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Réseaux sociaux: mais quand allez-vous comprendre
qu'il ne faut jamais toucher aux "j'aime" ou "like"

La plupart des gens ne veulent pas admettre qu'ils pourraient être influencés par la propagande.  C'est une réaction naturelle, mais malheureusement la propagande fonctionne.  Elle est d'ailleurs plus efficace si elle est ciselée et personnalisée.  À chaque fois que vous touchez à un "j'aime" ou "like" vous révélez que le texte que vous venez de lire vous a plu et en même temps un ou des éléments de votre personnalité.  

Le site internet vend ensuite les données à une compagnie d'analyse comportementale qui ensuite vend ses services aux publicitaires qui eux vont vendre leurs services aux partis politiques ou riches candidats à des postes électifs.  Par exemple: l'analyste sait que le texte que vous avez lu est situé à gauche politiquement, qu'il contient des éléments pro-nationalistes et qu'il décrit sans la condamner l'intrusion de la religion dans les affaires de l'État.  Avoir "cliqué j'aime" ce texte dévoile donc, avec une certaine probabilité d'erreur, vos pensées les plus intimes.  Avec les années les compagnies ont tellement de données sur vous qu'elles vous devinent plus facilement que votre famille, vos amis.es ou votre conjoint.e.  Les textes ci-dessous traitent des États-Unis et de l'Europe, mais ne croyez pas que les canadiens et canadiennes sont à l'abri. C'est déjà rendu au Québec et la Coalition Avenir Québec CAQ l'a utilisé lors de l' élection partielle du 3 octobre 2017.   À vous d'y voir.

 
 

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Le portrait de chacun, grâce aux "'j'aime" ou "like": ou accepter de faire violer ses pensées les plus intimes

»

 
 

Cibler les électeurs, et contrôler ce qu’ils voient

 
 

Le nom Cambridge Analytica ne vous dit peut-être rien mais l'entreprise commence à faire parler d'elle. Normal, quand on sait que cette entreprise se vante d'avoir récolté quelque 5 000 données sur plus de 230 millions d'états-uniens.  Le but: cerner notre personnalité et notre profil psychologique en fonction de nos "j'aime-like", et permettre ainsi à leurs clients d'adapter leur communication de manière précise, dans l'optique d'influencer nos votes.

Cambridge Analytica, a notamment été utilisée par Ted Cruz durant les élections primaires républicaines états-uniennes, par Donald Trump durant l'élection présidentielle états-unienne, par les partisans du Brexit d'Angleterre dont Nigel Farage ou par Uhuru Kenyatta au Kenya, en attendant la présidentielle de 2018 au Mexique et les futurs scrutins en Malaisie dont celui pouvant aider Pakatan Harapan.

Alexander Nix, CEO de la firme Cambridge Analytica affirme que l'entreprise se base sur trois éléments majeurs: le modèle OCEAN, l’analyse massive de données (big data-meta données) et le ciblage publicitaire. D’abord, Cambridge Analytica achète les données de multiples sources, toutes les données sont en vente aux États-Unis.  La compagnie a ainsi accès aux habitudes alimentaires, culturelles, sociales, religieuses (… ) des utilisateurs.  Elle détient les données des profils Facebook de 220 millions d'états-uniens – soit tous les utilisateurs de Facebook dans le pays, et peut ainsi dresser le portrait de chacun.  Pour mieux adapter les "posts" (affiches ou courriels) que voient et reçoivent les internautes en fonction de leurs "j'aime-like".

Les fans de Walking Dead ou de NCIS, par exemple, sont identifiés comme étant plus prompts à voter Trump. Le jour du troisième débat entre Donald Trump et Hillary Clinton, le candidat républicain teste 175 000 messages différents sur Facebook, avec différentes couleurs, différentes légendes, différentes photos et vidéos. 

Dans le district de Little Haïti, à Miami, les internautes voient par exemple apparaître parmi les publications dans leur flux Facebook une nouvelle stipulant que la Clinton Foundation a échoué dans son aide aux habitants, après le séisme de janvier 2010 qui a secoué l’île.  Ou encore, les afro-américains tombent sur une vidéo de la candidate, affirmant que les hommes noirs sont des prédateurs.  Le tout, afin de dissuader les gens de voter pour elle.  Le message de Trump sur Facebook a pu être adapté au niveau des quartiers, des rues et même au niveau d'un individu, assure Alexander Nix.

Si Cambridge Analytica n’a pu quantifier réellement son apport à la campagne du nouveau président américain, il semble évident que la psychométrie a été un atout majeur dans l’élection de Trump.  D’après les journalistes de Das Magazin d'Allemagne, l’entreprise (qui compte une douzaine d'employés seulement) a reçu 15 millions de dollars pour son travail sur l’élection

 
 

Combien de "J'aime" pour que Facebook vous connaisse mieux que vos proches?

