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L'intelligence du ventre: fantastiques révélations et inquiétantes dérives...

Que savons-nous de notre ventre, cet organe bourré de neurones, que les chercheurs commencent à peine à explorer? Il semblerait que notre cerveau ne soit pas le seul maître à bord. La réalisatrice Cécile Denjean fait le point sur des recherches très récentes menées sur l'influence du ventre sur le cerveau. Le ventre, notre deuxième cerveau, c'est le titre de ce documentaire que nous explorerons ci-dessous. En plus de la présentation du texte et d'une courte entrevue avec la réalisatrice, vous trouverez une vidéo qui résume bien le documentaire diffusée sur Arte TV.

Si de fantastiques avancées dans le domaine de la santé sont à espérer, de sombres dérives peuvent voir le jour si cette découverte est utilisée à d'autres fins...

 
 
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Les scientifiques se sont aperçus qu'il existait quantité de neurones dans notre ventre, à peu près autant que dans le cortex d'un chat ou d'un chien. Ils s'occupent, entre autres, de notre digestion. S'il n'avait disposé que d'un seul cerveau, celui « du haut », l'être humain aurait été imprégné en permanence par ce processus très complexe et n'aurait pas pu développer d'autres activités intellectuelles. Le fait d'avoir deux cerveaux a joué un rôle majeur dans notre évolution
                                                    
- Cécile Denjean

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Les parois de notre intestin sont tapissées de 200 millions de neurones. Ce réseau de neurones, réparti tout au long de notre tube digestif, joue un rôle dans la digestion bien sûr, mais il agit aussi sur notre cerveau par des voies que les chercheurs commencent à peine à identifier.

Cette interaction à distance peut notamment passer par des neurotransmetteurs, des petites molécules par l'intermédiaire desquelles les neurones communiquent entre eux. Par exemple, la sérotonine est un neurotransmetteur qui, au niveau des neurones de notre ventre, rythme le transit intestinal et régule le système immunitaire.

Mais les chercheurs ont découvert qu'une petite partie de cette sérotonine passe dans la circulation sanguine et remonte jusque dans notre tête. Et là elle va pouvoir agir sur les neurones de notre cerveau qui eux aussi se servent de la sérotonine comme messager mais pour d'autres tâches comme la régulation de nos émotions. Voilà comment les neurones du ventre s'invitent dans la gestion de nos émotions.
 
On savait depuis longtemps que nos états émotionnels pouvaient agir sur notre ventre et les scientifiques sont en train de découvrir que l'inverse est aussi vrai. Notre ventre peut influencer nos émotions.

 

Une nouvelle approche de certaines maladies

 
 

Certaines maladies neurologiques comme la maladie de Parkinson pourraient trouver leurs origines dans notre ventre. C'est une hypothèse sur laquelle travaillent des chercheurs à l'hôpital de Nantes en France.

 Ils ont déjà montré que la maladie de Parkinson engendre les mêmes lésions sur les neurones de l'intestin que sur ceux du cerveau. A l'avenir il pourrait donc devenir possible de diagnostiquer cette maladie avec une simple biopsie intestinale. Une intervention bien moins risquée qu'une biopsie du cerveau.

L'idée de se servir du ventre comme une fenêtre sur le cerveau gagne du terrain. Les chercheurs voudraient tester cette approche pour d'autres maladies neurodégénératives comme la maladie d'Alzheimer.

 

Un cerveau sous l'influence des bactéries

 
 

Plus inattendu, notre cerveau serait aussi sous l'influence des bactéries qui peuplent notre tube digestif. Ces bactéries sont particulièrement nombreuses : 100.000 milliards. Elles constituent un véritable écosystème que les scientifiques appellent le microbiote.

Il est différent pour chacun d'entre nous et nous est très utile : les bactéries qui le composent digèrent des aliments que nous ne pourrions pas digérer sans elles.

Un biologiste de l'Université McMaster au Canada, Stephen Collins a remarqué que des souris sans microbiote, c'est-à-dire ne portant en elles aucune bactérie se comportent de façon étrange. Elles prennent plus de risques et se mettent davantage en danger. Mais lorsque l'on introduit dans leur tube digestif une flore bactérienne, leur comportement change : elles deviennent plus prudentes.
 
Cela a conduit le chercheur canadien à mener une expérience encore plus surprenante.

Il a choisi deux lignées de souris différentes : l'une présentant un comportement particulièrement actif et téméraire et l'autre beaucoup plus calme. Puis il a administré à chaque lignée le microbiote de l'autre. Résultat : Les souris agitées, après avoir reçu les bactéries des souris calmes, se sont complètement assagies. Et inversement, les souris calmes sont devenues beaucoup plus agressives après avoir ingéré les bactéries des souris agitées.

Cette expérience démontre que, chez les souris, les bactéries présentes dans le tube digestif ont une influence importante sur le comportement et donc sur le cerveau.

