souligne le Professeur Berns.

Les scientifiques commencent à s'intéresser au sujet et grâce à l'utilisation de la résonance magnétique on identifie maintenant des réseaux de communication dans le cerveau qui sont liés à la lecture. La plupart des études précédentes ont mis l'accent sur les processus cognitifs impliqués dans de courtes histoires, pendant que le lecteur ou la lectrice est dans le scanner à résonance magnétique.

Conclusion: il ne faut jamais cesser de lire.

Source:  Emory Center for Neuropolicy : This University-wide interdisciplinary center focuses on how the biology of the brain influences decision-making in politics, policy, and business.

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 07 janvier 2013

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