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Les fausses nouvelles, "fake news", nouvelles maquillées, le conspirationnisme
et la prétendue objectivité des médias grand public

Ce qui a motivé JosPublic à faire les recherches nécessaires pour bâtir ce texte, à partir de multiples sources, vient de l'attitude des médias grand public du Québec qui, en juin 2020, se sont lancés dans le dénigrement de tout ce qui s'écrit et se dit qui ne rencontre pas leurs politiques éditoriales respectives.. 

Maniant l'anathème, ils empêchent la population de découvrir ce qu'ils ont caché, les nouvelles manipulées et la propagandes de guerre, les fausses statistiques utilisées dans leur palmarès des morts de la Covid-19, les erreurs d'appréciations qu'ils font en se prenant pour arbitre entre les scientifiques et en refusant de faire la différence entre de vulgaires agents de relations publiques au service de la vérité travestie et les porte-paroles d'une élite de scientifiques qui n'ont pas d'assise à la bourse financière et dont la démarche tend vers l'éducation des citoyens et citoyennes. 

Ceci dit parlons maintenant des fausses nouvelles ou nouvelles manipulées, de l’anglais « fake news ».

 
 
 
 

Manipulation de l'information

 
 

Les fausses nouvelles ou nouvelles manipulées (fake news), engloutissent la démocratie.  Telle est la  conclusion tirée par le camp des perdants des élections de 2016, qui rassemble les déçus du Brexit d'Angleterre, des élections états-uniennes et du référendum italien.  Un raisonnement valable, à condition d’identifier les vrais responsables de ce naufrage, intimement lié au développement du capitalisme numérique. (Google, FaceBook, Twitter, Instagram et autres Gaffas...)

Apparemment, tous les candidats malheureux de 2016, des gens bien sous tous rapports, du genre honnête et rationnel, auraient perdu les élections à cause d’une dangereuse épidémie de « fausses nouvelles », de vidéos virales et de mèmes Internet.

Le problème après tout n’est pas tant que le capitalisme navigue en eaux troubles.  Il est de toute façon de mauvais goût de discuter de son naufrage imminent dans la bonne société.  Non, la préoccupation principale, c’est bien plutôt ces folles rumeurs qui imaginent des icebergs géants à l’horizon.

D’où la recrudescence soudaine de fausses solutions : interdiction des mèmes (proposition du Parti populaire espagnol) ; création de commissions d’experts chargées de valider la véracité des informations (projet avancé par l’autorité antitrust italienne) ; ouverture de centres de défense contre les fausses nouvelles qui infligeraient des amendes à Twitter, Facebook et consorts pour les avoir propagées (suggestion des autorités allemandes).

Cette dernière approche constitue un excellent moyen de promouvoir la liberté d’expression pour des sites comme Facebook, qui a censuré la photo d’une statue de la ville de Bologne représentant Neptune nu — ô comble de l’indécence.  Un conseil aux gouvernements autoritaires : si vous voulez censurer Internet sans faire d’histoire, il vous suffit de qualifier les articles qui vous déplaisent de « désinformation », et personne en Occident ne viendra protester.

Faut-il voir dans cette crise des fausses nouvelles la cause de la décadence de la démocratie ou bien la conséquence d’un malaise structurel, plus ancien et plus profond ?  Tout le monde admet l’existence d’une crise, mais toute démocratie digne de ce nom devrait s’interroger sur sa nature : trouve-t-elle son origine dans la circulation massive de fausses nouvelles ou dans tout autre chose ?

Mais nos élites s’obstinent à faire l’autruche.  Elles attribuent aux fausses nouvelles des explications erronées et superficielles en refusant de reconnaître l’existence d’un problème systémique.  L’aisance avec laquelle les grandes institutions, des partis politiques aux "think tanks" (groupes de remue-méninge) en passant par les médias, se sont alignées pour faire des fausses nouvelles leur angle d’approche favori en dit long sur l’étroitesse de leur vision du monde.

 

Les fausses armes de destruction massive

Le 5 février 2003, le secrétaire d’État américain Colin Powell assure devant les Nations-Unies ( ONU) que l’Irak possède des armes de destruction massive. Il affirme que les États-Unis disposent de preuves solides que Saddam Hussein a fait fabriquer d’immenses quantités d’armes chimiques.  En mars 2003, les États-Unis attaquent l’Irak.   Dix ans plus tard, Colin Powell dira regretter d’avoir été trompé par de fausses informations transmises par la CIA et diffusées par tous les médias de masse avec en tête le New York Times, le Washington Post et le Wall street journal, France Inter et Radio-Canada, qui avaient tout gobé, trop fiers de voir leurs journalistes assis dans les tanks de l'armée états-unienne (journalistes imbriqués) comme récompense.  Ainsi ils pouvaient diffuser des images près du front de la guerre.