 
 

En se basant sur les "J'aime" Facebook, des algorithmes informatiques peuvent estimer les traits de personnalité d'une personne mieux que ses amis, les membres de sa famille et son conjoint.e, montre une étude publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) 

Cette étude a été menée par Wu Youyou et ses collègues des universités de Cambridge et Stanford.

Il y a eu 86 220 volontaires sur Facebook qui ont complété un test mesurant cinq grands traits de personnalité (communément appelés "Big Five").

Ces traits, correspondant à l'acronyme mnémonique OCEAN, sont les suivants (et leurs opposés):

(O) Ouverture à l'expérience (originalité)
(C) Consciencieusité (contrôle, minutiosité, discipline)
(E) Extraversion (énergie, enthousiasme)
(A) Agréabilité (altruisme, affection)
(N) Neuroticisme ou névrotisme (émotions négatives...)

Des jugements de la personnalité par des proches ont aussi été fournis pour plus de
30 000 de ces participants.

À partir de cette grande base de données des algorithmes informatiques ont élaboré un modèle de corrélations entre les "J'aime" et les traits de personnalité.

Le modèle a ensuite été testé afin d'évaluer sa valeur prédictive.

Le modèle pouvait prédire la personnalité avec plus d'exactitude qu'un(e) ami(e) ou un colocataire avec 70 "J'aime", qu'un membre de la famille avec 150, et qu'un(e) conjoint(e) avec 300. Les utilisateurs de Facebook ayant, en moyenne 227 "J'aime" à leur actif, un ordinateur peut les connaître mieux que leur conjoint(e), soulignent les chercheurs.

Les "mégadonnées" ("big data") et les techniques d' intelligence artificielle telles que l'apprentissage automatique permettent d'atteindre une précision que l'esprit humain peut difficilement atteindre, expliquent les chercheurs.  Les humains ont, par exemple, tendance à donner trop de poids à un ou deux exemples, ou encore à être victimes de biais cognitifs irrationnels.  Néanmoins, reconnaissent-ils, la détection de certains traits reposant sur une cognition subtile pourrait demeurer plus accessible aux capacités humaines.

De tels algorithmes pourraient être utiles pour améliorer les stratégies de marketing selon la personnalité et l'humeur des consommateurs visés, ou encore aider à sélectionner des employés, mentionnent les chercheurs.

"Dans le futur, les ordinateurs pourraient être en mesure de déduire nos traits psychologiques et de réagir en conséquence, conduisant ainsi à l'émergence de machines émotionnellement et socialement intelligentes", prédit Wu Youyou.

Ce genre d'exploration de données et d'inférences sont déjà utilisées par des fournisseurs de service informatique, indiquent les chercheurs.

 

 

Un tel avenir dans lequel les machines lisent nos habitudes comme dans un livre ouvert, à très grande échelle, peut sembler dystopique (contre-utopique) pour les gens concernés par la vie privée, mentionnent-ils. 

"Nous espérons que les consommateurs, les développeurs de technologies, et les décideurs politiques vont s'attaquer à ces défis en soutenant des lois et des technologies qui protègent la confidentialité, et en donnant aux utilisateurs un contrôle complet sur leurs empreintes numériques", dit dr Michal Kosinski, coauteur.

 
 

Accès à l'information qu'ils ont sur vous
Des démarches décourageantes

 
 

Flippant: c'est ce qu'a pensé David Carroll lorsqu'il a appris l'existence de Cambridge Analytica, alors qu'il faisait des recherches sur la protection de la vie privée et notamment des données personnelles.

Suivant les conseils de  Paul-Olivier Dehaye, cofondateur du site PersonalData.io, le professeur d'université a décidé de réclamer toutes les données que l'entreprise avait récupérées sur sa personne.

«J'ai fait ma demande en février 2017. Ce n'est finalement pas compliqué: il s'agit simplement de remplir un formulaire en ligne.  Pour s'identifier, en revanche, ce fut plus complexe. Ils m'ont demandé mon permis de conduire, ma carte d'identité, une facture d'électricité et dix livres sterling. Pour moi, toutes ces démarches sont décourageantes, cela devrait être plus facile et gratuit.»

Un mois plus tard, le New-Yorkais reçoit finalement une lettre au nom de l'entreprise Cambridge Analytica.  Dans ce courrier, on lui explique que ces données lui ont été aimablement communiquées en vertu du Data Protection Act, le texte de loi britannique sur la protection des données personnelles en vigueur depuis 1998.  Mais pourquoi ne pas s'en référer à la législation américaine? 

