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Udo Ulfkotte vide son sac
Udo Ulfkotte journaliste propagandiste pour la CIA
Udo Ulfkotte et les médiamensonges
Journalisme
Quatrième pouvoir
Journaliste allemand
Udo Ulfkotte agent de la CIA
 

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Un ex-mercenaire de la propagande
Écoeuré des médias-mensonges, le journaliste Udo ULFKOTTE, vide son sac.

Ce journaliste de 25 ans de carrière interviewé par Radio Télévision Belge RT dénonce les mensonges généralisés dans les médias de masse. Il dit qu'il a lui-même été formé pour mentir et trahir le public et qu'il regrette ce qu'il a fait dans le passé. Il se lève aujourd'hui pour dénoncer la propagande de guerre impulsée par les médias contre la Russie.

«

Les médias trahissent le public continuellement
 J'étais un agent de la CIA sous couverture
                                             
       Udo Ultkotte    - 8 octobre 2014

»

  Information

Udo Ulfkotte vide son sac
Udo Ulfkotte journaliste prop

agandiste pour la CIA
Udo Ulfkotte et les médiamensonges
Journalisme
Quatrième pouvoir
Journaliste allemand
Udo Ulfkotte agent de la CIA
 

Udo Ulfkotte vide son sac
Udo Ulfkotte journaliste propagandiste pour la CIA
Udo Ulfkotte et les médiamensonges
Journalisme
Quatrième pouvoir
Journaliste allemand
Udo Ulfkotte agent de la CIA
 

Il en a marre des mensonges et indique que l'on vit dans une république bananière, pas dans une démocratie avec une vrai presse indépendante. Certains de ses collègues font partie d'organisations transatlantiques et sont soutenus par les États-Unis pour faire de la propagande.

Il confirme une information déjà largement suspectée par ailleurs: de nombreux journalistes expatriés sont en fait également des "agents non officiels sous couverture". Udo Ulfkotte travaillait par exemple à la fois pour le Frankfurter Allgemeine Zeitung et pour la CIA. Son travail consistait à faire de la propagande pro-américaine et pro-européenne.

D'après lui, l’Allemagne est une colonie des États-Unis. Les organisations transatlantiques invitent des journalistes, leurs font la cour, leurs payent des voyages puis les soudoient pour les avoir dans leur poche. Ils deviennent ainsi progressivement des "agents non officiels sous couverture" avec lesquels peut nier tout lien si nécessaire. Ce serait particulièrement le cas des journalistes allemands, anglais, israéliens, australiens, néo-zélandais mais aussi bien sûr les français.

Pire encore, le journaliste affirme qu'il lui est arrivé de recevoir un article déjà rédigé concernant Kadhafi et qu'on lui demandait simplement d'y coller sa signature pour la publication sur le Frankfurter Allgemeine Zeitung. L'article provenait directement des services de renseignements allemands, Bundesnachrichtendienst (BND).

Certains journalistes qui n'acceptent pas de coopérer sont licenciés.

Le 15 octobre 2014, le journaliste allemand Udo Ulfkotte a donné une interview tonitruante sur la chaîne Russia Today, à l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage Gekaufte Journalisten (Journalistes achetés).

Dans ce livre, il détaille la manipulation des médias et des journalistes par les agences de renseignement états-uniennes et notamment comment le Frankfurter Allgemeine Zeitung sert «  comme une prostituée les intérêts de Washington en manipulant ses lecteurs au profit des États-Unis » au travers de multiples organisations pilotées depuis Washington, comme l’Atlantic Bridge, la Commission trilatérale, le German Marshall Found, l’American Council on Germany, l’Aspen Institute, etc. 

Ces informations ont été depuis confirmées par Willy Wimmer, ex-secrétaire d’État du ministère allemand de la Défense, qui a accusé le département d’État américain d’ingérence dans le travail de la presse allemande. (Le 16 octobre 2014, sans explication aucune, ce lien à propos de Willy Wimmer est disparu d'internet).

Il faut dire qu’Udo Ulfkotte a lui-même été la victime, parfois consentante, des méthodes des agences de renseignement états-uniennes.