 
 

Deux figures du déni

 
 

Le véritable risque encouru par les sociétés occidentales ne réside pas tant dans l’émergence d’une démocratie autoritaire que dans la persistance d’une démocratie immature.  Ce manque de maturité, dont les élites font preuve tous les jours, se manifeste par deux sortes de déni : d’un côté le déni des causes économiques des problèmes actuels, de l’autre le déni de la corruption des experts. 

Le premier s’exprime chaque fois que l’on attribue des phénomènes comme le Brexit ou la victoire de Donald Trump à des facteurs tels que le racisme ou l’ignorance des électeurs.  Le deuxième chaque fois que l’on refuse de voir que l’immense frustration suscitée par les institutions en place provient non pas d’un manque de connaissance sur celles-ci, mais au contraire d’une connaissance trop avancée !

Aveuglés par ces deux types de déni, les décideurs préconisent d’intensifier ce qui avait déjà contribué à aliéner les citoyens : plus d’expertise, plus de centralisation, plus de réglementation. 

Forts de leur incapacité à penser en termes d’économie politique, ils finissent inévitablement par réglementer là où il ne faut pas. 

La panique morale qu’entraînent les fausses nouvelles illustre la manière dont ces deux formes de déni condamnent la démocratie à une immaturité perpétuelle.  Le refus de reconnaître les origines économiques de la crise des fausses nouvelles fait du Kremlin le bouc-émissaire idéal, au lieu de remettre en cause l’intenable modèle économique du capitalisme numérique.

Mais n’est-il pas évident qu’aucune intervention étrangère, qu’il s’agisse de la Russie ou d’autres États, ne serait capable de produire des informations virales à une telle échelle ?  Les mouvements délirants qui font leur commerce des fausses nouvelles ne datent pas d’hier.   Souvenez-vous de Lyndon LaRouche, cet homme politique américain adepte des théories du complot.  Ce qui manquait aux tendances de ce type pour que leurs théories farfelues deviennent virales, ce n’est pas le soutien politique et financier de la Russie mais la puissante infrastructure numérique actuelle, abondamment subventionnée par la publicité en ligne.

Les fausses informations posent moins problème pour leur contenu que pour la rapidité et la facilité de leur diffusion, lesquelles sont rendues possibles par le capitalisme numérique d’aujourd’hui.

Pour des sociétés comme "Google" et "FaceBook", il est très rentable de produire et de faire circuler les informations les plus susceptibles d’être partagées. 

Le monopole de l’influence s’effrite chez les médias de masse et ils fulminent : les poids lourds de la désinformation s’indignent que des chauffards de la menterie roulent les lecteurs sans en avoir le permis.

Mais pour comprendre la crise de l’information, les élites doivent surmonter ces dénis et s’attaquer à l’économie politique de la communication.

Or, personne ne veut admettre qu’au cours des trente dernières années, ce sont les partis de centre-gauche et de centre-droit qui ont vanté les mérites de la Silicon Valley, privatisé les télécommunications et adopté une attitude laxiste à l’égard des procédures antitrust.

L’autre forme de déni consiste à fermer les yeux sur la corruption des experts, à l’heure où des "think-tanks" (groupes de remue-méninge comme l'Institut économique de Montréal, le Fraser Institut de Colombie-Britannique au Canada) acceptent volontiers des financements provenant de compagnies privées, de partis politique, de gouvernements étrangers ; où des fournisseurs d’énergie subventionnent des projets de recherche douteux sur le réchauffement climatique ; où même la reine d’Angleterre — une populiste invétérée, comme chacun sait — interroge publiquement les économistes sur leur incapacité à prévoir la crise.

Dans un monde où les médias agissent sous les ordres des professionnels des relations publiques et autres conseillers en communication, où des commissaires européens quittent leur poste pour aller travailler à Wall Street; où des politiciens québécois jouent à la porte tournante entre le secteur privé et public

Dans un monde où les grands médias trompaient la Terre entière en décembre 1989 avec les faux charniers de Timisoara, en Roumanie;

  • ceux qui diffusaient sans vérification, en octobre 1990, la fable des soldats irakiens détruisant des couveuses à la maternité de Koweït afin de préparer l'opinion à une intervention militaire;

  • ceux qui révélaient à la "une" du journal le Monde (8 et 10 avril 1999) le plan "Fer à cheval" manigancé par les Serbes pour liquider les Kosovars - une invention des services secrets allemands destinée à légitimer les bombardement sur Belgrade;

  • qui oubliera les reportages internationaux truqués pendant des années par le journaliste François Bugingo qui en inventait de toutes pièces tout en trônant sur les plateaux de la Société Canadian Broadcasting Corporation CBC/Radio-Canada et Télé-Québec.