«Cambridge Analytica est basée aux États-Unis, mais SCL Group, sa maison-mère, est une entreprise britannique.  La majorité des employés et le serveur sont en Grande-Bretagne.  C'est la raison pour laquelle ils ont accepté de fournir les données.  S'ils avaient été basés en Amérique, ils auraient pu nous ignorer et ne pas nous répondre», affirme-t-il.



«Pas les seules données qu'ils détiennent» 

Cette lettre est accompagnée de trois tableaux.  

Le premier compile de nombreuses infos récoltées par l'entreprise:

«Il y avait mon nom, mon adresse, mon genre, ma date de naissance, ma date d'inscription sur les listes électorales, le district, l'état dans lequel je vis...

C'est très précis et les données sont tout à fait correctes.»

«C'est quand même compliqué à évaluer. Quand tu regardes ce classement, c'est dur de comprendre comment ils l'ont créé.  

Je crois surtout que ce ne sont pas les seules données qu'ils détiennent, qu'ils en ont beaucoup plus mais qu'ils ne les divulguent pas. On se bat contre ça.

Leurs employés ont dit qu'ils avaient un nombre immense de données et quand tu vois ce qu'ils te montrent, c'est faible.

J'aimerais par exemple avoir une liste des entreprises qui ont vendu toutes ces données.»

Le deuxième tableau répertorie, quant à lui, tous les scrutins qui se sont déroulés dans le district électoral où David Carroll était inscrit. 

Enfin, le dernier fichier classe dix thèmes de campagne dans l'ordre croissant (de 1 à 10), selon les prédictions de la compagnie concernant David.  Et apparemment, l'économie et l'emploi, la santé, le droit des armes et l'éducation sont ses sujets de prédilection.

Cambridge Analytica a également déduit la probabilité plutôt grande qu'il avait de se déplacer pour aller voter et sa très faible inclination à glisser un vote républicain dans l'urne.

Pas besoin de vous faire un dessin pour savoir par qui l'entreprise était commanditée...

Il convient, d'ailleurs, de rappeler que le principal actionnaire de Cambridge Analytica est le milliardaire Robert Mercer, grand soutien de Donald Trump et l'un des principaux actionnaires de Breitbart News.

«Saturer le mur Facebook de propagande»

Comment Cambridge Analytica pense-t-il pouvoir influencer notre vote?   «En saturant nos murs Facebook de propagande sponsorisée sur les sujets qui jouent le plus sur notre sensibilité», assure David Carroll

Alors que Mark Zukerberg vient de s'allier à huit médias français pour essayer de traquer les "fake news-fausses-nouvelles", le réseau social semble avoir une politique complètement schizophrène.

Condamné par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) en mai 2017 pour avoir collecté des données personnelles «à des fins de ciblage publicitaire», Facebook est accusé d'avoir aidé Donald Trump et son équipe de campagne à diffuser des messages ultraciblés via ses différents outils marketing.  Et notamment des messages de désinformation.

C'est du moins ce que pense David Carroll:

Facebook a fourni le meilleur service à Cambridge Analytica.  Un des outils les plus importants est l' audience personnalisée, qui permet de cibler les gens à partir de leur seul nom.  On est quasiment certain que Cambridge Analytica a utilisé les infos qu'elle a récoltées et qu'elle a directement ciblé les votants grâce à leur nom avec cette fonctionnalité. 

Une fois que l'audience est chargée sur Facebook, ils peuvent également utiliser un autre outil: les audiences similaires, qui consistent à cibler de nouveaux contacts au profil proche de leurs “clients”.

Enfin, et c'est assez troublant, on pense qu'ils ont utilisé les Dark posts Facebook.  Ce sont des publications qui ne sont pas publiées sur les pages Facebook et qui ne sont visibles que par les personnes visées.»

Des techniques qui permettent d'adapter le message à chaque profil, pour toucher de la manière la plus précise les électeurs susceptibles de changer d'avis. 

«La plupart des gens ne veulent pas admettre qu'ils pourraient être influencés par la propagande.  C'est une réaction naturelle, mais malheureusement la propagande fonctionne.  Elle est d'ailleurs plus efficace si elle est ciselée et personnalisée. On doit y penser, parce que la situation va aller en empirant. 

Il faut adopter une loi de protection des données partout en Amérique du Nord comme du Sud, car nous sommes aujourd'hui très vulnérables.  Je suis jaloux de la réglementation européenne

 

En avril 2016, le Parlement européen a adopté ler èglement général sur la protection des données , censé mieux protéger et informer les citoyens. Son entrée en vigueur est prévue pour le 25 mai 2018. 