Né en 1960, l’homme a été journaliste au service de la politique étrangère du Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ, l’équivalent allemand du Monde) pendant prés de dix-sept ans (1986-2003). À ce titre, il a vécu dans de nombreux pays musulmans entre 1986 et 1998, s’étant même, un temps, converti à l’islam. Il a par ailleurs été membre de l’équipe de planification de la Fondation Konrad-Adenauer, un think tank proche du CDU (union chrétienne démocrate d’Allemagne, le parti d’Angela Merkel) et a enseigné entre 1999 et 2007 à la Bundesakademie für Sicherheitspolitik (Institut fédéral des hautes études de sécurité), un organisme du ministère de la Défense qui forme les hauts responsables politiques et économiques allemands.

Il a publié une quinzaine d’ouvrages, dont notamment en 2008 Der Krieg im Dunkeln. Die wahre Macht der Geheimdienst (La Guerre de l’ombre. La vraie puissance des services secrets). Il y détaillait les opérations sous faux drapeau et la guerre psychologique menées par les services secrets israéliens, citant notamment leur influence dans les événements de l’automne 2005 dans les banlieues françaises en vue de l’élection de Nicolas Sarkozy.

Dans son interview à Russia Today, il revient sur son parcours et sur les méthodes de manipulation de l’opinion publique par la corruption des journalistes opérée par les agences de renseignement états-uniennes.

Voici ci-dessous une version vidéo et une version texte de sa conférence de presse.

Un journaliste devient alerteur public et explique sa position contre la manipulation de l'information. Treize minutes extraites de la conférence de presse.
Whistleblower Dr Udo Ulfkotte. Il écrivait pour les journaux suivants: RT Deutschland Germany US America CIA Newspaper News collonie Europa United states of America USA Media UK Control Propaganda Russia Russland Frankfurter Allgemeine Bild Zeitung Der Spiegel

Il finit son intervention ainsi:

"La vérité sera révélée un jour. La vérité ne meurt jamais. Je me fiche de ce qui arrivera. J'ai eu 3 crises cardiaques, je n'ai pas d'enfants, donc s'ils veulent m'envoyer devant un tribunal ou en prison, cela vaut la peine pour la vérité".

 
 

Transcription de la vidéo

 
 

Je suis journaliste depuis 25 ans, et on m’a appris à mentir, à trahir et non à dire la vérité au public. Mais en voyant ces derniers mois comment les médias allemands et américains essaient d’amener les gens à la guerre contre la Russie en Europe, c’est pour moi un point de non-retour. Je vais me lever et dire que ce que j’ai fait par le passé n’est pas juste : manipuler les gens en faisant de la propagande contre la Russie. Ce n’est pas bien ce que mes collègues font et ont fait par le passé parce qu’ils sont payés pour trahir, pas seulement les Allemands mais tous les Européens. J’ai écrit ce livre car j’ai très peur d’une nouvelle guerre en Europe et je ne veux pas que l’on ait de nouveau cette situation car la guerre ne vient jamais par elle-même, il y a toujours des gens derrière qui poussent à la guerre et pas seulement des politiciens, aussi les journalistes. J’ai écrit dans mon livre comment, par le passé, nous avons trahi nos lecteurs juste pour pousser à la guerre, parce que je ne veux plus le faire et je n’en peux plus de cette propagande.

Nous vivons dans une république bananière et non plus dans un pays démocratique où l’on est sensé avoir la liberté de la presse, les droits de l’homme. Si vous observez les médias allemands qui, jour après jour, écrivent contre la Russie, ils sont dans des organisations transatlantiques et sont supportés par les États-Unis dans leur action. Moi, je suis devenu un citoyen honoraire de l’État de l’Oklahoma juste parce que j’écrivais des articles pro-américains. J’étais soutenu par la CIA parce que je devais être pro-américain. Je n’en peux plus donc je viens d’écrire un livre, non pas pour gagner de l’argent, cela va plutôt me causer beaucoup de problèmes, mais juste pour donner aux Allemands, aux Européens, aux gens dans le monde entier, un aperçu de ce qui ce passe en coulisses.