 
 

Le ventre participe à la gestion de nos émotions

 
 

Outre des images de synthèse impressionnantes et des animations réussies, les explications délivrées par une quinzaine d'intervenants de haut niveau, travaillant souvent dans des universités ou des services hospitaliers de pointe en France, aux États-Unis, en Allemagne, en Chine, en Belgique ou au Canada, permettent de mieux comprendre l'impact de notre ventre sur nos comportements (ndv : température du corps, les cycles de veille et de sommeil, la douleur ou l'anxiété).
 
Des chercheurs ont, par exemple, découvert que notre cerveau entérique - celui du ventre - produisait 95 % de la sérotonine, un neurotransmetteur qui participe à la gestion de nos émotions. Si la psychanalyse gastrique cherche encore son fondateur, l'acupuncture abdominale, pratiquée depuis une quarantaine d'années en Chine, soigne de nombreuses pathologies dont la maladie de Parkinson, celle d'Alzheimer et la dépression.

Au CHU de Nantes, des médecins confirment qu'une simple biopsie intestinale peut diagnostiquer la maladie de Parkinson.

De l'université Columbia de New York au CHU de Grenoble en passant par le Collège de France, l'université Mac Master d'Hamilton au Canada, l'Inserm de Nantes ou l'université technique de Munich, les propos tenus par les intervenants permettent de mieux comprendre l'incroyable complexité de ce qui se passe dans nos ventres.

On sait désormais qu'une conversation secrète existe entre les deux cerveaux.

Un neurotransmetteur est une substance chimique participant à la transmission d'information d'un neurone à l'autre. Dans le document, le neurotransmetteur, la somatostatine, apparaît par marquage fluorescent, en vert. Son récepteur dans certains neurones du cerveau apparaît coloré en rouge.

Elle ouvre d'immenses espoirs thérapeutiques.

 

 
«

Le cerveau abdominal serait aussi capable de se souvenir, participerait à la phase de rêves pendant le sommeil et pourrait constituer la matrice biologique de l'inconscient

- Michael Gershon              
professeur à l'Université de Columbia à New York ( 03 )

»
 
 

L'intelligence du ventre
Entretien avec la réalisatrice, Cécile Denjean

 
 

Les scientifiques ont découvert que notre abdomen contenait 200 millions de neurones. Un documentaire "Le ventre, notre deuxième cerveau (Docu-Reportage)" explore ce "deuxième cerveau", colonisé par des milliards de bactéries.

Comment est-on arrivé à la conclusion que le ventre est notre deuxième cerveau ?

Cécile Denjean

Cécile Denjean : Les scientifiques se sont aperçus qu’il existait quantité de neurones dans notre ventre, à peu près autant que dans le cortex d’un chat ou d'un chien ! Ils s’occupent, entre autres, de notre digestion. S’il n’avait disposé que d'un seul cerveau, celui du "haut", l’être humain aurait été absorbé en permanence par ce processus très complexe et n’aurait pas pu développer d'autres activités intellectuelles. Le fait d’avoir deux cerveaux a joué un rôle majeur dans notre évolution.

Cette découverte ouvre-t-elle des perspectives dans le domaine sanitaire ?

Oui, par exemple, on s’est aperçu que la maladie de Parkinson, qui, comme on le sait, s'attaque aux neurones du cerveau, s'en prend aussi à ceux du ventre. Certains chercheurs se demandent même si elle ne commence pas par là.

Cette maladie neurodégénérative démarre longtemps avant que les premiers troubles moteurs n’apparaissent. Or, quand les tremblements surviennent, il est trop tard puisque 70 % des neurones sont déjà détruits.

Si on arrivait à diagnostiquer le Parkinson dix à vingt ans plus tôt par une simple biopsie intestinale de routine, cela pourrait permettre d’anticiper sur la destruction des neurones.

À Nantes, une équipe de chercheurs vise à démontrer que l'étude de biopsie intestinale permettrait de remplacer sans danger le même examen au cerveau qui, lui, est très risqué.

Mais ce n’est encore qu’une hypothèse.

Ce qui est sûr, en revanche, c’est que l’on peut utiliser le ventre et ses millions de neurones comme une fenêtre sur ce qui se passe dans le cerveau.

On apprend aussi dans votre documentaire que notre corps, et particulièrement notre ventre, est colonisé par des milliers de milliards de bactéries…

Il contient dix fois plus de bactéries que de cellules ! Et le nombre de gènes dont nous héritons est bien inférieur à celui des gènes des  bactéries. C’est une vraie révolution scientifique, puisqu’on se rend compte que les cellules transmises par nos parents entrent en relation avec des bactéries que nous hébergeons et qui modifient notre organisme.