Peut-on reprocher aux citoyens leur scepticisme envers ces soi-disant experts ?

 

La fille de l’ambassadeur du Koweït

En 1990, alors que l’Irak envahit le Koweït, la Maison-Blanche se demande comment parvenir à faire accepter une intervention militaire.  Une jeune Koweïtienne vient témoigner devant le Congrès états-unien : elle dit avoir vu des soldats irakiens enlever des bébés dans les couveuses d’une maternité de Koweït City et les jeter à terre.  Choqués, les membres du Conseil de sécurité des Nations-Unies autorisent l’intervention.  On apprendra plus tard que la jeune fille était la fille de l’ambassadeur du Koweït aux États-Unis, et que le récit rapporté par le New York Times et tous les grands médias occidentaux, était une pure invention.

 

Pire encore, la réprobation des fausses nouvelles émane parfois de ces mêmes médias qui, du fait des difficultés économiques de l’édition en ligne, colportent des fausses nouvelles de leur cru.  Prenez l’exemple du Washington Post, l’un des rares journaux qui génère encore des profits, mais qui a perdu en crédibilité ce qu’il a gagné en rentabilité.

Après avoir imprudemment accusé des sites d’information sérieux de faire le jeu de la propagande russe en se basant sur un rapport réalisé par une organisation douteuse, le journal a récemment mis en garde contre des cyber-attaques russes sur un réseau électrique de l’État du Vermont.  De toute évidence, ces attaques ne se sont pas produites et le Washington Post n’a même pas pris la peine de vérifier les faits auprès du fournisseur d’énergie.  

À croire que cette économie gouvernée par la publicité en ligne a produit sa propre théorie de la vérité : la vérité, c’est ce qui attire le plus de paires d’yeux.

 

Les émeutes de Broadwater Farm

Le 6 octobre 1985, des émeutes éclatent dans le quartier de Broadwater Farm, dans le nord de Londres, pendant lesquelles un policier trouve la mort.  La police et des médias pointent du doigt un suspect, Winston Silcott, désigné comme l’instigateur des événements et repris par tous les médias de masse.  L’homme restera trois ans en détention préventive.  Il sera ensuite libéré, après qu’une enquête ait prouvé que la police avait fabriqué les preuves.

 

Les lamentations de journalistes qui exemptent leur profession de toute responsabilité achèvent d’ébranler la confiance dans l’expertise.  Que la démocratie se fasse engloutir par les fausses nouvelles ou pas, une chose est sûre : elle se noie dans l’hypocrisie de son élite.

Pris entre les deux formes de déni exposées, la classe politique et le monde des affaires n’auront de cesse de rechercher des solutions innovantes au problème des fausses nouvelles, comme elles continuent à le faire pour le dérèglement climatique.  Un autre point commun rapproche ces deux phénomènes : de même que le dérèglement climatique est une conséquence logique du capitalisme fossile, de même les fausses nouvelles sont des émanations du capitalisme numérique.

On ne tardera pas à voir apparaître un réformateur providentiel, qui pour rompre avec la tendance autoritaire des propositions actuelles, donnera carte blanche à l’inventivité des marchés pour tout résoudre. 

Pourquoi pas, par exemple, un système d’échanges d’émissions post-vérité, dans lequel des organes de presse pourraient acheter auprès des gouvernements des permis pour diffuser de fausses informations ?  Comme il en existe pour produire de la pollution.  Aussi ridicule et inefficace soit-il, un tel système ne manquerait pas de recevoir des prix d’innovation sociale.

Pour remédier à cette crise en évitant de former de mauvais diagnostics ou d’accorder trop de pouvoir aux élites, nous devons impérativement repenser les fondements du capitalisme numérique.   Il faudrait pour cela donner moins de place, dans notre manière de vivre, de travailler et de communiquer, à la publicité en ligne et la compulsion malsaine du « click and share/clic et partage » qu’elle génère.  

En parallèle, il est nécessaire de déléguer davantage le pouvoir décisionnel aux citoyens et citoyennes plutôt qu’aux experts aisément corruptibles et aux entreprises vénales.