Il y beaucoup d’exemples qui étayent ce que je dis. Si vous allez dans vos archives, vous verrez qu’en mars 1988, en Irak, les Kurdes ont été gazés avec du gaz chimique. Ce fait est connu dans le monde entier. En juillet 1988, ils m’ont envoyé dans une ville appelée Zoubedat, à la frontière entre l’Irak et l’Iran. C’était alors la guerre entre ces deux pays et on m’a envoyé pour enquêter à propos d’Iraniens qui s’étaient fait gazer par du gaz allemand du LOST, du gaz sarin, du gaz moutarde. J’étais envoyé pour faire des photos de ces gens gazés par du gaz fabriqué en Allemagne. Quand je suis rentré en Allemagne il y a eu juste une photo dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung, accompagnée d’un tout petit article qui n’expliquait pas à quel point c’était horrible, brutal et inhumain de gazer, quelques dizaines d’années après la Seconde Guerre mondiale des gens avec du gaz fabriqué en Allemagne. C’était une situation que j’ai trouvé mal traitée, avec juste un petit article. Il aurait fallu crier au monde ce que nous avions fait en coulisses.

Udo Ulfkotte

Jusqu’à aujourd’hui, il est méconnu du public qu’il y a eu des centaines de milliers de personnes qui se sont fait gazer par du gaz allemand dans la ville de Zoubedat.

Maintenant vous me demandez ce que j’ai fait pour les agences de renseignement. La plupart des journalistes que vous voyez dans les pays étrangers se proclament journalistes, et ils peuvent l’être, qu’ils soient européens ou américains, mais beaucoup d’entre eux, comme moi par le passé, servent en fait de "non-official cover" [couverture non-officielle], comme les appellent les Américains.

J’ai été non-official cover.

Qu’est-ce que cela signifie ?

 Vous travaillez pour une agence de renseignement, vous les aidez parce qu’ils le veulent, mais quand vous êtes dévoilé ou capturé (ou qu’il se révèle que vous êtes un espion et non un simple journaliste, ils ne diront jamais, au grand jamais que vous étiez l’un des leurs. Ils ne vous connaîtront plus. Voila ce que signifie non-official cover. Je les ai aidés à de multiples occasions et aujourd’hui j’en ai honte.

Tout comme j’ai honte d’avoir travaillé pour des grands journaux recommandables comme le FAZ, parce que j’ai reçu des pots de vins de milliardaires, d’Américains, pour ne pas rapporter l’exacte vérité. Dans ma voiture, en venant à cette interview, j’essayais juste d’imaginer ce qui se serait passé si j’avais écrit un article pro-russe dans le FAZ… Je ne sais pas ce qui se serait passé, mais nous avons tous été éduqués à écrire des articles pro-européens, pro-américains, mais s’il vous plaît, surtout pas pro-russes. Je suis vraiment désolé de tout cela, mais ce n’est pas ce que j’entends par démocratie et liberté de la presse.

L’Allemagne est encore en quelque sorte une colonie américaine. Par exemple la majorité des Allemands ne veulent pas avoir d’arme nucléaire dans leur pays, mais il y a des armes nucléaires américaines. Donc nous sommes encore une sorte de colonie américaine et en tant que colonisateur, c’est très facile d’approcher de jeunes journalistes au moyen des grandes organisations transatlantiques, qui sont très importantes en Allemagne.

Tous les journalistes des magazines, journaux, radios et des télévisions grandes et respectables, sont tous membres ou invités des grosses organisations transatlantiques. Dans ces organisations transatlantiques, vous êtes approché pour être pro-américain. Il n’y a personne qui vient vous dire : « Nous sommes la CIA, voudriez-vous travailler pour nous ? » Non, ce n’est pas comme cela que ça se passe. Ce qu’elles font, ces organisations transatlantiques, elles vous invitent pour visiter les États-Unis, elles payent pour cela toutes les dépenses. Vous êtes corrompu parce qu’ils vous donnent également des bons contacts. Vous ne saurez pas que ces « bons contacts » sont par exemple des non-official covers, ou des gens qui travaillent officiellement pour la CIA ou d’autres agences de renseignement américaines. Vous pensez que se sont des amis et vous coopérez avec eux. Ils vous demandent : « Pourriez-vous me faire telle ou telle faveur ? » et c’est par ce biais-là que vous êtes de plus en plus conditionné mentalement.