Pour les scientifiques, notre corps est un écosystème ! Ce qui est troublant, c’est qu'on ne connaît pas ces bactéries, majoritairement situées dans notre ventre. Il existe une part de hasard. Lesquelles commencent à se loger en nous le jour de notre naissance ? On n’en sait rien.

Cela ouvre un champ de recherche passionnant.

 
 

L'intestin: cerveau des émotions?
de l'émission Xenius sur Arte TV

 
 

 

Les dérives inquiétantes à prévoir...

 
 

Si les bienfaits d'une telle découverte sont bien réels ainsi qu'évidents, sommes-nous en droit d'être inquiets quant aux possibles dérives qui en découleraient par des lobbyistes mal intentionnés, tels que les industries pharmaceutique et alimentaire ?

Le Veilleur publiait un article intitulé «Manipulation génétique : Vers un contrôle de l'agressivité et du comportement humain ? »   ( 01 ) qui démontre une fois de plus, s'il en est encore besoin, les intentions évidentes des élites dans un rôle de contrôle et de manipulation des comportements et émotions humaines à grande échelle. La recherche mentionne le rôle de l'alimentation sur la santé est éloquent :
 
« (...) la revue Gastroenterology, pointe du doigt les modifications induites par les probiotiques comme le bifidus actif, dont les yaourts comme Activia ou Actimel sont truffés. (...) les scientifiques ont montré que les sujets (des femmes en l'occurrence) ayant consommé des probiotiques présentaient une diminution de l'activité des zones du cerveau correspondant aux émotions et à l'agressivité... »

Voilà, c'est plus clair à vos yeux ou je vous fais un dessin ?

A l'heure où printemps révolutionnaires et manifestations de grande ampleur se multiplient et tapissent les unes des médias alternatifs, et que les gouvernement redoutent visiblement de plus en plus la colère grandissante et légitime du peuple, et ce dans de nombreux pays, pensez-vous que nos dirigeants déjà acoquinés avec de nombreux lobbyistes, vont se priver de la possibilité de contrôler notre agressivité en introduisant des macrobiotes « pacificateurs » dans nos aliments à notre insu ? 
 

La crainte est réelle, comme en témoignent les nouvelles technologies en matière d'armement anti-émeutes, épaulées par les nouvelles lois anti-constitutionnelles en la matière (lois anti-manifestations, répression, loi autorisant le tir à balles réelles sur les manifestants, etc.). ( 02 )

N'oublions pas non plus que cette découverte remonte à quelques années, et que certaines applications sont déjà, ou seront peut être bientôt sur le marché sans que nous en soyons forcément informés...

La technologie est là. Regardons le texte ci-dessous qui nous présente la cartographie des émotions humaines. Les numérisations du futur ne serviront-elles pas à connaître nos intimes émotions? Ne serons-nous pas scrutés à la loupe pour permettre aux dirigeants tout puissants de se protéger contre des humains en colère?
 
Si l'espoir de l'apparition de nouveaux remèdes contre des pathologies graves sont légitimes, ne nous leurrons pas trop, car l'industrie pharmaceutique, ou de son nom populaire «Big Pharma», nous a déjà démontré à maintes reprises qu'à ses yeux, la guérison est bien moins rentable que la maladie...

Parallèlement, l'importance de s'alimenter local ou par le biais d'organismes transparents et de confiance apparaît de plus en plus évidente et vitale !

 
 

Cartographie des émotions humaines

 
 

Chaque jour nous ressentons de petites (ou plus grandes) émotions selon nos humeurs. Colère, peur, dégoût, bonheur, ou encore amour... Une équipe de recherche finlandaise est parvenue à traduire nos émotions dans une carte du corps. Une première.

Chaque émotion active ou désactive une ou plusieurs partie du corps. Ainsi, lorsque nous sommes en colère, c'est tout le buste, la tête, nos bras et surtout nos mains qui sont suractivées. Tout au contraire, lors d'une dépression, le corps est en sous activation, notamment les extrémités. Le bonheur et l'amour sont deux émotions qui activent quasiment toutes les parties du corps, notamment la tête et le ventre.

Ainsi s'explique l'expression "avoir des papillons dans le ventre"...

 

Les couleurs chaudes (jaunes) montrent les zones du corps activées par les émotions, tandis que les zones froides (bleues) montrent les parties du corps non actives lors d'une émotion.

Sources: Arte Télévision société d'État pour la France et l'Allemagne, texte par Folamour sur Crashdebug, FranceInfo société d'État de France, Le Monde pour le Groupe Le Monde

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 24 février 204

  Pour faire parvenir ce texte à d'autres :  

 

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

« Manipulation génétique : Vers un contrôle de l'agressivité et du comportement humain ? » - Sur Le Veilleur, en 2013

 

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02

 

En route pour un état policier : l'Espagne augmente son budget anti-émeute de 1900% en un an - Sur Chaos controlé

 

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03

De Michael Gershon La Cervelle du bide

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