 

Les partisans alcoolisés

En 1989 en Angleterre, une partie de soccer entre les équipes anglaises de Liverpool et de Nottingham Forest tourne à la tragédie : 96 partisans meurent écrasés contre les grilles du stade.  Le journal The Sun lance le bal médiatique avec des histoires de partisans ivres, qui auraient provoqué la catastrophe…  Vingt-trois ans plus tard, une enquête démontre que The Sun avait inventé ces faits, et que seules les autorités étaient responsables de la tragédie.  Et la police reconnaît avoir menti.

 
 

En conclusion

 
 

En d’autres termes, il s’agit de construire un monde où Facebook et Google auront cessé d’exercer une telle influence, un monde qui aura renoncé au solutionnisme technologique.  Un défi ambitieux que seules des démocraties accomplies pourraient relever, et où les grands médias aient l'humilité d'admettre en onde leur erreurs comme le fait l'animateur de la Chaîne info LCI, une des plus importantes chaînes télévisuelles de nouvelles en continue.

Malheureusement, l’aveuglement des démocraties actuelles les conduit à désigner toutes sortes de coupables sans se remettre en question, tout en confiant toujours plus de problèmes à la Silicon Valley.

 

« Il n’existe pas, à ce jour, en Amérique, de presse libre et indépendante. Vous le savez aussi bien que moi.  Pas un seul parmi vous n’ose écrire ses opinions honnêtes et vous savez très bien que si vous le faites, elles ne seront pas publiées.  On me paye un salaire pour que je ne publie pas mes opinions et nous savons tous que si nous nous aventurions à le faire, nous nous retrouverions à la rue illico.  Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des Puissances de l’Argent.  Nous sommes les outils obéissants des Puissants et des Riches qui tirent les ficelles dans les coulisses.  Nos talents, nos facultés et nos vies appartiennent à ces hommes.  Nous sommes des prostitués de l’intellect. Tout cela, vous le savez aussi bien que moi ! »

(Cité dans : Labor’s Untold Story, de Richard O. Boyer and Herbert M. Morais, NY, 1955/1979.)

Notes & Références encyclopédiques:

les fausses statistiques utilisées dans leur palmarès des morts...

 
 

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se sont alignées pour faire des fausses nouvelles leur angle d'approche favori...
 

Lire Frédéric Lordon, « Politique post-vérité ou journalisme post-politique ? », Les blogs du Diplo, 22 novembre 2016

 

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diffusé par tous les médias de masse qui avaient tout gobé...
 

Colin Powell : comment la CIA m'a trompé sur l'Irak et les armes de destruction massive

En 2003, le secrétaire d'État américain prononçait à l'ONU son discours sur les armes de destruction massive en Irak. "Une tache dans ma carrière", dit-il aujourd'hui. A l'occasion de la publication de son livre « J'ai eu de la chance » aux Éditions Odile Jacob, il revient sur cet épisode et sur la politique étrangère de son pays. 1er mars 2013 

 

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la crise des fausses nouvelles fait du Kremlin le bouc-émissaire idéal...
 

Joseph McCarthy

Marionnettes russes en 1950 ou en 2016 : même manipulation   Le 9 février 1950, au plus fort de la guerre froide, Joseph McCarthy venait d’entrer dans l’histoire des États-Unis par la porte de l’infamie.

 Sa liste de 500 communistes infiltrés dans les services de l'État n’existait pas, mais la vague d’hystérie anticommuniste et de purges qui suivit fut, elle, bien réelle. Et fracassa l’existence de milliers d’Américains. - Source: Le Monde Diplomatique, janvier 2017

 

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Souvenez-vous de Lyndon LaRouche, cet homme politique états-unien...
 

Lyndon LaRouche

Voir le dossier du Monde diplomatique de mai 1987, «  L’art de la désinformation », et celui de mai 2015, «  Vous avez dit “complot” ?  »

 

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les partis de centre-gauche et de centre-droit qui ont vanté les mérites de la Silicon Valley...
 

Depuis 2008, les inégalités sociales n’ont cessé de se creuser aux États-Unis.  Car, bien qu’elle se vante d’avoir fait baisser le chômage, l’administration Obama s’est moins préoccupée du sort des travailleurs pauvres que du confort des innovateurs de la Silicon valley. Source : Thomas Frank Le Monde Diplomatique, mars 2016

 

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où des politiciens québécois qui jouent à la porte-tournante...
 