Votre question était : est-ce seulement le cas de journalistes allemands ? Non, je pense que c’est particulièrement le cas avec les journalistes britanniques de par leur relation beaucoup plus proche [avec les États-Unis, NDLR]. C’est aussi particulièrement le cas avec les Israéliens et bien sûr avec les journalistes français, mais en partie, pas autant qu’avec les journalistes allemands ou anglais. C’est le cas pour les journalistes australiens, néo-zélandais, taïwanais… Il y a beaucoup de pays, comme certains pays arabes dont la Jordanie, le sultanat d’Oman… Il y a beaucoup de pays où cela arrive et où vous trouvez des gens qui se proclament journalistes respectables. Mais si vous regardez derrière, vous découvrirez que ce ne sont que des marionnettes de la CIA.

Je vais vous donner un exemple : parfois, les agences de renseignement viennent dans votre bureau et veulent que vous écriviez un article. Voici un exemple de ma propre expérience. J’ai oublié l’année. Des agents du BND [Bundesnachrichtendienst, les services de renseignement allemands, NDLR], qui n’est qu’une organisation sœur de la CIA et qui d’ailleurs a été fondée par les agences de renseignement américaines, sont un jour venus dans mon bureau au FAZ. Ils voulaient que j’écrive un article sur la Libye et le Colonel Kadhafi. Je n’avais aucune information à propos de Kadhafi et la Libye, mais ils voulaient juste que je signe de mon nom l’article qu’ils avaient préalablement écrit. C’est un article qui a été publié dans le FAZ et qui venait originellement du BND.

Pensez-vous vraiment que c’est cela le journalisme, des agences de renseignement qui écrivent des articles ? Je l’ai partiellement mis dans mon livre. C’était un article sur comment le colonel Kadhafi essayait de construire secrètement une usine d’armes chimiques (gaz). C’est une histoire qui a ensuite été reprise dans le monde entier deux jours après. Je n’avais strictement aucune information à ce propos. C’est l’agence de renseignement qui voulait que j’écrive cet article.

Ce n’est pas la manière dont le journalisme devrait fonctionner, ça ne devrait pas être les agences de renseignement qui décident de ce qui est publié et de ce qui ne l’est pas. Si j’avais dit non… Je vais vous donner un très bon exemple de ce qui se passe si vous dites non. Nous avons une unité de sauvetage en Allemagne avec des hélicoptères pour les accidents de la route. Ils s’appellent les « Yellow Angels ». Il y avait un type qui ne voulait pas coopérer, c’était un pilote d’hélicoptère des Yellows Angels, ce type a dit non quand il a été approché par le BND comme non-official cover, tout en continuant à prétendre qu’il faisait partie des Yellow Angels. Eh bien, il a perdu son travail et les juges des tribunaux allemands ont décidé qu’ils avaient eu raison de le virer parce qu’on ne pouvait pas faire confiance à un gars pareil. Il a été viré parce qu’il n’a pas coopéré avec le BND. Donc je savais ce qui me serait arrivé si je ne coopérais pas avec les services de renseignement.

J’ai eu six perquisitions parce que j’ai été accusé par le procureur de la République fédérale, de faire fuiter des secrets d’État. Six perquisitions ! Ils ont espéré que je ne ferais pas ça et que je ne le ferais plus jamais. Et je pense que ça vaut le coup et que la vérité sortira un jour, la vérité ne mourra pas. Je me fiche de ce qui peut m’arriver, j’ai déjà eu trois crises cardiaques, je n’ai pas d’enfant. S’ils veulent m’amener devant les tribunaux ou me mettre en prison, la vérité en vaut la peine !

Sources : chaîne de média Russe - Russia Today, désormais appelée RT, est une chaîne de télévision d'information continue russe lancée le 10 décembre 2005 par l'agence gouvernementale RIA Novosti qui l'abrite dans ses locaux moscovites. Elle diffuse en langue anglaise, en arabe et en espagnol. ...: et Fawkes news blogspot France: Égalité et Renonciation.

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 15 octobre 2014

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