Dans le même temps, le Congrès américain à majorité républicaine votait un projet de résolution visant à abroger les règles adoptées avant l'élection de Donald Trump, ceci dit en torpillant la vie privée des États-Uniens .  Ce qui permettrait aux fournisseurs d'accès à Internet, en l'occurrence, de vendre les données de leurs abonnés à des fins publicitaires sans avoir à obtenir leur accord.

 

Concordia Summit conference
Présentation par Alexander Nix
CEO de la firme Cambridge Analytica  

Sources:  Psychomédia, publié le 13 janvier 2015; Slate France, publié le 1er février 2017 et le 30 septembre 2017.

Choix de photos, cueillette de texte, références et titrage par : JosPublic
Publication : 05 octobre 2017

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

  L'ordinateur robot a-t-il surclassé l'humain?

   Google fait disparaître les sites en marge des grandes publications et qui surtout pensent à gauche du spectre politique

  Est-ce vraiment la fin
du code de programmation
en informatique ?

Par Rémi Sussan

 
 

Notes & Références encyclopédiques:

été utilisée par Ted Cruz...

 

 

D urant les primaires républicaines américaines de 2016 - No, Big Data Didn't Win the U.S. Election - Texte en anglais par le journaliste chroniqueur Leonid Bershidsky sur l'Agence de presse Bloomberg, le 8 décembre 2016

 

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été utilisée par Donald Trump...

 
 

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sera utilisé au Mexique en 2018...

 

Trump’s Big-Data Gurus Scout Presidential Candidate in Mexico - Texte en anglais sur l'Agence de presse Bloomberg - politics, le 19 juillet 2017

“So many people are undecided and unmotivated” in Mexico, Brittany Kaiser de Cambridge Analytica

 

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dont Nigel Farange...

 
 

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utilisé au Kenya...

 
 

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et les futurs scrutin en Malaisie...

 

Rafizi Ramli, vp de PKR

How Malaysian politicians use big data to profile you - Sur Malaymail on line, le 10 avril 2017

 
 

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Les fans identifiés...

 

La campagne de Trump ciblait les amateurs des séries «NCIS» et «The Walking Dead».  

Les spots de campagne du candidat républicain ont été diffusés en particulier pendant ces séries. - par Emeline Amétis

 

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test de personnalité...

 
 

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Les "mégadonnées et les techniques...

 

Définition: l'intelligence artificielle est une discipline qui vise à doter des machines de capacités à exécuter des fonctions normalement associées à l'intelligence humaine.

L' apprentissage automatique (« machine learning »), incluant l' apprentissage dit profond, est un ensemble de techniques importantes du domaine. - Source Psychomédia, publié le 23 avril 2012

 

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Il convient, d'ailleurs, de rappeler que ...

 

Robert Mercer: the big data billionaire waging war on mainstream media - Texte en anglais sur The Guardian, 26 février 2017

 

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Alors que Mark Zuckerberg vient de s'allier à ....

 

 Le réseau social va déployer en France son dispositif de signalement par ses utilisateurs d’une information qu’ils pensent être fausse.  Celle-ci pourra ensuite être vérifiée par des médias partenaires. Attention, ici il faut s'inquiéter car il semble que ces journaux ne feront pas la différence entre une opinion éditoriale qui leur déplaît et un fait qui serait faux - Sur Le Monde, le 6 février 2017

 

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en mai 2017 pour collecté des données personnelles..

 

L’autorité de protection des données personnelles pointe « de nombreux manquements à la loi Informatique et libertés ». Elle lui reproche notamment d’avoir tracé des internautes « avec ou sans compte ». - Sur Le Monde, le 16 mai 2017

 

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Le parlement européen a adopté le....

 

 

Règlement (UE) 2016/679 du Parlement Européen et du Conseil du 27 avril 2016, relatif à la protection des personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46CE (règlement général sur la protection des données

 

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votait un projet de résolution...

 

visant à abroger les règles adoptées avant l'élection de Donald Trump - Quand le Congrès américain torpille la vie privée en ligne Sur Libération, le 29 mars 2017

 

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manipulation des réseaux sociaux...

 

L’armée US admet dépenser des millions dans l’étude de la manipulation des réseaux sociaux.

Dévoilé en 2011, le programme SMISC [Social Media in Strategic Communication] fut regardé comme un but par l’armée US pour s’améliorer à la fois dans la détection et dans la conduite de campagnes de propagande sur les médias sociaux

 

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pour essayer de traquer les "fake-news-fausses-nouvelles."..

 
 

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C'est déjà rendu au Québec et la CAQ l'a utilisé...

 

1 million $ pour un logiciel électoral. Ce nouvel outil a aidé la Coalition Avenir Québec CAQ à remporter la partielle de lundi dans la circonscription de Louis-Hébert - Sur le Journal de Montréal et de Québec, le 4 octobre 2017.

 

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