Corruption et collusion par le système des portes-tournantes - Sur MétéoPolitique, le 20 octobre 2015

Un politicien qui accepte une enveloppe brune, c'est de la corruption.  Risque de prison si cela est découvert et prouvé.  Un politicien qui fait des lois favorables aux intérêts privés ?  Récompense : un poste avec un salaire bien dodu à l'heure de la retraite et cela se nomme collusion.  C'est beaucoup plus payant que des enveloppes brunes les risques en moins. En plus, c'est légal.  Est-ce moral pour autant ?  Non! répond JosPublic.  Sous l'angle de l'honneur et l'honnêteté, c'est encore pire, puisque cela relève de la tromperie et de l'hypocrisie des plus malsaines.  Dans cet état d'esprit, un politicien ou une politicienne est incapable d'articuler un projet de société accueillant pour l'ensemble de la population.

 

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Peut-on reprocher aux citoyens leur scepticisme envers ces soi-disant experts?...
 

Les serviteurs de l’État: de missionnaires à mercenaires - Sur le Monde Diplomatiques, novembre 2016

 

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le récit rapporté par le New York times et tous les grands médias occidentaux, était une pure invention...
 

Opération sous faux drapeau : Les faux bébés koweïtiens.
Le motif réel d'une guerre, lorsqu'il n'est pas légitime, est souvent dissimulé derrière un casus belli factice.

(On dit aussi faux drapeau, fausse bannière ou faux pavillon). Dans ce cas, pour faire accepter la guerre du Golfe, on invente un massacre de nouveau-nés. Sur "Le Point", France, le 16 août 2012

 

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Comme il en existe pour produire de la pollution...

 
 

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Le Washington Post, l'un des rares journaux qui génère encore des profits, mais qui a perdu en crédibilité ce qu'il a gagné en rentabilité...
 

Le monopole de l’influence s’effrite chez les médias de masse et ils fulminent : les poids lourds de la désinformation s’indignent que des chauffards de la menterie roulent les lecteurs sans en avoir le permis.

 

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les reportages internationaux truqués pendant des années par le journaliste...
 

François BUGINGO
ex-journaliste pigiste

Le journaliste à l'international, François Bugingo a menti et il réplique - Source: MétéoPolitique.com, le 27 mai 2015

E rreurs de jugement, il y a eu. Expliquées par une obsession de capter l’intérêt du public québécois pour des sujets qui lui paraissent très souvent lointains. J’ai romancé une histoire vue sur internet de l’exécution d’un ex-bourreau à Misrata pour rendre plus prenante une chronique. Je me suis approprié une histoire apprise sur Sarajevo que je trouvais bien révélatrice de l’ambiguïté de la guerre. J’ai prétendu une mission européenne en Égypte plutôt que d'admettre simplement avoir écourté mon séjour au Caire après avoir réalisé que mon offre de pigiste ne serait pas sollicitée par une quelconque rédaction: péché d’orgueil. Ce sont des entorses au code du métier qui ne m’honorent pas. Je les regrette profondément. Je m’en excuse sincèrement auprès des collègues, du public et de mes amis.  J’accepte la réprobation de la profession face aux gestes que j’admets, j’en tire les conséquences et je m’engage à rendre à la FPJQ la carte de presse qui m’avait été accordée.

 

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Après avoir imprudemment accusé des sites d'information sérieux...
 

La « post-vérité », oui mais de qui ?

Source Agora par Andrée Mathieu, le 8 janvier 2017

Après avoir imprudemment accusé des sites d'information sérieux de faire le jeu de la propagande russe le journal a confirmé une fausse nouvelle à propos de l'intrusion russe dans un réseau d'électricité au Vermont...

 

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la police avait fabriqué les preuves...
 

Fake news has a long history. Beware the state being keeper of ‘the truth’
Texte en anglais. Source The Guardian, 11 février 2018

 

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« Faire du journalisme, c'est publier ce que quelqu'un d'autre ne veut pas voir publier :  tout le reste, ce ne sont que des relations publiques »

Sources: À partir d'un texte d'Evgeny Morozov publié le 13 janvier 2017, plusieurs textes provenant du journal Le Monde Diplomatique et des archives de MétéoPolitique.com

Choix de photos, collection de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 27 juin 2020

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

  La grande débâcle des merdias  Chronique d’Antoine Cosentino

  Voici un exemple vidéo qui explique pourquoi la population états-unienne ou canadienne n'a plus aucune confiance dans les médias traditionnels?

  Regard sur la qualité et quantité d'information disponible à la population

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